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Catégorie : Réseaux français
L’actualité des réseaux ferroviaires français.

Le wagon de fret digital gagne du terrain en Europe
Sur tous les continents, les wagons de marchandises sont équipés d’attelages automatiques, à l’exception d’une partie de l’Afrique et de l’Europe occidentale, où seule la quasi- totalité des automotrices est équipée d’attelages automatiques de type Scharfenberg. Le premier attelage semi-automatique développé par l’inventeur américain Eli Hamilton Janney a été breveté aux États-Unis en 1873. Des essais ont alors été menés sans suite au Royaume- Uni. L’UIC (Union internationale des chemins de fer), fondée en 1922, n’a jamais pu trouver un consensus entre ses différents membres européens pour définir un type d’attelage automatique européen, entre autres en raison de riva- lités entre pays et de la réticence de certains syndicats de cheminots, qui redoutaient une diminution de la charge de travail, même si l’attelage automatique améliorait la sécurité de certains agents.
L’attelage Scharfenberg (Schaku ou Scharf), qui équipe aujourd’hui la quasi-totalité des automoteurs en Europe, a été élaboré en 1903 par l’ingénieur allemand Karl Scharfenberg et breveté en 1904 et 1907. Multifonctionnel et fonctionnant quasiment sans intervention humaine, cet attelage assure automatiquement le couplage de deux éléments automoteurs ainsi que des conduites de frein et des connexions électriques, et ce du tramway aux trains à grande vitesse avec le type 10 qui fait partie des STI (spécification d’interopérabilité). Toutefois ce type d’attelage automatique n’a pas été généralisé pour les wagons de marchandises.

Des travaux interrompent la circulation à Paris-Est
La circulation des trains a été interrompue gare de l’Est durant 48 heures le weekend des 15 et 16 janvier. Une mesure radicale imposée par des travaux sur un pont.
Une gare à l’arrêt ! Les rares personnes qui se sont rendues en gare de l’Est les 15 et 16 janvier ont découvert un lieu désert où seuls quelques égarés, ou mal informés, semblaient s’être donnés rendez-vous. La plupart des 600 trains quotidiens ont été reportés dans d’autres gares (quand c’était possible) ou tout simplement annulés. Pour la banlieue, les dessertes se sont arrêtées bien en amont de Paris, à l’image de la gare de Chelles devenue terminus provisoire, desservie par des bus de substitution.
Alors pourquoi cette situation exceptionnelle qui rappelle l’interruption des circulations à Paris- Lyon lors de la mise en service du nouveau poste d’aiguillage en mars 2017 ? Pas de nouvelle installation cette fois, mais plutôt des travaux sur le faisceau de voies au plus mauvais endroit, juste en sortie de gare. Le BV de Paris-Est a été reconstruit et agrandi en 1931, ce qui lui donne l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. Avant même la pose de la première pierre, trois ouvrages d’art sur la voirie parisienne ont été reconstruits.
Au niveau de la rue Philippe-de- Girard, c’est un pont assez complexe qui est édifié entre 1924 et 1929, en remplacement d’un tunnel. L’ouvrage de 108 m sur 41 de large est en béton armé, un matériau qui s’impose dans les constructions de l’entre-deux-guerres. Avec le temps, certaines parties de la structure ont commencé à se dégrader, nécessitant une intervention plus profonde. Comme l’explique Philippe Quoeurnat, chef de projet chez SNCF Réseau, une dalle de béton avait été ajoutée pour isoler les structures contre les dommages provoqués par les fumées, de la vapeur d’abord, et du diesel ensuite. C’est cette couverture heureusement non essentielle qui s’effritait de plus en plus. Après des opérations de nettoyage réalisées tous les semestres, il est devenu indispensable de supprimer ce plancher inutile et dangereux.
Une opération plus facile à dire qu’à faire. Pour intervenir sur ce pont, il a fallu installer un échafaudage sur quasiment toute la largeur du faisceau de voies. Un montage qui à lui seul a demandé 8 heures de travail. La structure de tubulaires est arrivée jusqu’au niveau de la caténaire, d’où la nécessité évidemment de couper l’alimentation électrique en 25 kV. Ensuite la démolition a été réalisée par des ouvriers spécialisés dans les interventions sur les sites difficiles d’accès. Là, encordés, c’est au marteau piqueur qu’ils ont démoli la dalle sur laquelle ils étaient eux-mêmes installés, d’où la nécessité d’être retenus comme des alpinistes. 60 hommes sont intervenus durant le week-end, se relayant par équipe de 12. Il y avait 30 t de béton à démolir sans évidemment endommager voies et caténaires.
Une véritable course contre la montre s’est donc engagée le vendredi à 22 h après le passage du dernier train et s’est achevée le lundi matin à 3 h 30, heure de reprise du service ferroviaire. Aucun droit à l’erreur sur une opération programmée depuis 4 ans. Ensuite, un simple filet de protection contre les pigeons a été mis en place. Les déblais ont été évacués par un système de toboggan, puis déchargés à la main, avec des brouettes par la plateforme de la future ligne CDG Express. Philippe Quoeurnat explique qu’il n’était pas possible de recourir à un train de travaux sur ce chantier qui a fait l’objet d’une étude de risques. La présence d’un convoi à proximité de l’échafaudage était en réalité bien trop dangereuse. Aussi, la plateforme encore inutilisée de CDG Express s’est révélée déterminante. C’est d’ailleurs grâce à cette emprise sans rails que l’opération a pu se poursuivre le week-end suivant, sur la partie ouest de l’ouvrage, en ne neutralisant que trois voies. Et malgré quelques difficultés pour l’exploitation, il n’y a pas eu de gêne pour les voyageurs.
Cet article est tiré du n°293 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

