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Catégorie : Réseaux étrangers
L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

LNER reconduit au moins pour trois ans au Royaume-Uni
Le ministère britannique des Transports, le DfT, a reconduit directement pour trois ans, à compter du 28 juin 2020, l’opérateur LNER (London North Eastern Railway) pour l’exploitation de la franchise Inter City East Coast, qui comprend la desserte depuis la gare de Londres Kings Cross des Midlands de l’Est, du Yorkshire et de l’Écosse via la ligne de la Côte est. Le contrat prévoit la possibilité d’une reconduction pour deux années supplémentaires. LNER, appartenant à la société DfT OLR Holdings détenue par l’État britannique, avait repris le 24 juin 2018 l’exploitation de la franchise Inter City East Coast à l’occasion du retrait pour raison financière de l’opérateur Virgin Trains East Coast (VTEC), détenu à 10 % par le groupe Virgin et à 90 % par le groupe Stagecoach. Cette reconduction va permettre à LNER d’améliorer encore le service rendu à la clientèle, d’achever la mise en service des 65 rames Azuma Class 800 et 801, dont les six dernières rames devraient être livrées dans les prochains mois, d’augmenter l’offre proposée sur cette franchise et de diminuer les temps de trajet sur certaines relations. Dans le cadre de la crise sanitaire, pour respecter les règles de distanciation physique, les trains de LNER ne sont temporairement accessibles qu’aux voyageurs ayant réservé leur place.

Norvège : l’appel d’offres du lot 4 retardé à cause du Covid-19
Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, le trafic voyageurs en Norvège a chuté temporairement de 90 %. L’agence nationale norvégienne des chemins de fer Jernbanedirektoratet a donc décidé début juillet de revoir le calendrier de l’ouverture à la concurrence du lot 4, qui comprend l’exploitation des relations de la banlieue d’Oslo L 1 Spikkestad/Asker – Lillestrom, L 2 Stabekk/Skoyen – Ski, L 3 Oslo Sentral – Jaren, L 21 Stabekk – Moss, L 22 Skoyen – Mysen/Rakkestad, R 20 Oslo Sentral – Halden et R 30 Oslo Sentral – Gjovik, actuellement exploitées par l’opérateur historique norvégien Vy (ex-NSB). L’appel d’offres sera lancé en janvier 2021, au lieu de l’automne 2020. L’opérateur retenu sera connu début 2022 au lieu de mi-2021. Le nouveau contrat d’exploitation débutera en décembre 2023 au lieu de décembre 2022. L’ouverture à la concurrence du lot 4 est plus compliquée que celles du lot 1 sud attribué à l’opérateur Go-Ahead Nordic, du lot 2 nord attribué à SJ Norge, et du lot 3 ouest attribué à Vy, avec un plus grand de nombre de trains en circulation, plus de voyageurs transportés, et une collaboration requise avec les autorités locales organisatrices de transport et pour la tarification avec les autres opérateurs locaux de transports publics. Ce report d’un an permettra de lever les incertitudes que pourraient connaître les candidats potentiels.

Modernisation du parc de locomotives diesels en Moldavie
Les chemins de fer moldaves, les CFM (Calea Ferata din Moldova) avaient commandé 12 locomotives diesels de type TE 33 AC à General Electric Transportation, devenu Wabtec en 2018, pour moderniser leur parc de locomotives héritées des chemins de fer soviétiques (SZD). Cette commande passée en 2018 d’un montant de 45 millions d’euros, financée par une partie du prêt de 110 millions octroyé aux CFM par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) dans le cadre de la modernisation des chemins de fer en Moldavie, comprend également la rénovation du dépôt de Chisinau. À écartement de 1 520 mm, les TE 33 AC, de la famille Evolution de General Electric, de type Co’Co’ et à transmission diesel-électrique, sont équipées d’un moteur de 2 982 kW satisfaisant aux critères Stage IIIA en matière d’émission, et sont aptes à 120 km/h. Les TE 33 AC sont fabriquées dans l’usine LKZ (Lokomotiv Kurastyru Zauyty), appartenant à 50 % à Wabtec et à 50 % aux chemins de fer du Kazakhstan (KTZ), située à Nur-Sultan ex-Astana. Les six premières ont été livrées aux CFM mi-2020. Le parc de locomotives diesels des CFM était composé au 1er juin 2020 de 51 locomotives, dont trois 2 TE 10 L de 1962, une 2 TE 10 M de 1981, 15 3 TE 10 M et 32 ChME 3.

