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  • ABFC : un X 4039 tout neuf

    ABFC : un X 4039 tout neuf

    De retour de révision (ragrément des bogies) et remise en état de la carrosserie puis mise en peinture avec décoration d’origine, le Picasso X 4039 des Autorails de Bourgogne-Franche-Comté (ABFC), qui possèdent également l’X 3886, est prêt à reprendre de l’activité sur le réseau national. Mis en service en 1960, réformé de la SNCF en septembre 1982, il a pu grâce à l’ABFC entamer une seconde carrière, en sillonnant la France entière, mais en effectuant aussi des escapades en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et aux Pays-Bas.

    Rens. : www.autorails-abcfc.com

  • La SNCF en pleine effervescence

    La SNCF en pleine effervescence

    Confrontée à la perspective prochaine de l’ouverture à la concurrence, alors même qu’elle a entamé un vaste mouvement de réorientation de ses investissements en faveur des « trains du quotidien », la SNCF est à la veille de profonds changements concernant son organisation, son statut juridique et celui de ses salariés. Une réforme qui ne va pas sans soubresauts mais que l’exécutif actuel semble déterminé à mener à son terme.

    Conformément aux annonces du président de la République en juillet 2017, le gouvernement avait lancé à l’automne les Assises nationales de la mobilité car, comme l’indiquait Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, « la pause sur les grands projets d’infrastructures était une première étape indispensable en réaction immédiate aux 10 milliards d’écart entre les besoins d’investissements et les ressources disponibles sur le quinquennat. Mais une pause seule ne fait pas une politique ». En trois mois de débats, les Assises avaient pour but de penser collectivement la mobilité et les infrastructures autrement. Le Conseil d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron, a remis son rapport le 1er février après quatre mois de travail (voir Rail Passion n° 248). Le Parlement va maintenant examiner le contenu et choisir un scénario qui donnera les financements et se traduira par une loi de programmation.
    En même temps, le Premier ministre a confié à Jean-Cyril Spinetta une mission sur l’avenir du secteur ferroviaire. Son rapport explosif pour la SNCF, ses représentants syndicaux et ses agents, a été remis le 15 février. Dès le 22 février, devant le souhait de réformer la SNCF par ordonnances, la menace d’une grève illimitée est brandie. Et dès le 26 février, Édouard Philippe, Premier ministre, annonce les grandes lignes de la réforme qu’il veut mener avant l’été car « la situation est alarmante pour ne pas dire intenable » : fin du statut, ouverture à la concurrence, société nationale à capitaux publics. On ne parle pas de la dette. Pour les petites lignes, le gouvernement ne suit pas le rapport Spinetta, mais renvoie le sujet aux régions au prétexte que les dessertes locales ne se traitent pas depuis Paris. Les ordonnances restent d’actualité en cas de blocage et de non-respect du calendrier. La loi correspondante est présentée le 14 mars.
    Le 15 mars, les syndicats annoncent le mouvement de grève (voir encadré ci-contre). Élisabeth Borne mène une concertation de deux mois en mars et avril avec l’ensemble des parties prenantes. Sur les thématiques de l’ouverture à la concurrence, la nouvelle organisation de la SNCF, la modernisation sociale et l’amélioration de la qualité du service ferroviaire, plusieurs décisions sont actées et incorporées dans le projet de loi. Ce dernier est débattu dès le 9 avril à l’Assemblée nationale avant un vote solennel du 17 avril sans appel : 454 voix pour, 80 contre et 29 abstentions. Le projet est parti au Sénat : examen en commission le 23 mai, puis en séance à partir du 29 mai pour un vote prévu le 5 juin. Si besoin, il y aura une deuxième lecture à l’Assemblée fin juin, début juillet, avant le vote définitif en juillet.

  • Viia démarre sur Calais – Orbassano

    Viia démarre sur Calais – Orbassano

    L’autoroute ferroviaire Calais – Orbassano de Viia débutera en septembre 2018 avec une phase expérimentale jusqu’en décembre. En janvier 2019, le train sera porté à 21 wagons doubles Lohr UIC et sera scindé en deux, de Saint-Jean-de-Maurienne à Orbassano. Rappelons que le tracé historique ne permet pas d’acheminer des convois de plus de 1 600 t. Le format initial devrait approcher les 1 400 t, avec une 36300 en tête et une en pousse de Saint-Jean à Orbassano. Cette configuration permet de meilleures performances en traction et évite les rebroussements sur les plateformes. Dès que possible, il est projeté de recourir à une télécommande filaire MUX, avec un conducteur dans l’engin de tête en France et deux en Italie. La fréquence sera de deux AR quotidiens à partir d’avril 2019. Une autre AF (Bettembourg – Orbassano) devrait également faire son apparition en septembre prochain, mais sans plus de détails à ce stade. Enfin, selon la Stampa, les regards en Italie se porteraient sur d’autres destinations, Perpignan notamment. Fait intéressant, la procédure afférente à la DSP (délégation de service public) pour l’AF alpine a suscité une offre commune SNCF-FS, opposée à celle remise par les Chemins de fer allemands… L’AFA (dont la plateforme d’Orbassano est en cours d’adaptation pour le wagon Lohr UIC) a enregistré 36 000 passages en 2017 contre 32 000 en 2016.