RER B et D: les travaux vus du Stade de France
Deux gares desservent le Stade de France, Stade-de-France-Saint-Denis sur le RER D et La Plaine-Stade-de-France sur le RER B. Les travaux du CDG Express et de modernisation du réseau nord auront ces deux prochaines années des répercussions sur le fonctionnement de ces lignes du RER déjà très sollicitées.
Apriori, les travaux exécutés sur les lignes B et D du RER au nord de Paris n’ont pas de rapport direct avec le Stade de France implanté à Saint-Denis. Cependant, la conception de cette infrastructure de sport et de spectacle, la plus grande de France, est intimement liée aux transports en commun. Il y a très peu de parkings et près de la moitié des spectateurs s’acheminent donc par les lignes situées autour du Stade. La ligne 13 du métro permet de rejoindre Saint-Lazare, Invalides et Montparnasse. Les RER D et B assurent une liaison avec la gare du Nord et Châtelet. Dans le cadre de la construction du Stade de France, la SNCF, associée au projet, doit édifier deux nouvelles gares, une sur chacune des deux lignes de RER. Stade-de- France-Saint-Denis implantée sur le RER D est à 1200 m du stade. Elle comporte trois voies à quai dont la largeur va de 12 à 15 m. À 650 m du Stade, La Plaine-Stade-de- France sur le RER B remplace la gare existante de La Plaine-Voyageurs. Elle comporte quatre voies desservant deux quais de 225 m de long et 14 m de large. La proximité d’un saut-de-mouton implique un certain dénivelé entre les deux quais. De longues rampes, quatre par quai, assurent un cheminement facile vers les passerelles ou souterrains d’entrée/sortie. Ces deux gares ouvrent le 25 janvier 1998 pour l’inauguration du Grand Stade. Lorsque le Stade est rempli de ses 80 000 spectateurs, en moyenne, 24 000 empruntent le RER B et 10000 le RER D, à peu près autant le métro. Pour les événements exceptionnels, les trains sont systématiquement en UM 2 avec emport de 1700 voyageurs en RER B ou 2600 en RER D. Les deux gares sont systématiquement desservies par tous les trains. Si l’arrivée des spectateurs se fait de façon progressive, une attention particulière est portée à leur sortie

