Catégorie : Réseaux français

L’actualité des réseaux ferroviaires français.

  • La région Auvergne-Rhône-Alpes commande 19 Regio 2N

    La région Auvergne-Rhône-Alpes commande 19 Regio 2N

    La région Auvergne-Rhône-Alpes vient de passer une commande à Bombardier, via la SNCF, pour la fourniture de 19 rames Regio 2N supplémentaires pour un montant d’environ 176 millions d’euros.
    Le parc actuel comprend déjà 40 rames livrées entre octobre 2014 et janvier 2017 utilisées sur Mâcon – Valence, Saint-Étienne – Ambérieu et Lyon – Saint-André-le-Gaz. Dénommées Z 55500, elles seront toutes identiques : composition courte de 83 m à six caisses, aménagement périurbain en disposition 2+3 offrant 386 places dont 42 en 1re classe, six emplacements pour vélos, trois toilettes, elles seront équipées de la vidéosurveillance et du wifi. Construites sur le site Bombardier de Crespin, les 19 rames seront livrées en 2023 et 2024 pour renforcer l’axe Valence – Lyon – Mâcon.
    Avec cette nouvelle levée d’option, Bombardier enregistre à ce jour la commande de 337 Regio 2N et de 91 Omneo.

  • Le trafic Fret SNCF  en ex-Midi-Pyrénées

    Le trafic Fret SNCF en ex-Midi-Pyrénées

    Durant la crise sanitaire, SNCF Fret continue d’assurer des trains. Sur l’ex-région Midi-Pyrénées le trafic transitant par le triage de Saint-Jory est le suivant :
    – un transport de quartz est assuré deux fois par semaine depuis les carrières embranchées à Thiviers (Dordogne), Saint-Denis-Catus et Thédirac-Peryilles (Lot) pour le client Ferropem à destination de Anglefort (Ain), Saint-Julien-Montricher et La Léchère (Savoie) et parfois Laudun-l’Ardoise (Gard) ;
    – trois fois par semaine une desserte des Comminges est faite vers Boussens (Antargaz et BASF), Saint-Gaudens (Fibre-Excellence) et Labarthe-Avezac (Arkema). Il s’agit de produits chimiques sauf Antargaz ;
    – une desserte hebdomadaire pour l’expédition de céréales est effectuée au départ de Baziège vers le port de Marseille et au départ de Castelnaudary vers Port-la-Nouvelle. Ce dernier trafic est suspendu depuis fin mars ;
    – ne transitant pas par Saint-Jory on note un train sortant occasionnellement de la centrale nucléaire de Golfech vers Valognes via Bordeaux. Durant cette période de confinement le triage de Saint-Jory est fermé la nuit.
    Quant aux autres opérateurs dont Europorte et Naviland-Cargo, ils assurent quelques trains.

  • Une start-up envisage la réouverture de Bordeaux – Lyon

    Une start-up envisage la réouverture de Bordeaux – Lyon

    Avec son trafic interrompu depuis 2012, la ligne Intercités Bordeaux – Lyon via Limoges, Guéret et Montluçon pourrait bénéficier de l’ouverture à la concurrence. C’est la jeune société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), Railcoop, dédiée au ferroviaire, qui envisage la possibilité de cette transversale comme modèle économique de ses projets. Est-ce utopique ? Quoi qu’il en soit, la société fondée au printemps 2019 à Figeac (Lot) ambitionne d’aller là où les opérateurs privés ne voudront pas investir, sur les petites lignes qui offrent d’intéressantes perspectives. Railcoop table sur trois AR par jour, soit trois fois plus de circulations qu’à l’interruption de la relation. À cette époque la SNCF a profité des travaux sur la ligne pour interrompre la liaison Bordeaux – Lyon en dépit des tentatives formulées de réouverture comme celles de la région Nouvelle-Aquitaine qui sont restées vaines. Dès l’obtention de sa licence et du certificat de sécurité attendus en janvier 2021, Railcoop serait le 1er opérateur ferroviaire sous statut coopératif en France. Des perspectives qui se­­ront rendues possibles à l’ouverture à la concurrence en décembre prochain. En attendant la start-up cherche de nouveaux sociétaires. Cette initiative est peut-être l’occasion unique de retrouver un service ferroviaire sur l’axe Bordeaux – Lyon avec des lignes dont certaines tombent en désuétude.

