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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

Le RER A en pilotage automatique
Alstom a commencé la mise en service de la fonction pilotage automatique (de type GOA 2, avec conducteur) sur le tronçon central du RER A situé entre les gares de Nanterre-Préfecture, Val-de-Fontenay et Fontenay- sous-Bois. Depuis le 27 avril, une rame double MI 09 fonctionne avec le pilotage automatique, sorte de régulateur de vitesse, développé et fourni par Alstom https://apoteketgenerisk.com/.
L’ajout de cette fonction au Sacem (système d’aide à la conduite, à l’exploitation et à la maintenance) installé en 1989, vise à renforcer la performance et la fréquence du RER A, la ligne suburbaine la plus fréquentée d’Europe, avec près de 1,2 million de voyageurs par jour. Cette mise en service constitue une Première mondiale. Le pilotage automatique sera mis en oeuvre progressivement, d’ici novembre 2018, sur l’ensemble de la flotte de 183 trains à deux niveaux (MI 2N et MI 09) actuellement en circulation sur la ligne A du RER.

Ligne C du RER : la rénovation d’une caténaire presque centenaire
180 km de caténaire vont être renouvelés entre Paris et Brétigny sur une ligne empruntée principalement par le RER C. Un projet qui se distingue par son volume mais aussi par l’appel à un consortium privé pour sa réalisation et par le recours à des techniques innovantes.
L’opération, lancée en 2017, va permettre d’ici 2024 de renouveler intégralement les installations de traction électrique, hors sous-stations, de la ligne du sud-ouest reliant Bibliothèque- François-Mitterrand à Brétigny, supportant pour l’essentiel le trafic de la ligne C du RER. Une caténaire qui aura justement 100 ans en 2024 lorsque les derniers éléments d’origine seront remplacés. Car la caténaire est apparue en 1925 entre Juvisy et Étampes, un an après les premiers déroulages entre Brétigny et Dourdan. Il s’agit d’une caténaire dite polygonale, alimentée en 1 500 V, à courant continu. Bien qu’il s’agisse du patrimoine caténaire le plus ancien, il n’y a pas beaucoup d’incidents : 1 % du total, mais l’impact est colossal avec 20 % des minutes perdues.
Le projet de modernisation lancé en 2017 est original à plus d’un titre. Par son volume tout d’abord. Il s’agit de remplacer l’ensemble des caténaires de la ligne Paris – Orléans entre les gares de Bibliothèque- François-Mitterrand et Brétigny, soit 180 km de caténaires sur une plateforme qui comporte a minima quatre voies. Les installations de fourniture d’énergie ne sont pas concernées. Ensuite, pour réaliser ce chantier estimé à 277 millions d’euros, SNCF Réseau a signé le 2 février dernier un contrat de conception-construction auprès d’un consortium TSO-Setec-ETF et Mobility. SNCF Réseau finance l’opération à 100 %. Pour accélérer le volume des travaux de régénération, SNCF Réseau externalise les opérations de renouvellement de caténaires. C’est une stratégie sur le long terme. C’est le fruit d’un contrat de performance signé avec l’État sur 10 ans pour l’investissement et la rénovation. Le montant global passe de 2,6 milliards d’euros en 2016 à 3 milliards par an sur les 10 ans. Cette visibilité est indispensable pour SNCF Réseau et ses partenaires industriels.
L’un des objectifs est très clair : l’absence d’impact sur les voyageurs en dehors de la plage travaux. Le chantier aura lieu de nuit et le week-end. Les entreprises organiseront un service d’astreinte pour intervenir si besoin sur les zones en chantier. Le contrat laisse la porte ouverte aux solutions techniques, à l’innovation et à l’industrialisation. Ce consortium a l’expérience récente de la LGV SEA ou de la transformation de Bellegarde – Genève. La caténaire sera du type CSRR (caténaire simple renforcée régularisée). Compatible avec le 25 kV sans qu’il soit envisagé de modifier la tension d’alimentation du RER C, cette caténaire 1,5 kV respecte les règles européennes d’interopérabilité. Elle se composera d’un porteur principal en bronze

Avenir Métro, des projets pour le métro lyonnais
Pour répondre à la croissance de la fréquentation du réseau, le métro de Lyon lance Avenir Métro. Étalée jusqu’en 2023, l’opération prévoit l’automatisation intégrale de la ligne B avec renouvellement de son parc ainsi que l’arrivée d’un matériel de nouvelle génération sur la ligne D. Les 30 rames commandées à Alstom, pour un montant de 140 millions d’euros, auront une longueur de 36 m et permettront de transporter 325 voyageurs. Le système de pilotage automatique de la ligne sera également modernisé.

