Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Le Francilien adopte Creil – Pontoise

    Le Francilien adopte Creil – Pontoise

    Avec la fin de la livraison des 22 rames longues de la commande complémentaire, la ligne H est désormais en totalité sous l’emprise du Francilien. Depuis le 9 décembre 2016, veille du changement de service, six rames de Joncherolles sont en roulement sur la transversale reliant Creil à Pontoise via Persan- Beaumont. Elles éliminent ainsi les dernières rames RIB/RIO tractées par des locomotives BB 17000 de Paris-Nord. Longue d’environ 45km, cette ligne à double voie quitte la ligne reliant Saint-Denis à Pontoise à la triple bifurcation de Saint-Ouen – l’Aumône. À Valmondois, elle retrouve la ligne issue d’Épinay- Villetaneuse. À Persan-Beaumont, elle croise l’axe Paris – Beauvais et à Creil elle rejoint la ligne classique Paris – Lille.

    Limitée à 120km/h, elle est électrifiée en courant monophasé 25 kV depuis avril 1969. Équipée du BAL (block automatique lumineux) en 1968 et 1969, elle est surtout modernisée pour le trafic fret. Ces dernières années, le plus grand chantier de cet axe est le remodelage de la gare de Pontoise à la fin des années 90 avec la reconstruction et l’élargissement du pont franchissant l’Oise et la création d’un poste d’aiguillage moderne type PRCI. Chacun des axes dispose alors de son ouvrage et la suppression du tronc commun de 900m améliore l’exploitation globale de ce noeud ferroviaire. Avant guerre, le matériel utilisé était des rames réversibles Nord avec 232 TA ou des autorails ABJ. Des autorails U 150 apparaissent à la fin des années 50. Les Z 6100 apportent leur modernisme lors de l’électrification avant de céder leur place fin 2012 à des rames tractées composées d’un coupon de RIB/RIO rénové attelé à une BB 17000.

    La desserte reste modeste. En semaine, on observe 15 trains Creil – Pontoise auxquels s’ajoutent un train Creil – Persan- Beaumont et neuf trains Persan-Beaumont – Pontoise. Dans l’autre sens, ces trains sont respectivement au nombre de 13, un et 12. L’amplitude de circulation va de 6 h à 21 h 30. La fréquence de base est à l’heure et à la demi-heure pendant les pointes. On compte une douzaine d’AR Creil – Pontoise les week-ends auxquels s’ajoutent quelques rares trains limités au parcours Persan-Beaumont – Pontoise. Le parcours compte 15 gares dont 10 entre Pontoise et Persan-Beaumont. Avant d’accueillir le Francilien, les quais de sept gares ont été rénovés et rehaussés à 0,55m: Épluches, Bruyères-sur-Oise, Précy-sur-Oise, Saint-Leu-d’Esserent, Pont-Petit, Chaponval et Boran-sur-Oise.

    Il en est de même du quai 4 de la gare de Creil où sont réceptionnés ces trains. Les travaux se sont déroulés pour l’essentiel en juillet lors d’opérations groupées pendant des week-ends. Les antennes et caméras nécessaires à l’EAS (équipement agent seul) sont apparues entre Valmondois et Pontoise. Le Francilien apporte confort et modernisme à cette relation. Mais c’est surtout l’uniformité du matériel roulant de la ligne H qui va bénéficier aux voyageurs comme aux exploitants et à la maintenance.

  • Allemagne : les ICE 4 en essai commercial

    Allemagne : les ICE 4 en essai commercial

    Depuis octobre 2016, deux rames ICE 4 roulent, pour tests, en condition réelle d’exploitation. Cette dernière génération d’ICE, dont la commande totale par la DB pourrait atteindre 300 unités, va peu à peu investir le réseau à grande vitesse allemand en remplacement des séries les plus anciennes ICE 1 et ICE 2.

    Début octobre 2016, après une campagne d’essais de près de 250 000 km, DB Fernverkehr a présenté sa nouvelle génération de trains ICE 4, nouveau produit phare des constructeurs Siemens et Bombardier. Depuis le 30 octobre 2016, deux AR Hambourg Altona – Munich par Hanovre, Fulda, Wurtzbourg, Nuremberg et empruntant la ligne à grande vitesse Hanovre – Wurtzbourg sont assurés, sauf problèmes techniques au départ, par des nouveaux ICE 4 série 412, à savoir les rames 9005 et 9006, remplaçant des ICE 1 série 401. Les ICE 4 à 12 caisses ont été homologués et autorisés à circuler sur le réseau allemand par l’EBA le 16 septembre 2016. Initialement prévue pour le 30 septembre 2016, leur utilisation en service commercial, pour tester en situation réelle d’exploitation et déceler les éventuels problèmes de jeunesse, avait été repoussée d’abord au 24 octobre 2016, entraînant la modification du schéma de réservation et des tableaux de composition des trains sur les quais des gares desservies, à savoir Hambourg Altona, Hambourg Dammtor, Hambourg Hbf, Hambourg Harburg, Hanovre, Göttingen, Cassel Wilhelmshöhe, Fulda, Wurtzbourg, Nuremberg, Ingolstadt ou Augsbourg et Munich Hbf. Durant 14 mois, deux rames vont être mises à disposition de DB Fernverkehr et cinq autres resteront chez Siemens pour des essais complémentaires.