  • Un trafic voyageurs très réduit en Occitanie

    Un trafic voyageurs très réduit en Occitanie

    Suite au confinement lié à la crise sanitaire la desserte TER a été adaptée dès le 16 mars et est très réduite. Les horaires sont communiqués la veille à 17 h pour le lendemain mais la trame reste la même au fil des jours. Seules deux zones d’activités subsistent : une autour de Toulouse et une autour de Montpellier.
    Autour de Toulouse en TER seules les dessertes suivantes intégralement omnibus circulent du lundi au samedi :
    – Toulouse – Saint-Sulpice-Tarn avec quatre AR ;
    – Toulouse – Montauban avec quatre AR ;
    – Toulouse – L’Isle-Jourdain avec trois AR ;
    – Toulouse – Muret avec 10 AR ;
    – Toulouse – Auterive avec trois AR ;
    – Toulouse – Castelnaudary avec trois AR dont le dernier est prolongé jusqu’à Carcassonne. À retour le premier y est amorcé.
    Les dimanches et jours fériés les dessertes sont très limitées. Le jour de Pâques par exemple, on ne notait que deux lignes desservies : Montauban et Muret.
    En grandes lignes seul circule un AR en TGV entre Toulouse et Paris-Montparnasse desservant Montauban, Agen et Bordeaux.
    Autour de Montpellier en TER, six AR sont programmés entre Narbonne et Nîmes dont certains sont origine/destination Perpignan et Avignon-Centre.
    En grandes lignes seuls circulent un AR Montpellier – Paris-Lyon et un AR Montpellier – Lyon.

  • Nîmes. Le rail au cœur de la Rome française

    Nîmes. Le rail au cœur de la Rome française

    Un bâtiment voyageurs sur un viaduc construit en plein centre-ville : c’est la gare de Nîmes, intégrée à la puissante compagnie du PLM en 1852. Continuant à s’étoffer, l’étoile ferroviaire à six branches voit circuler les express de jour comme de nuit, les trains de pèlerins, elle connaît un trafic marchandises florissant. Au début des années 80, la trame des trains de nuit transitant par Nîmes est encore étoffée et l’entrée en scène des TGV soutient la croissance du trafic voyageurs. L’ouverture de la LGV Méditerranée, le contournement Nîmes – Montpellier et la nouvelle offre ferroviaire – des TGV Ouigo aux TER cadencés – sont autant d’étapes marquantes dans l’évolution récente de cette gare à l’activité prometteuse.

    Ville peuplée aujourd’hui de 151 000 habitants, préfecture du département du Gard, connaissant des températures très élevées en été, Nîmes est établi dans une vaste plaine entre les contreforts cévenols et la Méditerranée. Tirant ses racines de l’Antiquité, riche de monuments célèbres comme les arènes dont l’amphithéâtre est fort bien conservé, la Maison carrée, la tour Magne au pied de laquelle se situe le site du sanctuaire de la Fontaine, c’est une localité à la fois romaine, provençale, camarguaise, cévenole, languedocienne et hispanique.
    Appartenant à la région Languedoc-Roussillon, elle a été intégrée à la nouvelle région Occitanie en 2016. Son passé historique a profondément été marqué par une identité culturelle remarquable. Ce qui lui vaut une activité touristique évidente rehaussée par les ferias avec spectacle de tauromachie, les Grands Jeux romains dans les arènes au printemps et les Fêtes des vendanges en septembre. En outre des concerts attirent une foule nombreuse.

