Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Luxembourg : CFL Cargo commande 10 Traxx MS 3

    Luxembourg : CFL Cargo commande 10 Traxx MS 3

    L’opérateur fret luxembourgeois CFL Cargo a commandé le 18 novembre 2020 au constructeur Bombardier Transportation 10 locomotives électriques Traxx MS 3, dont cinq Last Mile équipées d’un moteur diesel pour pouvoir effectuer des petits parcours sur des tronçons non électrifiés. Elles sont destinées à circuler au Luxembourg, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Belgique et en France. Ces Traxx MS 3 devraient être livrées en 2021. Cette commande est la première de Traxx MS 3 avec un équipement Last Mile, et également la première dans la configuration L-DAT- PL-B-F. Ces Traxx 3 devront cependant être homologuées pour circuler en France, en Belgique et au Luxembourg. Elles devraient être utilisées sur les corridors fret est – ouest.

  • Ouigo : un modèle exportable

    Ouigo : un modèle exportable

    En huit ans, la marque Ouigo s’est imposée comme système de transport à part entière. Le programme de transformation des rames vient de se terminer. Et en 2021, Ouigo sera présent en Espagne. Retour sur un modèle très particulier.

    L’idée du Ouigo germe en 2010 pour une mise en œuvre en 2012 alors que le modèle TGV traverse une crise financière. Source principale des revenus de la SNCF, la santé du TGV vacille et la rentabilité baisse depuis deux ans. L’entreprise lutte déjà pour une baisse des péages et pour la fin de l’encadrement strict des prix des billets. Comment mieux utiliser un parc qui devient pléthorique alors que l’entreprise mise à fond sur la rame à deux niveaux et comment faire venir au train de nouveaux voyageurs ? Il y a déjà les billets Prem’s et la formule iDTGV. Il faut aller plus loin. La SNCF va s’inspirer du modèle aérien et plus précisé- ment des compagnies low cost : un maximum de voyageurs, des services réduits ou payants, une grande rotation du matériel pour les rentabiliser. Une rame Duplex de 512 places coûte à l’achat environ 35 millions d’euros.

    La réflexion arrive au moment où les premières rames de la série 200 se préparent à leur opération mi- vie. Elles ont été livrées en deux vagues : 30 rames entre 1995 et 1998 puis 59 rames entre 2001 et 2006. Leur passage au technicentre industriel de Bischheim est l’occasion de repenser l’aménagement dans l’esprit low cost (voir petit texte suivant).

    Une utilisation intensive des rames impose aussi des réaménagements techniques. La maintenance est exclusivement assurée de nuit au technicentre de Lyon-Gerland, ce qui implique une des- serte adaptée avec des départs ou des arrivées à Lyon et un grand respect de ces rendez-vous de maintenance. Ensuite, il est indis-

  • Nouveau numéro disponible ! (Janvier 2021 : 279)

    Nouveau numéro disponible ! (Janvier 2021 : 279)

    Il est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Colmar – Metzeral. À l’heure du train
    ? TGV Ouigo : un modèle exportable
    ? Le nouveau métro MP 14 est en service
    ? Suisse : à la découverte du Tessin ferroviaire
    ? Allemagne : les nouveautés du service annuel 2021
    ? Vidéo en ligne : De Metz à Luxembourg, en ligne vers le Grand-Duché (2e partie)
    ?  etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait : 
  • La SNCB reconduite pour 10 ans

    La SNCB reconduite pour 10 ans

    Le nouveau gouvernement belge, formé le 1er octobre 2020 après près de 500 jours de négociations entre les différentes formations politiques, va attribuer à l’opérateur historique belge, la SNCB, l’accès exclusif au réseau d’Infrabel pour une durée de 10 ans pour exploiter tous les trains du service intérieur (InterCity, Suburbain, P : trains d’heure de pointe, L : omnibus et touristiques). Toutefois la SNCB, qui va recevoir des compensations financières à la suite de la crise sanitaire, devra se réfor­mer et s’adapter pour l’ouverture à la concurrence. En particulier, un système de bonus/malus pour la qualité du service rendu sera créé, ainsi que des indicateurs de performance en matière de ponctualité et de confort dans les trains. La SNCB devra également assurer des dessertes plus tôt le matin et plus tard le soir. Le gouvernement souhaite également renforcer l’offre des trains de nuit et faire de la gare de l’aéroport de Zaventem un hub ferroviaire à grande vitesse avec les pays voisins. Deux projets pilotes seront lancés entre la SNCB et les régions de Flandres et de Wallonie pour évaluer la coopération entre la SNCB et les régions.

