Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Clisson – Cholet modernisée

    Clisson – Cholet modernisée

    Depuis le 10 juillet 2018 jusqu’au 12 avril 2019, la ligne à voie unique de 38,9 km reliant Clisson à Cholet est fermée pour modernisation. L’état préoccupant de la voie et le développement des dessertes projetées ont motivé ces travaux pour un montant de 46,4 millions d’euros. 30 km sont traités en RVB. Les arrêts de Cugand, Boussay et Torfou seront mis en accessibilité PMR. Le dernier cité sera déplacé de 1,8 km sur le site de l’ancienne gare originelle de Torfou-Tiffauges (Km 17) qui recevra une voie d’évitement télécommandée depuis Clisson. Il n’y avait plus de possibilité de croisement sur la ligne. L’étanchéité des ouvrages d’art de la Bernardais, la Doucinière et la Coquechanière est refaite et la travée métallique de deux ponts-rails est remplacée à Boussay et Saint-Christophe-du-Bois. Quatre PN sont supprimés (PN 6, 21, 22 et 24) et quatre seront automatisés (PN 26, 27, 28 et 36). La signalisation sera en BAPR. La vitesse sera relevée de 100 à 130 km/h sur les meilleures sections (Clisson – Torfou et zone de Saint-Christophe) et la desserte passera de quatre à 10 AR quotidiens.

  • Un nouveau pôle d’échanges multimodal en gare de Sète

    Un nouveau pôle d’échanges multimodal en gare de Sète

    La gare de Sète se métamorphose pour assurer les connexions entre rail, route et voie maritime. L’occasion de mettre en conformité PMR une gare appelée à se développer fin 2019 avec de nouvelles liaisons origine/terminus Sète/Lunel. Des aménagements qui devraient également décongestionner une ville pénalisée par des accès difficiles.

    La gare de Sète marquait historiquement la frontière entre le PLM et le Midi. Son BV typique du Midi a été plusieurs fois rénové, notamment pour accompagner l’arrivée du TGV Méditerranée. Mais la ville, bâtie sur une colline coincée entre la mer et l’étang de Thau, souffre de sa géographie. Son accès est difficile avec seulement deux entrées de ville situées à l’est, débouchant sur le port ou la gare. Toutes deux traversent un pont mobile sur le canal qui relie la mer à l’étang avant de donner accès au centre. La circulation routière contourne les hauteurs du mont Saint-Clair pour rejoindre le Lido, une étroite bande de terre qui s’étire sur près de 15 km de plages et de vignes vers Marseillan où seules passent la route et la voie ferrée. Cette configuration donne à Sète tous les aspects d’une île (Paul Valéry la qualifiant d’ « île singulière »), accessible uniquement par des ponts mobiles. Leur mise en œuvre entraîne d’importants embouteillages qui se répercutent jusqu’en cœur de ville. Sète est la capitale d’une agglomération qui fait le tour l’étang de Thau, le plus long de la côte méditerranéenne avec plus de 20 km de long. Elle s’est encore agrandie dernièrement pour compter désormais 14 communes et 125 000 habitants. Le réseau de bus s’est adapté de façon spectaculaire, passant en une décennie de six lignes à plus de 20. Ces services se prolongent vers les villes des environs, Frontignan, Marseillan ou Balaruc. Un projet de TCSP (transport en commun en site propre) est également à l’étude dans le cadre du PDU (plan de déplacements urbains). Durant l’été, un grand nombre de vacanciers arrivent par TGV en gare de Sète, relié à Paris-Lyon en 3 heures 30 à 4 heures.
    La gare se situe donc au cœur du réseau de transports d’où partent de nombreuses de lignes de bus. L’entrée de ville vers la gare traverse une vaste zone d’activités marines et industrielles sur le déclin. Elle se termine par un échangeur souvent très encombré qui permet de passer au-dessus des voies SNCF, remplaçant un ancien passage à niveau. Cet équipement, doté d’un rond-point en son centre, donne accès au parvis de la gare ou à la route de Béziers vers les plages. Les deux directions débouchent sur deux ponts mobiles, l’un face à la gare et l’autre vers le quartier des plages. Durant la manœuvre des ponts, tout ce secteur est totalement paralysé pendant près d’un quart d’heure.

