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Keolis Amey vainqueur au pays de Galles
Le gouvernement gallois a annoncé le 23 mai 2018, qu’il avait attribué à l’alliance Keolis-Amey la franchise Wales and Borders au pays de Galles, ainsi que l’exploitation du nouveau réseau South Wales Metro à Cardiff et dans sa banlieue. Le groupe hongkongais MTR (Cymru) restait le seul rival en lice. Abellio, filiale des NS, s’était retiré le 22 février 2018 après la faillite du géant du BTP Carillon avec lequel il était engagé dans son offre. Le groupe Arriva UK Trains, filiale à 100 % de la DB, qui exploitait cette franchise depuis 2003, avait indiqué fin octobre 2017 que l’opérateur Arriva Trains Wales se retirait de l’appel d’offres. Keolis-Amey Wales débutera le 14 octobre 2018 l’exploitation des 1 624 km de ligne et des 247 gares que couvrent pour l’instant cette franchise. Le contrat signé court du 4 juin 2018 au 14 octobre 2033. Amey exploite déjà au Royaume-Uni avec Keolis (groupe SNCF) deux réseaux de tramways, (Docklands Light Railway et Manchester Metrolink). Les quelque 2 000 employés, ainsi que le matériel roulant d’Arriva Train Wales, seront repris à partir du 14 octobre 2018 par Keolis-Amey Wales.

Les nouveautés du tramway T 4 d’Île-de-France
Cette ligne va s’enrichir fin 2019 d’une antenne vers Montfermeil. Ce nouveau parcours, en voirie, en fera enfin une vraie ligne de tram-train et dans cette perspective 15 rames Citadis Dualis ont été commandées à Alstom. Elles auront la particularité d’être équipées de roues mixtes aptes à circuler sur rails ferroviaires et sur rails à gorge.
Après trois années de travaux, la ligne des Coquetiers de l’Est parisien reprend vie le 19 novembre 2006 sous forme d’une ligne de tram-train baptisée T 4, longue de 7,9 km et jalonnée de 11 stations. La desserte est assurée par des rames Avanto S 70 de Siemens semblables à celles de Mulhouse. On évoque alors l’idée d’une antenne qui irriguerait Clichy et Montfermeil à l’horizon 2013. Las ! Les atermoiements politiques sur le tracé retardent la décision. Enfin, le tracé est adopté en 2012. Les travaux connexes démarrent en 2015 et l’ouverture de la première phase est programmée pour fin 2019.
La ligne actuelle, issue de la rénovation-transformation d’une ligne ferroviaire (comme pour le T 2 d’origine), est établie en site propre, clôturée, mais avec des carrefours routiers au lieu de passages à niveau. L’antenne de Montfermeil est établie en zone urbaine avec insertion des voies du tramway au sein des voiries. Le T 4 va devenir une ligne de tram-train, la première d’Île-de-France avant le T 12 Massy – Évry et le T 13 Saint-Cyr-l’École – Achères. Après le T 8 de 2014, appelé aussi « tram Y », elle deviendra la seconde ligne francilienne avec trois branches.
Si l’actuelle ligne du T 4 est électrifiée en totalité par une caténaire 25 kV 50 Hz, l’antenne retiendra la ligne aérienne de contact en 750 V à courant continu.
Pour la desserte future, les 15 rames Avanto ne suffisent pas. Pour le compte d’IdFM (Île-de-France Mobilités), la SNCF a commandé 15 rames Citadis Dualis à Alstom dans le marché en cours. Le montant de cette commande est de 100 millions d’euros financés à 100 % par IdFM. Dénommées U 53700, les rames sont identiques aux rames U 53600 de la ligne T 11 (bicourant, 42 m de long, 2,65 m de large, 107 places assises) à l’exception d’une particularité technique : la présence de roues mixtes. En effet, les rames Avanto et les rames du T 11 possèdent des roues à profil ferroviaire. Pour circuler aussi sur l’antenne, il faut des roues mixtes compatibles avec le rail Vignole ferroviaire et le rail Broca encastré dit à gorge. Notons que les rames Avanto de Mulhouse ont également cette particularité.