  • L’Occitanie va rénover ses AGC

    L’Occitanie va rénover ses AGC

    La société albigeoise de carrosserie Safra vient de remporter la rénovation des AGC occitans. Sur les 83 rames (37 tricaisses ex-Midi-Pyrénées, quatre tricaisses et 42 quadricaisses ex-Languedoc-Roussillon) le marché concerne 19 rames fermes et 10 optionnelles. 12 sont des ex-Midi-Pyrénées et sept des ex-Languedoc-Roussillon. Une première rame, qui servira de prototype, sera traitée en 42 jours et les suivantes en 21 jours. Sont prévus : la rénovation des sièges, des revêtements de sol, le nettoyage des autres revêtements intérieurs, la suppression de poubelles, l’installation d’un système de comptage des voyageurs, le remplacement des éclairages halo­gènes par des leds et la rénovation des plafonds. La partie ex-1re classe sera réaménagée et le local de service du chef de bord sera supprimé sur les ex-Midi-Pyrénées, les seuls à en être équipés. La livrée extérieure sera refaite avec mise en peinture et pelliculage LiO. La Safra dispose d’une ITE qui est inutilisée depuis 2004. C’est la première fois que la société se lance dans cet important marché de la rénovation TER qui va mobiliser pendant 26 mois 30 salariés. La première rame, une ex-Midi-Pyrénées, est attendue le 4 janvier prochain. Un atelier provisoire a été réalisé en attendant un nouveau bâtiment de 6 000 m² qui va être construit et livré fin 2021.

  • Le RER NG se dévoile

    Le RER NG se dévoile

    La première des 255 rames du RER nouvelle génération qui devraient être déployées sur les lignes D puis E à partir de 2022 a été dévoilée en septembre dernier sur le site Alstom de Petite-Forêt (Nord). Présentation du nouveau matériel francilien, fruit de la collaboration d’Alstom et de Bombardier.

    Avant de décrire l’intérieur du RER nouvelle génération, un examen de l’extérieur s’impose. La face avant apparaît un peu rugueuse selon un modèle proche du Coradia. Alors qu’en 1983 la SNCF se félicite de créer une automotrice entièrement à deux niveaux (Z 2N), le RER NG se présente sous la forme de deux caisses à un niveau de 18,20 m avec cabine de conduite et l’essentiel des appareillages encadrant quatre ou cinq caisses à deux niveaux de 18,72 m. Les caisses sont plus longues que celles du Francilien (13,24 m) ou du Regio 2N (15,445 m). La largeur de caisse à 2,996 m est comparable : 3,06 m pour le Francilien et 2,987 m pour le Regio. Chaque caisse repose sur deux bogies. La rame articulée type Regio ou Francilien n’a pas été retenue. La livrée sera celle d’Île-de-France Mobilités. Les rames en cours d’essais n’ont pas encore reçu la livrée définitive.
    L’accès se réalise par des portes à double vantail de 1 950 mm d’ouverture sauf à chaque extrémité où l’ouverture mesure 1 300 mm (accès PMR). Il y aura donc 12 portes par face en version courte de 112 m (15 pour un MI 2N) et 14 pour la version longue de 130 m (10 pour une Z 2N). L’accès se fait de plain-pied pour les quais de 920 mm. Pour les quais à 550 mm de certaines gares du RER D, les rames correspondantes auront une marche mobile. On entre alors sur une vaste plateforme de 10 m² éclairée par un galet lumineux aux couleurs changeantes (comme pour le Francilien) intégrant la climatisation et le chauffage régulé. Dans les véhicules d’extrémité aménagés de façon identique, on trouve cinq sièges à assise relevable placés en long côté cabine, la plateforme d’accès PMR avec palette comble-lacune rétractable, deux emplacements pour UFR avec dispositif d’alerte et points de préhension adaptés et six sièges à assise relevable, une zone centrale de 28 places dont 16 à assise relevable, la plateforme puis huit sièges à assise relevable placés en long. Le passage vers le véhicule suivant s’effectue par une intercirculation large de 1 300 mm sans portes.
    Chaque extrémité des voitures à deux niveaux comporte une vaste plateforme facilitant les flux avec cinq sièges à assise relevable. La voiture qui contient l’armoire technique du futur système d’exploitation Nexteo ne dispose que de quatre sièges à assise relevable sur la plateforme correspondante. La salle basse est destinée aux parcours de moyenne durée en petite couronne.