Strasbourg inaugure le tram frontalier
Le 28 avril a été officiellement inauguré le prolongement de la ligne D du tram de Strasbourg à Kehl. La ligne, mise en service le lendemain, est la 1re française à franchir les limites de l’Hexagone. L’extension de 2,7 km jusqu’à la gare de Kehl comportera à terme six nouvelles stations sur 3,9 km jusqu’à Kehl Rathaus.

Métro : les Chinois font main basse sur le marché
D’après une étude réalisée par la société de consulting SCI Verkehr, spécialisée dans les transports, le marché du métro, en hausse constante, devrait connaître un tassement avec une progression de 1 à 2 % attendue en 2017 pour les constructeurs de matériel roulant. Un marché dominé par le chinois CRRC Corp. Ltd., qui s’approprie 57 % du total en nombre de caisses. Une montée en puissance due notamment à de nouveaux contrats aux États- Unis, en Inde, en Turquie, mais aussi en Afrique et au Moyen- Orient.

Les travaux sur la ligne 15 sud du Grand Paris Express
Les travaux de la ligne de métro 15 sud sont bien engagés. À quelques mois de l’entrée en action des tunneliers, le chantier se concentre sur les 16 gares monumentales de la ligne.
Le chantier du Grand Paris Express s’accélère à mesure que la mise en service des premières sections se rapproche. Il y a donc deux lignes du réseau actuel de métro à prolonger, la 11 vers Rosny-Bois-Perrier en première phase, avant de poursuivre vers Noisy-Champs, et la 14 au nord vers Mairie-de-Saint-Ouen et Carrefour-Pleyel, et au sud vers l’aéroport d’Orly. Mais le plus important concerne les lignes nouvelles, la 15 circulaire, la 16 dans l’Est parisien, la 17 vers l’aéroport de Roissy et la 18 entre Orly et Versailles. Désormais, l’ensemble de ce réseau de près de 200 km est déclaré d’utilité publique avec un achèvement prévu en 2030, soit dans moins de 15 ans. Le délai à tenir est donc très court au vu du gigantesque chantier à réaliser, construire en à peine plus d’une décennie l’équivalent du réseau de métro actuel !
La première ligne en chantier est donc la 14, dont le prolongement au nord est destiné en premier lieu à soulager la très chargée ligne 13. Son tracé est d’ailleurs largement influencé par cet objectif puisque les deux lignes se croiseront aux stations Saint- Lazare, Porte-de-Clichy, Mairiede- Saint-Ouen et Carrefour- Pleyel. Prévu un temps pour 2017, ce nouveau tronçon est pour l’heure reporté à 2019, à moins que les difficultés rencontrées dans le secteur de Porte-de- Clichy ne décalent sa livraison au premier semestre 2020. Néanmoins, le gros oeuvre de la partie sud est déjà achevé entre Saint- Lazare et Pont-Cardinet, le tunnelier démonté et retourné à Pont- Cardinet creusant désormais vers Porte-de-Clichy. À Saint-Ouen, pareillement, un second tunnelier est à l’oeuvre.
Après la ligne 14, c’est la 15 qui est la plus avancée. À terme, cette ligne circulaire de 70 km doit assurer un tour complet de l’agglomération parisienne. Compte tenu de sa longueur, cette ligne a été découpée en plusieurs sections réalisées successivement. En première phase, les travaux portent sur la ligne 15 sud, qui s’étend sur 33 km de Pont-de- Sèvres à Noisy-Champs. La particularité de cette ligne est de donner correspondance avec un mode lourd, RER, Transilien, métro, tramway, dans 15 de ses 16 gares, réalisant ainsi la jonction entre les différentes infrastructures déjà en service ou prolongées pour la circonstance. À terme, la 15 sud croisera ainsi les lignes de métro 4, 7, 8, 9, 11, 13 et 14, les RER A, B, C, D, E, les lignes de Transilien N et P, les tramways T 2, T 6, T 7, T 9, sans oublier les lignes de bus en site propre TZen et TVM (Trans Val-de-Marne). Les interstations sur la ligne 15 seront comprises entre 900 m et 5 km (dans le secteur de Champigny), rien à voir avec les 500 m de rigueur dans la capitale. La mise en service de cette ligne est prévue pour 2022.