Sur le RFN, les roues ont un boudin large. Pour les rails à gorge, la roue a un boudin plus étroit. La roue mixte dispose d’un double étagement de la face interne : la partie basse donne une roue à profil tramway, la partie supérieure, avec son épaulement, donne un écartement conforme à la roue ferroviaire. Cette modification nécessite donc de nombreux essais pour obtenir l’Amec (autorisation de mise en circulation), différente de celle des U 53600. Si la première rame a bien été livrée en novembre 2017 à l’atelier tram-train de Noisy-le-Sec, les premiers essais sur la ligne T 4 se sont déroulés du 14 au 29 avril à la faveur d’une fermeture commerciale totale avec transfert sur route. C’était l’occasion de voir ces nouvelles rames sur leur futur domaine. Cependant, la livrée n’est pas définitive.
La ligne Morlaix – Roscoff interrompue
Les intempéries du 3 juin dernier en Bretagne ont mis à mal l’antenne bretonne Morlaix – Roscoff (28,203 km), ligne en sursis depuis des années. Ce jour-là, le TER 855042 Roscoff (16 h 48) – Morlaix (17 h 35) n’a pas pu atteindre son terminus et a dû s’arrêter en pleine voie, en raison de la présence de branchages sur les rails entre l’ancienne gare de Taulé-Henvic (Km 10,962) et la bifurcation des lignes de Roscoff/Brest (Km 2,636). Concomitamment, au Km 3,2, au niveau de l’ex-PN 2, sur la commune de Sainte-Sève, le ruisseau la Pennélé en crue emportait la plateforme sur 40 m environ. L’accident a été évité. L’X 73590 a pu rebrousser jusqu’à Taulé-Henvic, où un autocar est venu chercher les voyageurs.
Cette antenne avait vu sa vitesse, limitée à 70 km/h jusqu’au 12 décembre 2015, être abaissée à 40 km/h vu l’état de la voie. Le franchissement du viaduc métallique de 218 m de la Penzé (Km 15,171) est frappé d’un taux à 30 km/h antérieurement à 2015. Exploités sous le régime de navette, avec une composition maximale de deux X 73500, deux AR quotidiens y circulaient en effectuant le trajet en 47min. Ces circulations étaient épaulées par des autocars TER (six AR), qui ont remplacé les ATER. Ces derniers ne desservaient qu’une gare intermédiaire : Saint-Pol-de-Léon. Un diagnostic devait être établi pour évaluer le coût de la réparation. Une autre étude sur les besoins de mobilité entre les deux villes est en cours. Une estimation de l’ordre de 40 millions d’euros avait été avancée en 2016 pour un RVB, la remise en état du viaduc et divers travaux annexes.
SNCF : une dette coriace
Historiquement déficitaire, la SNCF a vu sa dette se creuser au fil des ans, notamment en raison de l’ambitieux programme de création d’un réseau de LGV. L’annonce de la reprise d’une importante partie de cette dette par le gouvernement devrait améliorer la situation, mais cette décision ne suffira pas : des efforts de productivité et une modération des dépenses seront aussi nécessaires pour assainir durablement les comptes de l’entreprise.
En cette période de réforme de SNCF, il y a un sujet qui est sur toutes les lèvres mais dont personne ne veut parler : la dette. Le mot, ou plutôt le chiffre astronomique qui y est associé, fait peur à tout le monde et notamment aux politiques qui se sont succédé aux affaires du pays depuis des décennies. Car le sujet n’est pas nouveau.
Déjà à la création de la SNCF en 1938, les anciennes Compagnies laissent une ardoise de plus de 30 milliards de francs. L’équilibre ne sera jamais trouvé, avec la Seconde Guerre mondiale et l’extension du réseau. En 1991, alors que la dette atteint 38 milliards de francs (5,7 milliards d’euros), est créé le service annexe d’amortissement de la dette qui permet de faire disparaître cette somme aussi bien des comptes de SNCF que de ceux de l’État. Ce service perdure jusqu’en 2007, où Bruxelles demande sa suppression avec effet rétroactif en 1994.
