Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Réaménagement de la gare de Madrid Chamartin

    Réaménagement de la gare de Madrid Chamartin

    L’ouverture de la gare de Chamartin, nouvelle gare terminus au nord de Madrid, dans le quartier du même nom a lieu le 9 février 1967, ce qui a nécessité le raccordement et le remaniement des lignes du nord de l’agglomération et de ceinture à voie large. Une douzaine de voies à quai longues en impasse avec bâtiment principal frontal sont créées, tandis qu’un premier tunnel de 7 900 m dit de la Risa sous la ville permet la jonction avec la gare d’Atocha et est utilisé pour le trafic de banlieue et de mouvements à longue distance Nord – Sud. À l’origine, la traction électrique fait appel au 1,5 kV continu transformé un peu plus tard en 3 kV.
    Alors que la grande vitesse se développe à partir du terminus d’Atocha vers Séville, Barcelone et Grenade, celui de Chamartin est le point de départ le 22 décembre 2007 de la LAV vers Ségovie, Valladolid, électrifiée en 25 kV avec voie standard. Ce qui suppose la création d’un pinceau de six voies longues à quai sur le flanc droit de la gare. En 2008, un second tunnel sous la ville est foré sur 8 254 m qui absorbe avec le premier les mouvements Cercanias C 1, C 2, C 3, C 4, C 7, C 8 et C 10.
    Avec l’expansion des lignes nouvelles dans le quart nord-ouest du pays vers Leon, Zamora, Orense et bientôt vers le Pays basque, un plan d’envergure de 237,6 millions d’euros a été décidé pour remodeler l’avant gare de Chamartin et adjoindre quatre voies à écartement européen de plus (22-25). En sus, il sera procédé à l’agrandissement du hall, au remplacement des escalators par des rampes pour handicapés et à la création d’un espace dédié à l’enregistrement et aux contrôles de sécurité des passagers AVE.
    Dès l’été 2019 le troisième tunnel de la Risa, sous 25 kV, long de 7 300 m, sera enfin exploitable avec deux voies standards sans gares intermédiaires, ce qui autorisera le passage d’AVE et autres Alvia, effectuant des liaisons interconnectées Nord – Sud.

  • Royaume-Uni : LNER exploite la franchise de la ligne de la côte Est

    Royaume-Uni : LNER exploite la franchise de la ligne de la côte Est

    Le contrat pour l’exploitation de la franchise InterCity East Coast assuré depuis le 1er mars 2015 par Virgin Trains East Coast (VTEC), détenu à 90 % par Stagecoach et à 10 % par le groupe Virgin, a pris fin le 24 juin 2018. Les nouvelles propositions de VTEC n’auront donc pas convaincu le ministère des Transports britannique, qui en a informé par le biais de son secrétaire d’État le 16 mai 2018 la Chambre des communes. Cette franchise est renationalisée et son exploitation confiée à l’opérateur public London North Eastern Railways (LNER), créé à cet effet. LNER est également le nom porté par la compagnie de chemins de fer créée en 1923, qui exploitait un réseau de près de 10 000 km et nord et à l’est de Londres, jusqu’à la nationalisation de 1948 et la création de British Railways. LNER est chargé également de mettre en œuvre en partenariat avec le gestionnaire public de l’infrastructure britannique Network Rail, le plan d’amélioration de la desserte de la côte Est, proposé par Virgin en 2014, et qui aboutira à l’horizon 2020 à la création de l’unité d’affaires East Coast Partnership, chargée de gérer aussi bien l’infrastructure que l’exploitation de la ligne de la côte Est (ECML). LNER absorbera également en 2021 les prestations de banlieue sur la ligne de l’ECML, actuellement assurées par Govia Thameslink Railways. La desserte du Yorkshire et de l’Écosse par la ligne de la côte Est confiée, moins de 3 ans après la privati­sation de la franchise East Coast, à nouveau à un groupe public amorce peut-être le début de la renationalisation des Chemins de fer britanniques, souhaitée selon les sondages par une majorité de Britanniques.

  • La flotte Astoro des CFF remise à niveau

    La flotte Astoro des CFF remise à niveau

    Les ETR 610/RABe 503 des CFF, rebaptisés Astoro, souffraient d’un certain nombre de problèmes tant sur le plan technique que sur celui des aménagements de confort. Ils bénéficient actuellement d’une rénovation qui s’achèvera en 2021.