    L’homologation des ICE 4 en Suisse devrait intervenir en 2017 et en Autriche en 2019. Dès août 2016, près de 700 agents de la DB étaient déjà formés dans leurs domaines de compétence aux ICE 4. Pour le service annuel 2017 ne sont programmés pour l’instant que deux Hambourg Altona – Munich Hbf, les 581 (D 4 h 41 – A 11 h 16) et 787 (D 9 h 46 – A 15 h 41), et deux Munich Hbf – Hambourg Altona, les 786 (D 13 h 40 – A 20 h 10) et 582 (D 17 h 21 – A 23 h 10). Les rames livrées courant 2017 permettront d’introduire en décembre 2017, pour le service annuel 2018, des ICE 4 sur les relations ICE ligne 22 Hambourg Altona – Francfortsur- le-Main – Stuttgart et ICE ligne 25 Hambourg Altona – Munich Hbf. En 2019, il est prévu d’engager des ICE 4 sur les relations Berlin – Erfurt – Nuremberg – Munich et Hambourg – Cologne – Francfort-sur-le-Main sous réserve de la levée de la limitation à 200 km/h sur la LGV Cologne – Francfort-sur-le-Main, qui comporte des déclivités de 40 ‰ et qui impose un équipement de freinage par courant de Foucault, ce dont ne sont pas équipés les ICE 4. En 2023, les 130 rames commandées devraient être livrées. À l’horizon 2030, avec un parc de 300 rames ICE 4, DB Fernverkehr prévoit de faire rouler quotidiennement 150 liaisons ICE de plus

  • Le Citadis X 05 sur les T 9 et T 10

    Le Citadis X 05 sur les T 9 et T 10

    Sans attendre le vote du 6 décembre, le Stif a annoncé le 10 novembre avoir choisi Alstom pour ses futurs tramways des lignes 9 et 10 qui doivent respectivement relier Porte-de-Choisy à Orly en octobre 2020 et La Croix-de-Berny (Antony) à Clamart en 2021. La commande ferme, de 70 millions d’euros, porte sur 22 rames. Une tranche optionnelle comporte 68 rames supplémentaires. À ce jour, la desserte de base de ces deux nouvelles lignes de tramways de la périphérie parisienne prévoit des parcs de 22 rames pour le T 9 et d’une quinzaine pour le T 10. Alstom a proposé le dernier-né de sa gamme Citadis : l’X 05. Le prototype circule à Aubagne depuis septembre 2014 et des commandes sont en cours pour Nice, Caen et Sydney. Longue de 44 m, chaque rame acceptera 314 voyageurs. Son équipement comprend huit doubles portes par face, la Wi-Fi, un éclairage 100 % leds, un système renforcé d’information en temps réel (plan dynamique de ligne et écrans plats) et de grandes surfaces vitrées. Les livraisons démarreront en 2019. Les travaux du T 9 (10 km) ont déjà démarré. La DUP du T 10 (8,2 km) a été signée le 11 octobre et les travaux devraient débuter en 2017. La dernière grosse commande du Stif datait de novembre 2011 pour 107 rames dont 64 Citadis pour les lignes T 3, T 7 et T 8 et 43 tramways sur pneus Translohr pour les T 5 et T 6.

  • Évolution 2015-2016 du matériel moteur SNCF (1re partie)

    Évolution 2015-2016 du matériel moteur SNCF (1re partie)

    Activité voyageurs (Intercités et TER)

    La fusion de certaines régions devrait se matérialiser progressivement d’ici à 2017 dans l’organisation des parcs TER. Pour l’instant, ces parcs conservent leur dénomination et leur consistance dans l’attente de l’élaboration d’une politique des transports adaptée à la nouvelle géographie ferroviaire issue de ces fusions : adaptation des conventions SNCF-régions, des accords de financement des nouveaux matériels, mise en place des nouvelles structures de gestion des parcs… Une situation des plus instables dans la mesure où le dossier des TET (Trains d’équilibre du territoire), qui se négocie actuellement, va entraîner le transfert de services aux régions, et des moyens liés à ces services. Petit rappel concernant la gestion des matériels voyageurs. Certains matériels, pour des raisons économiques, ont une utilisation dite « mutualisée ». Bien que propriété d’une activité ou d’une région, ils sont engagés sur des roulements communs, ce qui, bien entendu, en améliore la rotation et le rendement économique.

