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VB 2N : des quadragénaires novatrices
Bien qu’elles aient eu des prédécesseurs nés avant guerre dont elles dérivent, ce sont bien les VB 2N qui ont mis au goût du jour le principe du transport de voyageurs sur deux niveaux. Aujourd’hui quadragénaires, elles ont donné naissance à de nombreuses déclinaisons en régions et à l’étranger. Leur longue carrière francilienne, au cours de laquelle elles ont connu de multiples affectations et modifications, ne devrait pas aller au-delà de 2025.
Les 589 voitures à deux niveaux (VB 2N) construites entre 1974 et 1984 ont en moyenne une quarantaine d’années. Elles ont remodelé le paysage de l’Île-de-France et (re)lancé une nouvelle façon de voyager : la version deux étages. Un vrai succès puisqu’elle sera déclinée en grande couronne parisienne, en régions de province, puis en TER, d’abord en rames tractées puis en automotrices, et même en TGV après avoir gommé l’attribut de « banlieue » qui collait à la peau de ce modèle.
Les VB 2N dérivent étroitement des voitures État à deux étages construites à 50 exemplaires en 1933-1934. Elles ont circulé sur les banlieues de Montparnasse et Saint-Lazare. Elles y termineront leur carrière en 1983, où elles ont donc croisé leur descendance.
Si l’une des raisons de la construction des VB 2N est le besoin de remplacer les matériels d’avant guerre, il faut répondre aussi à l’accroissement du trafic de façon rapide. Le choix du deux étages s’impose pour offrir un nombre de places assises plus important sans remanier l’infrastructure (signalisation et longueur de quais). Les caisses en acier sont déclinées en trois versions : un véhicule d’extrémité côté locomotive (BDe), un véhicule d’extrémité avec cabine de cabine (Bxe) et un véhicule intermédiaire aménagé soit en 2de classe (Be) soit en mixte (ABe). Leur longueur unique est de 24,280 m, sauf pour la Bx à 27,780 m. Leur poids demeure assez élevé autour de 41 t, sauf pour la Bxe à 47,5 t. Les bogies de type Y30 P sont dotés de la suspension pneumatique.
L’accès se réalise à chaque extrémité par une large porte de 1 800 mm à deux vantaux, de type coulissant vers l’extérieur. Leur ouverture est assistée et leur fermeture automatique avec blocage en circulation. La livrée choisie par Paul Arzens est très innovante dans ce monde où le vert wagon règne en maître : gris dauphin très clair avec un bandeau jaune-orangé entre les baies et en bas de caisse, lui-même encadré de filets de couleur marron. À partir de la plateforme, située à 970 mm au-dessus du rail, on accède à la salle supérieure par un escalier central et à la salle inférieure par deux escaliers latéraux.
Les assises sont des banquettes dites « analyse de la valeur » avec quatre places de front en 1re et cinq en 2de. Elles sont recouvertes de Texoïd de couleur jaune en 1re et orange en 2de. Il n’y a pas de porte-bagages ni de bagageries. Les baies des salles basses ont des stores à enrouleur ; la partie supérieure de celles des salles hautes a des rideaux coulissants. Chaque voiture possède un WC à une extrémité, sauf la voiture ABe qui en a deux. L’intercirculation est possible pour les voyageurs (porte et bourrelets UIC). La voiture Bxe comprend un local technique au centre de la salle inférieure, qui est donc coupée en deux parties, pour accueillir principalement un convertisseur statique. La vitesse maximale est de 120 km/h en réversibilité et 140 avec locomotive en tête. La cabine de conduite est équipée d’un pupitre dit « fonctionnel ». Il est de type bicourant, ce qui permet la traction par des locomotives BB 16500, 17000, 8500 et 25500.
Le programme de construction étalé sur quatre tranches a donné naissance à 589 voitures réparties en 88 Bxe, 85 BDe, 269 Be et 147 ABe. Les capacités offertes sont les suivantes : 134 places et 11 strapontins en Bxe, 156 places et neuf strapontins en BDe, 164 places et 11 strapontins en Be, 144 places dont 66 en 1re et 11 strapontins dont six en 1re en ABe.
