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  • Thalys rend hommage à Eddy Merckx

    Thalys rend hommage à Eddy Merckx

    Dans le cadre des manifestations prévues à 100 jours du grand départ du Tour de France 2019, qui s’élancera de Bruxelles le 6 juillet prochain en hommage à Eddy Merckx et à sa première victoire il y a 50 ans, la rame TGV Thalys PBKA 4343 a reçu un pelliculage spécial destiné à célébrer l’évènement. Le 28 mars 2019, la rame décorée a effectué son voyage inaugural vers Bruxelles, où une cérémonie a été organisée en présence du champion belge quintuple vainqueur de la grande boucle, des autorités locales et des responsables de la société ASO, organisatrice du Tour de France. Ici, la rame passe à Ver-sur-Launette (Oise) alors qu’elle revient de Bruxelles, le 28 mars 2019, première journée de circulation de la livrée apposée la veille au Landy.

  • Vers un tramway sur l’Oberbaumbrücke à Berlin

    Vers un tramway sur l’Oberbaumbrücke à Berlin

    Enjambant la Spree sur le tablier supérieur de l’Oberbaumbrücke, célèbre pont berlinois, en brique rouge, passent les lignes 1 et 3 du métro. Les automobilistes et piétons empruntant le tablier inférieur. Il y a 25 ans, sur cet ancien ouvrage emblématique de la guerre froide, point-frontière ente Berlin-Est et Berlin-Ouest, des voies de tramway ont été posées… mais aucun tramway n’y a jamais circulé.
    Les rails devraient maintenant disparaître mais pour sans doute revenir bientôt ! En effet, du 6 mai au 24 septembre, ce pont doit être réhabilité. Renouvellement de l’imperméabilisation de la chaussée et du trottoir, soit 2 610 m2. Les rails sont en partie responsables de l’endommagement du pont, mais voilà : la ligne 10 du tramway sur Warschauerstrasse de­­vrait être prolongée à Hermannplatz sur l’autre rive. Et sur les sept variantes du projet, cinq d’entre elles proposent un parcours sur l’Oberbaumbrücke. Les alternatives étant un parcours via le pont Elsen ou le pont Schilling. Le Sénat de Berlin étudie actuellement les différents itinéraires et une fois sa décision prise le calendrier et l’enveloppe budgétaire seront connus. Une étape supplémentaire dans l’introduction, progressive, du tramway dans l’ex-Berlin-Ouest.

  • Du nouveau pour les trams de Fribourg-en-Brisgau

    Du nouveau pour les trams de Fribourg-en-Brisgau

    Le 16 mars dernier, le réseau de Fribourg-en-Brisgau a inauguré une nouvelle ligne afin d’alléger une artère principale arrivant depuis un certain temps à saturation. C’est le plus grand projet mené par la Freiburger Verkehrs AG depuis 1973. L’occasion de nous intéresser à ce réseau, à son matériel en pleine mutation, qui font de Fribourg un exemple à suivre en termes de mobilité…