  • Le fret suspendu pour travaux sur Mignaloux – Jardres

    Le fret suspendu pour travaux sur Mignaloux – Jardres

    Depuis le 31 mars, l’antenne fret Mignaloux-Nouaillé – Jardres (12,8 km), embranchée à Mignaloux, sur Poitiers – Limoges, est fermée suite au mauvais état de la voie. La vitesse est limitée à 30 km/h et la ligne comporte 13 PN. Il y a qu’une seule ITE sur la ligne, en gare de Jardres, celle de Terrena, une coopérative qui a le plus gros silo de stockage de blé de la Vienne avec ses 60 000 t de céréales. dont 72 % expédiés par train pour l’export via le port de La Rochelle. Terrena projette d’augmenter sa capacité de stockage de 20 000 t et le site traite 100 000 t de céréales annuellement. Le 13 février dernier, une concertation à l’initiative de la préfecture de la Vienne a permis à SNCF Réseau d’exposer la situation et de proposer deux scénarios : rénovation pour une utilisation sur 10 ans à 3 millions d’euros et sur 15 ans à 4,8 millions d’euros. Le plan de financement prévisionnel retenu s’appuie sur le scénario pour 15 ans et le pourcentage de participation a été établi : État : 35 %, Région Nouvelle-Aquitaine : 30 %, SNCF Réseau : 15 %, Grand Poitiers : 10,4 % et Terrena : 9,6 %. Les travaux ont débuté le 1er oc­­tobre. 6,3 km seront refaits en RVB avec utilisation d’un train Puscal. Le restant bénéficiera de changement de certains constituants dont 2 200 traverses. La reprise des circulations est prévue en janvier prochain.

  • Pays-Bas : la modernisation des Sprinter Lighttrain a débuté

    Pays-Bas : la modernisation des Sprinter Lighttrain a débuté

    Les NS possèdent 131 automotrices Sprinter Lighttrain immatriculées dans la série 2400 pour celles à quatre caisses et 2600 pour celles à six caisses. Livrées de 2007 à 2012, par Bombardier pour les 69 série 2400 et par Siemens pour les 62 série 2600, elles sont utilisées au service annuel 2018 par NS Reizigers sur 17 relations Sprinter. Dérivées des automotrices électriques série 425 de la DB, elles ont respectivement une capacité de 184 et 264 places. Elles vont toutes être réaménagées, avec en particulier l’apposition d’une signalétique destinée aux personnes malvoyantes, la création de deux places par rame destinées aux personnes en fauteuil roulant équipées de boutons d’alerte, ainsi que d’un espace toilette accessible aux PMR. De plus, deux vélos supplémentaires pourront être transportés dans les automotrices rénovées. Les modifications seront effectuées par le constructeur Talbot Services, du groupe Bombardier, sur son site allemand d’Aix-la-Chapelle. Les 131 Sprinter Lighttrain devraient être tous modernisés pour fin 2021.

  • Le grand retour de la Pacific 231 G 558

    Le grand retour de la Pacific 231 G 558

    Les 11 et 25 août 2018, la 231 G 558 du Pacific Vapeur Club a parcouru la ligne de Rouen à Dieppe en tête d’un train spécial mis en marche par l’office de tourisme de Dieppe. La « Princesse » est donc de retour sur les rails après ses neuf ans d’immobilisation pour grande révision. D’autres trains sur Dieppe ont ensuite été programmés : le train Découverte du pays de Caux, qui a eu lieu le 16 septembre et le train du Hareng et de la Coquille pour le 17 novembre. La 231 G 558 devait également participer, courant octobre, aux festivités du 50e anniversaire de la dernière circulation vapeur entre Nantes et Le Croisic.

  • Un ETR 485 en essais en Grèce

    Un ETR 485 en essais en Grèce

    Acheminé en Grèce en véhicule via la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine, l’ETR Frecciargento 485 n° 31, a effectué du 5 au 7 septembre une série de marches d’essai à 200 km/h (avec pointe de 213 km/h) entre Thessalonique et Katerini (67 km) avant d’être présenté au 83e Salon commercial international de Thessalonique par Trainose, une filiale des FS qui gère les trains sur le réseau grec OSE. Après, il était prévu que la rame retourne en Italie.
    Cette opération a été réalisée en prélude au lancement d’une liaison entre Athènes et Thessalonique à une fréquence quotidienne de cinq à huit trains en 3 heures 20 min avec du matériel Pendolino de seconde génération. Ce qui pourrait être possible d’ici à fin 2019 après une remise à niveau de la ligne consistant à doubler, électrifier et équiper en ETCS le tronçon de 52 km entre Lianokladi et Domokos. Toutefois, une incertitude plane toujours sur le matériel qui serait utilisé : une réflexion est en cours pour déterminer si l’on fera appel à des ETR 485 ou bien à des ETR 460/463/470 adaptés pour rouler sur le réseau grec.

