Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Un troisième Eurostar entre Londres et Amsterdam en juin 2019

    Un troisième Eurostar entre Londres et Amsterdam en juin 2019

    L’opérateur Eurostar International Ltd. va lancer en juin 2019 une troisième relation directe Londres Saint Pancras InternationalAmsterdam CS. Circulant depuis le 9 avril 2018 sur la base de deux trains du lundi au vendredi et d’un train les samedis et di­­manches, les Eurostar Londres – Rotterdam – Amsterdam ont trans­­porté plus de 130 000 passagers en six mois. Grâce à l’emprunt des LGV britannique, française, belges et néerlandaise, Londres n’est qu’à 3 heures de Rotterdam CS et 3 heures 41 d’Amsterdam CS.
    À ce jour, les gares d’Amsterdam CS et Rotterdam CS ne disposent pas de quais sécurisés. Les passagers sont obligés de prendre les Thalys à Amsterdam CS ou à Rotterdam CS pour Bruxelles Midi. Après avoir passé les contrôles de sécurité ces derniers peuvent em­­barquer dans un Eurostar Bruxelles Midi – Londres Saint Pancras International. Les gares d’Amsterdam CS et de Rotterdam CS devraient être aménagées d’ici fin 2019, permettant des relations directes Amsterdam CS – Londres Saint Pancras International. Pour le service annuel 2020 Eurostar escompte proposer cinq AR quotidiens entre les deux capitales, espérant capter une partie des cinq millions de passagers qui empruntent annuellement l’avion sur cette relation.

  • Des Traxx remplacent les 181-2 de la DB sur le « Paris-Moscou-Express »

    Des Traxx remplacent les 181-2 de la DB sur le « Paris-Moscou-Express »

    À l’occasion du Salon ferroviaire international Innotrans 2019 de Berlin, les Chemins de fer russes (RZD) et la SNCF avaient décidé que la remorque de l’AR Paris- Est – Moscou serait assuré au service annuel 2019 sur le parcours Paris-Est – Offenbourg par une des trois Traxx F 140 AC 1, bicourant 15 kV 16 2/3 Hz-25 kV 50 Hz, série 185-5, louées à Mitsui Rail Capital Europe (MRCE) et autorisées France. Ces dernières, à savoir les 185.552, 556 ou 557, sont louées par Captrain Deutschland GmbH, filiale de la SNCF. Depuis le changement de service, elles assurent les jeudis les trains EN 323 (EN 453 d’Offenbourg à Francfort-sur-l’Oder) et EN 322 (EN 452 de Francfort-sur-l’Oder à Offenbourg) en marche V 140. Les quatre dernières 181-2 restant à l’effectif de la DB, à savoir les 181.205, 211, 213 et 215, jusqu’alors engagées sur le Paris-Moscou-Express, ne sont plus utilisées que sur des trains de matériel vide voyageurs, désignés en Allemagne PbZ, sur l’axe Bâle Bad Bf – Francfort-sur-le-Main – Cologne Hbf – Dortmund Hbf, et ce jusqu’à épuisement de leur potentiel kilométrique restant. En complément de l’AR hebdomadaire Paris – Offenbourg, les trois Traxx de MRCE assurent des trains de fret en service intérieur et transfrontalier.

  • Le tram de Liège choisi Tram’Ardent

    Le tram de Liège choisi Tram’Ardent

    C’est bientôt le bout du tunnel pour le dossier du tram de Liège. Après un appel d’offres pour la réalisation d’une première ligne, deux consortiums étaient toujours en lice au printemps 2018, Mobiliège 2.0, associant Alstom et l’entreprise de travaux publics BAM, et Tram’Ardent, réunissant Colas et CAF. Après les offres finales, Tram’Ardent semble bien placé pour remporter le marché de construction du tramway. Le génie civil devrait revenir à Colas tandis que le matériel roulant serait fourni par CAF. Le marché en partenariat public-privé de type DBFM (Design, Build, Finance, Maintain, soit conception, construction, financement et maintenance) comprend la construction d’une ligne de 11,7 km desservant 21 stations et la fourniture d’une vingtaine de rames ainsi que leur maintenance. La signature définitive du contrat est prévue pour fin 2018 avec une mise en service attendue au second semestre 2022.