Les premières voitures sont livrées par la CIMT (Compagnie industrielle de matériel de transport) et les ANF (Ateliers de construction du nord de la France) fin 1974. Paris-Saint-Lazare met en service les premières rames de sept voitures avec BB 17000 en mars 1975 sur Paris – Mantes et Paris – Pontoise. Puis Paris-Nord en juin avec des rames de huit voitures sur Paris – Mitry-Claye, Crépy-en-Valois puis Orry-la-Ville. Un an plus tard, en mars 1976, c’est au tour de Paris-Est avec des rames de huit voitures et BB 16500 vers Lagny et Meaux. Montparnasse débute en avril 1978 avec des rames de six voitures.
Les Régiolis B 83500 au complet
Cette appellation concerne des rames Régiolis fournies par Alstom en version bimode, bicourant et aménagement dit « périurbain », c’est-à-dire avec un maximum de places mais aussi avec un nombre plus important de portes et plateformes d’accès.
La version de base du Régiolis comporte une porte à double vantail par face et par véhicule. La version périurbaine comporte deux portes par face sur les véhicules d’extrémités de toutes les rames et les deux véhicules centraux des rames à six caisses.
Deux régions ont commandé cette version : l’Alsace pour six rames à quatre caisses et 18 rames à six caisses et Midi-Pyrénées pour 18 rames à quatre caisses. Les livraisons ont démarré mars 2014 en Alsace et juin 2014 pour Midi-Pyrénées. Elles ont pris fin en septembre 2014 (quatre caisses) et janvier 2018 (six caisses) en Alsace et février 2018 en Midi-Pyrénées. Cependant, fin 2017, la région Grand-Est a passé commande d’une rame supplémentaire à six caisses qui devrait être livrée fin 2019.
1917-1918, suivre et compter les trains allemands : l’espionnage allié au travail
Docteur en histoire, spécialiste de l’histoire des services de renseignements, le lieutenant-colonel Olivier Lahaie offre à Historail un troisième article, opportun en ce centenaire de la dernière année de la Grande Guerre : où l’on voit que l’observation attentive des mouvements des trains militaires en dit long sur les projets stratégiques que trame l’état-major ennemi.
1918 : les observateurs de voies ferrées dans l’attente des offensives Ludendorff
À la fin de l’automne 1917, consciente du dommage causé par l’espionnage, la police militaire allemande redouble d’activité pour entraver l’action des agents alliés d’observation du réseau ferré ; c’est ainsi qu’elle démantèle 79 organisations de transport de plis secrets, nuisant gravement à l’efficacité du dispositif de surveillance mis en place par l’Entente. Capturés sur dénonciation, plusieurs observateurs finissent devant le peloton d’exécution. Cette baisse de rendement tombe au plus mauvais moment pour les Franco-britanniques. Dans son journal de marche, Joffre – qui redoute une attaque adverse dans un délai relativement proche – note en effet le 2 décembre 1917 : « 1918 a 99 chances sur 100 de débuter par un Verdun ». Incontestablement, compte tenu de la pénurie d’effectifs chez les Alliés, l’initiative est à présent dans le camp des Empires centraux. En outre, l’armée tsariste n’est plus là pour faire contrepoids à l’est. Le généralissime Pétain a parfaitement conscience du déséquilibre des forces, écrivant lucidement dans sa « Directive n° 4 » qu’il faudra chercher à reprendre plus tard l’initiative des opérations, « par une attaque déclenchée en temps opportun, sur un terrain et dans une position jugés favorables » (22 décembre 1917) ; c’est dire s’il accorde de l’importance à tous les rapports de renseignements qui lui signalent des modifications dans l’ordre de bataille adverse.
L’année 1918 commence donc par une angoisse majeure à Paris et Londres, suscitée par la crainte d’un puissant coup de boutoir allemand. La pression que le haut commandement franco-britannique fait peser sur ses services de renseignements (SR) est évidemment énorme ; les observateurs, infiltrés en territoire occupé, acceptent de prendre des risques inégalés dans l’exécution de leurs missions de surveillance. Modernisée, l’aviation est quant à elle en mesure de participer aux missions d’observation en profondeur du réseau ferré ennemi. Fort heureusement, la préparation de ces offensives de rupture, rigoureusement planifiée par Ludendorff, ne passe pas inaperçue puisque le stratège respecte scrupuleusement les imposantes mesures préparatoires que son bureau « Opérations » a dégagé de l’étude de l’affaire de Riga.