  • Arrivée de la T 8  au Chemin de fer de La Mure

    Arrivée de la T 8 au Chemin de fer de La Mure

    La locomotive T 8 a été officiellement réceptionnée le 24 septembre dernier. Après avoir retrouvé ses bogies et avoir été placée sur les rails à Susville, elle a été poussée jusqu’en gare de La Mure par le Tm100, car la ligne de contact (2 400 V) n’est pas encore en service. Elle devait être suivie le 15 octobre par les T 7 et T 9. Les trois engins de facture Sécheron ont été restaurés en profondeur par l’entreprise espagnole Tradinsa. Ils doivent être rejoints par des voitures rénovées pour leur part par l’atelier ACC sis à Clermont-Ferrand. Le chemin de fer de La Mure prévoit de commencer ses circulations commerciales, à compter du printemps 2021, sur la partie haute de la ligne (La Mure – Grand-Balcon, 15 km) qui a été complètement remise en état. L’investissement consenti pour relancer (via la STLM, filiale d’Edeis) ce chemin de fer remarquable s’élève à 26,6 millions d’euros dont 15,8 millions sont à la charge du seul département de l’Isère. Rappelons que la ligne est interrompue depuis 2010, suite à un éboulement, et que son interface avec la ligne des Alpes semble, bien malheureusement, définitivement condamnée.

  • Italie : après le Swing et le Jazz voici  le Pop et le Rock en attendant le Blues

    Italie : après le Swing et le Jazz voici le Pop et le Rock en attendant le Blues

    Dans le cadre du renouvellement du parc régional, après les automotrices diesels Swing, et les automotrices électriques Jazz, les Pop d’Alstom et les Rock d’Hitachi Rail se déploient depuis 2019 sur le réseau italien, et les Donizetti et les Caravaggio depuis mi-2020 en Lombardie.

    Trenitalia Divisione Passeggeri Regionale, qui assure en Italie la quasi-intégralité des trains régionaux sur le réseau de RFI (Rete Ferroviaria Italiana), à l’exception des relations exploitées en Lombardie par l’opérateur Trenord et quelques relations exploitées par des opérateurs privés, disposait en 2010 d’un parc d’automotrices électriques, d’automotrices diesels et de voitures voyageurs relativement ancien arrivant en fin de vie à l’horizon 2020-2030. Trenitalia lança donc un plan de renouvellement de 80 % du matériel utilisé sur les relations régionales, avec l’acquisition d’environ 600 nouvelles automotrices.
    Pour remplacer les vieux autorails ALn 663 et 668 datant des années 70-80, Trenitalia avait commandé en 2013 au constructeur polonais Pesa, 40 automotrices diesels Atribo ATR 220, dénommées « Swing » par Trenitalia, à trois caisses, aptes à 130 km/h et d’une capacité de 152 places assises, avec une option pour 20 supplémentaires. Depuis début 2020, l’effectif est au complet avec 58 Swing livrés. Ces Swing viennent compléter les 104 automotrices diesels « Minuetto » ALn 501, les six ATR 365 à trois caisses et les deux ATR 465 à quatre caisses utilisés en Sardai­gne, et les quelques ALn 663 et 668 encore en service.
    En remplacement des anciennes automotrices électriques, comme les ALe 582, 642 et 724, et des rames réversibles de voitures anciennes, Trenitalia avait commandé en 2012 à Alstom 112 automotrices électriques Coradia Meridian, dénommées « Jazz » par Trenitalia, dont 12 « Jazz Regionale » à quatre caisses ETR 324, 92 « Jazz Suburbano » à cinq caisses ETR 425 et huit « Jazz Aeroportuale » à cinq caisses ETR 425. Ces Jazz viennent compléter les 12 « Civity » à cinq caisses livrés par le constructeur espagnol CAF pour la région Frioul-Vénétie julienne, dont huit ETR 563 et quatre ETR 564 bicourant 3 000 V cc-15 kV 16,7 Hz, les 90 automotrices électriques TAF ALe 426/506 de 1999 et les 100 « Minuetto » électriques construits par Alstom ALe 501 de 2004, ainsi que les Flirt de Sistemi Territo­riali ETR 343 et ETR 360, de Tper (Trasporto Passeggeri Emilia Romagna) ETR 350 et de SAD ETR 170, qu’utilise Trenitalia.
    Pour remplacer des voitures anciennes et augmenter ses capacités, une première série de 450 voitures à deux niveaux NCDP (Nuova Carrozza Doppio Piano) a été livrée en 2004-2005 par le constructeur Corifer (Costruttori Riparatori Ferrotranviari), et une deuxième série de 350 autres livrées à partir de 2012 par le constructeur Ansaldo Breda, qui deviendra Hitachi Rail en 2015. Ces voitures dénommées « Vivalto » circulent en rame réversible de trois à sept voitures remorquée par une E 464 du constructeur Bombardier, de type Traxx P 160 DCP, dont 591 sont à l’inventaire de Trenitalia DPR.
    Pour remplacer une partie du matériel régional utilisé par Trenord, détenu à 50 % par Trenitalia et à 50 % par la compagnie Ferrovie Nord Milano (FNM), la région de Lombardie, qui détient à hauteur de 57,57 % FNM, avait approuvé en 2017 l’acquisition de 176 nouvelles automotrices, dans le cadre d’un plan de modernisation du parc régional lombard d’un montant de 1,6 milliard d’euros.
    Afin de poursuivre le renouvellement du matériel utilisé en service régional, les opérateurs italiens Trenitalia et Trenord ont commandé après appels d’offres au constructeur Alstom des automotrices électrique Coradia Stream ETR 103 et ETR 104, dénommées « Pop » par Trenitalia et « Donizetti » par Trenord, et au constructeur Hitachi Rail des ETR 421, ETR 521 et ETR 621 dénommées « Rock » par Trenitalia et « Caravaggio » par Trenord. Alstom et Hitachi Rail ont présenté en septembre 2018 au salon ferroviaire international InnoTrans un Pop et un Rock.
    Les Pop sont des automotrices électriques de capacité moyenne déclinées en version à trois caisses et en version à quatre caisses. Ils sont construits sur le site Alstom de Savigliano, les chaînes de traction provenant du site de Sesto San Giovanni, et les systèmes de signalisation embarqués du site de Bologne. Fonctionnant sous 3 000 V courant continu, les Pop développent une puissance 2 000 kW.