    La flotte Astoro des CFF se compose de sept ETR 610 (005-6, 006-4, 007-2, 009-8, 010-6, 013-0, 014-8) ainsi que de 12 RABe 503 (1) et bénéficie d’interventions visant à l’améliorer ou à la moderniser. Ces opérations concernent les rames des première (ETR) et seconde (RABe) commandes et sont en grande partie menées par Alstom à Savigliano. Rappelons que la situation prévalant sur le Gothard en 2016 (taux de ponctualité de 82 % et 31 % des retards imputables aux matériels roulants) a nécessité de traiter plusieurs problèmes techniques. Certains concernaient les ETR 610 et les RABe 503, d’autres étant plus spécifiques à l’une ou à l’autre sous-série. Parmi les aléas communs figurent alors le frein d’immobilisation et un bug survenant principalement lors de la commutation 15 kV 16,7 Hz/3 kV. Le fonctionnement des systèmes embarqués d’information, utile au confort des voyageurs et nécessaire à la sécurité dans les tunnels de base, souffre pour sa part de dérangements sporadiques. La climatisation suscite aussi des doléances (surtout avec les ETR 610), tout comme le fonctionnement de certains équipements de la voiture-restaurant. Enfin, les ETR 610 sont affectés d’origine par une mauvaise étanchéité des cuves de rétention des toilettes. En revanche, le fonctionnement de l’ensemble GSMR-ETCS s’avère particulièrement stable pour les ETR 610 comme pour les RABe 503. Globalement, la situation a été prise très au sérieux. Les CFF et Alstom ont constitué une « task force » afin d’analyser les difficultés et de remédier aux problèmes. Des mesures curatives seront rapidement appliquées. Utile à la pendulation, l’hydraulique (pompes et vérins) qui pâtit de fuites (particulièrement sur les ETR 610), est ainsi traitée à Bâle, par le remplacement de pièces défectueuses. Les CFF estiment aujourd’hui que la démarche a permis d’améliorer nettement la fiabilité et la disponibilité des trains. Mais on ne sait pas à ce stade si les résultats atteints par les RABDe 500 alias ICN (mètre-étalon en la matière auprès des CFF…) ont été égalés.
    Cette phase est intervenue avant la campagne de remise à niveau et de révision qui a pour sa part débuté en 2017 à Savigliano. À cette occasion, les ETR 610 bénéficient spécifiquement d’un assainissement qui porte sur : le dispositif de pendulation au niveau des bogies, une remise à jour des logiciels ETCS, la climatisation et les espaces dédiés aux Voyageurs. Les toilettes sont améliorées et le système anti-incendie, obligatoire en Italie en 2021 et déjà présent sur les RABe 503, est installé.

  • Innsbruck réceptionne ses Flexity

    Innsbruck réceptionne ses Flexity

    La livraison est en cours pour les 20 nouveaux trams Flexity commandés par la ville autrichienne d’Innsbruck suite à un appel d’offres lancé en 2014. Résultat presque sans surprise, c’est Bombardier Transport qui a remporté ce marché, le constructeur ayant déjà livré des Flexity à l’occasion d’une précédente commande. Le premier exemplaire des 20 nouveaux Flexity est arrivé à Innsbruck dans la nuit du 13 au 14 mars. Le marché comprend également une option pour 10 autres exemplaires. 11 seront affectés à la ligne 5 et huit trams à la ligne 8, le dernier étant réservé en secours. Ils sont bidirectionnels comme leurs prédécesseurs, dont ils conservent les mêmes caractéristiques : 28,8 m de long, 40,8 t et une vitesse limite de 70 km/h.

  • Le prolongement du tramway de Luxembourg en service

    Le prolongement du tramway de Luxembourg en service

    Le 21 mai, la première rame du tramway de Luxembourg a effectué des essais sur le prolongement vers Étoile. Ces essais, dans le cadre de la seconde phase du projet, au-delà du terminus actuel de Pont Rouge, se sont déroulés de nuit pour ne pas perturber l’exploitation de la ligne. Ils ont notamment permis de valider le système de circulation par biberonnage, sans ligne aérienne de contact, développé par le constructeur CAF. Après une phase de tests et de marches à blanc réalisés durant l’été, la mise en service du prolongement est effective depuis le 27 juillet. Le tramway sera gratuit sur l’ensemble de la ligne jusqu’au 16 septembre.

  • Fin des rames MR 63 à Montréal

    Fin des rames MR 63 à Montréal

    Une page se tourne pour le métro de Montréal. Les rames MR 63, en ligne depuis l’ouverture du réseau en 1966, ont été définitivement retirées du service en juin dernier. Ce matériel sur pneus directement inspiré du MP 59 parisien a été progressivement chassé par l’arrivée des nouvelles rames Azur du consortium Bombardier-Alstom. Emblématique du réseau montréalais, le MR 63 ne disparaît pas totalement du paysage puisque plusieurs projets urbains et artistiques vont permettre de réemployer ses voitures à d’autres usages.

  • Vent de renouveau dans le Val-de-Travers

    Vent de renouveau dans le Val-de-Travers

    Exploitée par TransN et les CFF, la ligne Neuchâtel – Buttes bénéficie d’un programme de rénovation qui concerne pour le moment la gare de Fleurier mais qui touchera bientôt d’autres gares de la ligne.