Alors qu’en février 1916 l’attaque allemande sur Verdun a été conduite avec 19 divisions, l’offensive de mars 1918 doit en engager 69 ; Ludendorff a prévu de ramener 14 divisions du front oriental et affecte 64 trains à ce transport. 1 900 trains supplémentaires ont été réquisitionnés pour l’acheminement des munitions d’artillerie nécessaires ; dans ces conditions, on comprend que l’effet de surprise soit difficile à obtenir. Cela étant, en janvier-février 1918 encore, « le drame de l’état-major français est qu’il n’est à même de localiser que 49 divisions allemandes de réserve sur les 64 qui peuvent encore permettre à Ludendorff de gagner la guerre ». Fin février, Pétain écrit à son chef de 3e bureau (« Opérations ») : « Étant donné que les Boches ont, sur le front occidental, 50 divisions de plus que nous, des
Des navettes autonomes en essai au CEA de Saclay
Le CEA de Saclay a été le lieu d’une expérimentation originale de navettes autonomes en partenariat avec la RATP. De mi-février à fin mars, deux navettes Easy Mile, développées par Ligier, ont évolué sur un circuit de 2,6 km sur route ouverte. Bien que l’ensemble du site soit fermé, le CEA comprend plusieurs intersections et ronds-points où les véhicules autonomes sont susceptibles de croiser voitures et piétons. Pour la première fois, le parcours préprogrammé intégrait différents paramètres proches d’une circulation en milieu non protégé. Le retour d’expérience permettra de définir les conditions futures d’une circulation autonome sans opérateurs au milieu de véhicules non guidés.

Suède : Transitio AB commande huit automotrices Kiss à Stadler
Transitio AB a commandé le 14 février 2018 au constructeur suisse Stadler huit automotrices électriques à deux niveaux de la famille Kiss, qui seront livrées fin 2019, et utilisées sur la desserte régionale Upptaget que va exploiter Transdev, à savoir les relations Upplands Väsby – Arlanda C – Uppsala C – Gävle C et Uppsala – Sala. Cette nouvelle commande est une option de la commande de 33 autres automotrices de la famille Kiss passée par Transitio AB pour les relations Mälardalen, qui comportait une option pour 110 autres. L’autorité organisatrice des transports Mälardalstrafik avait sélectionné en avril 2016 les SJ pour l’exploitation, pour une durée de 4 ans courant à partir de décembre 2016, du réseau Mälardalen, qui comprend les relations :
– Svealandsbanan : Örebrö – Eskilstuna – Stockholm – Uppsala ;
– Nyköpingsbanan : Norrköping – Nyköping – Stockholm ;
– Sömlandspilen : Hallsberg – Katrineholm – Stockholm ;
– Uven : Linköping – Norrköping – Eskilstuna – Västeras – Sala.
À l’horizon 2019-2020, les nouvelles automotrices de Stadler devraient remplacer le matériel actuel utilisé par les SJ. Équipées de transformateurs de type sec et avec un châssis en aluminium, ces automotrices remplissent les critères de charge à l’essieu du réseau suédois ainsi que ceux d’Europe du Nord, en particulier de protection contre le froid et la neige grâce à leur isolation renforcée. La société Transitio AB appartient à des compagnies suédoises de transport public et à des autorités régionales organisatrices de transport, et est chargée d’acheter du matériel roulant et de le louer aux différents opérateurs, afin de minimiser les coûts d’acquisition et d’entretien. Transitio AB possède déjà 132 automotrices électriques, dont 25 série X 11, trois série X 12, cinq série X 14, 63 Regina X 52, 24 série X 31 K, 12 Coradia Nordic X 62, et 13 autorails Itino Y 31.
