Blog

  • Des Francilien supplémentaires

    Des Francilien supplémentaires

    Le 11 juillet, IdFM a commandé à Bombardier 36 nouveaux trains Francilien pour 367 millions d’euros. Les 18 rames courtes sont destinées à Paris-Saint-Lazare pour garnir les axes de Cergy et de Nanterre (ligne L) et assurer la phase 2 sur Mantes par Conflans. Elles seront livrées entre mars et septembre 2020. Les 18 rames longues, livrables d’octobre 2020 à juin 2021, iront à Paris-Est pour assurer avec les rames existantes la desserte de l’axe de Provins, qui doit être électrifié fin 2021. Cette cinquième levée d’option porte la commande à 313 rames : 161 longues et 152 courtes. Fin juin, 229 d’entre elles étaient déjà livrées : 143 longues et 86 courtes. La région a également voté l’accélération des livraisons de deux à trois rames par mois et quelques modifications : ajout de ports USB, nouvelle barre de maintien en plateforme, nouvelle poignée de préhension sur les sièges et création d’un écran unique rectangulaire pour l’information.

  • Royaume-Uni : LNER exploite la franchise de la ligne de la côte Est

    Royaume-Uni : LNER exploite la franchise de la ligne de la côte Est

    Le contrat pour l’exploitation de la franchise InterCity East Coast assuré depuis le 1er mars 2015 par Virgin Trains East Coast (VTEC), détenu à 90 % par Stagecoach et à 10 % par le groupe Virgin, a pris fin le 24 juin 2018. Les nouvelles propositions de VTEC n’auront donc pas convaincu le ministère des Transports britannique, qui en a informé par le biais de son secrétaire d’État le 16 mai 2018 la Chambre des communes. Cette franchise est renationalisée et son exploitation confiée à l’opérateur public London North Eastern Railways (LNER), créé à cet effet. LNER est également le nom porté par la compagnie de chemins de fer créée en 1923, qui exploitait un réseau de près de 10 000 km et nord et à l’est de Londres, jusqu’à la nationalisation de 1948 et la création de British Railways. LNER est chargé également de mettre en œuvre en partenariat avec le gestionnaire public de l’infrastructure britannique Network Rail, le plan d’amélioration de la desserte de la côte Est, proposé par Virgin en 2014, et qui aboutira à l’horizon 2020 à la création de l’unité d’affaires East Coast Partnership, chargée de gérer aussi bien l’infrastructure que l’exploitation de la ligne de la côte Est (ECML). LNER absorbera également en 2021 les prestations de banlieue sur la ligne de l’ECML, actuellement assurées par Govia Thameslink Railways. La desserte du Yorkshire et de l’Écosse par la ligne de la côte Est confiée, moins de 3 ans après la privati­sation de la franchise East Coast, à nouveau à un groupe public amorce peut-être le début de la renationalisation des Chemins de fer britanniques, souhaitée selon les sondages par une majorité de Britanniques.

  • Une navette électrique testée entre Champagne-Ardenne-TGV et le terminus du tram

    Une navette électrique testée entre Champagne-Ardenne-TGV et le terminus du tram

    Du 2 mai au 30 juin 2018, une navette autonome électrique a été testée, grâce à un partenariat Transdev, Citura (réseau de transports de Reims), SNCF et EDF, entre la gare Champagne-Ardenne-TGV et le terminus de la ligne B du tramway. Le but de cette expérience étant de faciliter l’accès à la gare, distante d’environ 300 m, en forte déclivité (10 %), de l’arrêt du tramway. Une déclivité due à la topographie des lieux qui est devenue rapidement très contraignante pour les passagers à mobilité ré­duite, avec des bagages, les enfants en bas âge et les personnes âgées, ou par mauvais temps. Le véhicule, modèle EZ 10 du constructeur EasyMile, possède 12 places et est équipé d’une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite. La navette autonome utilise plusieurs technologies pour se déplacer et analyser son environnement en temps réel pour évoluer en toute sécurité (GPS, capteurs Lidars, odomètre, etc.). Sans volant ni pédale, un agent de Citura assure la fermeture des portes et la mise en mouvement de la navette. C’est la première fois en France qu’un service de transport autonome partagé est mis en place pour ce type d’usage, facilitant l’intermodalité des voyageurs entre deux moyens de transport. Ce service de mobilité autonome partagé a été déployé de manière gratuite dans le cadre d’une expérimentation.

