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Une maquette échelle 1 de TELLi exposée à Ferrocampus
La première pierre de Ferrocampus a été posée le 23 mai 2025 à Saintes. Ferrocampus aura pour mission de former aux futurs métiers du rail, du CAP à l’école d’ingénieurs. Situé sur un site industriel de 14 000 m2, dont le coût avoisine les 50 millions d’euros financés par la région Nouvelle- Aquitaine, l’État et l’Union européenne, l’établissement devrait accueillir 470 étudiants chaque année. Un showroom TELLi de 500 m2 a également été inauguré où se trouve une maquette à l’échelle 1 du futur train léger ainsi que les différentes innovations ferroviaires entre autres en matière d’aménagements intérieurs, de systèmes de freinage et de signalisation frugale, aux régions, aux entreprises, aux associations et aux universitaires. TELLi devrait remplacer à l’horizon 2025 sur les lignes de desserte fine du territoire les automotrices diesels, en particulier les X 73500

Les belles surprises des rames Oxygène
Les voyageurs d’Intercités attendent avec impatience les nouvelles rames Oxygène pour améliorer la qualité de service de leurs trains. S’il faut patienter jusqu’en mars 2027 pour les emprunter quotidiennement, la découverte de leurs aménagements devrait faire oublier le confort inégalé des voitures Corail.
Le 24 avril 2025, l’État, autorité organisatrice des Intercités, SNCF Voyageurs, l’exploitant, et CAF, le constructeur, avaient convié élus et presse à découvrir pour la première fois cette nouvelle rame. La rame 003 nous attendait dans l’atelier deux voies du technicentre de Villeneuve- Saint-Georges, un ancien atelier TGV dédié depuis peu à la maintenance des rames Oxygène de l’axe Paris – Clermont-Ferrand.
Longue de 187,90 m, la rame automotrice comporte 10 caisses, les deux véhicules d’extrémités étant des motrices avec cabine de conduite. L’option rame articulée a été retenue (deux caisses contiguës reposant sur un bogie) sauf en milieu de rame entre les voitures R 5 et R 6 où la rame est sécable. Comme pour la rame Régiolis à six caisses. Il y a donc 11 bogies. Chaque caisse intermédiaire mesure 17 m sauf les voitures 5 et 6 à 20,50 m et chaque motrice 22,45 m.
La livrée extérieure est blanche avec un bandeau noir au niveau des baies, couleur reprise aussi autour de la fenêtre de cabine. De minces filets verts en haut et bleus en bas encadrent ce bandeau. Les portes d’accès sont peintes en vert. Outre les chiffres 1 ou 2, la classe se repère avec un bandeau vertical rouge ou bleu à côté de la porte. Des motifs stylisés décorent le bandeau gris près des portes et rappellent des sites symboliques desservis par ces lignes. Chaque rame comprend trois voitures de 1re classe dont la motrice 1, une voiture mixte et six voitures de 2de classe dont la motrice 2. Les nouveaux sièges individuels de la société KFS sont recouverts de tissu de velours de couleur rouge en 1re et bleue en 2de. Le réglage est à commande

La grande verrière de la gare d’Angoulême va être solarisée
D’une largeur de 26 m pour 119 m de longueur et 11 m de hauteur, la grande halle voyageurs de la gare d’Angoulême en Charente est en pleine rénovation. Sur la toiture 840 modules photovoltaïques translucides seront déployés sur des lanterneaux de la verrière pour une puissance totale de 327,6 kW. La production permettra de couvrir environ 40 % des besoins en électricité de la gare. Le chantier, d’un montant total de 17,4 millions d’euros, devrait s’achever en mars 2026.

Bordeaux – Toulouse : interrompu par les intempéries
Le 19 mai dernier, des départements du sud-ouest de la France sont en vigilance orange. Face à la violence de l’orage, la régulation demande aux conducteurs de train d’observer une marche à vue entre Marmande et Agen (30 km/h alors que la vitesse dans ce secteur est de 160 km/h). Lorsque le TGV 8517 Paris 17 h 05 – Toulouse 21 h 48 arrive vers Tonneins (Lot-et-Garonne), il tombe près de 70 mm de pluie en 15/20 min.
Un ruisseau normalement à sec se gorge d’eau, au franchissement sous la double voie, il gonfle et ravine en quelques minutes le ballast, la sous-couche et le remblai sur plusieurs mètres de long. Les deux voies se retrouvent suspendues dans le vide avec un trou d’environ 2 m de profondeur. Au passage du TGV, la voie ripe légèrement vers l’entraxe. Le conducteur arrête d’urgence son train mais la voiture 1 se retrouve au-dessus du vide. Les 507 voyageurs indemnes ont été évacués 3 heures après l’incident.
Le trafic est interrompu entre Marmande et Agen le temps d’effectuer les travaux. Il aura fallu plus de 160 camions de déblais et remblais et environ 70 personnes pour rétablir la ligne qui a retrouvé des circulations partielles dès le 28 mai.

