Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Contargo : une nouvelle liaison fret entre Coblence et Rotterdam

    Contargo : une nouvelle liaison fret entre Coblence et Rotterdam

    Contargo, entreprise allemande sise à Duisbourg (415 millions d’euros de CA en 2016), opérateur de transport combiné de conteneurs et gestionnaire d’un réseau de terminaux multimodaux en Europe, étend son offre ferroviaire.

    Le 12 janvier, une nouvelle liaison entre Rotterdam et Coblence, Koblenz Multimodal Express, a démarré pour la première fois de Rotterdam, avec une fréquence de deux AR par semaine à jour fixe.

    Depuis cette date, le train quitte Rotterdam tous les lundis et jeudis, et repart de Coblence dans la direction opposée les mardis et vendredis. L’arrivée à destination se fait le lendemain. À Rotterdam, le train circule entre les terminaux RSC, APMT 1, ECT et Euromax, avec une liaison possible vers les terminaux APMT 2, RWG, RST nord et sud.

  • Le REM révolutionne les transports publics de Montréal

    Le REM révolutionne les transports publics de Montréal

    Face au métro et aux trains de banlieue, Montréal devrait bientôt compter un tout nouveau mode de transport. Le Réseau électrique métropolitain (REM), transport sur rails léger automatisé, pourrait compléter l’offre dès 2020 dans une perspective aux effets multimodaux limités.

    L’agglomération de Montréal, qui s’étire sur une Île de 70 km de long, n’est accessible qu’après la traversée de ponts ou de tunnels sur le Saint-Laurent au nord et au sud. En parallèle, un important réseau routier est pris d’assaut par un grand nombre de véhicules aux heures de pointe à l’image de la « métropolitaine 40 », qui permet une traversée de la ville. Le quadrillage rectiligne de la voirie, avec ses longues avenues dont seules certaines donnent accès aux ponts, conduit à des saturations très en amont de ces ouvrages. Ainsi, les traversées fluviales constituent autant de goulots d’étranglement impossibles à éviter.

    Après la suppression du très étendu réseau de tramways en 1959, la ville s’est lancée dans la construction d’un métro avec l’aide de la Sofretu, filiale de la RATP. Ce système de transports novateur pour l’époque s’appuie sur la technologie du métro sur pneus, exporté pour la première fois à l’international. Le gabarit étroit de 2,50 m est retenu sur des rames allongées à 152 m offrant une capacité de près de 1 000 voyageurs. Après une première ligne ouverte en 1966, le métro, exploité par la STM (Société des transports de Montréal), se développe d’abord rapidement se déployant sur des axes nord – sud et est – ouest.

    Malheureusement, cette dynamique est progressivement ralentie à mesure que les financements passent de l’autorité municipale au pouvoir provincial. Le réseau de quatre lignes s’étend aujourd’hui sur 70 km, ne franchissant le fleuve qu’au sud avec la courte ligne Jaune et au nord sur la ligne Orange vers l’île de Laval. En dehors de cette desserte concentrée sur le coeur de la ville, le métro peine à créer des pénétrantes vers l’est de l’Île. La ligne Verte amorce cette desserte au sud-est, mais le prolongement de la ligne Bleue vers Anjou au nord-est est en panne depuis près de 30 ans.

    Face à ce réseau de métro qui reste inachevé, les autobus n’offrent qu’une réponse partielle. Les voies réservées sont peu courantes et le parcours tortueux de certaines lignes comme leurs cadences nuisent à l’efficacité du service.

  • Suisse : premier bilan pour le TBG

    Suisse : premier bilan pour le TBG

    Les CFF dressent, après 57 jours d’exploitation des 57 km du TBG (tunnel de base du Gothard), un premier bilan positif. 2 816 trains de voyageurs et 3 980 convois de fret l’ont déjà emprunté. La fréquentation via le TBG a atteint plus de 8 800 voyageurs quotidiens pendant la période des fêtes, contre environ 500 sur la ligne de faîte. Ce résultat correspond à une hausse de 30 % par rapport à l’année précédente et montre que la quasi-totalité des capacités à disposition ont ponctuellement été consommées.