Allemagne : modernisation de la ligne Angermünde – Szczecin
Début juillet 2020, le gouvernement fédéral allemand a annoncé qu’il allait financer à hauteur de 380 millions d’euros la modernisation et l’électrification du tronçon Angermünde – Frontière germano-polonaise (48,9 km) de la ligne Berlin – Szczecin. Les États de Berlin et du Brandebourg contribueront également au projet à hauteur de 100 millions d’euros. Les travaux, qui doivent se dérouler de 2021 à 2026, comportent entre autres la mise à double voie et l’électrification en 15 kV 16,7 Hz du tronçon Passow – Frontière (30,3 km), la modernisation de la voie existante pour porter la vitesse maximale de la ligne, actuellement de 120 km/h à 160 km/h, et la rénovation de cinq gares. Durant cette période le tronçon Frontière – Szczecin Gumience (10,1 km) sera également modernisé, mis à double voie et électrifié en 3 000 V courant continu sous l’égide de PKP Polskie Linie Kolejowe, le gestionnaire polonais de l’infrastructure. À l’issue des travaux en 2026, le trajet Berlin – Szczecin s’effectuera en 90 min, soit 20 min de moins qu’actuellement. Après la modernisation du nœud ferroviaire de Francfort-sur-l’Oder et de la ligne Horka – Wegliniec, il s’agit de la troisième relation transfrontalière entre l’Allemagne et la Pologne qui est modernisée, complétant en 2026 le réseau transeuropéen de transport ferroviaire entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud.

Le chemin de fer à Majorque
Majorque, la plus grande des îles Baléares, est la seule à être dotée d’un réseau ferré, et ce depuis l’arrivée du train dans l’archipel en 1875. Aujourd’hui Majorque offre deux visions du chemin de fer avec un réseau public moderne et performant mais toujours en attente de développement de nouvelles lignes et un réseau privé axé sur le tourisme.
Des quatre îles des Baléares en Méditerranée au large des côtes de Valence, une seule, la plus grande, Majorque, est dotée d’un réseau ferroviaire. L’île de Majorque d’une superficie de 3 625 km² mesure dans sa plus grande longueur 96 km et 78 km dans sa plus grande largeur. La partie nord est occupée par la chaîne de montagnes Tramuntana culminant au Puig Major à 1 445 m d’altitude. La population de l’île est de 880 113 habitants et celle de Palma, la capitale, de 409 661 habitants (2). Durant la longue saison touristique Majorque attire 10 millions de touristes.
Il y a actuellement, comme dans le passé, deux réseaux sur l’île, l’un public exploité par les Serveis Ferroviarios de Mallorca (SFM) et l’autre privé, plus orienté vers le tourisme, exploité par les Ferrocarriles de Soller (FS).Le réseau public SFM
Le chemin de fer fait son apparition sur l’île le 24 février 1875 sur la ligne Palma – Inca (29 km). C’est l’écartement anglais de trois pieds qui est adopté (0,914 m). Inca est la deuxième ville la plus importante. La ligne est exploitée par la Compania de los Ferrocarriles de Mallorca. Le réseau s’étend progressivement avec l’ouverture de nouvelles lignes :
– Inca - Sineu (14 km) le 17 février 1878 ;
– Empalme - La Puebla (13 km) le 24 octobre 1878 ;
– Sineu - Manacor (21 km) le 19 avril 1879 ;
– Consell - Alaro (3 km) le 13 avril 1881 ;
– Santa Maria - Felanitx (43 km) le 7 octobre 1897 ;
– Palma – Lluchmayor (30 km) le 5 octobre 1916 ;
– Lluchmayor – Campos (13 km) le 28 février 1917 ;
– Campos – Santanyi (18 km) le 21 juillet 1917 ;
– Manacor - Son Servera (20 km) le 30 mars 1921 ;
– Son Servera - Arta (10 km) le 16 juin 1921 ;
– Palma - Port-de-Palma (2 km) le 5 février 1931.
