Catégorie : Réseaux français

L’actualité des réseaux ferroviaires français.

  • Inondations dans l’Aude : le bilan des dégâts sur le réseau

    Inondations dans l’Aude : le bilan des dégâts sur le réseau

    Le 15 octobre 2018, une pluie diluvienne déclenchait les pires inondations qu’ait connues ce département. Sa moitié nord et la vallée de l’Aude étaient ravagées en pleine nuit. La montée brutale des cours d’eau entraînait des destructions estimées à 220 millions d’euros, un bilan humain de 12 victimes, 53 coupures de routes et celle du canal du Midi. Le réseau ferré n’a pas été épargné. Les axes les plus impactés ont été Carcassonne – Lézignan et la ligne Carcassonne – Quillan.
    Sur Carcassonne – Limoux (limite actuelle de la section exploitée remise à neuf en 2017), le secteur de Leuc est le plus touché. Sur de longs tronçons, la violence des flots a emporté le ballast et une partie des remblais, laissant pendre la voie sur plusieurs mètres en de nombreux endroits. La stabilité des ouvrages d’art sera à vérifier avant réouverture. Les travaux ne pourront être envisagés qu’après la fin des réparations sur l’axe sud, qui mobilise toutes les équipes Infra.
    Sur Bordeaux – Marseille les dégâts sont multiformes, particulièrement entre Carcassonne et Trèbes. Les déblais ont été envahis par l’éboulement des talus, obstruant voies et fossés. Certains remblais ont été partiellement emportés et sont à reprendre. En de nombreuses zones, les voies ont été polluées et déstabilisées, nécessitant de lourds travaux d’urgence. Seule la voie 2 a pu être rendue à la circulation, sous régime de VUT au moins jusqu’au 19 novembre. Un nombre réduit de trains circulent dans ces conditions d’exploitation et accusent des retards de 50 min minimum.
    Même les poteaux caténaires, ancrés dans ces terrains gorgés d’eau, ont été déstabilisés, imposant d’en étayer un grand nombre pour assurer la sécurité des circulations, particulièrement vers Berriac. Nous reviendrons plus en détail sur ces évènements et la remise en état des installations.

  • Chantiers d’automne sur le « Mont-Blanc-Express »

    Chantiers d’automne sur le « Mont-Blanc-Express »

    Sur le Mont-Blanc-Express, la période automnale est mise à profit pour réaliser de nombreux travaux d’infrastructure avec interruption totale des circulations. Sur la partie suisse, suite au remplacement des appareils de voies de la gare de Salvan et la rénovation du tunnel de Lachat, une substitution routière a été mise en place du 8 octobre au 18 novembre 2018 entre Martigny et Finhaut. Cependant, une navette ferroviaire a circulé dans la plaine entre Martigny et Vernayaz. L’occasion de revoir circuler, en solo, les vaillantes automotrices Bdeh 4/4 7 et 8 de 1964 du Martigny-Châtelard qui n’avait pas roulé en trafic voyageurs depuis plus d’un an.

  • Le pont du Vecchio en cours de régénération

    Le pont du Vecchio en cours de régénération

    Le pont du Vecchio construit par Gustave Eiffel, long de 170 m et haut de 84 m est en cours de rénovation. Ce pont, situé entre les gares de Venaco et de Vivario, achevé en 1894 permet de relier Bastia à Ajaccio en train.
    Après toutes ces années d’utilisation, un grand chantier d’entretien était devenu indispensable. Il a démarré le 29 octobre, portant principalement sur une remise peinture, le remplacement des augets, des garde-corps de la passerelle située en dessous du pont et celui partiel des rivets.
    Conséquence de ces travaux, les trains ne circulent plus entre Ponte-Leccia et Vivario et sont remplacés par un service de car depuis le 28 octobre et jusqu’au 3 mars 2019. La voie est aussi fermée entre Ponte-Leccia et Corte afin de purger la montagne à Omessa pour supprimer le ralent.