    Implanté géographiquement dans le Land de Bade-Wurtemberg, Fribourg est situé dans la vallée rhénane à 25 km du fleuve faisant frontière entre la France et l’Allemagne. Fribourg est niché au pied des premiers reliefs de la Forêt-Noire et ceux, au sud-ouest, du Kaisersthul. La ville n’a cessé de se développer au fil des ans pour devenir la quatrième plus grande ville du Land après Stuttgart, Mannheim et Karlsruhe. En 2021, le 14 octobre, le réseau de tramways électriques fêtera ses 120 ans ! Inauguré en 1901, il est aujourd’hui fort de cinq lignes cumulant un total de 38,3 km ex­­­ploité par 67 rames. On dénombre six séries différentes avec les anciens Düwag, qui s’éclipsent progressivement, remplacés par les récentes et spacieuses rames CAF. Pour pérenniser l’exploitation, il fallait trouver une alternative aux tramways hippomobiles qui devenaient obsolètes. La coentreprise Siemens et Halske, s’occupant de l’éclairage public dans la ville, réalise d’emblée quatre lignes d’un total de 13 km :
    – ligne A : Lorettostrasse – Rennweg ;
    – ligne B : Lehenerstrasse – Lorettostrasse ;
    – ligne C : Lehenerstrasse – Blei­­cheweg ;
    – ligne D : Rennweg – Günterstal.
    Établies en forme de croix, elles préfigurent déjà le réseau actuel. 27 tramways construits par Hawa (Hanover Wagon Fabrik) assuraient les rotations. Le réseau s’agrandit en 1930 jusqu’à 20 km répartis sur six lignes complétées de quatre lignes d’autobus. La Seconde Guerre mondiale redessinera cette carte et le bombardement de novembre 1944 détruira une bonne partie de la vielle ville, des infrastructures et des tramways. Au lendemain du conflit, les lignes de tramways rouvrent très progressivement dès le 26 mai 1945 avec celles de Holzmarkt – Günterstal et Oberlinden – Litten­­weiler. L’essor du tramway n’intervient qu’à la fin des années 60 au moment où il devient une pièce maîtresse dans un schéma d’urbanisme. L’agglomération de Fribourg voit de nouveaux quartiers sortir de terre ; le tramway les reliera. C’est l’époque où le transport automobile prend de l’ampleur en Europe. Une coexistence qui a parfois été fatidique, comme nous le savons, dans plusieurs grandes villes de France et quelques-unes d’Allemagne. Mais à Fribourg on ose et, en 1972, le centre-ville historique s’articulant autour de la cathédrale devient une zone dépourvue de voitures. Tramways, piétons et vélos y sont rois. Des parkings pour les autos ont été conçus en extrémité de la ville. La qualité de vie change radicalement avec la décongestion des ruelles (débarrassées de 22 000 voitures environ). Et de nos jours, ce centre-ville reste toujours aussi dynamique. En 1983 est inauguré le pont Stühlinger, sur lequel est situé l’arrêt Hauptbahnhof. Plusieurs escaliers et ascenseurs mènent aux différents quais de la gare principale située sur l’artère ferroviaire Bâle – Offenburg. Le pont Wiwili ou Blaue Brücke pour « pont bleu » qu’utilisaient jadis les tramways est réapproprié par les piétons et cyclistes. Cette même année, le courant d’alimentation passe du 600 V au 750 V. Ce changement s’accompagne jusqu’à la fin du xxe siècle de cinq prolongements de lignes ou tronçons :
    – 9 décembre1983 : Hauptbahnhof – Technisches Rathaus – Runzmattenweg – Paduaalle, ligne 1 (3,5 km) ;
    – 14 juin1985 : Paduaalle – Landwasser, ligne 1 (2,2 km) ;
    – 27 septembre 1986 : Technisches Rathaus – Robert-Koch Strasse – Friedrich-Erbert Platz, ligne 5 (1,1 km) ;
    – 26 mars 1994 : Bissierstrasse – Am Lindenwäldle – Haid, ligne 3 (2,2 km) ;

  • Le 1 000e Coradia Lint aux couleurs de Transdev GmbH

    Le 1 000e Coradia Lint aux couleurs de Transdev GmbH

    L’autorité organisatrice de transport de Bavière, le BEG, avait attribué le 7 décembre 2018 après appel d’offres européen le lot 2 du réseau d’Augsbourg à l’opérateur Bayerische Regiobahn GmbH (BRB), filiale à 100 % de Transdev Regio GmbH. Ce lot, qui sera exploité à compter de dé­­cembre 2021, comprend les relations Schongau – Augsbourg – Langenneufnach, Augsbourg – Ingolstadt Hbf et Ingolstadt Hbf – Eichstätt Stadt.
    Pour exploiter ces relations, Transdev a commandé le 20 mars 2019 à Alstom, pour un montant de 150 millions d’euros, 41 diesels Coradia Lint 41 à deux caisses aptes à 140 km/h. La livraison de ces Lint, fabriqués sur le site d’Alstom de Salgitter, s’étalera jusqu’en septembre 2022. À cette occasion, Alstom célébrera la production et la livraison du 1 000e Coradia Lint. Le premier Coradia Lint avait été livré en 2000 à l’opérateur NOB (Nord-Ostsee-Bahn), aujourd’hui disparu, qui faisait partie du groupe Transdev GmbH. L’opérateur Go Ahead, qui avait remporté le lot 1 du réseau d’Augsbourg (Ulm – Augsbourg – Munich, Wurtz­­bourg – Treuchtlingen – Augsbourg et Aalen – Donauwörth), a commandé à Siemens le 31 janvier 2019, pour un montant de 400 mil­­lions d’euros, 44 automotrices électriques Mireo à trois caisses et 12 automotrices électriques Desiro HC à cinq caisses.