    La fin de la vapeur et l’âge d’or des rapides de nuit

    Le 8 mai 1960 la caténaire 1,5 kV devient continue d’Avignon à Nîmes, ce qui permet d’assurer avec des BB 9200 jusqu’à Narbonne des trains origine Paris, Lyon, ou repris à Valence, des 2D2 5500 venant jusqu’à Avignon avec des convois RA. La vapeur régresse de ce fait sensiblement, conservant pour un temps sa primauté en direction du nord via Alès, de Lyon par la rive droite du Rhône et vers Marseille. Pas pour bien longtemps puisque le 5 juillet 1961, le parcours Tarascon – Miramas est électrifié, suivi le 22 juin 1962 de Miramas – Marseille. Cette fois les 231 G doivent capituler et les 141 R se contenter de courses vers Lyon via Le Teil et Alès.
    De plus pour 1962 des diesels 040 DG, futurs BB 66000 commencent à s’attaquer en UM aux express des Cévennes, remplacés peu après par des BB 67000 de Nîmes, éliminant définitivement les fumées sur le viaduc et en gare de Nîmes à la satisfaction des habitants.
    Des éléments automoteurs Z 7100 s’emparent de courses omnibus de Marseille et Avignon à Montpellier et Narbonne.
    Pour l’été 1963, un rapide de nuit baptisé Hispania-Express relie la Scandinavie à Port Bou via Puttgarden, Genève et Lyon.
    Un an plus tard une liaison rapide de 1re classe éphémère, la Tramontane, par RGP 2 est créée de Marseille à Port Bou.
    En direction de Narbonne où une plateforme recevant des trains autocouchette a été ouverte, des trains spécialisés transitent par Nîmes depuis l’Allemagne et l’Est.
    La fermeture au trafic voyageurs du parcours Sommières – Le Vigan le 9 mars 1969 est suivie de celle de Saint-Césaire – Sommières le 18 janvier 1970, éliminant les autorails depuis Nîmes.
    Le 6 août 1973, la SNCF supprime brutalement les deux TA Lyon – Le Teil – Nîmes et les trois TA omnibus Avignon – Nîmes rebroussant à Villeneuve-lès-Avignon.
    Le 27 mai 1979 les autorails X 2800 du Cévenol laissent la place à une rame Corail effectuant le trajet Paris – Marseille via Clermont. Avec l’apparition du 1,5 kV sur la rive droite du Rhône de Givors à Nîmes bénéficiant au trafic fret issu de Lyon et en deçà, cet itinéraire est emprunté notamment la nuit par des TAC vers Narbonne.
    À l’été 1980, la trame des trains de nuit au passage à Nîmes en dehors de ces derniers est encore bien étoffée avec trois trains de Genève dont l’Hispania-Express, deux de Vintimille, un de Lyon, un de Metz, un de Strasbourg et un de Paris.

    L’entrée en scène des TGV

    Dès le service d’été 1982, les rames orange TGV Sud-Est assurent quatre rotations Paris – Montpellier, ce qui entraîne la suppression des trains de jour de pleine journée. Aux horaires de l’hiver 1983 alors que la LGV Paris – Lyon est exploitable en totalité, le nombre de TGV directs est en augmentation. Des éléments Z 7300 neufs chassent peu à peu les Z 7100 passant en modernisation. Pour l’été 1989 un Talgo nocturne est mis en marche d’abord de Berne à Barcelone via Genève, Avignon, Narbonne, puis origine Zurich, avec rame Milan – Barcelone couplée à Chambéry l’année suivante.
    Alors que le service voyageurs surfe sur une vague positive, l’activité marchandises montre les signes d’une nette dégringolade, mais les transports combinés de et vers l’Espagne prennent l’ascendant. Les remises de charbon du bassin d’Alès vont bientôt cesser, tandis que les wagons isolés chargés en débords deviennent de plus en plus rares.
    Des IPCS sont posées de Nîmes en direction de Lunel facilitant les travaux de maintenance et le cas échéant le règlement d’incidents d’exploitation.