    À l’approche de Pâques, les CFF vont inciter les clients, se déplaçant de et vers le Tessin, à réserver leur place. Parallèlement, la ponctualité est passée de 79,6 % à 86,8 %. Des problèmes persistent avec les EC en provenance d’Italie – le retard moyen à Chiasso est de 8 min mais est en général rattrapé en Suisse – alors que 43 circulations ont dû être supprimées. La composition de réserve, positionnée au Tessin, a permis de limiter les répercussions de ces aléas sur le trafic national.La tenue en service des ETR 610 a pu poser problème et a nécessité, pour les sept rames CFF déployées aux côtés des rames TI, des travaux de maintenance.

    Pour sa part, le trafic fret se déroule très convenablement, même si les capacités à disposition ne sont pas encore pleinement utilisées. Quelques trains demeurent tracés par la ligne sommitale, principalement lors des périodes de maintenance du TBG. Le nombre moyen de trains a été, pendant la période considérée, de 100 par jour, soit 410 000 t ou encore l’équivalent de 3 600 passages routiers.

  • Seconde carrière en Serbie pour les Be 4/6 bâlois

    Seconde carrière en Serbie pour les Be 4/6 bâlois

    Un an après la radiation des derniers tramways Düwag de la BVB (Basler Verkehrs-Betriebe), c’est le tour aujourd’hui des premiers Be 4/6 qui, comme leurs prédécesseurs, retrouvent une nouvelle fonction à Belgrade. La capitale serbe possède déjà 46 tramways Düwag et 10 remorques rien que pour les BVB ! Le premier lot de Be 4/6, parti de Bâle le 18 janvier dernier comportait les éléments 659, 661, 674 et 685.

    Ces tramways ont été construits en 1990 et 1991 à Pratteln, près de Bâle, par Schlinder Wagon AG sur la base des Be 4/4 (toujours en service à Bâle). Les BVB en ont reçu 28 exemplaires qui ont été modifiés de 1997 à 1999 avec l’adjonction de la caisse centrale. Dans le même temps, les BVB continuent à recevoir les Flexity de Bombardier en version longue et courte, reprenant au Be 4/6 les lignes 15 et 16. Prochaines expéditions des Schlinder en avril, juillet et novembre 2017 et toujours convoyés par le rail. Dès lors, une nouvelle carrière débute pour les « cornichons » (dénommés ainsi en raison de leur longueur et de leur couleur verte) bâlois après avoir cumulé en moyenne 1,5 million de km à Bâle.

  • Voyage en Israël

    Voyage en Israël

    Petit pays par sa superficie, Israël est quadrillé par un réseau ferré au fonctionnement efficace, qui a bénéficié, dans les années 90, d’un vaste programme de modernisation et d’extension. Nous vous invitons à partir à sa découverte.

    Arrivé le lundi 11 avril par un temps pluvieux à l’aéroport Ben Gourion, la porte d’entrée pour tous les voyageurs allant en Israël. Je me retrouve à l’extérieur du terminal 3 qui communique directement avec la gare ferroviaire. Un coup d’oeil sur le plan du réseau décliné façon RER permet de repérer toutes les lignes desservant le pays. Des portiques de contrôle sont installés dans le hall aussi bien à l’entrée qu’à la sortie des quais. Ce dispositif est valable dans toutes les gares. Cette ligne en provenance de Modiin (et bientôt de Jérusalem), terminée en 2007, à destination de Tel Aviv, n’est distante que de 20 km de l’aéroport. Le billet au distributeur, pour un trajet vers Jérusalem m’en coûtera l’équivalent de 5 euros, avec la correspondance à Tel Aviv pour un parcours d’environ 100 km : du TER bon marché confortable et propre. Comme il n’y a qu’une seule classe pas de problème de place. Après une dizaine de minutes de trajet, arrivée à la gare de HaHagana, où j’emprunte un IC 3, similaire aux automoteurs danois, à destination de la Ville sainte, qui sera atteinte en 1 heure 20.