Le réseau atteint en 56 ans son apogée avec 216 km et malgré des projets pertinents il n’évolue plus (un prolongement de La Puebla au port de Pollensa/port d’Alcudia et une antenne de San Miguel, actuellement Son Carrio, à Porto Cristo). La section Palma – Inca est doublée avec une mise en service le 5 février 1931. Une timide modernisation est mise en place avec un autorail Berliet en 1926 et trois autorails De Dion-Bouton en 1930. La courte antenne Consell – Alaro est fermée le 24 février 1935. Le réseau se dégrade à partir de la guerre civile (1936-1939). Il est racheté et confié à partir du 1er août 1951 à l’organisme d’État Explotación de Ferrocarriles por el Estado (EFE) devenu en 1965 les Feve (Ferrocarriles Españoles de Vía Estrecha) et devient ainsi un service public géré par l’État. Premier signe d’une modernisation, l’achat de quatre autorails et six remorques neuves Ferrostaal d’origine allemande mis en service en 1956. En 1958 quatre locomotives diesels « Creusot » neuves type BB font disparaître totalement la traction vapeur vers 1965.
Trois lignes ferment dans les années 60 :
– Palma – Santanyi (61,5 km) le 5 mars 1964 ;
– celle du port de Palma le 31 décembre 1964 (2 km) ;
– Santa Maria – Felanitx (43 km) le 31 décembre 1967.
La première au motif de l’extension de l’aéroport de Palma. Cette ligne dessert El Arenal, faubourg en pleine expansion touristique au sud de Palma. La liaison Empalme – Arta (61 km) est supprimée le 20 juin 1977 à cause du mauvais état de la voie et d’un déraillement. La ligne Inca - La Puebla (18 km) ferme le 28 février 1981. Le réseau se réduit à une seule section de ligne, Palma – Inca. Les Feve décident de mettre cette ligne à voie métrique afin d’uniformiser le réseau. La voie 1 (sens Palma – Inca) est déposée en 1981. Les derniers trains sur voie 2 en écartement anglais cessent en 1984, date à laquelle la voie métrique sur l’ex-voie 1 entre en service. La double voie est mise en service peu après. La nouvelle identité visuelle Feve de l’époque est perceptible par le public avec les autorails Ferrostaal mis à voie métrique dont certains sont repeints en blanc avec toit, portes et bandeau bas en jaune. Des autorails MAN provenant du continent viennent les épauler.
Fin des voitures à deux niveaux d’origine française en Italie
Le 23 mai 2020 a circulé en Italie le dernier train régulier composé de voitures à deux niveaux de conception française autour de Gênes (train n° 11280 reliant Gênes Brignole à Savone). Ces voitures entraient dans la composition de rames tractées réversibles, d’une vitesse limitée à 140 km/h. Dérivées des VB 2N françaises pour la SNCF, elles ont été construites sous licence en deux sous-séries différentes au début des années 80 en Italie par les ateliers de Casaralta, situés à Bologne. Elles diffèrent de la version française au niveau de la forme de la toiture et des cabines de conduite qui n’ont de portes d’accès extérieures propres que d’un seul côté. Ces voitures ont été mises en service fin mars 1981 par les FS (Ferroviare del Stato) et par les FMN (Ferrovie Nord de Milano) en 1980. Elles ont été utilisées dès l’origine sur les lignes urbaines électrifiées ayant un fort trafic, situées dans les provinces de Ligurie autour de Gênes, de Lombardie autour de Milan ainsi que dans les Pouilles autour de Bari. Les FS disposaient de 382 voitures intermédiaires et de 42 voitures pilotes tandis que les FMN détenaient 78 voitures et 18 voitures pilotes. Ces rames réversibles ont été remplacées par les rames remorquées Vivalto depuis le milieu des années 2000 ou par des automotrices Ale 711 depuis la fin des années 90. Les voitures ont arboré plusieurs livrées différentes au fil de leur carrière que ce soit chez les FS ou les FMN.