  • Une nouvelle gare à Chambéry en deux étapes

    Une nouvelle gare à Chambéry en deux étapes

    Avec 3,5 millions de voyageurs par an cette gare desservant la préfecture de Savoie forte de 60 000 habitants et la station thermale voisine de Challes-les-Eaux se place en quatrième position dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses installations comprenant cinq voies à quai plus une impasse côté Lyon desservies par trois quais reliés par un passage souterrain débouchaient dans un bâtiment voyageurs historique, remanié en 1983 pour l’arrivée des premiers TGV issus de Paris, qui avait mal vieilli et souffrait de l’exiguïté des espaces réservés aux voyageurs.
    Fin 2015 une passerelle métallique cyclo-piétonnière de 80 m enjambant toutes les voies côté Modane a réuni les deux quartiers opposés, celui de la gare et de la Cassine, mais les escaliers et ascenseurs correspondant avec les quais n’ont pas été immédiatement mis en service.
    Dans le cadre du projet d’un pôle d’échanges multimodal appelé à devenir un élément structurant, soutenu par la ville et SNCF Mobilités, visant à faciliter les échanges avec les bus urbains du réseau Synchro, les taxis et les deux-roues, un nouveau bâtiment fonctionnel et moderne largement vitré donnant une vue sur le massif des Bauges et la croix du Nivolet a été construit dans le prolongement de l’ancien intégré. Il comprend un hall ferroviaire de 1 500 m2 intégrant un vaste espace d’attente et un hall multimodal de 1 000 m2 avec nombreux commerces et services à l’aplomb de la passerelle avec mezzanine, au-delà de la­­quelle a pris place une vélostation de 500 places surmontée de 2 000 m2 de bureaux. Les parvis aménagés côté rues du Commandant-Perceval et de la Cassine se sont accompagnés du remaniement de la circulation automobile. Cette phase ouverte fin 2019 sera suivie d’une seconde en 2020 avec la construction d’un nouveau parking de 500 places côté Cassine où va se développer une ZAC destinée à requalifier un quartier jusqu’ici à l’écart.

  • Gisors – Serqueux prépare l’acte II de sa réhabilitation

    Gisors – Serqueux prépare l’acte II de sa réhabilitation

    La première phase de modernisation de Gisors – Serqueux, maillon central de l’axe Paris – Dieppe, a été lancée en 2013. La réhabilitation du raccordement sud de Serqueux, pièce maîtresse de la seconde phase du projet entreprise en 2017, devrait s’achever cet été. La circulation des TER vers Gisors pourra alors reprendre et celle des trains de fret du Havre devrait intervenir pour le service 2021.

    Le maillon central de l’ex-itinéraire direct Paris – Dieppe ayant connu ses heures de gloire avec le trafic franco-anglais, détricoté peu à peu jusqu’en 1988 où le tronçon terminal au nord de Serqueux a été brutalement abandonné, s’apprête à connaître une nouvelle jeunesse.
    Une première phase de modernisation a été entreprise en 2013 (voir Rail Passion n° 190). Elle avait permis de renouveler intégralement les deux voies principales en très mauvais état entre les gares de Gisors (ex-Gisors-Embranchement) et Serqueux, sur 50 km, intégrées à la région SNCF de Rouen avec vitesse limite fixée uniformément à 100 km/h pour tout type de trains. À cette occasion plusieurs petits ponts-rails corrodés avaient été remplacés et des passages à niveau peu fréquentés supprimés. Ce ruban la ligne construite par la compagnie de l’Ouest en 1872 sinue dans la riante vallée de l’Epte en desservant des communes de l’Eure, de l’Oise et de la Seine-Maritime, dont celles de Gournay-Ferrières et Forges-les-Eaux figuraient parmi les plus importantes.
    Cette opération relativement rare en France, objet d’une convention signée le 15 décembre 2010 entre l’État, la région Haute-Normandie et Réseau ferré de France qui co­finançaient à parité l’opération d’une valeur de 105 millions d’euros engagée dans l’optique d’un détournement d’une partie du trafic fret chargé au port du Havre en direction de la région parisienne et au-delà, pour décongestionner l’artère Paris – Le Havre notamment entre Achères, Sotteville et le nœud de Rouen.
    Elle s’était accompagnée de la réinjection à la mi-décembre 2013 par la région Normandie de quatre navettes TER, sauf les dimanches, assurées par autorails X 73500 et supprimées depuis 2009, n’observant que deux arrêts à Sérifontaine et Gournay-Ferrières.
    Une seconde étape ayant fait l’objet d’une enquête publique auprès des habitants en mars-avril 2016, avec DUP signée le 18 no­­vembre suivant, a cette fois porté sur un montant de 246 millions d’euros couvert à la fois par l’État (90 millions), la région Normandie (90 millions) et l’Union européenne (66 millions).