Le parc des BB 7200 tombe à 133 unités
Faisant partie de la trilogie des Nez Cassés regroupant aussi les 15000 et 22200, la série des BB 7200 à courant continu a été la dernière de cette catégorie acquise par la SNCF de 1976 à 1984. Aptes à 160 km/h, ces machines ont été conçues pour être universelles avec traction de rapides, express, de trains omnibus de voyageurs mais aussi de messageries et marchandises, d’abord sur les lignes du réseau Sud-Est. En 1979, les 7201-7235 sont équipées de bogies à couple 100 pour trafic fret et mutées à Limoges à compter de 1982 où des machines GV sont également allouées à PSO.
L’ouverture de la LGV Sud-Est écrème le trafic voyageurs rapides et express de l’axe Paris – Lyon – Marseille et embranchements influant sur le rendement de la série. En 1985, les 7261-7263 de PSO reçoivent les bogies 200 des 22358-22360 et servent d’appoint aux CC 6500 sur les trains drapeaux de la radiale Paris – Bordeaux. Du fait de l’avènement du TGV Atlantique, les 7200 doivent une nouvelle fois rétrograder sur le réseau Sud-Ouest en direction de Bordeaux, Hendaye et Tarbes. La répartition par activités à compter de 1999 conduit à un bouleversement des affectations entre les directions Grandes Lignes, Fret et TER. La baisse continue du fret entraîne la mise à disposition de nombreuses unités, ce qui permet par la suite de transférer : 14 machines rendues réversibles et renumérotées 7601-7614 au Transilien pour usage sur Paris-Montparnasse ; 21 rendues réversibles MUX pour service TER Bourgogne avec rames Corail. De plus, 20 7200 de la sous-série 7201-7235 dites « petites cabines » repassent GV pour des missions TER et Intercités.
Les besoins de Fret ne cessant de diminuer avec l’arrivée des BB 27000 et des opérateurs privés, cela conduit à une vague de radiations tout au long de ces dernières années. Si bien qu’au 1er février 2018 la situation de la série se présente ainsi : 17 à TER Centre-Val de Loire (SCT) ; 14 à TER Occitanie (SMP) ; 32 à Fret (SLE) ; 20 à TER Bourgogne (SBF) ; trois à TER Paca (SPC) ; 47 à Intercités (SVI) dont huit louées à Infrarail.
RP247 : En cabine d’Eurostar à 300 km/h en France et en Angleterre (2de partie)
Après un premier film en 1994, nous sommes revenus en tourner un second en cabine d’Eurostar lors de la mise en service, fin 2003, du premier tronçon de la ligne à grande vitesse britannique High Speed 1. Ce nouveau film ne se contente pas de décrire avec précision ce que l’on voit quand on se trouve aux commandes d’une rame TMST. Grâce à la mise en œuvre simultanée de plusieurs caméras lors du tournage, c’est tout l’environnement technique propre à la conduite sur Eurostar qui se trouve ici intégralement restitué sur un même DVD. Assis à votre tour à la place du conducteur, vous allez vivre à 300 km/h l’une des passionnantes missions de Paris à Londres. Ph.H.
Durée : 28 mn.
Réalisation : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
Conception : Pascal Riffaud.
Les funiculaires lyonnais rajeunissent
Les deux funiculaires de Lyon entament leur rénovation. Depuis janvier, les cabines de Fourvière sont remises au goût du jour dans l’Isère avant celles de Saint-Just l’an prochain.
Lyon possède un réseau multimodal unique. C’est la seule agglomération française qui réunit tous les modes, véritable vitrine pour les transports urbains. On compte ainsi quatre lignes de métro, cinq lignes de tramways (dont une sixième en construction), auxquelles s’ajoute le tram suburbain Rhônexpress vers l’aéroport de Saint-Exupéry. Plus rare, Lyon fait partie du club très fermé (avec Limoges et Saint-Étienne) des exploitants de trolleybus avec neuf lignes. Les transports ont également dû s’adapter à une ville construite en partie sur trois collines. Les deux plus élevées, Fourvière, qui culmine à 294 m, et Croix-Rousse, à 250 m, sont accessibles depuis la fin du XIXe siècle par des funiculaires, les célèbres « ficelles ». La ville en a exploité jusqu’à cinq qui ont connu des fortunes diverses. Deux d’entre elles ont totalement disparu.