TRSI présente le matériel roulant acheté par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Son arrivée sous la verrière de la gare de Marseille-Saint- Charles n’est pas passée inaperçue. Le 19 mai dernier, TRSI a présenté en grande pompe, à la presse et à son autorité organisatrice, l’une des rames de son futur parc matériel. En cours de livraison par Alstom, le parc devait compter au démarrage de l’offre, le 29 juin, 16 rames neuves Omneo Premium pour réaliser 14 AR quotidiens Marseille – Nice.
En réalité, le constructeur en livrera la moitié à temps, le reste du parc étant composé de rames louées par d’autres régions (Auvergne-Rhône- Alpes et Grand Est). Pour les voyageurs, il y aura sans conteste un avant et un après 29 juin, les rames actuelles, des Corail réversibles, datant de la fin des années 60 pour les plus anciennes. À l’intérieur des Omneo Z 59000, le voyageur bénéficiera d’un confort qui se veut repensé. WiFi à bord, équipement pour changer les bébés, espace snacking avec machines à boisson et en-cas, prises USB à la place, autonomie pour les voyageurs en fauteuil roulant : les nouveautés seront nombreuses. Au total, 340 places assises en première et seconde classes. Les débuts du premier opérateur privé choisi par un conseil régional pour exploiter une ligne TER seront forcément très observés tant l’attente est grande et le slogan ambitieux : « Tout change sauf la vue ! ».

Révolution ferroviaire en Auvergne-Rhône-Alpes
D’ici 2035, les transports en général et ferroviaires en particulier vont être profondément transformés en Auvergne-Rhône-Alpes grâce à un plan pluriannuel d’investissements.
Baptisé « Cap sur 2035 », validé en décembre 2023, le plan pluriannuel d’investissements de la région Auvergne-Rhône-Alpes doit mobiliser 5,7 milliards d’euros, une somme colossale qui va notamment révolutionner l’offre ferroviaire. L’objectif est de proposer 30 % d’offre supplémentaire et de passer de 220 000 à 300 000 voyageurs quotidiens. Le plus gros volet concerne le matériel roulant avec environ 3,5 milliards d’euros. Au programme : l’acquisition entre 2024 et 2035 d’environ 150 rames, l’adaptation des ateliers de maintenance de Clermont-Ferrand, Valence-Cécile, Saint-Étienne, Vénissieux ou Saint-Gervais et enfin des opérations de maintenance lourde comme la rénovation mi-vie en cours pour 171 rames AGC et TER 2N NG. Dans l’optique de la concurrence, une société publique locale a été créée pour suivre tous ces aspects du matériel roulant après transfert de propriété.
Après radiation des Z 2 et X TER, le renouvellement a commencé en 2024 avec la livraison de 19 rames Regio 2N (201 C à 219 C). Insérées dans la desserte de l’axe Mâcon – Lyon – Valence – Avignon, elles permettent d’offrir 52 000 places supplémentaires par semaine et de mettre en circulation des UM 2 en val de Saône et vallée du Rhône après allongement des quais de plusieurs gares. Les rames à un niveau libérées ont été reversées dans la Tarentaise, autour de Grenoble et sur Bourg – Ambérieu avec la création de 49 trains par semaine. La région

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE 175 ans d’une pétillante étoile ferroviaire
Gare de bifurcation vers le nord et l’est, Châlons-en-Champagne a presque tout connu du matériel ferroviaire depuis son ouverture en 1849. Elle a notamment vu défiler de nombreux trains prestigieux comme l’Orient-Express, ainsi qu’un intense trafic de circulations militaires, troupes et fret, pendant les deux guerres mondiales. Modernisée ensuite, elle a bénéficié au début des années 60 du programme d’électrification de la ligne Strasbourg – Paris, dont les nombreux Corail la traverseront longtemps. Aujourd’hui desservie par le TGV sur la ligne de Paris-Est à Bar-le-Duc, il s’agit aussi d’une importante gare TER du Grand Est qui accueille, entre autres, les TER « Vallée de la Marne ». Elle a connu un rajeunissement en 2018 et 2020.
Appartenant antérieurement à la région Champagne- Ardenne, puis à la région Grand Est depuis 2016, Châlons- en-Champagne, anciennement Châlons-sur-Marne (1), ville moyenne de 44 000 habitants, siège d’une garnison militaire, est la préfecture du département de la Marne. Baignée par la rivière Marne, elle a été traversée dès novembre 1849 par la voie ferrée venant de Paris-Est, poursuivie les années suivantes vers Nancy et Strasbourg (ligne 070 du RFN). À 172 km de la capitale, sa gare à l’altitude 83 est l’origine de deux embranchements, l’un vers le nord créé en 1857 (ligne 081 du RFN) en direction de Reims, l’autre vers le sud ouvert en 1879 par la compagnie d’Orléans à Chalons en direction de Troyes et rétrocédé à l’Est en 1883 (ligne 006). Ces lignes ont été progressivement mises à double voie, la seconde ayant un caractère stratégique marqué, en raison de la présence de plusieurs installations militaires dont le camp de Mailly. Pour satisfaire le trafic grandissant des radiales Paris – Strasbourg et du courant transversal Laon – Reims – Chaumont – Belfort se croisant, la compagnie de l’Est porte le nombre de voies à quai à cinq, dont les deux accolées au BV sont recouvertes d’une marquise métallique, aménage un dépôt de locomotives avec rotonde à coupole à la sortie est de la gare voyageurs et un triage à l’opposé entre les voies de Paris et de Reims. Deux raccordements sont établis côté Paris à Fagnières en direction de Reims et côté Strasbourg en direction de Troyes à Coolus.
Au cours du premier conflit mondial, le noeud ferroviaire a été occupé du 4 au 12 septembre 1914 et les communications avec Reims suspendues au-delà de Mourmelon. Puis il a joué un rôle considérable dans l’approvisionnement du front s’étendant de longs mois durant au nord et dans la vaste étendue de la C

