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  • Les nouveautés du service horaire 2025

    Les nouveautés du service horaire 2025

    Dans son ensemble le nouveau service horaire mis en place le 15 décembre 2024 n’apporte pas, en l’absence d’électrifications complémentaires et de créations de ligne nouvelle, de modifications structurantes des dessertes grandes lignes tant sur le plan international qu’intérieur. Toutefois on peut signaler quelques aménagements ponctuels sur certaines relations longue distance. Ils se traduisent par des temps de parcours allongés comme sur Paris – Nice et surtout entre Paris et Toulouse via Bordeaux couverts en TGV, Marseille et Bordeaux en Intercités, pour la réalisation de travaux lourds. Il n’en est pas de même des liaisons TER qui font face partout sur le territoire à un trafic accru avec une explosion du service offert par trois régions : la Normandie, la Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Liaisons TGV internationales

    ur l’axe Paris – Francfort-sur-le-Main, la création tant atten- due d’une liaison spécifique Paris – Berlin évoque un retour aux sources bienvenu et devrait connaître un essor promet- teur avec la clientèle touristique et surtout les jeunes. Il faut remonter à 2014 avec la suppression du train de nuit qui circulait au départ de Paris-Est sous n° 451/450 via Forbach, succédant en 2008 à celui créé dans les années 90 qui rou- lait, lui, depuis Paris-Nord via Bruxelles, Liège, Cologne, Dortmund, Hanovre, rompant les liaisons directes entre les deux capitales (1). Aujourd’hui un nouvel ICE permet de les relier en huit heures contre au mieux 13 heures par les bus de l’opérateur routier Flixbus. À Strasbourg il relèvera des TER issus de Metz, Nancy, Colmar et Mulhouse. Son horaire utilisant les LGV Est-européenne et les NBS allemandes d’Appenweier à Karlsruhe Sud, de Fulda à Hanovre et de Wolfsburg à Berlin, est le suivant avec seuls arrêts à Karls- ruhe Hbf, Francfort-sur-le-Main-Sud et Berlin Spandau :

    • 9591 Paris-Est 9 h 55 – Strasbourg 11 h 40/46, Berlin Hbf 18h03; • 9590 Berlin Hbf 11 h 54 – Strasbourg 17 h 53/18 h 01, Paris- Est 19h55. (2)

    En ce qui concerne les liaisons France – Suisse vers Bâle, Zurich, en raison de travaux diurnes entre Dijon et Aisy, les 9206, 9210, 9218 sont détournés comme en 2025 de Mul- house à Paris-Lyon par Strasbourg via la LGV Est. Le transit France – Italie via Modane a été interrompu suite à l’éboulement montagneux survenu en haute Maurienne en 2023. La reprise des circulations SNCF et FS Paris – Milan est maintenant programmée pour le 1er avril.

    Pour les liaisons France – Espagne par la LGV Perpignan – Bar- celone, c’est le statu quo pour les deux fréquences TGV Paris – Barcelone et les AVE Marseille – Madrid et Lyon-Part-Dieu – Barcelone. Par contre la Renfe décide de réintroduire la course AVE Renfe Toulouse – Barcelone en 3 heures 30 de la mi-avril à fin septembre qui avait disparu lors de la crise du Covid.

  • La genèse des voitures à deux niveaux du MS 61

    La genèse des voitures à deux niveaux du MS 61

    Pour le futur matériel roulant destiné à la ligne A du RER parisien, faut-il un matériel à un niveau ou à deux niveaux ? C’est une question qui s’est posée à la fin des années 90 et à laquelle nous allons tenter d’apporter des réponses.

    À la recherche de la meilleure architecture de matériel roulant pour la ligne A

    À la fin des années 90, alors que la RATP cherchait son nouveau matériel pour la ligne A du RER parisien, elle était très réticente au choix d’un matériel à deux niveaux considérant que le deux niveaux n’était pas compatible avec un temps d’échange rapide notamment.

    Par exemple à la station Châtelet, quelle que soit la charge en voyageurs du train, 50 % environ des voyageurs sortent pour un même volume qui entre et ce en moins de 50 s.

    Mais d’un autre côté, la charge de la ligne A progressait chaque année avec la perspective de saturation avec un matériel à un niveau. Un dilemme en perspective donc, d’où la recherche de matériel capacitaire à architecture urbaine.

    La recherche portait sur un pas moyen de portes de 7 à 8 m environ, uniformément réparti sur la longueur de l’élément y compris lors d’une formation d’un train en UM principalement au droit des cabines de conduite situées en vis-à-vis dans la formation du train.