  • La DB investit pour ses ICE

    La DB investit pour ses ICE

    La DB a annoncé le 27 septembre 2018 qu’elle allait investir 1 milliard d’euros pour moderniser son parc d’ICE. Tout d’abord, 320 millions d’euros seront investis pour moderniser le parc d’ICE 1, construits de 1989 à 1993 et qui devraient être utilisés jusqu’en 2030. En plus des 5,3 milliards d’euros engagés dans la commande des ICE 4, 700 millions d’euros sont budgétés pour une commande supplémentaire de 18 ICE 4 à sept caisses prévue dans l’accord-cadre signé par la DB et Siemens en 2011, et la commande de 50 voitures intermédiaires de 2de classe destinées à porter à 13 caisses 50 des 100 ICE 4 à 12 caisses que possédera à terme la DB. Au 1er juillet 2018, 14 ICE 4 série 412 étaient déjà à l’inventaire de la DB. Un relèvement de la vitesse maximale des ICE 4 de 250 à 265 km/h est à l’étude. Par ailleurs, la DB va investir 825 millions d’euros pour moderniser par étapes la LGV Hanovre – Wurtzbourg. Le tronçon Hanovre – Göttingen sera traité du 11 juin au 14 décembre 2019, puis du 23 avril au 15 juillet 2021 ce sera Göttingen – Cassel, en 2022 Fulda – Wurtzbourg et en 2023 Cassel – Fulda. La LGV Mannheim – Stuttgart sera rénovée du 10 avril 2019 au 31 octobre 2019, induisant une fermeture de la ligne pendant 205 jours.
    Avec 147 millions de voyageurs transportés en ICE en 2017, en progression constante, la DB, confrontée à des mauvais chiffres de régularité en particulier pour les ICE, investit massivement dans la grande vitesse afin d’augmenter ses capacités, d’améliorer le confort des voyageurs et de rajeunir son parc.

  • Succès d’Arriva Vlaky dans la banlieue de Prague

    Succès d’Arriva Vlaky dans la banlieue de Prague

    L’autorité organisatrice des transports de Prague, la Rodip, a sélectionné début octobre 2018 Arriva Vlaky, filiale tchèque de la DB, pour l’exploitation, à partir du 9 décembre 2018 pour une durée de trois ans, de la relation de banlieue S-41 Prague HostivarPrague LibenRoztoky u Prahy (21 km). Face à Arriva, qui était le moins cher, l’opérateur historique tchèque (CD) et les opérateurs privés Leo Express et RegioJet avaient également concouru. Arriva exploitera cette relation, qui sera renumérotée S 49, avec six autorails série 845, ex-628 de la DB, qui seront modernisés. Si Arriva introduit des automotrices électriques sur cette ligne électrifiée en 3 000 V, la Rodip pourrait dès décembre 2020 le reconduire pour sept années supplémentaires. La Rodip était très mécontente du matériel utilisé par les CD jusqu’à la mi-août 2018 : des vieilles automotrices série 451 de 1964, puis des autorails séries 810 de 1973 et 814 de 2006.
    Arriva Vlaky exploite déjà en accès ouvert huit AR quotidiens PragueBenesov u Prahy, et des trains long parcours (Arriva Express) entre la République tchèque et la Slovaquie. Après les opérateurs privés RegioJet et GW Train Regio, qui se sont vu attribuer après appel d’offres des contrats régionaux, le succès d’Arriva Vlaky confirme que l’ouverture à la concurrence des relations régionales est lancée en République tchèque.

  • La Chine commande 120 voitures de TGV à la filiale locale BST de Bombardier

    La Chine commande 120 voitures de TGV à la filiale locale BST de Bombardier

    BST, la coentreprise chinoise de Bombardier (qu’il détient à 50 %, à égalité avec son partenaire CRRC Sifang Co.), a conclu un contrat fin septembre avec China Railway Corp. (CRC) pour la fourniture de 120 voitures CR 400 AF conformes à la nouvelle norme chinoise pour le réseau ferroviaire à grande vitesse, en pleine expansion. Elles seront assemblées en cinq rames de huit voitures et cinq rames de 16 voitures qui circuleront à 350 km/h et devront être livrées entre le mois d’octobre et la fin de l’année. La valeur totale de ce contrat s’élève à environ 280 millions d’euros.