Une ligne Bleue à l’est pour le métro de Montréal
Les transports publics de Montréal sont en plein bouleversement. Le métro s’engage vers le prolongement de la ligne Bleue à l’est, un projet vieux de 35 ans.
Mis en service en 1966, le métro de Montréal sort d’une longue léthargie. Dans une métropole où la place de l’automobile reste prépondérante, le transport public a du mal à se développer. Sur les 30 dernières années, on compte peu de nouveautés, si ce n’est un prolongement de la ligne Orange vers Laval en 2007. Le matériel roulant mis en service en deux phases en 1966 et 1974 est arrivé en bout de course sans que les autorités ne parviennent à décider son renouvellement. Heureusement, tout cela appartient désormais au passé, du moins on l’espère.
Après un long feuilleton opposant les deux constructeurs Alstom et Bombardier, un marché de 52 rames (porté à 54) d’un nouveau métro MPM 10 Azur est finalement passé auprès d’un consortium réunissant les deux rivaux. La livraison de ce matériel engagé sur la très chargée ligne Orange a permis de réformer progressivement les rames MR 63 de 1966. En plus de faire gagner de la capacité à l’exploitant la Société des transports de Montréal (STM), les nouveaux trains très appréciés des voyageurs offrent une plus grande fiabilité. Le métro Azur a permis d’enclencher un mouvement de retour en grâce du métro qui s’affirme de plus en plus comme l’élément clef des déplacements de la métropole. L’entrée en service commercial du premier train a été saluée par tous, perçue comme un renouveau des transports urbains. Dès lors de nouveaux projets sont devenus légitimes. En premier lieu, la construction d’un nouveau réseau suburbain, le Réseau électrique métropolitain (REM), bouleverse la géographie des transports. Le démarrage rapide des travaux de ses lignes qui viennent compléter le métro est un indicateur important. Ce retour en grâce des transports urbains permet à nouveau d’envisager des extensions en projet depuis de nombreuses années. Avec ses quatre lignes, le métro de Montréal garde un goût d’inachevé. Le réseau irrigue assez bien l’hypercentre, comme les relations nord-sud mais reste insuffisant vers l’est de la métropole. La mise en service d’une nouvelle ligne de banlieue vers Mascouche n’a que très partiellement répondu à cette demande avec seulement quelques milliers de voyageurs quotidiens pour une facture de 436 millions d’euros.
De nouveaux prolongements sont nécessaires pour accompagner la croissance de la métropole, et limiter la circulation automobile et ses engorgements. Malheureusement, les infrastructures lourdes de transport sont désormais financées au niveau provincial, et non plus local comme lors de la construction du réseau historique. Au nom d’une certaine réciprocité, les crédits alloués aux transports de Montréal doivent entraîner des investissements équivalents pour la capitale Québec bien que les enjeux soient très différents. Dans ce contexte un certain statu quo a prévalu, justifiant avant tout de ne rien faire, même quand les besoins sont clairement identifiés.
Mais les transports sont devenus un enjeu environnemental politique qui pèse désormais lourd dans les consultations locales. Dans ce contexte, des propositions sont avancées, sans être toujours chiffrées, pour augmenter la place du transport public. C’est ainsi qu’est né un projet de ligne Rose imaginé non pas dans un bureau d’études de la STM mais au siège de campagne de la maire de la ville.