    En outre, la RATP recherchait un matériel qui remplisse la totalité de la longueur des quais des stations de la ligne A soit 224  m. Le MS  61 (Matériel suburbain 1961, date de signature du contrat de construction, première rame livrée fin 1966 sur la ligne de Sceaux, future ligne B) en UM 3 s’approchait de cette valeur avec 219,66 m, contrairement aux 208,32 m du MI 84 en UM 2 (MI 84 : Matériel d’interconnexion de 1984, date de la première livraison et non pas date de signature du contrat de construction).

    À l’époque, pour une exploitation à 2 min d’intervalle entre trains, grâce au Sacem (Système d’aide à la conduite et à la maintenance), il ne fallait pas dépasser 50 s (avec une marge de 2 s) de stationnement en station. Les thèmes évoqués ci-dessus ne sont pas exhaustifs. Il y a bien d’autres paramètres à prendre en compte dans la définition d’un matériel roulant (MR) mais qui dépassent le cadre de cet article.

  • Tram de Montpellier : direction Sud-de-France en octobre 2025

    Tram de Montpellier : direction Sud-de-France en octobre 2025

    Les touristes des vacances de la Toussaint 2025 qui auront choisi de venir à Montpellier par la gare TGV Sud-de-France auront la chance de pouvoir rejoindre directement le centre-ville par la ligne 1 du tramway. C’est en effet le 18 octobre que la ligne sera prolongée depuis Odysseum vers son nouveau terminus situé, non pas sur le parvis de la gare comme prévu initialement, mais à environ 300 m de là, d’où partent aujourd’hui les bus de navette. Cette mise en service interviendra deux mois tout juste avant la livraison de la nouvelle ligne 5 prévue le 20 décembre de cette année.

  • Voie libre pour Trenitalia en 2025

    Voie libre pour Trenitalia en 2025

    L’année se présente bien pour Trenitalia. Opérant en France depuis trois ans, la compagnie italienne va pouvoir reprendre ses liaisons Paris – Milan et ouvrir une ligne Paris – Marseille au printemps. Elle étudie aussi d’autres projets de liaisons internationales

    La conférence de presse organisée le 21 janvier pour les trois années de présence de Trenitalia en France a laissé entrevoir une dynamique riche.

    Le 18 décembre 2021, à 7 h 26, la rame Frecciarossa n°  50 quitte Paris-Lyon pour Milan pour la première fois. La belle rame rouge ne passe pas inaperçue sur les rails français au milieu des rames TGV de l’opérateur historique. Après 10  années d’expérience de la concurrence en Italie, l’opérateur italien arrive avec l’ambition de faire grandir le marché ferroviaire.

    La rame de 462 places (huit voitures, 202 m) offre quatre niveaux de confort, deux ambiances Silenzio et Allegro, des tarifs simples et flexibles, une voiture Executive de 10  sièges unique en France avec salle de réunion, le WiFi illimité et gratuit et une offre de restauration multiple permettant de découvrir la cuisine italienne.

    Trois ans plus tard, Trenitalia France est satisfait de son choix : 3 millions de voyageurs, 4,65 millions de kilomètres parcourus par les rames, 97  % de ponctualité, 40 % de croissance de voyageurs entre Paris et Lyon, une satisfaction des clients au maximum, une répartition 50/50 entre professionnels et loisirs.

    Le seul bémol est un taux de remplissage modeste à 60  % sur les trajets Paris - Lyon. Il était de 80 à 85 % sur Paris – Milan mais l’offre de deux AR quotidiens a été stoppée nette par l’éboulement en Maurienne du 27  août 2023. L’opérateur estime avoir perdu 850 000  voyages. Le bilan financier est donc encore négatif. L’opérateur s’est donc concentré sur l’offre Paris – Lyon en passant de trois à cinq AR desservant tous la gare de Part-Dieu et pour trois celle de Perrache.

    Après des essais et tests en 2024, Trenitalia France met en route depuis le 14  février 2025 des trains en rame double. Pas de roulement précis mais une réalisation en fonction de la demande.

    Retour du Paris – Milan prévu le 1er avril

    La première grande nouvelle est la réouverture de la ligne de la Maurienne fin mars et le retour des Paris  – Milan dès le 1er  avril. Deux AR quotidiens seront proposés. Il s’agit du prolongement vers la Maurienne puis l’Italie de deux  AR actuels entre Paris et Lyon. Départs de Paris-Lyon à 7 h 30 et 15 h 18. Départs de Milan Centrale à 6 h 25 et 15 h 53. Pour

  • Le Lyon-Turin progresse

    Le Lyon-Turin progresse

    Les chantiers de la liaison transfrontalière Lyon-Turin progressent. Outre la construction du tunnel de base, l’interconnexion ferroviaire de Saint-Jean-de-Maurienne prend forme.