  • Matériel : POS, Réseau et… Atlantique

    Matériel : POS, Réseau et… Atlantique

    Les rames POS sont, depuis le SA 2020, redéployées. Elles ne relèvent plus de Lyria mais servent à SNCF Mobilités sur des missions concernant des radiales mais aussi sur des relations intersecteurs. Elles remplacent désormais les vénérables rames Sud-Est sur le Nord, avec notamment les dessertes Paris – Arras et Paris – Lens. Cinq d’entre elles sont aussi affectées à l’axe Est et sont déployées sur Paris – Strasbourg, Paris – Metz et Paris – Nancy. Elles viennent compléter la dotation en TGV Réseau et se retrouvent de fait aussi utilisées sur l’offre intersecteur de la SNCF avec des Lille – Nantes/Bordeaux/Montpellier ou encore Méditerranée – Grand Est (ex. Montpellier – Metz, Nice – Nancy) via la LGV Rhin-Rhône et Strasbourg. Elles ne poussent pas en direction du Luxembourg parce qu’elles ne sont pas autorisées à circuler dans ce pays mais aussi parce qu’elles ne sont pas homologuées ERTMS sur le RFN. Cette homologation n’était pas requise en France par leurs anciennes missions de et vers la Suisse – les motrices 4400 sont dotées d’un équipement bi-standard – et n’a pas été demandée. Elle pourrait en revanche l’être dans le cadre de leur équipement en ETCS Baseline 3. Les rames POS et leurs motrices 4400 figurent, avec les TGV A et les TGV Réseau, hors Thalys (PBA, PBKA) et Eurostar (e300, e320), parmi les derniers matériels à grande vitesse à un niveau déployés par la SNCF.
    Alors que l’âge de la réforme a sonné pour certains TGV avec cette configuration, celui des remises à niveau se poursuit pour d’autres. Ainsi, les TGV Réseau tricourant de SNCF Voyages Italia vont-ils bénéficier prochainement d’une adaptation en trois temps :
    – nouvelle livrée (de type carmillon-inOui), toilettes à eau claire et avec un nouveau pelliculage intérieur et wifi ;
    – installation du système détection extinction incendie sur les remorques ;
    – des remises en état des aménagements intérieurs, dans le design actuel.
    La première opération débutera en juin 2020 à Rennes, la seconde en novembre de la même année à Hellemmes. L’intervention doit être terminée dans son ensemble, pour avril 2021. Notons enfin que les TGV A encore en service pourraient être rénovés afin d’être exploitées jusqu’à leur fin de vie résiduelle.

  • Les Normands découvrent leur nouvel Omneo Premium

    Les Normands découvrent leur nouvel Omneo Premium

    Les premières rames de l’espèce de la série Z 56600 aptes à 200 km/h commandées par l’État au nombre de 40 ont commencé sortir des usines Bombardier de Crespin dans le Nord à la mi-janvier.
    Affectées au technicentre Normandie construit aux frais de la région Normandie à Sotteville, elles ont d’abord servi à la formation des personnels d’entretien et de conduite. Cette dernière instigatrice de la nouvelle desserte Nomad ex-Intercités sur les artères Paris – Le Havre, Paris – Caen – Cherbourg et Trouville Deauville a tenu à montrer au public cette gamme de matériel new-look, qui va faire oublier la génération Corail en place depuis près de 50 ans.
    Pour cela la présentation d’une rame a été organisée avec la coopération de la SNCF les deux premiers week-ends de février selon le programme suivant :
    – le samedi 8 en gares du Havre puis d’Yvetot ;
    – le dimanche 9 à Rouen ; le samedi 15 en gares de Caen puis Cherbourg ;
    – le dimanche 16 en gares d’Évreux puis Bernay.
    Pour ce qui est de Rouen le choix s’est porté sur une solution tout à fait inédite et inattendue. En effet la rame a été stationnée face à l’Hôtel de région, sur la voie unique en site propre de desserte des quais rive droite du port embranchée aux bifurcations de Darnétal via l’ex-gare de Martainville, en plein cœur de ville. Cette voie n’étant pas électrifiée elle a été remorquée par un engin diesel depuis Sotteville.