  • La flotte Astoro des CFF remise à niveau

    La flotte Astoro des CFF remise à niveau

    Les ETR 610/RABe 503 des CFF, rebaptisés Astoro, souffraient d’un certain nombre de problèmes tant sur le plan technique que sur celui des aménagements de confort. Ils bénéficient actuellement d’une rénovation qui s’achèvera en 2021.

    La flotte Astoro des CFF se compose de sept ETR 610 (005-6, 006-4, 007-2, 009-8, 010-6, 013-0, 014-8) ainsi que de 12 RABe 503 (1) et bénéficie d’interventions visant à l’améliorer ou à la moderniser. Ces opérations concernent les rames des première (ETR) et seconde (RABe) commandes et sont en grande partie menées par Alstom à Savigliano. Rappelons que la situation prévalant sur le Gothard en 2016 (taux de ponctualité de 82 % et 31 % des retards imputables aux matériels roulants) a nécessité de traiter plusieurs problèmes techniques. Certains concernaient les ETR 610 et les RABe 503, d’autres étant plus spécifiques à l’une ou à l’autre sous-série. Parmi les aléas communs figurent alors le frein d’immobilisation et un bug survenant principalement lors de la commutation 15 kV 16,7 Hz/3 kV. Le fonctionnement des systèmes embarqués d’information, utile au confort des voyageurs et nécessaire à la sécurité dans les tunnels de base, souffre pour sa part de dérangements sporadiques. La climatisation suscite aussi des doléances (surtout avec les ETR 610), tout comme le fonctionnement de certains équipements de la voiture-restaurant. Enfin, les ETR 610 sont affectés d’origine par une mauvaise étanchéité des cuves de rétention des toilettes. En revanche, le fonctionnement de l’ensemble GSMR-ETCS s’avère particulièrement stable pour les ETR 610 comme pour les RABe 503. Globalement, la situation a été prise très au sérieux. Les CFF et Alstom ont constitué une « task force » afin d’analyser les difficultés et de remédier aux problèmes. Des mesures curatives seront rapidement appliquées. Utile à la pendulation, l’hydraulique (pompes et vérins) qui pâtit de fuites (particulièrement sur les ETR 610), est ainsi traitée à Bâle, par le remplacement de pièces défectueuses. Les CFF estiment aujourd’hui que la démarche a permis d’améliorer nettement la fiabilité et la disponibilité des trains. Mais on ne sait pas à ce stade si les résultats atteints par les RABDe 500 alias ICN (mètre-étalon en la matière auprès des CFF…) ont été égalés.
    Cette phase est intervenue avant la campagne de remise à niveau et de révision qui a pour sa part débuté en 2017 à Savigliano. À cette occasion, les ETR 610 bénéficient spécifiquement d’un assainissement qui porte sur : le dispositif de pendulation au niveau des bogies, une remise à jour des logiciels ETCS, la climatisation et les espaces dédiés aux Voyageurs. Les toilettes sont améliorées et le système anti-incendie, obligatoire en Italie en 2021 et déjà présent sur les RABe 503, est installé.