Allemagne : RDC Deutschland lance une nouvelle liaison de nuit
RDC Deutschland GmbH, filiale de la compagnie américaine Railroad Development Corporation, exploite cet été, du 4 juillet au 7 septembre, une nouvelle liaison de nuit dénommée « Alpen-Sylt Nachtexpress » Westerland (Sylt) – Salzbourg Hbf, circulant au départ de Westerland (Sylt) les jeudis et samedis et au départ de Salzbourg Hbf les vendredis et dimanches. Ces trains desservent les gares intermédiaires de Niebüll, Husum, Hambourg Altona, Hambourg Hbf, Francfort-sur-le-Main Sud, Aschaffenbourg Hbf, Wurtzbourg Hbf, Nuremberg Hbf, Donauwörth, Augsbourg Hbf, Munich-Pasing, Rosenheim, Prien am Chiemsee, Traunstein et Freilassing. Bahn Touristik Express (BTE), filiale de RDC Deutschland, assurera l’exploitation des trains en collaboration avec RDC Autozug Sylt, qui exploite depuis 2016 des navettes auto-train entre Niebüll et Westerland (Sylt). Ces trains de 10 à 11 voitures-couchettes appartenant à RDC Asset GmbH, dont une accessible aux personnes à mobilité réduite, sont remorqués entre Westerland (Sylt) et Hambourg Altona par une locomotive Vectron diesel série 251, utilisée par RDC Autozug Sylt sur ces navettes auto-train, et entre Hambourg Altona et Salzbourg Hbf par une Vectron MS louée à Railpool. RDC Deutschland, qui a rompu son partenariat avec Flixtrain mi-avril 2020, exploite également en été un AR de nuit périodique auto-train Hambourg – Lörrach. Compte tenu des mesures sanitaires liées au Covid-19, RDC ne commercialise que des compartiments à un prix unique d’un minimum de 399 euros quel que soit le parcours, dans lesquels peuvent voyager jusqu’à six personnes. Dans le cadre de son développement en Europe, RDC Deutschland envisage de lancer au service d’hiver 2021 une liaison de nuit entre les pays scandinaves et les Alpes.

Suisse : les Worbla du RBS au complet
Le RBS avait commandé en 2016 à Stadler 14 automotrices électriques Worbla, qui ont été livrées en 2019 et 2020, entraînant la radiation des automotrices électriques Mandarinli après près de 45 ans de service.
La compagnie suisse Regionalverkehr Bern-Solothurn AG (RBS) exploite dans la région de Berne quatre lignes à voie métrique et 19 relations routières par bus, transportant annuellement environ 26,4 millions de passagers. Le RBS est issu de la fusion en 1984 de la compagnie Solothurn-Zollikofen-Bern Bahn (SZB), issue elle-même de la fusion en 1922 des compagnies ESB (Elektrischen Smalspurbahn Solothurn-Bern) et BZB (Bern-Zollikofen-Bahn), et de la compagnie VBW (Vereinigten Bern-Worb Bahnen), issue de la fusion en 1927 des compagnies Bern-Worb-Bahn (BWB) et Worblentalbahn (WT).
Le RBS possède sa propre infrastructure composée des lignes à écartement de 1 000 mm et électrifiées en 1 250 V courant continu, Berne - Worblaufen - Zollikofen - Soleure (33,6 km) le tronçon Worblaufen - Zollikofen étant à double écartement 1 435 mm - 1 000 mm, Worblaufen - Worb Dorf (11,2 km), le tronçon Worblaufen - Deisswil étant à double écartement 1 435 mm - 1 000 mm et Worblaufen - Unterzollikofen (1,4 km), ainsi que la ligne de tramway à écartement de 1 000 mm électrifiée en 600 V courant continu Berne Egghölzli - Gümlingen - Worb Dorf (10 km).
Au service annuel 2020, le RBS exploite les relations du réseau express régional bernois S 7 Berne – Worblaufen - Worb Dorf (15,1 km), S 8 Berne - Zollikofen - Jegenstorf (13,6 km) et S 9 Berne - Worblaufen - Unterzollikofen (5,4 km) et la relation RegioExpress Berne - Soleure (33,6 km).