  • La SNCF se sépare de Ouibus

    La SNCF se sépare de Ouibus

    Cette filiale 100 % SNCF a été mise sur route en 2012 sous le nom d’iDBus pour se placer sur le marché des voyages en bus juste avant la libéralisation de 2015.
    Sauf que la réussite financière n’est pas au rendez-vous. Malgré un développement important en France (300 villes) mais aussi dans 21 pays d’Europe, la dette cumulée est de 165 millions d’euros fin 2017 avec des pertes annuelles colossales : 45 millions en 2016, 35 en 2017 et sans doute 25 en 2018. Et la situation n’épargne pas les concurrents. De la dizaine d’entreprises qui se sont lancées en 2015, il n’en reste que deux aux côtés de Ouibus : Isilines et FlixBus. Le marché est réparti à 50 % pour FlixBus (issu d’une start up allemande), 30 % pour Ouibus et 20 % pour Isilines (Transdev). Les trois opérateurs sont déficitaires. SNCF va donc vendre Ouibus à la société Blablacar, leader européen du covoiturage, avec laquelle elle a collaboré lors de l’épisode des grèves de début 2018. Blablacar achète 100 % de Ouibus avec une levée de fonds d’une centaine de millions d’euros. SNCF rentre au capital de Blablacar mais de façon très minoritaire, de l’ordre de 5 %. L’objectif de l’opération est de lutter contre la voiture individuelle dont la part de marché sur les longues distances reste stable en développant les offres combinées de train + bus ou train + covoiturage.

  • Le tram de Caen reçoit  sa première rame

    Le tram de Caen reçoit sa première rame

    La première des 24 rames du tramway Alstom X 05 est arrivée au centre de maintenance de Caen le 4 octobre 2018. L’arrivée de la seconde rame est prévue dès janvier 2019 et les 23 rames constituant le parc seront toutes livrées à l’été 2019. Les premiers essais auront lieu dès la fin de cette année autour du quartier de la Grâce-de-Dieu. La mise en service de ce nouveau tramway, déployé sur trois lignes, dans la capitale normande est prévue en septembre 2019 en remplacement du TVR, arrêté depuis décembre 2017.

  • Un X 72500 toulousain en région Paca

    Un X 72500 toulousain en région Paca

    Le 29 juin dernier, l’ultime X TER toulousain opérationnel sur les huit du parc, l’X 72575/76, assurait son dernier train. Sur les sept autres, cinq étaient inutilisés et deux autres (X 72653/54 et 657/58) avaient été prêtés à la région Nouvelle-Aquitaine de dé­­cembre 2017 à juillet 2018. Ces deux derniers sont revenus en juillet à Toulouse et l’un des deux, l’X 72657/58, a été muté le 9 août à la région Paca pour un prêt ponctuel. Il est parti de Toulouse le 14 août et est engagé en pool avec les 17 X TER de Paca.

  • Travaux sur Rennes –  Saint-Malo

    Travaux sur Rennes – Saint-Malo

    Du 21 mai au 26 juillet des travaux de renouvellement de voie (950 m) et de remplacement d’un aiguillage (n° 303) ont été réalisés par Meccoli de nuit en gare de Montreuil-sur-Ille. Du 2 septembre au 20 octobre ont eu lieu des travaux préparatoires de confortement des ouvrages d’art, notamment en périphérie de Rennes, ainsi que la sécurisation des fossés, le décapage des pistes le long des voies et le confortement de talus avec pose de ribardières entre Saint-Médard et Dingé. Depuis le 22 octobre et jusqu’au 1er février prochain, un RVB est en cours sur 38 km de voie. 17 km sont traités sur la voie 1 entre Chevaigné et Dingé, 21 km sur la voie 2 entre Pontchaillou et Betton et entre Saint-Germain-sur-Ille et Dingé. Une suite rapide y est engagée du 22 octobre au 22 décembre. Les travaux sont réalisés de nuit par Transalp. 51 millions d’euros sont investis par SNCF Réseau sur le chantier, qui mobilise 500 personnes. Les travaux de suppression du PN 11 à Montreuil-sur-Ille, où un accident avait fait trois morts le 12 octobre 2011, sont en cours avec une nouvelle déviation routière de la RD 106 qui franchira les voies en aval du PN à l’aide d’un viaduc métallique routier long de 240 m qui sera mis en service en avril 2020.