    Premier arrêt à Lod (anciennement Lydda), important noeud de communication, ensuite Ramla, puis bifurcation et voie unique, arrêt à Bet Shemesh, et c’est là que débute la partie la plus belle de la ligne, qui serpente dans les collines de Judée. Elle a été modernisée il y a une quinzaine d’années, mais sa sinuosité ne permet guère de dépasser les 60 km/h. Peu avant le terminus, le train frôle la frontière avec la Cisjordanie et l’on aperçoit le village de Bittir, qui possédait avant 1948 sa propre gare. Et pour finir, la nouvelle gare de Jérusalem Malha, décalée de 5 km en aval par rapport à l’ancienne en raison des « nuisances » sonores. Et c’est tout le problème : à l’arrivée, pas de bus sur le parvis, mais beaucoup de taxis, et il faut traverser un marché, emprunter un escalier pour trouver un arrêt. À force de demander aux chauffeurs, j’ai fini par en trouver un qui m’a déposé à la gare routière, bien desservie par le tramway et, en 2018, par la nouvelle ligne électrifiée d’une soixantaine de kilomètres vers Tel Aviv qui sera à environ 20 min. La concurrence sera rude.

  • MEV, un prestataire pour le ferroviaire suisse

    MEV, un prestataire pour le ferroviaire suisse

    Cette société allemande a pour spécialité de former et prêter des conducteurs pour le compte d’opérateurs ferroviaires. Les prestations de sa filiale suisse sont très appréciées dans la Confédération, notamment des CFF, qui ont fait appel à MEV en 2015.

    La réorganisation du ferroviaire en Europe et les caractéristiques économiques de certains pays favorisent l’apparition de « nouveaux » prestataires. En effet, de plus en plus de compagnies privées proposent aux autorités organisatrices et aux entreprises ferroviaires (EF) leurs services dans des domaines clés. Il s’agit notamment de la location et/ou de la formation de conducteurs, prestations que la société MEV assure désormais en Suisse pour le compte de nombreux clients.

    Le groupe MEV mbH a été fondé en 1999 à Mannheim par HSM Holding Munich et compte aujourd’hui quatre filiales : Allemagne, Autriche (2005), Suisse (2002) et Pays-Bas (2004). En 2015, son chiffre d’affaires a été de 80 millions d’euros dont 75 % proviennent de la formation et de la mise à disposition de conducteurs de travaux, de manoeuvres et de ligne. Sont également inclus à ce poste l’établissement et le suivi des roulements (24 heures/24, 7 jours/7) et le conseil apporté aux EF au niveau de la réglementation. La surveillance et la protection des chantiers représentaient en 2015 20 % du CA, tandis que les services fournis dans les domaines des communications et de la signalisation comptaient pour 5 %.

    MEV Suisse comptabilise actuellement 138 collaborateurs dont 80 conducteurs (pour plus de 600 au niveau du groupe) (1), ainsi que plusieurs visiteurs, surveillants de travaux, monteurs, formateurs et examinateurs certifiés par l’OFT. MEV Suisse n’a ni licence, ni engin de traction et opère avec les moyens de ses clients qui sont des EF helvétiques (réseaux principal et métrique) ou étrangères, actives dans le domaine du transit. Ses agents de conduite bénéficient d’un contrat de durée indéterminée – la société en assume le risque – et sont « loués » pour des missions plus ou moins longues (de trois à 12 mois). Il s’agit souvent d’aider une EF à absorber un pic d’activité ou encore à assurer le service, malgré les périodes de vacances, une épidémie de grippe ou des circonstances « extraordinaires ».

  • S-Bahn de Nuremberg : la revanche de la DB

    S-Bahn de Nuremberg : la revanche de la DB

    Le BEG, l’organisme bavarois chargé des appels d’offres concernant les transports régionaux ferroviaires, a annoncé le 19 décembre 2016 que finalement la DB avait remporté celui pour l’exploitation du réseau de S-Bahn de Nuremberg, à compter de décembre 2018, et ce pour une durée de 12 ans.