  • GPE : les lignes 15, 16 et 17 rouleront en Metropolis Alstom

    GPE : les lignes 15, 16 et 17 rouleront en Metropolis Alstom

    À l’issue d’une procédure négociée avec mise en concurrence préalable lancée en 2014, la Société du Grand Paris, en accord avec Île-de-France Mobilités, a désigné fin septembre Alstom pour la réalisation du marché d’étude et de fourniture du matériel roulant pour les lignes 15, 16 et 17 du métro du Grand Paris Express. Le contrat, intégralement financé par IdFM, pourra s’élever à jusqu’à 1,3 milliard d’euros pour le développement et la fourniture d’un maximum de 1 000 voitures (183 rames). La tranche ferme de ce marché portant sur la livraison de 25 trains de six voitures pour plus de 280 millions d’euros. Ces nouveaux métros à roulement fer de grande capacité pourront circuler jusqu’à 110 km/h en mode automatique sans conducteur et seront constitués de rames de six (ligne 15) ou trois voitures (lignes 16 et 17).
    Les premières rames sortiront d’usine dès 2022 pour un début de mise en service commercial à l’horizon 2024. Basées sur la gamme Metropolis, elles seront ouvertes sur toute la longueur des trains et leurs voitures seront dotées de trois larges portes par face. Leur capacité sera de 500 à 1 000 passagers selon leur configuration. Le matériel sera conçu et fabriqué sur les sites français d’Alstom.

  • Allemagne : Leo Express  va acquérir des Lint 41

    Allemagne : Leo Express va acquérir des Lint 41

    Dans le cadre de son plan de développement en Europe centrale et en Allemagne, l’opérateur privé tchèque Leo Express a annoncé le 2 août 2018 qu’il allait reprendre, après consultation des autorités organisatrices de transport concernées, 15 Coradia Lint utilisés actuellement par l’opé­­rateur Harz-Elbe-Express (HEX). HEX, filiale de Transdev Sachsen-Anhalt GmbH, cédera la place le 9 décembre 2018 à Abellio, filiale des NS, pour l’exploitation du réseau diesel de Saxe-Anhalt. Abellio utilisera pour cela 54 nouveaux Lint 41 d’Alstom en cours de livraison. Les 15 Lint destinés à Leo Express devraient être acheminés en République tchèque fin 2018, où ils seront modernisés avant leur homologation par l’agence de sécurité ferroviaire tchèque. Ces Lint seront équipés du système de sécurité tchèque Mirel, leur permettant de circuler à 120 km/h, du wifi, de prises électriques et de prises USB, ainsi que d’automates de vente de titres de transport et de distributeurs de snack et de boissons. Ces Lint arboreront la livrée Leo Express brun, or, gris et orange. Alors que sa nouvelle relation Prague – Cracovie a été lancée le 20 juillet 2018, Leo Express a réaffirmé fin août 2018 son intention d’exploiter en open acces des trains sur la relation Berlin – Prague.

  • L’X 4039 remis à neuf

    L’X 4039 remis à neuf

    L’autorail Picasso X 4039 de l’ABFC (Autorails de Bourgogne-Franche-Comté) a bénéficié d’une rénovation au printemps 2018 par les ateliers Sifel de Mézy-Moulins (Aisne) : révision des bogies et des essieux ainsi que de son moteur complétée d’une réfection de la carrosserie avec une remise en peinture intégrale. 25 000 euros de travaux ont été investis par l’association pour assurer la sauvegarde de cet autorail qui est l’unique exemplaire des Picasso à être autorisé à rouler sur le Réseau ferré national – et à une vitesse maximale de 120 km/h.
    Il a participé les 15 et 16 septembre à plusieurs festivités, dont l’hommage à Maurice Zélis, déporté à Auschwitz : en juillet 1942, ce dernier avait lancé, depuis son train, une lettre à sa famille qu’il ne reverrait jamais. La scène se déroulait à hauteur du passage à niveau de Fossoy (Aisne) à quelques kilomètres de Château-Thierry. Les prochaines sorties de l’autorail seront le 8 décembre pour l’inauguration de la réouverture de la ligne Belfort – Delle et le 15 décembre pour un tour du Jura de Dijon à Vallorbe via Saint-Claude.

  • CD Cargo commande des Vectron MS et des Traxx MS 3

    CD Cargo commande des Vectron MS et des Traxx MS 3

    L’opérateur fret historique tchèque CD Cargo a passé courant août 2018 deux commandes de locomotives électriques pour moderniser son parc. Siemens va fournir à CD Cargo quatre Vectron MS sur 2018-2019, qui viendront compléter le parc des huit Vectron série 383 déjà livrées en 2016-2017. Pouvant fonctionner sous 3 000 V courant continu, 15k V 16 2/3 Hz et 25 kV 50 Hz, ces Vectron MS développent une puissance de 6 400 kW, sont équipés de l’ETCS niveau 2 et sont destinées aux relations internationales fret principalement vers l’Allemagne, la Slovaquie, mais également vers la Hongrie, la Roumanie, la Pologne et l’Autriche, ainsi que vers la Slovénie et la Croatie après l’installation de systèmes de sécurité supplémentaires.
    Bombardier fournira pour sa part 10 locomotives électriques Traxx MS 3 sur 2019-2020, qui seront immatriculées dans la série 388. Une option pour la fourniture de 40 Traxx MS 3 supplémentaires est prévue dans le contrat. Ces deux commandes font partie du plan de modernisation du parc des locomotives électriques de CD Cargo afin d’éliminer les vieilles séries de locomotives Skoda.