  • Plus de trains entre la Suisse et l’Italie

    Plus de trains entre la Suisse et l’Italie

    Les CFF et TI ont renouvelé ce printemps leur accord de coopération pour 10 ans. Ils sont convenus de renforcer l’offre sur Bâle – Milan via Berne (passage de trois à quatre, voire cinq, AR quotidiens) dès le SA 2020. Sur Zurich- Milan, le temps de parcours sera ramené de 3 heures 30 à 3 heures au SA 2021 grâce au TBC tandis que les fréquences passeront de huit à 10 AR quotidiens. De nouvelles relations de et vers Gênes ainsi que Bologne sont projetées. Sur Bâle – Milan via Lucerne, la desserte gagnera un AR (soit deux AR quotidiens) alors que l’EC Francfort – Milan continuera à circuler. Le Giruno aura l’exclusivité de la relation Zurich – Milan. L’Astoro (ETR 610/RABe 503) sera déployé sur Bâle/Genève – Milan. Les deux types de matériels devraient être visibles à Lucerne.

  • Les Régiolis provisoirement limités

    Les Régiolis provisoirement limités

    La flotte des Régiolis SNCF (TER et Intercités, quatre ou six caisses) est passée de la catégorie V 160 à celle des V 140, en mai dernier. Cette mesure, décidée au nom du principe de précaution, découle de constatations réalisées lors de tests, organisés d’un commun accord avec la SNCF sur une section d’essai. D’après Alstom, la distance d’arrêt consécutivement à des freinages d’urgence, provoqués à 160 km/h, s’est trouvée allongée pour deux rames. Le changement de catégories ne devait durer que le temps nécessaire à l’analyse du problème (concernant a priori les bogies moteurs) et à l’élaboration d’une solution permettant un rapide retour à la normale.

  • Remplacement du viaduc métallique de Gilly-sur-Loire

    Remplacement du viaduc métallique de Gilly-sur-Loire

    Avec celui de Marly-le-Roi en banlieue Saint-Lazare, cet ouvrage d’art majeur du réseau Sud-Est fait l’objet en 2018 d’une remise à neuf par substitution de son tablier usagé. Situé au Km 35,353 de la ligne à voie unique Moulins – Mâconnumérotée 770 au catalogue du RFN, gérée par la région SNCF de Dijon –, entre les gares de Diou et Gilly-sur-Loire, ce viaduc à treillis par-dessous long de 286 m, en sept travées inégales reposant sur deux culées et six piles de pont en maçonnerie, traverse la Loire.
    Ces dernières années, outre une forte corrosion, la découverte de déconsolidations des pièces de pont sur les poutres principales accompagnées de fissures a conduit à abaisser en 2011 la vitesse des trains de 90 km/h à 40 km/h pour réduire la fatigue de l’ouvrage. Son remplacement intégral est donc devenu inéluctable et a fait l’objet d’un dossier complet d’enquête publique visant l’installation, à compter de juin 2017, du chantier par l’entreprise Ingérop sur deux bases vie en rive gauche et rive droite, et la préservation de l’environnement du site situé dans des zones protégées Natura 2000.
    Le nouveau tablier métallique bipoutre acier-béton, haut de 2,35 m, large de 3 m, avec platelage intérieur et contreventement construit sur les têtes de pile de l’ex-voie 2 depuis une plateforme rive gauche, a été lancé au début février dernier côté Diou. Les mois suivants, une dalle béton supérieure devant supporter la voie ferrée ballastée a été installée ainsi que les garde-corps. Une interception totale de circulation sera instaurée durant 11 semaines de juillet à septembre pour déconstruire le tablier initial délancé vers la rive gauche avec intervention d’une palée provisoire dans le lit du fleuve entre les piles 3 et 4.