  • Hanseatische Eisenbahn : un privé à la rescousse des petites lignes

    Hanseatische Eisenbahn : un privé à la rescousse des petites lignes

    Grâce à des faibles coûts d’exploitation, l’opérateur privé Hans permet de sauver de la fermeture au trafic voyageurs certaines petites lignes à faible trafic en particulier dans l’ex-RDA.

    Depuis le 9 décembre 2018, l’opérateur privé Hanseatische Eisenbahn, dénommé commercialement Hans, exploite la relation RB 34 Stendal – Rathenow (34 km), qui était assurée depuis décembre 2015 par l’opérateur privé Odeg (Ostdeutsche Eisenbahn), et la relation RB 33 Stendal – Tangermünde (10 km), auparavant assurée par DB Regio. Le 21 février 2017, les autorités régulatrices de transports de Saxe-Anhalt et du Brandebourg avaient attribué après appel d’offres à Hans, le moins-disant des concourants, pour une durée de quatre ans à compter du changement de service 2019, ces deux relations constituant le lot Elbe-Altmark, représentant un volume annuel de 370 000 km-trains. Pour cela, Hans utilise trois autorails monocaisses Lint 27 d’Alstom, auparavant utilisés dans le Harz par la filiale de Transdev HEX (HarzElbe Express), dont les acti­­vités ont été transférées le 9 décembre 2018 à l’opérateur Abellio, filiale des Chemins de fer néerlandais. Courant décembre 2018, ces Lint 27 ont été modernisés dans les ateliers de Hans, avec entre autres un rafraîchissement de l’aménagement intérieur, l’installation d’écrans d’information pour les voyageurs et un réaménagement de l’espace fourgon permettant le transport de neuf vélos. De plus, ils ont troqué leur ancienne livrée HEX pour celle de Hans, brun et blanc. Aucun personnel de la DB n’a été repris par Hans lors du transfert d’opérateur. Conformément au contrat, tous les trains sont accompagnés par un contrôleur, qui vend à bord également des titres de transport. En juillet 2016, Hans avait déjà été reconduit, après appel d’offres, par l’autorité organisatrice de transport de l’État du Brandebourg, le VBB, pour une durée de deux ans, pour l’exploitation à compter du 11 décembre 2016 des relations RB 73 Neustadt (Dosse) – Pritzwalk (42 km) et RB 74 Pritzwalk Ouest – Meyenburg (20 km) assurées jusqu’en décembre 2012 par l’opérateur Prignitzer Eisenbahn. Ce contrat représentant un volume annuel de 222 000 km-trains a été prolongé directement par le VBB pour deux années supplémentaires et court jusqu’au 12 décembre 2020. Hans exploite également sous contrat avec les autorités de l’arrondissement du Plateau des lacs mecklembougeois la relation Kleinseenbahn Neustrelitz – Wesenberg – Mirow (22 km) depuis le 3 novembre 2013 et depuis le 10 décembre 2017 la relation Waren (Müritz) – Inselstadt Malchow (22,5 km), et ce jusqu’au 13 décembre 2019 sous réserve de prolongation. Hans avait également assuré du 14 décembre 2014 au 30 avril 2015 la relation Parchim – Karow – Inselstadt Malchow (48 km), du 6 juillet 2013 au 20 septembre 2014 la relation Meyenburg – Plau am See – Krakow am See (48,1 km) et jusqu’au 31 juillet 2016 Pritzwalk – Putlitz (17,1 km) avec des Schienenbus Uerdingen VT 798 (610-667).
    Le parc moteur de Hans était composé au 1er février 2019 :
    – de six autorails monocaisses LVT/S, construits en 1997-1999 par Deutsche Waggonbau AG Bautzen, aptes à 100 km/h, dont les 672.907, 919 et 920, autrefois utilisés par DB Regio en Saxe-Anhalt sur les relations Burgenlandbahn RB 76 Weissenfels – Zeitz et RB 78 Merseburg – Querfurt, et loués par Hans à Enon et les VT 504.001, 002 et 006 loués par Hans à EGP. À noter que, pour l’instant, le 672.907 est hors service ;

  • Les rames Léman Express dévoilées

    Les rames Léman Express dévoilées

    Le 10 avril, sur son site de Reichshoffen, Alstom a officiellement dévoilé aux élus régionaux français et suisses, à la SNCF et aux CFF le premier Régiolis destiné à la future desserte Léman Express autour d’Annemasse et de Genève. Dénommée Z 31500, cette rame ressemble sous de nombreux aspects aux autres Régiolis déjà en circulation dans toute la France. Cependant, c’est la première rame de ce type apte au service transfrontalier. Elle possède donc des spécificités comme l’alimentation 15 kV, les équipements ERTMS, le nombre de portes, l’amé­­­nagement.