    Le volume de chacun de ces parcs a été déterminé en fonction des parcours kilométriques issus des « portefeuilles » de trains intégrés dans les roulements. C’est le cas, par exemple, des parcs locomotives électriques des activités voyageurs (Voyages Europe, Autos-Trains et Intercités), des éléments automoteurs de type Z 2 Z 9600 de TER Pays de la Loire, Bretagne et Centre, des parcs X 72500 TER Centre et Pays de la Loire… Mais des organisations moins « visibles » existent aussi, en particulier avec la région Île-de-France. La région, attractive par l’importance de ses emplois, voit tous les jours se renforcer les mouvements de populations issus des régions limitrophes (Picardie, Champagne, Bourgogne, Centre, Normandie…). Ces flux sont pris en charge conjointement par la région Île-de-France et les régions encadrantes. La fourniture des moyens est officiellement attribuée à l’une d’entre elles, mais l’Île-de-France va y apporter son concours financier, ou des moyens propres (dessertes de Creil, Château-Thierry, Sens, Laroche-Migennes, Montargis…). Il faut donc voir dans ces parcs essentiellement leur aspect comptable découlant d’une gestion voulue par activités où chacun gère ses moyens au plus près.

  • Les EAD normands ont jeté l’éponge

    Les EAD normands ont jeté l’éponge

    Profitant de la livraison totale à la SNO (Sotteville) des 10 éléments Régiolis B 85900 commandés par l’ex-région Haute- Normandie, l’activité TER a ainsi prononcé le 1er décembre 2016 l’amortissement des tout derniers EAD doubles X 4752, 4753, 4754 et des EAD triples X 4901/4902, 4903/4904, 4907/4908, 4911/4912, 4915/4916, 4925/4926. La soussérie des X 4750 est donc désormais totalement liquidée. Forte à l’origine de 47 exemplaires (4750- 4796) construite de 1977 à 1981, aptes à 140 km/h, d’une puissance de 412 kW, elle avait été répartie entre les dépôts Est de Metz, Nord de Longueau, Ouest de Sotteville. Assurant de petits express et surtout du trafic omnibus, ce parc a sillonné activement les lignes de Lorraine, Alsace, Champagne- Ardenne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute et Basse-Normandie avec des pointes à Tours et Rennes. En 1996-1997, le parc a été renforcé par sept autres appareils X 4797-4803 résultant de la transformation des RAP X 94750 abandonnés par La Poste et qui échouent à Metz.

    Ayant pour la plupart subi une modernisation, à partir de 2000 quelques unités ont été allouées au centre de Nevers et utilisées en Bourgogne et Auvergne. Amorcée en 2008, leur élimination du trafic TER, permise par la réception des séries d’AGC puis de Régiolis, plus modernes et surtout plus confortables, a suivi celle des premières catégories d’EAD savoir (X 4300, 4500, 4630) de puissance moindre et limitées à 120 km/h. En dernier ressort, exclus des roulements réguliers, les X 4750 assuraient de temps à autre la réserve sur des mouvements Rouen – Caen. Quant aux X 4900, dont il demeure au parc pour peu de temps encore les éléments X 4919/4920, 4923/4924, c’était la version la plus réussie de la grande famille des Caravelles. Ayant bénéficié tardivement d’une rénovation, ils étaient cantonnés ces dernières années à la desserte exclusive de l’axe Rouen – Dieppe. Plusieurs d’entre eux affichent des parcours supérieurs à 4 millions de km, de loin les plus élevés de la gamme des EAD.

  • Adieu au Charolais à Paris-Lyon

    Adieu au Charolais à Paris-Lyon

    Une exposition de locomotives ayant fréquenté le mythique dépôt du Charolais s’est tenue en gare de Paris- Lyon les 10 et 12 décembre 2016 à l’occasion de la disparition de celui-ci, qui laissera la place à des projets d’urbanisme dans le cadre de la rénovation du 12e arrondissement de la capitale. Y figuraient, outre une BB 67400, les CC 6530, BB 9317, BB 348 BB 8511, CC 7102, CC 6549, 2D2 9135 et une voiture Inox Mistral. La CC 72084 était chargée des acheminements