  • La Renfe vend 1 505 locomotives et véhicules

    La Renfe vend 1 505 locomotives et véhicules

    La branche Renfe Mercancias a mis en vente aux enchères le 16 octobre dernier 74 lots de matériel roulant excédentaire répartis en 20 lots pour les 71 locomotives et 54 lots pour les 1 434 wagons. 58 locomotives sont à voie ibérique (toutes de la série 269 et ses variantes), une à voie normale (la 252.017) et 12 à voie métrique. Pour ces dernières : quatre BB 1500 (1501, 04, 07, 09), quatre BB 1600-1 (1602 à 04, 08), quatre BB 1600-2 (1652, 54, 46, 64). Les wagons sont à voie ibérique (963) et à voie métrique (471). Pour la voie métrique, tous à bogies, cela représente pratiquement la moitié du parc ex-Feve : 266 trémies pour charbon (type TTag), 155 plateformes polyvalentes (SSag), 42 plateformes pouvant transporter des bobines de tôle (Sgh), et huit wagons couverts (JJag). La date limite des offres était fixée au 26 novembre.

  • Tunnel de base du Semmering : un grand chantier sur les ÖBB

    Tunnel de base du Semmering : un grand chantier sur les ÖBB

    Après ceux de la Wienerwald (13 350 m) et de Lainzer (12 300 m), verrouillant l’accès ouest à la capitale autrichienne, les ÖBB ont entamé trois grands ouvrages souterrains intégrés dans des tronçons de ligne nouvelle :
    Koralm, 32,9 km, sur l’itinéraire Graz – Klagenfurt, devant être terminé en 2022 ;
    Brenner, à caractère international, 55 km, sur l’axe Innsbruck – Bolzano – Vérone programmé pour 2025 ;
    Semmering, 27 km, sur le corridor Baltique – Adriatique, entre la Basse-Autriche et la Styrie.
    Ce dernier, dont les premiers travaux remontent à 2014, doit être terminé pour 2026 et raccourcir les relations Vienne – Graz de près de 45 min.
    L’itinéraire actuel, à caractère international, pour les échanges Autriche – Italie, un des plus anciens à travers les Alpes a été créé de 1848 à 1854 avec un tracé très tortueux dont deux lacets, agrémenté de nombreux viaducs et tunnels dont celui sommital à deux galeries à la cote 896, mesurant 1 434/1 512 m, avec courbes descendant à 190 m de rayon et rampes de 25 ‰. La réalisation d’un shunt souterrain (dit variante sud de Pfaffensatel en forme de S) évitant ce parcours peu roulant avec plafond s’abaissant à 50 km/h et très gourmand en engins de traction, va relier Gloggnitz (altitude 439 m) à Mürzzuschlag (681 m) avec déclivités n’excédant pas 8,4 ‰ et une vitesse admise de 250 km/h. Il sera plus court de 15 km que le tracé primitif.
    Confiés en majorité au groupe de travaux publics Marti, les chantiers se déroulent actuellement selon trois lots :
    – lot 1 depuis Gloggnitz, long de 7,5 km, avec point d’attaque intermédiaire à Göstritz ;
    – lot 2.1, central, de 13 km, dit de Fröschnitzgraben, dont une partie forée avec tunnelier ;
    – lot 3, de 6,6 km, vers Mürzzuschlag.

  • Alliance Rail Holdings retoqué sur Londres – Southampton

    Alliance Rail Holdings retoqué sur Londres – Southampton

    Le 1er août 2018, l’office de régulation du rail britannique, the Office of Rail and Road (ORR), a refusé d’accorder au groupe Alliance Rail Holdings Ltd. (ARH) l’autorisation d’exploiter en open access des trains entre Londres Waterloo et Southampton. Sous la marque Grand Southern, ARH avait déposé en novembre 2016 une demande de sillons pour l’exploitation de neuf AR quotidiens Londres Waterloo – Southampton, desservant les gares de Wimbledon, Hook, Basingstoke, Winchester et Eastleigh. ORR a motivé son refus en indiquant que les automotrices électriques, fonctionnant sous 750 V courant continu par troisième rail, Class 442, qu’ARH voulait exclusivement utiliser n’étaient plus disponibles. Cette relation est actuellement exploitée par l’opérateur South Western Railway. Les Class 442, livrées en 1987-1988, ont été utilisées dans le passé par les opérateurs Network South East, South West Trains et Southern-Gatwick-Express. South Western Railways prévoit d’utiliser sur la relation Londres Waterloo – Portsmouth, après modernisation, 18 des 24 Class 442 restant à l’inventaire. ARH, basé à Sunderland, au Royaume-Uni, est détenu depuis 2010 à hauteur de 95 % par Arriva UK Trains Ltd., filiale à 100 % de la DB, les 5 % du capital restant appartenant à cinq investisseurs privés. ARH avait été créé en 2009 dans le but d’exploiter en open acces des trains directs dans le nord-ouest de la Grande Bretagne et sur les lignes des côtes Est et Ouest. En août 2015, l’ORR avait autorisé ARH à exploiter en open access dès 2019 des trains sur les lignes des côtes Est et Ouest avec du matériel utilisé auparavant par Virgin. Fin 2019, ARH, qui avait obtenu l’accord de l’ORR en juin 2018, devrait exploiter ses premiers trains sur la relation Londres Euston – Blackpool Nord.