Suspension de circulations sur le réseau du Livradois-Forez
Depuis le 1er janvier 2022, les trains ne circulent plus sur deux sections du réseau du Livradois-Forez, mais des prospectives de nouveaux trafics commencent à émerger.
Tout le monde connaît l’Agrivap et le Chemin de fer du haut Forez (CFHF) ainsi que leurs matériels préservés que l’on ne présente plus. Mais l’on connaît moins le propriétaire des voies sur lesquelles ces deux associations font circuler leurs trains, le Syndicat ferroviaire du Livradois-Forez (SFLF). Gestionnaire d’infrastructure de 150 km de voies rachetées à la SNCF à la fin des années 80 et situées sur les départements du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et de la Loire, il est composé de cinq collectivités adhérentes réparties le long de l’itinéraire. Il est hébergé au sein du parc naturel régional du Livradois-Forez.
Le SFLF tire ses recettes de trois sources de revenus : les contributions des collectivités membres à 85 %, les revenus des péages des circulations fret et touristiques et des subventions, notamment de l’État et de l’Union européenne. Néanmoins, le syndicat ferroviaire est à une période charnière de son histoire. En effet, après plusieurs visites et audits effectués par le syndicat, les exploitants, des bureaux d’études et des prestataires techniques, le constat est sans appel : l’état de la voie est tel que la sécurité des circulations n’est plus garantie et nécessite de très lourds travaux de régénération. C’est donc une décision difficile qui a dû être prise : la suspension des circulations sur deux sections de son réseau, de Courpière à Giroux et de La Chaise-Dieu à Craponne- sur-Arzon, effective depuis le 1er janvier 2022. Conséquence immédiate : l’AR de fret quotidien transportant des bobines de papier entre une cartonnerie à Courpière et une papeterie à Giroux est arrêté. Ce trafic assuré par Combrail, filiale des CFD, représente environ 38 000 t par an et n’a cessé de croître avec le temps. Les industriels doivent donc se réorganiser et utiliser la voie routière, ce qui représenterait environ « 2 000 camions supplémentaires sur les routes », précise Jean-Benoît Girodet, président du SFLF et élu à la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay, qui insiste sur le fait que l’arrêt des circulations est une mesure « conservatoire ».
La fermeture de la section La Chaise-Dieu – Craponne-sur- Arzon a également une incidence pour le CFHF car la saison 2022 ne

Omneo/Regio 2N : 300 rames livrées
Fin 2021, Alstom a livré à la région Île-de-France la 300e rame produite sur la plateforme Omneo/Regio 2N de l’usine de Crespin (ex-Bombardier). Le carnet de commandes porte aujourd’hui sur plus de 500 rames. Retour sur un phénomène.
Fin 2009, alors que la livraison du TER 2N NG se termine, les besoins en matériel capacitaire pour le TER continuent d’être une priorité pour certaines régions où se cumulent à la fois une hausse de la demande de transport, une relative saturation du réseau bloquant l’augmentation du nombre de sillons et la perspective de fin de vie de certains matériels plus anciens.
À la demande de plusieurs régions, la SNCF lance un appel d’offres pour la construction d’un train dénommé « Porteur hyper dense ». Le 24 février 2010, Bombardier se voit notifier un marché pour la fourniture de 860 rames. La com- mande ferme porte sur 80 rames et 49 en option pour six régions (Aquitaine, Bretagne, Centre, Nord- Pas-de-Calais, Paca et Rhône- Alpes). Repris dans la gamme Omneo du constructeur, ce train renommé « Regio 2N » pour TER se décline en de multiples versions aussi bien en longueur qu’en aménagements ou choix des ambiances colorielles. Mais on retiendra d’abord son architecture innovante inspirée du Francilien avec des caisses intermédiaires reposant sur un même bogie et l’alternance d’une caisse à un niveau et d’une caisse à deux niveaux.
La présentation officielle a lieu le 25 septembre 2013 à l’usine de Crespin. Les autorisations de mise en circulation sont délivrées en septembre 2014 pour l’US et en avril 2015 pour l’UM 2. Les premières livraisons se réalisent en octobre 2014 en Nord-Pas-de- Calais, Rhône-Alpes et Bretagne, suivies en novembre par Aquitaine et Paca. C’est la région Bretagne qui fera la première circulation commerciale avec une rame Z 55500 le 31 octobre 2014 entre Rennes et Saint-Malo.

RP 293 : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (1re partie)
Les derniers rebonds de l’actuelle crise sanitaire nous privant temporairement de tournages en cabine, nous vous proposons aujourd’hui de repartir sur l’une des lignes les plus intéressantes du réseau ferré national (RFN), cette fois avec une caméra fixée en permanence sur la vitre frontale d’une locomotive Sybic, dans le but de découvrir, en temps réel et en intégralité, ce que découvre le conducteur tout au long du parcours. Dans cette vidéo, nous vous emmenons donc en cabine sur l’étape Traction de Nevers à Clermont-Ferrand. La radiale Paris-Clermont, mieux connue sous le nom mythique de « ligne du Bourbonnais », a intégré, dès 2008, le club très fermé des infrastructures classiques du RFN disposant de sections autorisées à la vitesse limite de 200 km/h. Ces sections ont été successivement aménagées entre les gares de Saincaize et Saint-Germain-des-Fossés. Le jour du tournage, une pluie, diluvienne par instants, ne facilitait ni l’adhérence de l’engin moteur ni l’observation des signaux latéraux pour le conducteur, créant cette ambiance ferroviaire toute particulière que nous vous invitons à vivre aujourd’hui…
Ph. Hérissé
Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé
Durée : 35 min

Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)
Le numéro 293 est arrivé !Au sommaire de ce numéro :Le matériel moteur SNCF. État annuel au 1er janvier 2022
Le service horaire 2022
Omneo/Regio 2N : 300 rames livrées
Suspension de circulations en Livradois-Forez
S-Bahn d’Hanovre : c’est parti pour Transdev
Vidéo en ligne : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (1re partie)
etc.