    La gare de Fleurier (canton de Neuchâtel, Suisse) a fait peau neuve. Elle n’a plus véritablement le statut de gare de bifurcation – la ligne vers Saint-Sulpice a perdu toute activité commerciale régulière –, mais elle n’en demeure pas moins un centre ferroviaire important. Des installations modernes viennent d’y être créées et la maintenance du matériel TransN à voie de 1 435 mm y est menée.
    Fleurier (alt. 741 m) est desservi par rail depuis 1883. C’est le Régional Val-de-Travers (RVT) qui exploite à sa mise en service la ligne Travers – Saint-Sulpice (10,46 km). Celle-ci est connectée à la ligne internationale Neuchâtel – Pontarlier opérée dès 1860 par le Franco-Suisse, puis par les compagnies du Suisse-Occidentale, Suisse-Occidentale-Simplon, Jura-Simplon et enfin par les CFF. Le RVT ouvrira en 1886 la courte section Fleurier – Buttes (3,13 km), celle-ci étant toujours en activité de nos jours. L’ensemble sera électrifié en 1944. Mais l’antenne de Saint-Sulpice, sur laquelle ne circule plus de trafic voyageurs depuis 1973 et que seuls les convois du Vapeur Val-de-Travers (VVT) empruntent encore sporadiquement, a perdu sa ligne de contact et son bloc de cantonnement. Fondée en 1881, la compagnie du RVT sera intégrée en 1999, avec les Chemins de fer des Montagnes neuchâteloises (CMN) et les Transports du Val-de-Ruz (VR), aux Transports régionaux neuchâtelois (TRN). Ces derniers fusionneront avec les Transports publics du littoral neuchâtelois (TN) en 2012, afin de former les Transports publics neuchâtelois SA (TransN). TransN (27 515 586 voyageurs en 2016) a la charge de réseaux routiers et ferroviaires, avec les lignes à voie métrique Boudry – Place Pury, La Chaux-de-Fonds – Les Ponts-de-Martel et Le Locle – Les Brenets (29,17 km au total). Malgré son linéaire modeste, l’écartement standard européen n’est pas en reste auprès de TransN et bénéficie de substantiels investissements. 45 millions de francs suisses sont ainsi prévus sur Travers – Buttes d’ici à fin 2023. Les premières études concernant le renouvellement de la gare de Fleurier ont débuté en 2008. Mais le dossier de procédure d’approbation des plans (PAP) ne sera déposé qu’en 2012. La décision favorable au projet est rendue début 2015, permettant le lancement des travaux préliminaires en mars de la même année. Ces interventions seront rapidement suivies par une phase bien plus intense de refonte complète des installations. Le plan de voies, la ligne de contact, les différents réseaux et le système de sécurité (un nouvel enclenchement doublé d’une télécommande, utilisables à terme depuis La Chaux-de-Fonds) seront totalement rénovés jusqu’en avril 2017. Les principales difficultés rencontrées ont découlé de la construction d’un nouveau pont sur le Buttes et du ripage des voies sur ce dernier. Par ailleurs, la plupart des travaux ont été menés pendant l’exploitation commerciale, ce qui a nécessité de créer un quai provisoire et ce qui a généré des tensions sur le plan de l’organisation. Le coût du projet est de 18 millions de francs suisses. Enfin, les dossiers PAP pour le renouvellement complet des installations de la gare de Buttes et de la halte de La Presta ont été déposés auprès de l’OFT en avril dernier.

  • Niederbühl : un incident coûteux

    Niederbühl : un incident coûteux

    C’est à Niederbühl, sur la commune de Rastatt (Bade-Wurtemberg), que, le 12 août 2017, les voies de la magistrale Mannheim – Bâle s’affaissaient en raison des travaux du futur tunnel de Rastatt, à la hauteur du portail sud, pour la nouvelle ligne. La ligne avait été coupée pendant 51 jours newzpharmacy.com. Les estimations portent à près de 2 milliards d’euros le coût de l’interruption de plus de 8 200 trains, remplacés par des trains détournés pour les voyageurs, ou pour le fret par des camions (alors que l’autoroute Hafraba – Hansestädte Hamburg – Frankfurt – Basel est de plus en plus saturée) ou des péniches sur le Rhin. Le trafic s’écoule toujours, mais à vitesse réduite. La télévision allemande ARD parlait d’une baisse de 20 % de commandes par le chemin de fer en raison de la vulnérabilité de la ligne. Les CFF annonçaient de leur côté une perte de près de 23 millions d’euros. Les travaux continuent toujours, l’achèvement du tunnel étant prévu pour 2022. On espère…