  • Objectif 2024 pour la ligne 17

    Objectif 2024 pour la ligne 17

    C’est à partir du puits Flandres à Bonneuil-en-France dans le Val-d’Oise que le premier tunnelier de la ligne 17 a été baptisé le 18 septembre. La machine, « Florence », bien que la 20e engagée sur le nouveau métro, est la première qui sera assemblée en extérieur, avant d’être démontée en trois blocs descendus au fond du puits par grutage. Avec ce nouveau lancement, la ligne 17 conserve une partie de ses objectifs initiaux, à savoir une mise en service au Bourget dès 2024. Pas pour les JO précise tout de même Thierry Dallard, le président de la Société du Grand Paris. En 2028, les trains pourraient alors circuler jusqu’à Villepinte avant de rejoindre vers 2030, l’aéroport de Roissy et Le Mesnil-Amelot.

  • Allemagne : la LNVG commande 14 voitures Twindexx Vario

    Allemagne : la LNVG commande 14 voitures Twindexx Vario

    L’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, la LNVG (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen) a commandé le 22 septembre 2020 au constructeur Bombardier Transportation 14 voitures à deux niveaux de type Twindexx Vario, dont 12 voitures intermédiaires et deux voitures-pilotes. Ces voitures, qui doivent être livrées à l’automne 2022, seront équipées entre autres de la vidéosurveillance, du wifi et d’écrans d’information en temps réel. Cette commande portera à 246 le nombre de voitures à deux niveaux que possède la LNVG. Elles sont utilisées en rames réversibles par les opérateurs Start Unterelbe mbH avec des locomotives diesels Traxx série 1246 sur la relation Hambourg Hbf – Cuxhaven (voir Rail Passion n° 263 p. 47), et Metronom (voir Rail Passion n° 246 p. 47) avec des locomotives électriques Traxx série 146.5 et en plus à partir de décembre 2020 avec deux locomotives électriques Traxx 3 série 147.5. Bombardier Transportation assure la maintenance du parc de locomotives et de voitures de la LNVG, qui lui avait également confié dans le cadre du projet « HU XL Dosto » en 2018 les opérations de révision de mi-vie de 37 locomotives Traxx et de 51 voitures à deux niveaux, dont 37 voitures-pilotes et 14 voitures intermédiaires, qui devraient être achevées en 2024. La LNVG fera également rénover 169 autres voitures d’ici à 2026. À cette occasion une nouvelle livrée est appliquée aux voitures et aux locomotives et les aménagements intérieurs des voitures sont rénovés.