Parallèlement, on observe une croissance rapide de la dette globale du groupe SNCF entre 1990 et 1997. À la création de RFF, en 1997, elle s’élève à 31,7 milliards d’euros. RFF en reprend 20,5 milliards à son compte en regard de la valeur nette comptable des infrastructures transférées. La dette se stabilise jusqu’en 2001, progresse en 2002-2003 avec la LGV Est (24,1 milliards), stagne à nouveau jusqu’en 2010 avant de repartir à la hausse. Fin 2013, elle atteint 40,5 milliards dont 36,5 pour Réseau. Puis fin 2017, 54,5 milliards dont 46,6 à Réseau.
RFF se rémunère par les péages qui, à l’origine, ne couvrent pas les frais de SNCF pour l’entretien du réseau. Malgré la subvention annuelle de l’État et des augmentations successives de capital, RFF est en déficit et ne peut donc pas rembourser la dette. Le montant des péages évolue de 0,9 milliard en 1997 à 2,7 en 2008. Des subventions de l’État pour renouvellement et désendettement existent entre 2004 et 2008 avant d’être interdites. Les péages évoluent alors jusqu’à 5,2 milliards en 2013. Fin 2013, la dette de RFF s’élève à 36,5 milliards d’euros. Fin 2017, elle atteint 46,6 milliards. On ne connaît pas la structure exacte de la dette mais les LGV pèseraient pour 23 milliards.
Côté SNCF la dette est de 7,9 milliards d’euros fin 1997 après transfert de 3,3 milliards au service annexe. Grâce à la régionalisation des TER, à la montée en puissance des TGV Méditerranée et Est et malgré les faiblesses du fret, la dette de SNCF se stabilise à 8,2 milliards en 2017. Soit près de 55 milliards au global. Les intérêts sont de 1,5 milliard par an. Et les parlementaires soupçonnent la découverte d’une dette bien plus importante dans les mois à venir du fait d’un manque à gagner des péages sur les dernières LGV : le nombre de circulations annoncées au dossier des projets serait éloigné de la réalité. On se souvient du débat de la LGV SEA.
Fin de 40 ans de présence à Bordeaux des BB 67400
Le dépôt de Bordeaux a depuis l’époque du Midi été dominé par les locomotives électriques, apparues au début des années 20. Après l’abandon des vapeurs à la fin de la décennie 1960, le relais a d’abord été pris sur les lignes non électrifiées (Périgueux, Bergerac et Montauban) par des diesels affectées à Limoges et par un lot de 67300 neuves en 1971-1973. Dans la perspective de l’électrification de Bordeaux – Montauban, le réseau Sud-Ouest décide d’affecter à Bordeaux des machines chauffantes BB 67400 aptes à 140 km/h. Dès 1978, il reçoit ainsi un premier lot. En échange, les 67300 émigrent à Chambéry et à Nantes. La série assure ainsi du trafic toutes catégories sur Toulouse, Limoges, Brive, Saintes, d’Angoulême à Royan, de Poitiers à La Rochelle. Avec l’électrification de cette dernière artère en 1993, elle reprend la traction des trains transversaux Bordeaux – Nantes aux CC 72000.
Dans le cadre des regroupements de séries, le dépôt de Limoges se sépare de ses 67400, reversées à Bordeaux début 2000, lequel voit son effectif être porté à 45 unités en 2002. Les engins fréquentent en régime voyageurs en sus les transversales Bordeaux – Lyon par Montluçon et Bordeaux – Lyon via Ussel, Clermont-Ferrand, ainsi que les artères Brive – Rodez, Brive – Toulouse via Capdenac. Limoges – Périgueux – Agen. Quelques machines aptes à la réversibilité font des TER avec des RRR, RIO, sur l’étoile toulousaine. En marchandises, elles remontent des Landes des trains complets de céréales de Mont-de-Marsan à Hourcade-Triage et assurent la desserte de l’antenne du Bec-d’Ambès. En dernier ressort les 67400 bordelaises avaient à leur actif la traction d’un AR IC Bordeaux – Quimper. Mais, peu à peu, la suppression des relations directes de jour et de nuit et la prolifération des éléments automoteurs (AGC, Régiolis) diminuent le volume des rames tractées, la dernière saignée ayant concerné celles des liaisons Nantes – Bordeaux, confiées en 2017 aux B 85000. Devenues inutiles à la supervision SAQ (Aquitaine), les 11 machines restantes d’Intercités (67424, 67437, 67441, 67442, 67445, 67455, 67477, 67481, 67576, 67589, 67621) ont été transférées en avril à SVI (IC) et conservées provisoirement comme réserve.