    Ce revirement fait suite aux recours judiciaires que la DB avait engagés contre la première décision de décembre 2015 du BEG d’attribuer l’exploitation de ce réseau à la filiale allemande du britannique National Express. DB Regio Franken avait la charge, depuis son inauguration en septembre 1987, de ce RER, composé de quatre lignes. S’y ajoutera à partir de décembre 2018 la nouvelle ligne S-5 Nuremberg – Allersberg. Beau succès pour la DB, qui conserve cet important réseau (16 millions de passagers transportés par an).

  • Slovénie : les Pendolino 310 modernisés

    Slovénie : les Pendolino 310 modernisés

    Les Chemins de fer slovènes (SZ) ont retiré du service, le 11 décembre 2016 pour une durée de six mois, leurs trois automotrices électriques Pendolino série 310. Ces dernières, mises en service en 2000, vont être modernisées, avec entre autres l’installation du Wi-Fi. Tricaisses, construites en 2000 par Fiat Ferroviara, elles fonctionnent sous 3 000 V continu, développent une puissance de 1 960 kW, sont aptes à 200 km/h, mais ne roulent en Slovénie qu’à 160 km/h, vitesse qui n’est praticable que sur de courts tronçons de la ligne Zidani Most – Maribor. Au service annuel 2017, elles sont engagées sur les lignes Ljubljana – Maribor et Ljubljana – Murska Sobota, où leur système de pendulation active leur permet de circuler à des vitesses supérieures de 10 à 25 km/h à celles des matériels classiques.

  • Le réseau électrique de Sarre attribué à Vlexx et à la DB

    Le réseau électrique de Sarre attribué à Vlexx et à la DB

    Les autorités régionales des transports de Sarre et de Rhénanie- Palatinat ont annoncé, le 11 janvier 2017, le résultat de l’appel d’offres européen concernant l’exploitation du réseau électrique de Sarre, pour une durée de 15 ans à compter de décembre 2019. La DB a obtenu le lot 1, qui comprend la relation Kaiserslautern – Sarrebruck – Trèves – Schweich, et qui représente un volume de 3,2 millions de kmtrains par an. Vlexx a remporté le lot 2, qui comprend les relations, exploitées jusqu’alors par DB Regio, Sarrebruck – Lebach Jabach, Sarrebruck – Neubrücke, Sarrebruck – Neunkirchen – Hombourg et Hombourg – Illingen, qui représente 2,3 millions de km-trains par an.

    Le personnel de la DB sera repris par Vlexx. La DB engagera des nouvelles automotrices Coradia Continental, et Vlexx des nouvelles automotrices électriques Talent 3 et, provisoirement, des autorails Lint sur la ligne Sarrebruck – Lebach Jabach, qui ne sera électrifiée qu’en 2024. Vlexx, du groupe DLB, filiale de l’italien Netinera (FS), exploite déjà, depuis 2014, 620 km de lignes.

  • Suisse : le TBG opérationnel !

    Suisse : le TBG opérationnel !

    Le SA 2017 a été marqué en Suisse par la mise en service commercial du tunnel de base du Gothard (TBG). Du 11 au 12 décembre, 58 trains de voyageurs et 102 trains de fret ont été concernés, sans perturbation majeure. Seul un train de fret a dû être remorqué hors du TBG (suite à une panne) alors qu’un train de voyageurs a été retardé et qu’un autre a été détourné par la ligne de faîte. Les vitesses pratiquées sont de 100 km/h pour les trains de marchandises et de 200 km/h pour les trains de voyageurs. Cette mise en service intervient à la suite d’une longue période de tests, marquée par deux journées d’exploitation pratiquement « grandeur nature » du TBG. Ce dernier a ainsi déjà été emprunté le 14 novembre 2016 par 40 trains de fret et 48 trains de voyageurs ainsi que le 29 novembre par 105 trains de fret et 48 trains de voyageurs viagra precio. La mise en service du TBG implique d’importants gains de temps (jusqu’à 35 min) et une notable réorganisation de l’offre, avec notamment l’apparition d’EC Zurich – Venise les week-ends.