  • Le train des Mouettes fête les « Sammies »

    Le train des Mouettes fête les « Sammies »

    Du 4 au 8 juillet, le train des Mouettes (Train touristique qui circule sur la ligne de 21 km entre Saujon et La Tremblade en Charente-Maritime) , géré par l’association Trains & Traction, a organisé le train du Centenaire pour célébrer les 100 ans de la fin de Première Guerre mondiale. Plusieurs animations et expositions ont été proposées tout au long de la ligne, présentation de nombreux véhicules routiers d’époque, reconstitution d’un camp militaire, défilés en tenues d’époque, concerts… La principale attraction était la reconstitution d’un train de wagons américains. Entrés en guerre en avril 1917, les Américains avaient, pour assurer leur logistique, acheminé par mer en pièces détachées 37 800 wagons qui seront assemblés principalement à La Rochelle. Lors de ces commémorations, six de ces wagons, dits « TP », magnifiquement restaurés dans leur livrée d’origine grise, ont circulé dans un train mixte tracté par la 140 C 38 du CFTLP (Chemin de fer touristique Limousin-Périgord) venue spécialement de Limoges via Périgueux et Bordeaux.

  • Montpellier : de Saint-Roch à Sud-de-France

    Montpellier : de Saint-Roch à Sud-de-France

    Depuis juillet, l’agglomération de Montpellier est dotée d’une seconde gare de premier plan, Montpellier-Sud-de-France, située sur le CNM, qui fait pièce à la gare de centre-ville, récemment rénovée, de Montpellier-Saint-Roch.
    Bien que pâtissant provisoirement d’une desserte par les transports en commun plutôt réduite et d’une grille un peu clairsemée, la nouvelle gare semble déjà connaître un bel engouement.

    Le dimanche 7 juillet, la SNCF a ouvert au public une seconde gare voyageurs dans la périphérie méridionale de l’agglomération montpelliéraine, baptisée Montpellier-Sud-de-France (MSdF). Elle devait être inaugurée le 5 en présence du ministre des Transports, d’élus régionaux d’Occitanie, départementaux et de la municipalité, mais cette cérémonie a été annulée, la région n’ayant encore versé sa quote-part au projet (!). Largement dimensionnée car conçue pour l’avenir, ce qui a suscité de vives polémiques et oppositions, sa mise en service a dû être différée de huit mois, pour permettre l’achèvement du second œuvre et de ses abords, par rapport au début de l’exploitation le 10 décembre 2017 du CNM (contournement Nîmes – Montpellier), exclusivement pour le trafic fret, sur lequel elle se situe. Depuis, elle est traversée par une quarantaine de mouvements sans arrêt reliant Cerbère à Apach, Forbach, Perpignan à Modane et Miramas, Hourcade et Saint-Jory à Miramas, Le Boulou à Bettembourg et Calais-Ville (routes roulantes), etc. Si aujourd’hui elle est le second point d’ancrage du rail dans cette métropole languedocienne, préfecture de l’Hérault, avec la gare historique créée par le PLM en 1852, rappelons que deux autres gares de réseaux privés ont fonctionné à Montpellier, l’une en cul-de-sac vers Palavas-les-Flots, dite de l’Esplanade, née en 1872, l’autre à l’ouest pour les Chemins de fer de l’Hérault, dénommée Chaptal, ouverte en 1892. L’une et l’autre n’étaient pas en correspondance directe avec le réseau principal et ont succombé en 1968.

    Une gare historique plusieurs fois agrandie
    Un premier débarcadère sommaire voit le jour en 1838, pour la Compagnie de Montpellier à Sète, dans le faubourg de la Saunerie, au sud de l’Écusson. à 300 m de la gare d’aujourd’hui, où en 1845 un second terminus est créé cette fois après la tranchée longeant la Citadelle, à l’altitude 28 sur l’Esplanade, non loin de la place de la Comédie, pour les besoins de la Compagnie de Montpellier à Nîmes. Les trains de Sète sont reportés en 1852 sur son emplacement où s’érige un édifice doté d’une façade néoclassique avec des colonnes grecques et marquise en fonte couvrant les voies. Deux ponts routiers, de Sète au sud et de Lattes au nord, l’encadrent. Les anciennes compagnies disparaissent au profit du grand réseau PLM en 1857. À compter de 1869, la compagnie du Midi s’invite à Montpellier avec sa voie unique en provenance de Paulhan via Montbazin amorcée plus tard à Bédarieux. En 1882, le PLM crée cette fois une ligne embranchée aux Mazes-le-Crès côté Nîmes joignant Sommières et au-delà Alès. Côté pair des quais voyageurs, un secteur réservé aux halles et cours marchandises est installé, tandis qu’à Prés d’Arènes où débute la ligne de Bédarieux et aboutit un raccordement joignant la gare de Chaptal, des voies de garage pour les rames voyageurs et un petit dépôt prennent place. En 1924, un souterrain pour les voyageurs relie les trois quais de la gare, tandis que la halle recouvrant les voies est démontée en 1937. À la nationalisation, c’est la région du Sud-Est de la SNCF qui succède au PLM.