  • Gros succès en Allemagne  pour les Traxx 3 de Bombardier

    Gros succès en Allemagne pour les Traxx 3 de Bombardier

    En 2011, alors que Siemens développait sa gamme de locomotives Vectron série 193, Bombardier Transportation présentait sa première locomotive électrique Traxx, qui devait succéder à la Traxx 2. Désignée Traxx 3, elle connaît déjà un succès dans sa version AC en version fret, avec, début juin 2018, 56 exemplaires de DB Cargo en service. Elle sera également déclinée dans les versions DC 3 et MS 3. La réussite plus générale de la plateforme Traxx, lancée il y a 20 ans, s’en trouve ainsi encore confortée.

    En 1997, Bombardier Transportation avait lancé sa gamme de locomotives Traxx AC 1, monocourant 15 kV 16 2/3 Hz, numérotées dans les série 145 pour les locomotives de DB Cargo et 146 pour les locomotives de DB Regio. En 2000, ce fut le tour des Traxx AC 1 en version 15 kV 16 2/3 Hz, 25 kV 50 Hz ou bifréquence, comme les séries 146.1 DB Regio, 185 DB Cargo, les 185 Beacon Rail, Alpha Trains, Captrain, TX Logistics, MRCE et ITL, ME 146 LNVG, Re 482 CFF Cargo et 485 BLS Cargo, et 4000 CFL.
    En 2004 fut développée la série Traxx 2 en deux variantes :
    – AC 2 courant alternatif, comme en 15 kV 16 2/3 Hz les 185.2 de DB Cargo, les Re 1423 à 1438 de Green Cargo, 241 d’HectorRail, les 146.5 de DB Fernverkehr et les 146.2 de LNVG ou DB Regio, ou en 25 kV 50 Hz comme les 480 MAV ;
    – MS 2 multisystème 3 000 V courant continu 15 kV 16 2/3 Hz, comme la série 484 CFF Cargo.
    En 2006, la gamme Traxx 2 Evolution était lancée en trois variantes :
    – MS 2 e multisystème, comme les séries 186 Railpool, Alpha Trains, Macquarie European Rail, ECR, Akiem, NS, Rhenus Rail ou Lokomotion, les 386 de Metrans ou RegioJet en cours de livraison, et les Re 486 de BLS Cargo,
    – DC 2 e courant continu, uniquement en 3 000 V, avec les séries 253 de la Renfe ou de Comsa à voie ibérique, 483 d’Alpha Trains, d’Akiem, du FNM, de GTS Rail, Ferrotramvaria, ou de Ferrovie Adriatico Sangritina Srl en Italie, et 5170 de Koleje Mazowieckie, d’Akiem ou de Railpool en Pologne ;
    – DE diesel à transmission diesel électrique.
    En 2011, Bombardier lança sa troisième génération de Traxx, les Traxx 3. La première locomotive électrique Traxx AC 3 LM 187.001-3 en version Last Mile (LM) pour le service fret, numérotée dans la série 187, avait été présentée en mai 2011 à la Foire transport et logistique de Munich en livrée Railpool. Issues de la plateforme Traxx, les Traxx troisième génération ont une longueur de 18,90 m et partagent un certain nombre d’éléments avec les générations précédentes, comme les tampons, les attelages, les portes des cabines, les vitres. Elles sont fabriquées sur le site Bombardier de Cassel. Elles répondent aux euro-normes EN 15227 (crash-test) et l’EN 12663 (résistance des structures des matériels). En mode électrique sous 15 kV 16 2/3 Hz ou 25 kV 50 Hz, les Traxx AC 3, de type Bo’Bo’, développent une puissance 5 600 kW.