SUISSE Le virage à grande vitesse des CFF
Les CFF ont profité, en mars dernier, de la présentation de leurs résultats 2024 pour annoncer leurs intentions en matière de relations internationales à grande vitesse (GV).
Les CFF, entreprise ferroviaire (EF) suisse, souhaite mettre en oeuvre, sous ses couleurs, des rames interopérables V 300-320 et renforcer ou (re)créer des dessertes d’abord vers l’Italie (Rome) et la France (Paris mais pas que), plus éventuellement, vers Barcelone et Londres. Les CFF ont ainsi en partie levé le voile sur le travail prospectif intense qu’ils mènent actuellement et déclaré leur confiance, dans le potentiel de développement de ce type de liaisons.
Les CFF abordent l’exercice de manière très large : ils disent se préparer à tous les scenarii liés à l’ouverture à la concurrence (2), mais ne semblent pas pour autant désireux de vouloir rompre par principe avec le modèle coopératif qui prévaut encore actuellement.
De leurs expériences en cours, ils retiennent cependant que compter uniquement sur un partenaire pour mettre des trains à disposition peut constituer une erreur et considèrent désormais que le développement de toute coopération requiert l’implication de chaque partie. Si les CFF ont à l’avenir leurs propres rames, cela pourrait être de nature à permettre une meilleure prise en compte de leurs intérêts, ainsi qu’une augmentation de front des fréquences et des destinations, sans intrinsèquement hypothéquer les partenariats établis. C’est à ce titre qu’ont été publiés le 12 mars 2025, sur la plateforme Simap, deux appels d’offres pour échanges d’informations, la première étant destinée aux fabricants de trains et la seconde aux bailleurs. Les CFF expliquent considérer deux options : • l’achat de 40 rames avec contrat de service et de maintenance de 15 ans ; • le leasing de 40 rames aussi sur 15 ans. L’échange d’informations était prévue pour avril-mai de cette année. Le cas échéant pourraient s’ensuivre un appel d’offres en 2026 et la mise en oeuvre d’un nouveau matériel à grande vitesse GV par les CFF dès les années 2030. L’international représente une part significative – des sources concordantes font état de 10 %

RP 333: À bord d’un train de fret sur la ligne des Cévennes
Entre Langeac et Tarascon, l’entreprise Captrain filiale du groupe SNCF achemine des grumes depuis la Haute-Loire vers une usine de traitement de pâte à papier de Fibre Excellence. Les deux sites disposant d’Installations Terminales Embarquée (ITE). Le trajet est long d’un peu plus de 200 km, il se fait pour partie via la ligne des Cévennes. La marche étant très détendue, il faut un peu plus de 6 heures pour le réaliser, ce qui laisse le temps d’admirer de magnifiques paysages dont Alexandre que nous allons suivre dans sa journée de conduite ne se lasse pas. Le convoi est tracté par une BB 75000, une locomotive de puissance moyenne (2000 KW) développée par Alstom et Siemens, louée à la SNCF.

Arrivée de la première rame Z 890 du Mont-Blanc Express
La première rame Z 890 du Mont-Blanc Express est arrivée par la Suisse. Une étape importante dans le projet de modernisation de la ligne reliant Martigny à Saint-Gervais-les-Bains qui vise à renforcer la mobilité transfrontalière entre la Suisse et la France.
Après avoir quitté l’usine Stadler de Bussnang (canton de Thurgovie) le 23 avril 2025 au petit matin, la rame Z 891 a été acheminée par rail jusqu’à Martigny à l’aide de deux wagons plats adaptés et une locomotive de la série Re 4/4 II des CFF (photos 1 et 2). Là, une opération technique d’envergure a été menée : déchargement sur un camion-remorque (photos 3 et 4), transfert, puis enraillement sur la voie étroite (photo 5). La rame a ensuite été déplacée jusqu’aux ateliers TMR de Vernayaz.
Rappelons qu’en 2022 sept rames ont été commandées par l’Office fédéral des Transports, l’État du Valais et la région Auvergne- Rhône-Alpes pour un montant de 76 millions de francs suisses (80,56 millions d’euros). Conçues sur la base du dernier modèle « Saphir », les Z 890 seront destinées à remplacer les cinq Z 800 de 1996 déjà obsolètes techniquement, qui, en outre, ne répondent plus à la loi fédérale sur l’accessibilité des personnes handicapées. Au-delà de l’innovation technique avec une performance énergétique