  • Les derniers trains de nuit en France

    Les derniers trains de nuit en France

    Le train de nuit a le vent en poupe chez nos voisins européens, la « honte de prendre l’avion » plaidant pour ce mode de transport écologique. En France la mobilisation est forte pour garantir la pérennité des lignes subsistantes qui ont aussi leur rôle à jouer dans le désenclavement des territoires.

    Une forte mobilisation pour le maintien des trains de nuit

    Dès 2014, l’État remet en cause le devenir des Trains d’équilibre du territoire (TET) et en particulier de certaines liaisons de nuit. Le gouvernement annonce en 2016 l’arrêt des subventions de six des huit lignes déficitaires de trains de nuit, alors que ce mode de transport souffre de la désaffection des voyageurs (- 25 % de fréquentation entre 2011 et 2016). Il faut cependant noter que les trains Intercités de nuit enregistrent un déficit de 0,18 euro/km/voyageur, alors que le celui des Intercités de jour s’élève à 0,23 euro/km/voyageur. Des régions se font entendre et mettent l’accent sur le rôle primordial de ces trains en matière d’aménagement du territoire. En effet, les villes moyennes ne sont pas forcément desservies par le TGV et en l’absence de LGV, les temps de parcours diurnes depuis Paris vers plusieurs secteurs peuvent dépasser les 5 heures. La région Occitanie se mobilise pour assurer le maintien des Trains d’équilibre du territoire, notamment de l’offre de nuit. La revendication est inscrite au programme de 140 candidats de tous bords politiques à l’élection municipale de cette année.

    Les services Intercités de nuit

    Pour des raisons d’aménagement du territoire et en l’absence d’autre desserte directe, les liaisons suivantes sont maintenues :

    Paris-Austerlitz – Briançon

    Le train de nuit Paris-Austerlitz – Briançon, auparavant dénommé le Val-de-Durance, via Crest, Die et Gap effectue un aller-retour quotidien, partant de Paris à 20 h 50 pour une arrivée à 8 h 35 à Briançon. Le retour s’effectue à 20 h 05 pour une arrivée à 7 h 55 à Paris. Malgré les travaux, le Paris – Briançon devrait être maintenu. Cette ligne, proche des stations de ski des Hautes-Alpes, est surtout fréquentée pendant les vacances d’hiver par une clientèle de loisirs, confirme Estelle Rocci, responsable des lignes de nuit à la SNCF, qui peuvent accueillir 600 passagers répartis dans 10 voitures.

    Paris-Austerlitz – Rodez – Albi

    Le train de nuit partant à 22 h 00 de la gare de Paris-Austerlitz arrive à 6 h 15 à Albi. Il circule tous les jours entre Paris et Rodez. Il est prolongé à Albi uniquement dans la nuit de vendredi à samedi. Il est prévu au départ d’Albi le dimanche. Le train de nuit Rodez – Paris part à 22 h 40 pour une arrivée à 6 h 50.

    Paris-Austerlitz – Toulouse – Latour-de-Carol

    Le train de nuit Paris-Austerlitz – Toulouse – Latour-de-Carol, via Pamiers, Foix et Andorre-L’Hospitalet quitte la gare d’Austerlitz à 22 h 10 tous les jours. Il atteint son terminus à 9 h 18. Le retour s’effectue à 18 h 15 de la gare de Latour-de-Carol-Enveitg pour une arrivée prévue à 6 h 52 à Paris-Austerlitz.