  • Fribourg aura son réseau S-Bahn en 2020

    Fribourg aura son réseau S-Bahn en 2020

    Les grandes agglomérations allemandes disposent depuis très longtemps d’un système de desserte urbain et interurbain puissant, en étoile, cadencé, avec du matériel électrique dédié. Outre les grandes métropoles de Berlin, Hambourg, Cologne et la de la Ruhr, de Francfort, Stuttgart, Nuremberg et Munich, d’autres localités du territoire géré par la DB disposent de tels réseaux comme Rostock, Magdebourg, Leipzig/Halle, Dresde, Brême, Hanovre, Rhin-Main-Neckar, Karlsruhe, Bâle Bad Bf.
    À son tour, la dynamique métropole de Fribourg-en-Brisgau en pays de Bade, proche de la frontière française forte de 229 000 habitants, va disposer en 2020 d’un réseau S-Bahn très structuré intégrant à la fois :
    – des axes électrifiés : Offenbourg – Bâle, Müllheim Bade – Neuenburg, Fribourg – Neustadt Schwarzwald (Höllentalbahn) avec son antenne Titisee – Seebrugg, tous gérés par la DB, Bad Krozingen – Münstertal (Münstertalbahn), exploité par la Sweg ;
    – des lignes secondaires en traction thermique, cas de Fribourg – Breisach, Breisach – Riegel, Riegel – Gottenheim (Kaiserstuhlbahn) et Denzlingen – Elzach (Elztalbahn).
    Ces deux dernières vont être électrifiées en 15 kV ainsi que le prolongement Neustadt – Donaueschingen. Des aménagements se­­ront réalisés dans de nombreuses gares pour allonger les quais. Une desserte renforcée allant jusqu’à une fréquence de 15 min en pointe sera alors proposée avec des dessertes diamétrales pour Breisach – Neustadt. Les rames à deux ni­­veaux actuelles avec machines 146 seront remplacées par des compositions de rames automotrices Desiro hybrides de Siemens avec deux motrices encadrant des voitures à deux niveaux récupérées des automotrices DTZ du S-Bahn de Zurich.

  • Une nouvelle gare-frontière  entre l’enclave de Kaliningrad  et la Lituanie

    Une nouvelle gare-frontière entre l’enclave de Kaliningrad et la Lituanie

    Début octobre 2017, les RZD ont mis en service une nouvelle gare-frontière à Tchernichevskaya, située juste à la frontière avec la Lituanie, entraînant une réduction des temps de contrôle et donc une augmentation du trafic passagers et surtout fret.

    Les Chemins de fer russes (RZD) avaient lancé en 2005 la construction d’une nouvelle gare-frontière mixte voyageurs-marchandises à Tchernichevskaya, sur la ligne Kaliningrad – Vilnius, par où transitent les trains de voyageurs et de fret entre la Fédération de Russie et l’enclave russe de Ka­­li­­ningrad. La nouvelle gare de Tcher­­ni­­chevskaya est située à 900 m de la frontière et à 1,5 km de la gare-frontière lituanienne de Kybartai. La nouvelle gare abrite les cheminots, les gardes-frontières, les douaniers et les services sanitaires, ce qui permet de gagner du temps dans les contrôles, qui durent 45 min pour les trains de voyageurs et 2 heures 30 pour les trains de fret. Avant l’ouverture du point-frontière de Tchernichevskaya, qui a eu lieu le 2 octobre 2017, toutes les opérations de contrôles frontaliers russes avaient lieu en gare de Nesterov, située à 11,1 km de la frontière russo-lituanienne. Quelques trains de fret étaient inspectés à Tcherniakhovsk. La nouvelle gare permet le contrôle, par jour, de 24 paires de trains de fret, soit une augmentation de 50 % des capacités et de 10 trains de voyageurs. Dans un avenir proche, les capacités de la gare pourront être portées à 32 paires par jour, portant ainsi la capacité annuelle de la gare à 32 millions de t de fret.
    En trafic voyageurs, on dénombre au service annuel 2018, un AR quotidien Moscou Belorusskaya – Kaliningrad (train G 29 CH/G 30 CH), un AR périodique Moscou Belorusskaya – Kaliningrad (train G 147 CH/G 148 CH), un AR périodique Tcheliabinsk – Kaliningrad (trains 425 U/426 CH) et un AR périodique Adler – Kaliningrad (trains 359 CH/360 CH) et un AR périodique Saint-Pétersbourg – Kaliningrad (trains G 79 CH/G 80 CH). La remorque de ces trains est assurée côté russe par une locomotive TEP 70 du dépôt, qui effectue le trajet Kaliningrad – Kybartai (152 km) et retour. En Lituanie, la traction de ces trains est assurée sur le parcours Kybartai – Vilnius et retour par une TEP 70 BS ou une TEP 70 des LG.