    Longue de 270 km, la liaison transalpine Lyon-Turin est partie intégrante du corridor européen Lisbonne – Kiev. Approuvé par plusieurs traités bilatéraux France-Italie, le projet se décompose en plusieurs sections distinctes : les voies d’accès au tunnel de base, et le tunnel de base proprement dit.

    Les interconnexions : des avancements divers

    La section d’accès italienne relie Orbassano à Suse. Sous maîtrise d’ouvrage RFI, sa construction est en cours, et la mise en service de cette section aura lieu en même temps que le tunnel de base.

    Côté français, le cheminement a été semé d’embûches. Long de 120 km, la section s’étend de Grenay à Saint-Jean-de-Maurienne et traverse 66 communes. Après moult atermoiements, le scénario dit « Grand gabarit » a été retenu pour les voies d’accès françaises début décembre 2024. Les études d’avant-projet détaillé ont également été lancées par SNCF Réseau à cette même échéance pour trois ans.

    De Grenay (où elle se connecte à la LGV Rhône-Alpes et à la ligne conventionnelle depuis Lyon) à Avressieux, la ligne est mixte voyageurs-fret. Elle rencontre trois ouvrages d’art majeurs : les tunnels de Ruy-Montceau (7 km), Sainte-Blandine (2 km) et La Bâtie- Montgascon (7,5 km). À Avressieux, un raccordement sera construit pour atteindre Chambéry. Le reste de la ligne sera dédié fret jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le reste de la section comporte trois tunnels de grande longueur : La Chartreuse (24,7 km), Belledonne (19,7 km) et Le Glandon (9,5 km). Avec cette nouvelle impulsion, il est espéré que la mise en service de cette section ait lieu en 2043, soit 10 ans après la mise en service du tunnel de base. Le coût de construction est estimé à près de 7,2 milliards d’euros, dont près de la moitié est susceptible de provenir de fonds européens.

  • Royaume-Uni : les Electrostar Class 376 de Southeastern bientôt modernisées

    Royaume-Uni : les Electrostar Class 376 de Southeastern bientôt modernisées

    L’opérateur Southeastern, qui exploite des trains sur les lignes du sud-est de Londres ainsi que sur la LGV HS 1, a annoncé le 8 janvier 2025 qu’il allait faire rénover par Alstom ses 36 automotrices Electrostar Class 376 qui appartiennent à la Rosco Eversholt Rail. Cette révision à mi-vie comprend entre autres le rafraîchissement complet de leurs aménagements intérieurs et extérieurs avec l’apposition d’une nouvelle livrée bleue, l’installation de prises électriques et de ports USB, ainsi qu’un système d’éclairage intérieur à led.

    Cette modernisation sera effectuée dans le centre de maintenance Alstom d’Ashford et au dépôt de Grove Park. Elle s’inscrit dans le plan de modernisation du matériel roulant utilisé par Southeastern, qui comprend également l’introduction de 30 City Beam (Desiro City) Class 707 et de 13 Electrostar Class 377 utilisées auparavant par l’opérateur Govia Thameslink Railway afin de remplacer à terme les Networker Class 465 et Class 466, ainsi que la rénovation des 29 automotrices à grande vitesse Javelin Class 395

  • La région Centre-Val de Loire consolide son offre TER

    La région Centre-Val de Loire consolide son offre TER

    Pour 2025, la région Centre-Val de Loire et SNCF Voyageurs, l’opérateur des TER, vont poursuivre leur ambition d’un transport ferroviaire toujours plus performant. Après deux années consacrées à l’augmentation de l’offre, voici l’heure de la consolidation des acquis.

    Tout part d’un constat. L’offre TER Centre-Val de Loire baptisée trains Rémi est plébiscitée par les voyageurs. La fréquentation augmente en moyenne de 9 % en 2023 et 11 % en 2024. Dans les Rémi Express, elle est même de 15 % sur Paris – Nevers et de 19 % sur Paris – Bourges. Sur certaines lignes, elle bat des records avec 27 % sur Tours – Nevers, 32 % sur Orléans – Limoges et jusqu’à 37 % sur Tours – Loches et Tours – Chinon. Cet engouement pour le train est aussi le fruit des efforts financiers pour l’infrastructure. Trois lignes viennent de faire l’objet d’une profonde rénovation assurant la qualité de service : Tours – Loches, Chartres – Courtalain et Bourges – Montluçon. Cette dernière est même revenue dans le giron de SNCF Réseau au titre du réseau structurant. La ligne à voie métrique du Blanc-Argent se modernise chaque été depuis 2023 et sans doute au moins jusqu’en 2026.