Pour remplacer les anciennes automotrices électriques « Mandarinli » Be 4/12, le RBS avait lancé en août 2015 un appel d’offres pour la fourniture de nouvelles automotrices électriques. En mai 2016, le RBS a commandé au constructeur suisse Stadler Bussnang AG, pour un montant d’environ 121 millions d’euros, 14 automotrices électriques Be 4/10 à quatre caisses dénommées « Worbla ». Le contrat prévoit également la fourniture de pièces détachées. Le nom « Worbla » fait référence à la vallée de la Worble, petite rivière de 15 km qui se jette dans l’Aare, affluent du Rhin. Leur production a débuté en septembre 2017. En août 2018, la rame « Worbla » 01 était livrée, suivie de la 02 en septembre 2018 permettant d’effectuer en octobre 2018 des essais en ligne en unité multiple, et de la 03 en novembre 2018. La rame « Worbla » 02 a été présentée en septembre 2018 à Berlin au salon ferroviaire international InnoTrans 2018. Après son homologation par l’office fédéral des transports (OFT), la première rame fut engagée en service commercial le 21 décembre 2018 entre Berne et Bollingen. Au fur et à mesure de leur livraison, les « Worbla » sont utilisées en service commercial sur les relations S 7 Berne - Bollingen - Worb et S 9 Berne - Unterzollikofen.
De type Bo’2’2’2’Bo’, les « Worbla » Be 4/10 01 à 14, fonctionnant sous 1 250 V courant continu, développent une puissance de 1 400 kW et ont une accélération maximale de 1,2 m/s2. D’une longueur de 60 m et d’une masse à vide de 95 t, elles ont une capacité de 130 places assises en 2de classe et 380 debout. Les « Worbla » disposent de chaque côté de huit portes automatiques à détection de présence de 1,400 m de largeur permettant d’accélérer le transfert des passagers à chaque arrêt. Le premier trajet commercial a eu lieu le 21 décembre 2018 entre Berne et Bollingen. Elles sont équipées entre autres de la climatisation, de la vidéosurveillance, de prises électriques et d’écrans d’information en temps réel pour les passagers.
À plancher bas de 400 mm par rapport au sol s’élevant à 1 000 mm au niveau des bogies, elles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
En Allemagne le VRR demande à Abellio de s’améliorer
Abellio Rail NRW, filiale des chemins de fer néerlandais, avait remporté en juillet 2016 l’appel d’offres lancé par l’autorité organisatrice de la région Rhin-Ruhr, le VRR, concernant l’exploitation pour 15 ans à partir de décembre 2019 des relations RB 32 Dortmund – Duisbourg, RB 40 Hagen – Essen, RE 49 Wesel – Wuppertal, S 2 Dortmund – Recklinghausen/Essen, S 3 Oberhausen – Hattingen et S 9 Hagen – Recklinghausen/Haltern am See via Wuppertal et Essen. Sans lien avec la crise sanitaire liée au Covid-19, le VRR a lancé le 12 mai 2020 un avertissement à Abellio, lui demandant d’améliorer d’ici juillet 2020 la qualité de ses prestations en particulier sur les relations de S-Bahn S 3 et S 9 et sur la relation RE 49. Abellio avait annoncé qu’il manquait de personnel et de matériel pour remplir son contrat. Malgré la suppression de trains en raison de la baisse de fréquentation liée la crise sanitaire, un certain nombre de trains ont dû être annulés faute de personnel ou de matériel disponible, cette situation perdurant depuis le 15 décembre 2019. La nouvelle desserte S 9, via l’ancienne ligne fret Gelsenkirchen-Buer Nord – Recklinghausen doit même être repoussée du 1er mai au 15 septembre 2020. Depuis le 14 juin 2020, Abellio exploite pour le compte du VRR la relation RE 1 Aix-la-Chapelle – Cologne – Hamm avec des automotrices électriques Desiro HC série 462. Par manque de personnel, Abellio a toutefois dû sous-traiter la moitié des trains de cette relation à DB Regio avec son propre matériel, ses conducteurs n’étant pas formés à la conduite des Desiro HC.