  • RP249 : En cabine d’un Pendolino et d’une Re 460 – À la découverte de la signalisation du futur (2e partie)

    RP249 : En cabine d’un Pendolino et d’une Re 460 – À la découverte de la signalisation du futur (2e partie)

    Retour en Suisse, cette fois sur la ligne CFF du Simplon. Entre Genève et Sion, nous vous emmenons aujourd’hui en cabine de conduite d’un Pendolino ETR 610 sur l’EuroCity 39 Genève – Milan, puis dans celle d’une locomotive Re 460 sur l’Interregio 1724. Les paysages entrevus au long de la ligne établie, pour partie, sur les rivages du lac Léman, pourraient, à eux seuls, justifier le déplacement. Mais notre propos dépasse ici très largement le simple tourisme ferroviaire. Avec cette vidéo, vous allez enfin pouvoir pénétrer les secrets de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System) – autrement dit, la signalisation du futur, qui a été conçue pour l’interopérabilité – et mieux saisir les mécanismes de sa visualisation en cabine, au travers de la nouvelle interface homme-machine (IHM). Bonne route en ERTMS !
    Ph. H.

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 23 min

  • Des diesels Vossloh vont remplacer une partie des BB 67200

    Des diesels Vossloh vont remplacer une partie des BB 67200

    Commandées le 29 juillet 2016 par la filiale Akiem pour le compte d’Infrarail à la firme allemande Vossloh basée à Kiel Suchsdorf, 44 machines diesels monocabines DE 18 couplables, d’une masse de 80 t avec moteur MTU 12 de 1 800 kW, à trans­mission hydraulique, limitées à 100 km/h, viendront rénover quelque peu à compter de cette année la cavalerie thermique de la SNCF. Ces locomotives très en vogue ont déjà été acquises par les opérateurs Europorte, Colas Rail et CFL Cargo. Constituant la future série 79000, ces engins seront réceptionnés à Chalindrey et sont destinés à se substituer aux BB 67200, utilisées sur les trains de travaux engagés sur les LGV Paris – Lyon, Atlantique, Nord-Europe, interconnexion, Rhône-Alpes, Méditerranée, Est-européenne et Rhin – Rhône.
    Actuellement, 36 machines de cette série, résultant de la transformation de 80 BB 67000 de 1 472 kW construites entre 1963 et 1967 et transformées par vagues successives de 1980 à 2007 par les grands ateliers de Nevers-Machines et Sotteville-Quatre-Mares (les 67219 et 67228 ont été radiées en 2012 suite à grosses avaries), sont employées à cette tâche pour des transports de rails et ballast lors de renouvellements de voie. Il s’agit des engins suivants, tous appartenant à Infrarail, avec détail de leur équipement en TVM 300* ou en TVM 430** :
    - STF SLF : 67201*, 67205*, 67206*, 67221*, 67222*, 67238*, 67241*, 67244*, 67246* ;
    – STF SLA : 67271**, 67273**, 67276**, 67278**, 67279*, 67280* ;
    – STF SLB : 67209**, 67213 **, 67226**, 67257**, 67259**, 67260**, 67265**, 67268 ** ;
    – STF SLI : 67220*, 67227*, 67229*, 67231*, 67232, 67234*, 67235*, 67250**, 67251**, 67261**, 67262**, 67266**, 67269**.
    Les 42 autres, partagées elles aussi entre les quatre STF ci-dessus, dotées de la TVM 300 ou 430, ont reçu un attelage de secours pour la remorque éventuelle de rames TGV tombant en détresse sur les lignes nouvelles. Elles sont en principe localisées à Paris-Ourcq, Metz, Strasbourg, Le Landy, Fives-Lille, Montrouge-Châtillon, Le Mans, Tours-Saint-Pierre, Paris-Lyon, Laroche, Dijon-Perrigny, Vénissieux, Avignon, Marseille-Saint-Charles et Nîmes.

  • La 69e Foire internationale du jouet  de Nuremberg (3e partie)

    La 69e Foire internationale du jouet de Nuremberg (3e partie)

    Avec ce troisième volet s’achève notre compte rendu annuel de cette grande manifestation. Une « cuvée » 2018 particulièrement fournie, ce dont on ne pourra que se réjouir.