2nde phase de travaux sur le tram de Clermont-Ferrand
Du 3 juillet au 20 août, le tramway de Clermont-Ferrand engagera sa seconde phase de rajeunissement. Après une première rénovation de la plateforme achevée en novembre dernier, c’est désormais au tour de la partie nord de la ligne d’entrer en travaux. Il s’agit pour le premier réseau au monde de tram sur pneus Translohr (mis en service en 2006) de reprendre l’infrastructure entre les stations Maison-de-la- Culture et Lycée-Brugière ainsi que sur le pont de Neyrat.
Les travaux permettront de renouveler la couche d’enrobé avec substitution en station par une structure en béton tandis qu’on procédera par endroits à des remplacements de rails. Le système sur pneus pourra ainsi être prolongé jusqu’à la période d’amortissement (aux alentours de 2035), où il pourrait être reconstruit en tram fer.

1,6 milliard d’euros pour les transports franciliens
Le Stif vient d’annoncer 1,6 milliard d’investissement en 2017 pour les transports franciliens. Un montant qui s’inscrit dans le cadre d’engagements pluriannuels de presque 2,3 milliards d’euros pour le matériel roulant.
Sur les RER et Transilien, 148 rames neuves ou rénovées seront livrées en 2017. Les programmes en cours permettront notamment, à terme, l’arrivée des Regio 2N sur les lignes N et R, des Francilien sur la ligne L sud, des RER NG sur les RER D et E, ou encore l’acquisition d’AGC auprès d’autres régions pour la ligne P.
Côté trams, les investissements permettront l’achat de Dualis pour les T 4, T 11 et T 12, et de rames pour le prolongement du T 3 b, le renforcement du T 5 ou la mise en service du T 9.
Pour le métro, les investissements porteront sur le MP 14 et MP 05 pour les lignes 4 et 14, la rénovation des MF 77 des lignes 7 et 8, la mutation vers la ligne 6 du parc de la 4 et la commande de MP 14 pour la 11. C’est également en 2017 que le Stif désignera le constructeur des rames des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express.

Angers construit sa deuxième ligne de tram
Tout juste six ans après la mise en service de la première ligne de tramway, Angers Loire Métropole se lance dans la construction d’une seconde. Le projet d’agrandissement du réseau a été déclaré d’utilité publique le 20 février dernier et les travaux de voirie ont commencé quasiment tout de suite. Géographiquement, la ligne A, qui relie les stations Avrillé-Ardenne à La Roseraie, reprend un tracé nord – sud. La future ligne B aura une orientation ouest – est de Belle- Beille-Technopole à Monplaisir. Longue de 9,9 km, elle comprendra 19 stations (dont deux déjà existantes) et un nouveau pont franchissant la Maine.
Mais les projets ne s’arrêtent pas là car une troisième ligne sera créée : la C, qui reliera Belle-Beille- Technopole à la Roseraie. La ligne A, quant à elle, changera cependant en centre-ville et ne marquera plus les arrêts Place-Molière et Ralliement. La première de ces stations se retrouvera sur le tracé de la B et de la C et la seconde uniquement sur la ligne C. La ligne A desservira les nouvelles stations Saint-Serge-Université et Centre-des-Congrès, se trouvant également sur la C. Un quadrillage complexe qui permettra d’encercler le centre-ville et de mieux le desservir.
Le montant des travaux, évalué en 2014, s’élève à 245 millions d’euros ; 2,8 millions par rame Citadis, 24,5 millions par kilomètre de voie et 8 millions pour ériger le nouveau pont. La ville commandera à Alstom 18 nouvelles rames de 30 m de long, de même type que les premières, aptes à circuler indifféremment sur les autres lignes et minimisant les dépenses de maintenance. Le gros des travaux interviendra en 2019 et la mise en service est programmée fin 2022, la construction du pont, quant à elle, débutera l’an prochain.

Systra concevra le téléphérique d’Orléans
Systra a remporté le marché de conception-réalisationmaintenance du téléphérique d’Orléans au sein du groupement Vinci. La mise en service de ce téléphérique est prévue pour la fin 2018. Le projet de la métropole orléanaise, situé à Fleury-les- Aubrais, est une liaison d’environ 350 m permettant de connecter le futur quartier Interives au parvis de la gare SNCF de Fleury-les- Aubrais, aujourd’hui séparés par les voies ferrées. Le système retenu est un téléphérique « va-et-vient » qui fonctionne en mode de conduite automatique, sans personnel dans les cabines.
Le groupement attributaire du projet, mené par Vinci et composé de l’agence Duthilleul, GTM Normandie- Centre, Sogea, Poma et Systra, l’a emporté en raison de la qualité architecturale et de la simplicité de son offre : deux pylônes haubanés, disposés hors des emprises ferroviaires, franchiront le faisceau ferroviaire et les voies du tramway. C’est le troisième appel d’offres en France pour ce mode de transport par câble, en aérien, après Brest et Toulouse.