  • Les BB 67400 exclues des TER en Picardie

    Les BB 67400 exclues des TER en Picardie

    Le dépôt de Longueau, rebaptisé aujourd’hui SPI, a reçu en queue de liste ses machines diesels 67400 en 1974-1975. Au fil du temps, ses effectifs ont grossi pour assurer sur tout le réseau Nord à la fois du trafic express, du fret, des liaisons régionales devenues TER, ainsi que des mouvements Transilien. Dans les années 2000, son parc approchait les 50 unités, mais par la suite il a été dégraissé pour tenir compte des besoins réels des diverses activités, tombant à moins d’une trentaine d’engins en 2015. Le 4 juillet écoulé, les cinq dernières locomotives encore attachées aux TER Picardie ont cessé toute fonction suite à la réception des rames Régiolis BB 84500 commandées par cette ex-région, lesquelles ont pris en compte progressivement des liaisons Amiens – Abbeville – Boulogne, Amiens – Laon, Amiens – Compiègne et Laon – Paris-Nord. Consécutivement, les 67438 et 67626 ont été reversées à Intercités pour tournées Amiens – Boulogne, les 67451 et 67599 à Transilien pour usage sur les trains de pointe Paris- Est – La Ferté-Milon. Les parcs devenus pléthoriques de ces deux dernières activités sont appelés à disparaître à très court terme en raison de l’apparition de matériels automoteurs neufs. Quant à la 67614, elle a été transférée à la fonction Matériel.

  • Les ICE 4 série 412 en essai commercial

    Les ICE 4 série 412 en essai commercial

    Caen choisit Alstom Depuis le 30 octobre 2016, DB Fernverkehr a engagé, sur deux AR Hambourg Altona – Munich Hbf, les nouveaux ICE 4 série 412, commandés en mai 2011 à Siemens et Bombardier en deux variantes l’une à 12 caisses, l’autre à sept. Numérotées Tz 9001 à 9085, les ICE 4 à 12 caisses (85 exemplaires), de type 2’2’ + Bo’Bo’ + Bo’Bo’ + 2’2’ + Bo’Bo’ + Bo’Bo’ + 2’2’ + Bo’Bo’ + 2’2’ + Bo’Bo’ + 2’2’ +2’2’, d’une longueur de 346 m, d’une masse à vide de 670 t, fonctionnant sous 15 kV 16,7 Hz, ont une puissance de 9 900 kW et sont aptes à 250 km/h. Leur capacité est de 830 places assises dont 205 de 1re classe. Après une période d’essais techniques, puis de présentation sur des parcours sur le réseau allemand, les ICE 4 assurent deux journées de roulement des ICE 1 série 401, à savoir les trains Hambourg Altona – Munich Hbf et ICE 787 et Munich Hbf – Hambourg Altona ICE 781 et ICE 582. Au service annuel 2017, ces trains, sont reconduits également en ICE 4.

  • RP232 : En cabine de conduite d’un autorail X 73500 De Clermont-Ferrand à Montluçon (2e partie)

    RP232 : En cabine de conduite d’un autorail X 73500 De Clermont-Ferrand à Montluçon (2e partie)

    Aux confins du Puy-de-Dôme et de l’Allier, la ligne de Gannat à Montluçon, longue de 67 km, demeure l’une des plus belles de France. Son tracé en plan multiplie les courbes de faible rayon, souvent égal à 300 m, mais s’abaissant parfois à 230 m. Son profil en long se caractérise par de longues rampes de 15 ‰. Surtout, la topographie tourmentée des régions traversées a requis la construction de nombreux ouvrages d’art, dont cinq tunnels, et pas moins de sept viaducs ! Quatre d’entre eux sont des ouvrages métalliques de conception Eiffel, le plus célèbre étant la Sioule, dont les trois travées surplombent la rivière éponyme de quelque 60 m… Dans cette vidéo, nous vous proposons de parcourir la ligne Gannat – Montluçon au départ de Clermont-Ferrand, en cabine d’un autorail X 73500, aux trains 873056 et 873110. Aux commandes, Magali est l’une des 241 conductrices parmi les 4 267 agents de conduite de SNCF Mobilités.

    Ph. Hérissé
    Durée : 26 min

  • De nouveaux Coradia en Allemagne du Sud

    De nouveaux Coradia en Allemagne du Sud

    Alstom s’est vu confier en octobre une commande de plus de 130 millions d’euros par DB Regio pour la livraison de 24 trains régionaux. Les nouveaux trains électriques Coradia Continental, composés de trois ou quatre voitures, aptes à 160 km/h, devront circuler à partir de décembre 2019 sur le réseau allemand S-Bahn du Brisgau, où ils seront opérés en tant que trains de banlieue. Ces trains seront construits dans l’usine d’Alstom à Salzgitter en Allemagne