    Pour accompagner ces pics de fréquentation, environ 70 000 voyageurs quotidiens dans 420 trains, il est nécessaire en 2025 de renforcer la composition de certains trains afin de proposer davantage de places assises. C’est ainsi que le train 860521 Paris – Orléans de fin d’après-midi en semaine et le train 5916 Nevers – Paris de début de soirée du dimanche seront composés de deux rames Regio Z 56700.

  • La DB revend ses Kiss ex-Westbahn

    La DB revend ses Kiss ex-Westbahn

    L’opérateur grandes lignes allemand DB Fernverkehr avait racheté en 2019 à l’opérateur autrichien en open access Westbahn 17 automotrices électriques Kiss construites par Stadler, dont neuf à quatre  caisses série  4110 et huit à six  caisses série  4010. Aptes à 200  km/h, ces Kiss sont dotés de l’ETCS niveau  2 Baseline  3 et homologués pour pouvoir circuler en Allemagne, Autriche et Suisse. Au service annuel 2025, ils sont utilisés sur les relations  IC Warnemünde - Rostock – Berlin - Dresde/Chemnitz et jusqu’au 14  juin 2025 sur la relation Zurich  – Singen  – Stuttgart et devaient être déployés à partir du 7 juin 2025 sur la relation Dresde - Dortmund - Stuttgart. Entretenus à Vienne, ce qui induit des coûts supplémentaires de maintenance, ils assurent également un AR de nuit (Warnemünde  -) Rostock  – Vienne, et un AR de nuit Stuttgart  - Vienne. Afin de standardiser leur parc et ayant désormais suffisamment de matériel pour exploiter ces relations, en particulier des rames réversibles de voitures Dosto IC2, la DB a mis en vente début janvier ses 17 Kiss sur son site db-gebrauchtzug.de. Les chemins de fer autrichiens ÖBB, qui avaient signé en 2022 avec Stadler un contrat-cadre pour la fourniture de 126 Kiss, pourraient racheter les 17 Kiss de la DB.

  • Lyon automatise la ligne A du métro

    Lyon automatise la ligne A du métro

    Après la ligne B passée automatique en 2022, Sytral s’engage dans la modernisation de la ligne A. Longue de 9,2 km avec 14 stations, la A accuse ses bientôt 50 ans. Le nécessaire renouvellement du matériel roulant est l’occasion de procéder à son automatisation avec un budget de 686 millions d’euros. 20 nouvelles rames (avec une option pour huit autres) seront commandées avec un objectif de mise en service complet pour 2035. Durant la décennie à venir, d’importants travaux seront engagés pour permettre la bascule vers l’automatisme à commencer par le réaménagement du dépôt de La Poudrette pour accueillir le nouveau matériel. D’autres dispositifs seront nécessaires comme un système antichute sur les voies, déjà en place sur les lignes B et D.

  • Les rails produits en France par Saarstahl font renaître le réseau ferré ukrainien

    Les rails produits en France par Saarstahl font renaître le réseau ferré ukrainien

    Le froid glacial et la neige n’ont pas empêché la cérémonie à la gare de Mostyska (Ukraine), ville proche de la frontière polonaise, ce 15 janvier 2025 où un premier train transportant 1 093 t de rails était attendu. Ce convoi provenant de France marque le début des livraisons pendant un an de près de 20 000 t de rails destinés à reconstruire environ 150 km du réseau ferroviaire ukrainien endommagé par la guerre. Suite à la destruction du complexe industriel d’Azovstal, principal fournisseur de rails en Ukraine, un accord intergouvernemental a été trouvé lors de la conférence bilatérale pour la résilience et la reconstruction du pays le 13 décembre 2022.

    Les rails seront produits et livrés depuis la France grâce à un prêt du Trésor de 37,6 millions d’euros. Et ce sont les sites français de Saarstahl de Saint- Saulve et d’Hayange qui assurent la production, fleurons de la sidérurgie moins émettrice de gaz à effet de serre grâce à l’aciérie électrique nordiste Ascoval travaillant à base de ferrailles recyclées. La cérémonie était également l’occasion d’inaugurer les nouvelles installations de MostyskaI dédiées aux contrôles frontaliers des trains de fret entre la Pologne et l’Ukraine, permettant le contrôle de 15 trains par jour contre six auparavant