DB Regio perd le S-Bahn de Hanovre
Les autorités organisatrices de transport de Basse-Saxe et de la ville de Hanovre ont attribué le 8 mai 2018, après appel d’offres, l’exploitation du réseau de S-Bahn à l’opérateur Nord-West-Bahn (NWB), et ce à compter du 12 décembre 2021 pour une durée de 13 ans. Abellio, filiale des NS, et DB Regio avaient également concouru. NWB, filiale à 100 % de Transdev GmbH, exploite déjà 1 530 km de lignes dans le nord-ouest de l’Allemagne, le réseau de S-Bahn de Brême depuis décembre 2011. Le réseau de S-Bahn de Hanovre, d’une longueur de 385 km, dessert 74 gares, est constitué de 10 lignes et transporte environ 31 millions de passagers par an. Depuis sa création en 2000, à l’occasion de l’Expo 2000 de Hanovre, ce réseau est exploité par DB Regio avec 68 automotrices électriques à quatre caisses, dont 40 série 424 et 28 série 425. Le personnel de DB Regio devrait être repris par NWB. À ce jour, rien n’est encore fixé pour le matériel qui sera utilisé par le nouvel exploitant.

Retour en forme de la 141 R 1126
La 141 R 1126 de l’ACPR 1126 (Amicale des cheminots pour la préservation de la 141 R 1126) a effectué le 14 juin 2018 une marche d’essai après entretien, dans le cadre d’un AR Saint-Jory – Cahors. À cette occasion, la machine a fait le trajet aller en double traction, tender en avant, derrière la BB 7338, elle-même préservée par l’association toulousaine après radiation par la SNCF en 2016.
Le voyage retour, qui s’est effectué avec la 141 R 1126 en tête et la 7338 en CV, a donné lieu à un énorme panache de fumée noire qui plongeait dans l’ombre le reste de la rame, au départ de Cahors.
RP250 : En cabine d’un Pendolino et d’une Re 460 – À la découverte de la signalisation du futur (3e partie)
Retour en Suisse, cette fois sur la ligne CFF du Simplon. Entre Genève et Sion, nous vous emmenons aujourd’hui en cabine de conduite d’un Pendolino ETR 610 sur l’EuroCity 39 Genève – Milan, puis dans celle d’une locomotive Re 460 sur l’Interregio 1724. Les paysages entrevus au long de la ligne établie, pour partie, sur les rivages du lac Léman, pourraient, à eux seuls, justifier le déplacement. Mais notre propos dépasse ici très largement le simple tourisme ferroviaire. Avec cette vidéo, vous allez enfin pouvoir pénétrer les secrets de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System) – autrement dit, la signalisation du futur, qui a été conçue pour l’interopérabilité – et mieux saisir les mécanismes de sa visualisation en cabine, au travers de la nouvelle interface homme-machine (IHM). Bonne route en ERTMS !
Ph. H.Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
Conception : Pascal Riffaud.
Durée : 24 min
Les musées des transports urbains d’Île-de-France en quête d’un nouveau souffle
Deux musées peuvent ravir les amateurs de transports urbains en Île-de-France. Des sites fermés qui commencent progressivement à recevoir du public.
À quand un grand musée des transports urbains en Île-de-France ? Cette question récurrente se pose depuis déjà pas mal d’années sans véritablement trouver de réponses. Pourtant, la région parisienne est sans conteste l’un des berceaux du transport public de voyageurs. Sans remonter jusqu’aux carrosses à cinq sols imaginés par Blaise Pascal à la fin du XVIIe siècle, plusieurs expériences ont été menées à Paris et dans sa banlieue. Depuis l’omnibus jusqu’au tramway en passant par l’autobus et le métro, la capitale est à chaque fois au cœur de l’innovation. De nouveaux véhicules et systèmes de transports y ont été mis au point qui ont influencé le développement économique et la production industrielle du pays.
Préserver ? Pour quoi faire ?