    NMJ (O, HO)
    Cette firme est spécialisée dans la reproduction du matériel scandinave. Cette année, un seul catalogue regroupant les deux gammes (Superline et Topline) est édité.
    Dans la gamme Superline, on aura à l’échelle HO une locomotive à vapeur 130 des types 21 a, b, c, ou e des NSB dans plusieurs versions. L’automotrice électrique BM 68 A des NSB, constituée de trois éléments, sera déclinée dans différentes livrées qu’elle a pu avoir au cours de sa carrière, de même que l’autorail de type Y 343 des SJ et des NSB. Ces autorails pouvaient remorquer un petit fourgon qui est également proposé.
    Pour la gamme Topline, à l’échelle HO, la locomotive électrique El 14 sera commercialisée dans différentes versions des NSB ainsi que dans une version de l’opérateur privé CargoNet. La rame automotrice BM 71 qui est utilisée par l’opérateur GMB sera de nouveau disponible dans différentes versions. L’autorail suédois Y 1 sera décliné dans les différentes livrées qu’il a pu avoir lors de la carrière qu’il a effectuée aux SJ (Chemins de fer suédois) ainsi que dans celle de l’opérateur privé Inlandsbanan. Pour terminer, on aura de nouvelles versions de la locomotive Nohab dans des versions NSB avec une étrave chasse-neige ainsi qu’une version des MAV (Chemins de fer hongrois). En voitures voyageurs vont sortir différentes voitures BF 10 des NSB ainsi qu’un fourgon à bagages issu de cette même série. Pour les SJ, toute une série de voitures voyageurs identiques à celles des NSB fait son apparition et il en sera de même pour l’opérateur privé suédois Tagab. Pour le transport des marchandises, on aura un wagon couvert G4 qui sera décliné dans plusieurs livrées différentes. Il en sera de même À l’échelle O, on aura la locomotive diesel Nohab aux couleurs des NSB, des CFL et de la SNCB.

    Oxford Railways (OO)
    Sont annoncés pour cette année 2018 un canon datant de la Première Guerre mondiale monté sur rails et des nouveaux wagons-tombereaux avec des parois d’une hauteur de cinq planches. Une nouvelle version de la locomotive-tender 101 (031 T) sera disponible. Les wagons-citernes de 12 t seront également de la partie tout comme la locomotive à vapeur N 7.

    Peco (O, HO, N, Z)
    C’est le leader de la voie. Il sort cette année à l’échelle HO des aiguillages en code 70 pour le matériel nord-américain, une potence de signalisation à l’échelle OO ainsi que des TJD (traversées-jonctions doubles).

    Piko (G, HO, TT, N)
    Piko nous propose encore cette année un catalogue général différent pour chaque échelle. Le plus important étant celui consacré à l’échelle HO, qui dépasse les 450 pages. Nous traiterons les nouveautés échelle par échelle. Seules les échelles HO et G disposent en plus d’un catalogue répertoriant uniquement les nouveautés.
    L’échelle HO est de loin la plus importante avec de nombreux nouveaux moules et nouvelles décorations. Désormais, beaucoup de modèles sont disponibles en version trois rails analogique ou digitale (avec un décodeur Mfx) en plus des versions deux rails.
    La gamme Expert, la plus importante, nous offre une multitude de nouveautés. Ce sera tout d’abord pour le marché allemand au niveau des nouveaux moules : les locomotives électriques anciennes BR 118 de la DB et BR 218 de la DR. Pour l’époque actuelle, on aura les Traxx 3 avec la BR 147 de la DB Regio et la BR 147.5 des services IC de la DB. La BR 151 de la DB, spécialisée dans la traction des trains de marchandises, sera déclinée dans sa livrée verte d’origine ainsi que dans sa livrée bleu océan.

  • GWR va exploiter la relation « Heathrow-Express »

    GWR va exploiter la relation « Heathrow-Express »

    L’aéroport londonien de Heathrow est desservi par la relation Heathrow-Express exploitée en open access depuis 1998 par l’opérateur Heathrow-Express Operating Company, filiale de Heathrow Airport Holding, le gestionnaire de l’aéroport. Depuis 2015, la desserte est basée sur une relation directe Londres Paddington – Heathrow Terminal 5, desservant également la gare de Heathrow Terminaux 2 et 3, connectée avec la gare du terminal 4 par des navettes. Pour la relation directe, 14 automotrices électriques Heathrow-Express CAF- Siemens Class 332 sont engagées, les navettes étant assurées avec cinq automotrices électriques Desiro UK Class 360/2. Le 28 mars 2018, un nouveau contrat, courant jusqu’en 2028, a été conclu entre le ministère des Transports, Heathrow Airport Holding, et le groupe First, attribuant l’exploitation des relations Heathrow-Express à l’opérateur GWR (Great Western Railway) du groupe First, et ce pour 10 ans à partir d’août 2018, Heathrow Airport Ltd. continuant à gérer les gares de l’aéroport. GWR utilisera, à partir de fin 2019, 12 automotrices électriques Electrostar Bombardier Class 387/1 en remplacement du matériel utilisé actuellement. L’aéroport de Heathrow est relié à la gare de Londres Paddington par une ligne de 26 km électrifiée en 25 kV 50 Hz.