  • Classement en vue des infrastructures du Poma 2000 de Laon

    Classement en vue des infrastructures du Poma 2000 de Laon

    Depuis le 26 août 2016, le Poma 2000, le petit métro automatique de Laon, est à l’arrêt. Devant les coûts de maintenance, la municipalité a souhaité mettre un terme à l’exploitation de ce système unique qui reliait la gare SNCF à la ville haute. Cette décision contestée localement se traduit désormais par une bataille entre opposants et partisans du Poma. Alors que le maire s’est déclaré récemment favorable à l’installation d’un nouveau système, (sans d’autres précisions), les défenseurs du Poma se battent pour obtenir son classement.
    Après une longue enquête, un avis favorable vient d’être rendu par la direction des Affaires culturelles suspendant toute procédure de démantèlement. Impossible au­­jourd’hui de savoir si le Poma circulera à nouveau un jour, mais, à défaut, sa trace sera au moins conservée.

  • NWB remporte le S-Bahn de Brême

    NWB remporte le S-Bahn de Brême

    L’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, le LNVG, a reconduit le 27 mai 2019 après appel d’offres l’opérateur NordWestBahn (NWB), filiale à 100 % de Transdev Regio GmbH, pour l’exploitation du réseau de S-Bahn de Brême. NWB représentait le meilleur rapport qualité-prix. Le nouveau contrat, d’une durée de 14 ans à compter de décembre 2022, représente un volume annuel de 6,25 millions de km-trains. Le réseau de S-Bahn de Brême, exploité depuis décembre 2010 par NWB, comporte les relations RS 1 Brême Farge – Brême Hbf – Verden (Aller), RS 2 Bremerhaven Lehe – Brême Hbf – Twistringen, RS 3 Wilhelmshaven – Oldenbourg – Brême Hbf, RS 4 Nordenham – Brême Hbf, RS 3 X Bad Swischenahn – Oldenbourg – Brême Hbf et RB 76 Rotenburg (Wümme) – Verden (Aller). Dans le cadre du nouveau contrat, un cadencement à la demi-heure sera introduit entre Brême et Oldenbourg et entre Brême et Bremerhaven. Lorsque la ligne Oldenbourg – Wilhelmshaven sera électrifiée, en 2022, des automotrices électriques se substitueront aux autorails actuellement utilisés sur les relations RS 3 et RB 76, nécessitant alors 16 automotrices électriques supplémentaires. Le parc actuel d’automotrices électriques dédiées au S-Bahn de Brême est composé de 35 Coradia Continental livrés en 2010, dont 17 à deux caisses série 440.2 et 18 à trois caisses série 440.3.

  • Finlande : les VR commandent 60 locomotives diesels à Stadler

    Finlande : les VR commandent 60 locomotives diesels à Stadler

    Les Chemins de fer finlandais (VR) ont sélectionné le 11 mars 2019 après appel d’offres le suisse Stadler pour la fourniture de 60 locomotives diesels à l’écartement finlandais de 1 524 mm, qui seront livrées de 2022 à 2025. La commande définitive, d’un montant d’environ 200 millions d’euros, et qui comporte une option pour la fourniture de 100 locomotives supplémentaires, a été signée courant avril 2019.
    De type Bo’Bo’, ces locomotives d’une puissance de 1 900 kW auront une vitesse maximale de 120 km/h, une longueur de 18 m et une masse de 88 t. Elles seront capables de remorquer des trains de fret de 2 000 t et seront également équipées de télécommande par radio pour les manœuvres. Satisfaisant aux normes européennes d’émission Stage V, ces locomotives sont destinées à remplacer des locomotives diesels anciennes des VR, en particulier des séries Dv 12 de 1964 et Dr 14 de 1969, utilisées à la manœuvre dans les triages, en tête de trains de fret et même parfois en tête de trains de voyageurs sur des lignes non électrifiées. En fonction de la progression de l’électrification du réseau finlandais dans les prochaines années, 45 % du réseau actuel étant non électrifiés, les VR lèveront tout ou partie de l’option de cette commande.