On comprend l’intérêt de raconter cette aventure moderne qui continue à s’écrire aujourd’hui. Malheureusement durant de très nombreuses années, les exploitants n’ont pas véritablement pris conscience de l’importance de leurs véhicules dans l’histoire industrielle et technologique de notre pays. Un château, une cathédrale voire un ouvrage d’art ont longtemps été mis en valeur, davantage qu’un omnibus, un tramway ou une voiture de métro. Pourtant tous ces véhicules ont leur place dans notre patrimoine. Malheureusement cette prise de conscience a été tardive. Durant des décennies, on a préféré faire place nette, envoyer chez le ferrailleur les voitures retirées du service sans bien toujours percevoir l’intérêt de leur conservation. Ainsi, il reste peu de véhicules anciens. Ceux qui existent encore ont été préservés par hasard, oubliés dans un hangar ou transformés à d’autres fins comme voitures de service par exemple. Il faudra toute la patience et le génie des restaurateurs pour leur rendre leur aspect d’origine. La plupart des omnibus, la quasi-totalité des premiers autobus ont ainsi définitivement disparu. Seules nous restent quelques photos en noir et blanc un peu flou. Il faudra faire avec ça. Au moment de l’éradication du tramway en France, la plupart des matériels ont disparu dans l’indifférence générale. À quoi bon, pensait-on, conserver ces engins tant décriés ? Leur prêter de l’intérêt aurait amené à s’interroger sur le bien-fondé de leur suppression. C’est ainsi que la STCRP, Société des transports en commun de la région parisienne a fait table rase de son important réseau de tramways sans rien conserver. La modernisation en cours du réseau est brusquement stoppée au profit de l’autobus qui reprend le flambeau sur toutes les lignes. Les matériels parfois encore assez récents sont détruits au même titre que les motrices plus anciennes. Très peu seront revendues en province malgré leur valeur. Ce sont d’ailleurs ces rares tramways ayant connu une seconde vie à Marseille ou Hagondange qui témoignent aujourd’hui de la splendeur passée des trams parisiens. Le même mouvement s’opère en province avant et surtout après la Seconde Guerre mondiale. La vague de modernisation ne laisse aucune place à la préservation des matériels. Pourtant le tramway méritait mieux. Dès le milieu des années 1950, certains amateurs ont conscience de l’erreur historique qui se joue sous leurs yeux. Ils ne peuvent se résoudre à voir ainsi disparaître dans l’indifférence générale ces véhicules qui ont marqué l’histoire des transports de notre pays. Parmi eux, comment ne pas citer Jean Robert bien connu dans l’univers des transports urbains pour ses ouvrages devenus des classiques sur le métro, les tramways parisiens ou encore les transports dans les villes de province.

Suppression du PN 20 en gare de Molsheim
Figurant sur la liste nationale des traversées à niveau préoccupantes, ce PN affiche un moment important de quelque 16 000 véhicules/jour, dont 500 poids lourds, et 128 circulations ferroviaires de Strasbourg vers Rothau, Barr et Sélestat, occasionnant une fermeture de 3 heures en cumulé. Situé à la sortie immédiate de la gare côté ouest, il protège les trois voies ferrées de la ligne 110 du RFN (Strasbourg – Saint-Dié), qui recoupent la route d’accès à la ville en venant du sud, également très fréquentée par des piétons et cyclistes, dont de nombreux scolaires. Un projet de passage dénivelé a donc été mis au point pour 25,3 millions d’euros supporté par l’État et SNCF Réseau à hauteur de 50 %, le conseil départemental du Bas-Rhin (20 %), la région Grand-Est (20 %) et la ville de Molsheim (10 %). Les travaux sur le site ont démarré en juin 2017 et dureront jusqu’à l’automne 2019. Ils consistent à créer des trémies d’accès de part et d’autre de l’ouvrage, supportant trois voies ferrées dont les tabliers métalliques ont été lancés au début 2018 sous couvert de coupures du trafic ferroviaire. On profitera du chantier pour réaménager les deux carrefours routiers proches de l’avenue de la Gare (route de Dachstein) et de la rue de la Commanderie (route industrielle de la Hardt). En sus, afin de sécuriser le passage des piétons et cycles, une piste cyclable et une rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite sera établie en parallèle aux chaussées routières.