Les viaducs, des ouvrages d’art sous haute surveillance
Datant de l’origine des lignes de chemin de fer, une part importante des viaducs est vieillissante et fait l’objet d’une surveillance périodique basée sur une inspection détaillée. Pour mener ces opérations qui peuvent se solder par une rénovation, une réparation ou un remplacement, SNCF Réseau a recours, dans certains cas, aux techniques les plus sophistiquées.
Dans l’ensemble du patrimoine ferroviaire français, on recense près de 130 000 ouvrages d’art dont 40 000 ont une ouverture (distance libre entre les parements des appuis) supérieure à 2 m. Pour SNCF Réseau, le terme de viaduc est réservé à des ponts avec lesquels une voie ferrée peut enjamber une grande brèche, plus ou moins profonde. Par comparaison, il y a environ 1 500 tunnels dont l’âge moyen est de 130 ans et 19 000 murs de soutènement et parois revêtues.
Datant de l’origine des lignes, c’est-à-dire de la fin du XIXe siècle ou début du XXe, une partie importante de ce patrimoine est vieillissante. Beaucoup de ces ponts sont construits en maçonnerie, environ 44 %, mais on trouve aussi des ouvrages en métal (15 %), en béton (30 %), le reliquat étant mixte métal-béton.
Pour les ponts métalliques très anciens, la fonte est utilisée à l’origine, encouragée par son prix bas et sa facilité d’emploi en moulage. C’est un produit très fragile. Elle évolue en fer puddlé. Le puddlage, d’origine anglaise, est un procédé d’affinage de la fonte. Il consiste à réduire la teneur en carbone, de l’ordre de 20 % par rapport à la fonte, dans un four à très haute température à l’aide de scories oxydantes. La fonte est brassée dans ce four avant d’être martelée puis forgée ou laminée. On retrouve par exemple l’usage de fer puddlé dans les arches de la gare de l’Est à Paris ou de la tour Eiffel. Ce métal est plus hétérogène dans sa constitution avec une alternance de plans d’oxyde et de scories au milieu d’un fer presque pur. Avec l’usure du temps, il se transforme en lamelles et donc se fragilise, notamment dans le sens transversal. Son utilisation se poursuit jusqu’en 1900 environ.
L’évolution métallurgique fait ensuite émerger l’acier dont la teneur en carbone se situe entre les deux choix précédents. D’abord qualifié d’acier doux, il devient acier dur dans sa version moderne. L’acier a des caractéristiques mécaniques supérieures au fer. Il permet d’être plus audacieux dans la conception des ouvrages, l’acier ayant de très bonnes caractéristiques mécaniques. Pour constituer un ouvrage d’art, il faut assembler de nombreux morceaux de fonte, de fer puddlé ou d’acier. Cela se réalise par des boulons à froid pour quelques-uns, par des rivets à chaud pour l’essentiel des ouvrages métalliques avant 1945 ou évidemment par soudure pour les plus récents.