  • Les automotrices Twindexx Vario en service commercial en Allemagne

    Les automotrices Twindexx Vario en service commercial en Allemagne

    Destinées à constituer des rames automotrices avec des voitures voyageurs à deux étages Dosto 2010, les nouvelles automotrices électriques d’extrémité série 445/446 de DB Regio entrent progressivement en service dans certaines régions d’Allemagne après homologation par l’EBA mi-septembre 2017.

    Dès 1996, la DB avait lancé le projet de réalisation d’une automotrice électrique à deux étages pour la Saxe. Une rame prototype, à trois caisses, numérotée 445.001-845.001-445.501 et dénommée Meridian, avait été construite par DWA Görlitz et présentée en 2000 à la DB. La partie électrique avait été fournie par Siemens et Adtranz, DWA fournissant la partie mécanique et réalisant l’assemblage. L’automotrice Meridian, d’une longueur de 82,77 m, apte à 140 km/h, développait une puissance de 3 600 kW pour une masse de 179 t. Sa capacité était de 289 places assises et l’adjonction de voitures intermédiaires était possible. Après plusieurs campagnes d’essais, l’EBA homologua le prototype. Toutefois, la DB n’étant plus intéressée, le prototype fut radié en 2003 et finalement ferraillé en 2006.
    En 2009, la DB signa avec le constructeur Bombardier un contrat-cadre, d’un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, pour la fourniture de 800 voitures à deux niveaux de la gamme Twindexx, comprenant des voitures intermédiaires, des voitures-pilotes et également des automotrices à une caisse disposant d’un poste de conduite à une extrémité. Twindexx est l’acronyme de « TWINDEck-Fahrzeuge mit eXtremer FleXibilität ». En 2011, la DB passa à nouveau commande de 135 voitures à deux étages Twindexx dénommées IC2, destinées au trafic InterCity, mais qui diffèrent sur certains points des voitures destinées au trafic régional. Les voitures IC2, engagées en service commercial depuis décembre 2015, sont utilisées en rame réversible constituée de quatre voitures intermédiaires, d’une voiture-pilote et d’une locomotive électrique Traxx 146-5, sont limitées pour l’instant à 160 km/h et arborent la livrée ICE. En mars 2017, la DB a commandé à nouveau 125 voitures IC2, ainsi que 25 locomotives électriques Traxx AC 3, destinées aux relations InterCity Stuttgart – Singen – Zurich et Carlsruhe – Stuttgart – Nuremberg.
    Au total, 75 rames automotrices Twindexx Vario, représentant 150 automotrices d’extrémité série 445/446, désignée par le constructeur Twindexx 160 DE, ont été commandées par l’opérateur DB Regio depuis 2012, au gré des différents contrats régionaux, qu’il a remportés après appel d’offres. Malheureusement, le programme de construction a été différé de plusieurs années, si bien que la première rame complète Twindexx Vario n’est sortie d’usine qu’en 2017, avec près de trois ans de retard. Les premières automotrices électriques d’extrémité série 445/446 ont été livrées par Bombardier à DB Regio mi-2016, avec près de trois ans de retard. D’une puissance de 2 300 kW, les automotrices Twindexx 160 DE, de type Bo’Bo’, monocourant 15 kV 16 2/3 Hz, ont une vitesse maximale de 160 km/h. Leur accélération varie de 0,6 à 1,2 m/s2 en fonction de la composition de la rame. Elles disposent d’un poste de conduite à une extrémité. D’une masse de 66 t, elles ont une longueur de 25,975 m, formant ainsi des rames de 105,5 m en configuration quatre caisses et 159,1 m en configuration six caisses. Elles sont équipées de deux bogies moteurs Flexx Compact Heavy FCH, à suspension pneumatique, équipés chacun d’un moteur asynchrone à courant triphasé, fabriqués sur le site Bombardier de Siegen. Seul le bogie arrière est équipes de patins de freins électromagnétiques. Le bogie avant est quant à lui équipé de l’aimant du système de sécurité PZB, du soc chasse-obstacle et du graisseur de boudin, ne permettant pas son équipement avec les patins de freins électromagnétiques.