  • RP251 : En cabine d’un Pendolino et d’une Re 460 – À la découverte de la signalisation du futur (4e partie)

    RP251 : En cabine d’un Pendolino et d’une Re 460 – À la découverte de la signalisation du futur (4e partie)

    Retour en Suisse, cette fois sur la ligne CFF du Simplon. Entre Genève et Sion, nous vous emmenons aujourd’hui en cabine de conduite d’un Pendolino ETR 610 sur l’EuroCity 39 Genève – Milan, puis dans celle d’une locomotive Re 460 sur l’Interregio 1724. Les paysages entrevus au long de la ligne établie, pour partie, sur les rivages du lac Léman, pourraient, à eux seuls, justifier le déplacement. Mais notre propos dépasse ici très largement le simple tourisme ferroviaire. Avec cette vidéo, vous allez enfin pouvoir pénétrer les secrets de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System) – autrement dit, la signalisation du futur, qui a été conçue pour l’interopérabilité – et mieux saisir les mécanismes de sa visualisation en cabine, au travers de la nouvelle interface homme-machine (IHM). Bonne route en ERTMS !
    Ph. H.

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 18 min

  • Innsbruck réceptionne ses Flexity

    Innsbruck réceptionne ses Flexity

    La livraison est en cours pour les 20 nouveaux trams Flexity commandés par la ville autrichienne d’Innsbruck suite à un appel d’offres lancé en 2014. Résultat presque sans surprise, c’est Bombardier Transport qui a remporté ce marché, le constructeur ayant déjà livré des Flexity à l’occasion d’une précédente commande. Le premier exemplaire des 20 nouveaux Flexity est arrivé à Innsbruck dans la nuit du 13 au 14 mars. Le marché comprend également une option pour 10 autres exemplaires. 11 seront affectés à la ligne 5 et huit trams à la ligne 8, le dernier étant réservé en secours. Ils sont bidirectionnels comme leurs prédécesseurs, dont ils conservent les mêmes caractéristiques : 28,8 m de long, 40,8 t et une vitesse limite de 70 km/h.

  • Le chantier du viaduc  de la ligne 11 attribué

    Le chantier du viaduc de la ligne 11 attribué

    Le 7 juin, la RATP a attribué le marché du viaduc et de la station aérienne du prolongement de la ligne 11 vers Rosny-Bois-Perrier. D’un montant de 36,7 millions d’euros, il a été remporté par un grou­­pement Bouygues, Solétanche, EFF et Victor Buyck. Long de 580 m, large de 10 pour un poids de 1 165 t, le viaduc sera le premier construit avec une station aérienne depuis près d’un siècle.

  • Le prolongement du tramway de Luxembourg en service

    Le prolongement du tramway de Luxembourg en service

    Le 21 mai, la première rame du tramway de Luxembourg a effectué des essais sur le prolongement vers Étoile. Ces essais, dans le cadre de la seconde phase du projet, au-delà du terminus actuel de Pont Rouge, se sont déroulés de nuit pour ne pas perturber l’exploitation de la ligne. Ils ont notamment permis de valider le système de circulation par biberonnage, sans ligne aérienne de contact, développé par le constructeur CAF. Après une phase de tests et de marches à blanc réalisés durant l’été, la mise en service du prolongement est effective depuis le 27 juillet. Le tramway sera gratuit sur l’ensemble de la ligne jusqu’au 16 septembre.