Mouvements du matériel moteur SNCF d’août à décembre 2021
AOÛT 2021 et antérieurs
Matériel électrique
Mise en service matériel neuf :
• Z 31551/52 SRA ;
• Z 56671/72, 56675/76, 56677/78 SLN ;
• Z 57145/46 SNU ;
• TGV 310257/310258 (829), SGA (juillet 2021).
Matériel thermique
Mutations :
• BB 67406, 67451, 67522 SPI-SLI.
Amortissement :
• BB 66061, 66062, 66086, 66090, 66115, 66175, 66200 SLA.
SEPTEMBRE 2021
Matériel électrique
Mise en service matériel neuf :
• Z 50655/56, 50657/58, 50659/60, 50661/62 SLJ ;
• Z 56679/80 SLN ;
• Z 57143/44, 57147/48, 57151/52 SNU.
Amortissement :
• BB 7601 SNU.
OCTOBRE 2021
Matériel électrique
Mise en service matériel neuf :
• Z 50663/64, 50667/68, 50671/72, 50673/74 SLJ ;
• Z 57149/50, 57153/54, 57155/56, 57157/58, 57161/62 SNU.
Amortissement :
• BB 7603, 7606, 7609, 7612 SNU ;
• BB 26196 SLE.
Matériel thermique
Mise en service matériel neuf :
• BB 79018, 79019 SLI.
Amortissement :
• BB 69257, 69271 SLI.
NOVEMBRE 2021
Matériel électrique
Mise en service matériel neuf :
• Z 50679/80, 50681/82 SLJ ;
• Z 57159/60, 57163/64, 57165/66, 57167/68 SNU.
Amortissement :
• BB 7605, 7607, 7611, 7612 SNU ;
• BB 15026, 15044, 15045, 15052, 15054 SLN.
Matériel thermique
Mise en service matériel neuf :
• BB 79024 SLI.
Amortissement :
• BB 64717 SLT ;
• BB 64817 SLT ;
• BB BB 67269, 67412 SLI.
DÉCEMBRE 2021
Matériel électrique
Mise en service matériel neuf :
• Z 50683/84, 50687/88 SLJ ;
• Z 57169/70, 57171/72, 57173/74, 57175/76 SNU.
Amortissement :
• BB 7253, 7285 SVI ;
• BB 7606 SNU ;
• BB 15052, 15054 SLN ;
• BB 26002 SCT ;
• BB 26195, 26198, 26218 SLE ;
• Z 9502, 9512, 9518 SRA.
Matériel thermique
Amortissement :
• BB 63405, 63406, 63561, 63624, 64066 SLI ;
• BB 63663, 63673, 63802, 63845, 63856, 63877, 63919, 63939, 63960, 63977, 63988, 64075 (SLA) ;
• BB 63746, 63748, 63839, 63861, 63880, 63947,63964 (SLB) ;
• BB 66042, 66107, 66114, 66197, 66205, 66207, 66232, 66249, 66269, 66289 SLA ;
• BB 66121, 66175 SLF ;
• BB 66401, 66408, 66411, 66442, 66479, 66500 SLF ;
• BB 67201, 67205, 67221, 67222, 67231, 67238, 67244 SLF ;
• BB 67204, 67218, 67220, 67227, 67229, 67232, 67234, 67239, 67243, 67245, 67265 ;
• BB 67437, 67481 SVI ;
• BB 67519 STA.
Nomenclature des supervisions techniques de flottes (STF)
SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon-Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de-Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).
Cet article est tiré du n°292 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

Le dégivrage de la caténaire
Les opérations de dégivrage de la caténaire, assurées par SNCF Réseau, font appel à différentes techniques : le traitement par effet joule (réchauffage de la caténaire) et le raclage mécanique. Une nouvelle méthode déjà mise en oeuvre, le traitement préventif, semble appelée à se généraliser dans les prochaines années.
SNCF Réseau est surtout connu pour ses deux grandes missions de base de gestionnaire d’infrastructure (GI) que sont la construction et l’entretien du réseau ferroviaire (hors LGV construites par les partenariats public-privé [PPP]) d’une part, et la gestion des circulations sur ce réseau d’autre part.
SNCF Réseau exerce toutefois d’autres missions régaliennes, toutes aussi essentielles quoique moins visibles et/ou connues, telles que celles dites de « dégagement du réseau ». Sous cette appellation, on retrouve des opérations comme le relevage de véhicules déraillés, le dégagement de trains en panne avec les « réserves à disposition » (RAD), le lavage des rails (prévention des enrayages et patinage en automne), ou encore le déneigement des voies et le dégivrage de la caténaire en hiver.
Ces opérations sont réalisées par le GI au profit de toutes les entreprises ferroviaires (EF) circulant sur son réseau, sur les voies principales et les voies de service nécessaires à la gestion des circulations (notamment des voies de garage ou des voies de circulation). Certaines opérations (notamment le relevage) peuvent également être réalisées sur des voies de service et des voies d’embranchement à la demande de l’exploitant concerné, moyennant facturation de la prestation.
Ces missions demandent des moyens particuliers. Nous vous proposons un tour d’horizon de ceux mis en oeuvre pour une mission de saison : le dégivrage de la caténaire.
Le givre, constitué de cristaux de glace à structure granuleuse, se forme sur la caténaire par temps de brouillard avec une température ambiante inférieure à 0 °C. Il perturbe la captation du courant par les engins moteurs électriques en provoquant des décollements de pantographe, au démarrage ou lors de la circulation de l’engin moteur, ce qui induit l’apparition d’arcs électriques (étincelles) entre le fil de contact de la caténaire et de la bande de frottement du pantographe.