  • Modernisation de Rennes – Redon

    Modernisation de Rennes – Redon

    Cette rocade à double voie de 71 km se développe dans les départements d’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique. À l’entrée de Redon, elle se raccorde à la ligne de Bretagne sud joignant Savenay à Quimper. Elle comporte deux tunnels (La Trotinais 178 m et Corbinières 636 m) et cinq viaducs. Son électrification sous courant monophasé 25 kV a été réalisée le 10 septembre 1991 et sa signalisation modernisée un an auparavant, avec introduction du BAPR à la place du BMU. Parcourue par des TGV Paris – Quimper, des TER Rennes – Lorient – Quimper, Rennes – Nantes et des trains de fret, elle était jusqu’ici parcourable à 160 km/h sur 26 km. D’importants travaux de renouvellement de voie ont eu lieu en 2014-2015 avec modification des courbes. Afin d’améliorer le débit, le BAL a été substitué par étapes au BAPR. L’opération s’est achevée cet été, ce qui a autorisé des relèvements de 140 à 160 km/h du Km 388 au Km 396,5 et du Km 421,6 au Km 426, et de 150 à 160 du Km 426 au Km 442. Au total, le plafond de 160 km/h est atteint maintenant sur 55 km, soit 77 % du parcours total. Dès lors, le trajet des TGV gagne 2 min et celui des TER 7 min. La trame de ces derniers a parallèlement été renforcée passant de 19 à 25 dont 12 périurbains terminus Messac, plus 10 de Rennes à Nantes au lieu de huit.

  • Île-de-France : la nouvelle livrée gagne les Z 2N

    Île-de-France : la nouvelle livrée gagne les Z 2N

    Après le Regio 2N puis le Francilien, voici à quoi vont ressembler les Z 2N avec la nouvelle livrée d’Île-de-France Mobilités à base de bleu, gris anthracite et argent. L’application est identique au Regio 2N. La déclinaison intervient d’abord sur les Z 20900 en cours de rénovation… dès la troisième rame, traitée d’ici décembre, les deux premières étant en livrée carmillon. Suivront les 133 rames Z 20500 du programme Waouh entre mi-2019 et fin 2021.

  • Fermetures : Grand-Est souffle le chaud et le froid

    Fermetures : Grand-Est souffle le chaud et le froid

    La région Grand-Est. Celle-ci a décidé de poursuivre le dé­­mantèlement du réseau en transférant sur route le 22 décembre prochain les dessertes TER de l’axe vosgien partiellement à voie unique Épinal – Arches – Saint-Dié long de 60 km (identifié 062 au catalogue RFN). Exit donc les cinq fréquences autorails (six les vendredis) qui desservaient au passage huit gares. La disparition de cette ligne laisse évidemment un goût amer aux populations locales qui, en période hivernale, sont souvent confrontées à des intempéries avec chutes de neige, brouillards, verglas. Rappelons qu’elle a connu ses moments de gloire avec le transit d’express Paris – Nancy – Gérardmer et Strasbourg – Vittel – Clermont-Ferrand.
    Toutefois, en 2019, la région poursuit sa participation financière à la restauration de quatre autres lignes régionales frappées par des abaissements de vitesse dus à l’état des voies :
    Molsheim Sélestat, voie unique de 17 km (n° 111 au RFN), où un renouvellement de voie vient de se terminer avec retour à la vitesse nominale de 80 km/h, qui sera suivi du rehaussement des quais des gares intermédiaires, de l’automatisation d’un passage à niveau et de la suppression d’un autre ;
    – (Strasbourg) – SaalesSaint-Dié, voie unique de 25 km (n° 110 au RFN), avec achèvement de la remise en état des structures et de la voie dans le tunnel de Colroy (1 601 m), remplacement de 9 000 traverses et d’un pont-rail. Une seconde étape de régénération de la voie est envisagée pour 2021 ;
    BéningSarreguemines, double voie de 22 km (n° 159 au RFN), avec trois mois de fermeture pour renouvellement de 4 100 m, injection de 8 300 traverses neuves et confortement d’un ouvrage en terre réputé sensible à Farébersviller ;
    SarregueminesMommenheim, double voie de 74 km (n° 161 au RFN), où la vitesse de fond a dû être abaissée de 110 à 60 km/h sur 30 km de Wingen-sur-Moder à Mommenheim. Un linéaire de 11 700 m va être en conséquence entièrement renouvelé et 13 000 traverses remplacées.