Ouvert en 1900, le funiculaire de Saint-Paul à Fourvière-Loyasse sert essentiellement à la desserte d’un cimetière malgré la proximité de la basilique. À son terminus, un tramway assure la correspondance. Son faible trafic ajouté à des avaries dans les tunnels conduisent à son arrêt dès 1937. L’autre ligne sacrifiée est celle de la rue Terme. Mise en service dès 1862 entre Terme et Croix-Rousse, elle alterne sur 489 m les sections en tunnels et à l’air libre. Malgré son intérêt, on préfère dans les années 60 réutiliser son infrastructure à d’autres fins. Fermée le 31 décembre 1967, la ligne est transformée… en voie routière.
L’opération pour autant marquera les esprits lyonnais et on cherchera par la suite à éviter à nouveau ce genre d’erreur. Pourtant, quand on s’interroge à la fin des années 60 sur l’avenir du funiculaire de Croix-Paquet, on envisage un temps une fin similaire avant de s’orienter vers une solution inattendue, la transformation en métro. Lyon construit alors son réseau dans lequel l’ancien funiculaire pourrait s’intégrer. Il est modernisé en 1974, recevant un nouveau matériel roulant, trois motrices à crémaillères SLM Brown-Boveri. Devenu ligne C, le métro est prolongé en 1978 à Hôtel-de-Ville et en 1984 vers Cuire. À cette occasion de nouvelles rames MCL 80 à crémaillère et pantographes construites par SLM et Alsthom entrent en service. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux funiculaires exploités à Lyon. Les lignes partent de la même gare basse en correspondance avec la station Vieux-Lyon de la ligne D. Chacune dispose de ses installations propres et de ses quais à voie unique. Bien que proches géographiquement, les différences sont notables entre chacun des funiculaires.
La ligne de Fourvière conserve un caractère fortement touristique et patrimonial qui a conduit lors des précédentes rénovations à lui conserver un côté vieillot apprécié du public. Celle de Saint-Just au contraire s’apparente davantage à un court métro. Son matériel roulant comporte deux caisses et la ligne dispose d’une station intermédiaire à Minimes. C’est là que se croisent les véhicules montant et descendant, les conducteurs ajustant précisément les rames pour les aligner avant l’arrêt total en station. Après la fermeture de la ligne de la rue Terme, les funiculaires connaissent un regain d’intérêt.
Pologne : PKP-ICCC va commander 20 locomotives électriques à Newag
Pour assurer la remorque de ses trains IC et TLK, l’opérateur historique grandes lignes polonais PKP-ICCC a actuellement à disposition 10 locomotives électriques Taurus EU 44 utilisées sur les relations entre Varsovie ou Gdynia et Berlin, 45 EP 09 et trois EU 07 A aptes à 160 km/h utilisées principalement sur les IC et TLK tracés à 150 ou 160 km/h, neuf EP 08 aptes à 140 km/h, et 81 EP 07, 69 EP 07-1 et 58 EU 07 aptes à 125 km/h mais limitées à 120 km/h en service commercial principalement sur des trains TLK. Un certain nombre de relations IC à 160 km/h sont assurées également avec des automotrices électriques Dart ED 161, Flirt 3 ED 160 ou ED 74. Pour les relations EIC Premium tracées à 200 km/h sur la CMK, PKP-ICCC utilise ses 20 Pendolino ED 250 non pendulaires. Afin de renouveler une partie de son parc de locomotives, PKP-ICCC a annoncé début janvier, qu’il avait sélectionné le constructeur polonais Newag, après appel d’offres auquel avaient concouru, outre ce dernier, Pesa et le constructeur chinois CRRC Sifang, pour la fourniture et l’entretien de 20 locomotives électriques Griffin fonctionnant sous 3 000 V courant continu et aptes à 160 km/h, avec une option de 10 locomotives supplémentaires. Ces locomotives devraient être livrées 30 mois après la signature définitive du contrat. Cette commande fait partie du plan de modernisation du matériel de PKP-ICCC comportant d’ici 2023 l’acquisition de 118 locomotives et de 19 automotrices électriques, ainsi que la modernisation de 200 de ses locomotives électriques. Au niveau du matériel remorqué, 700 voitures seront rénovées et 185 achetées.

La 69e Foire internationale du jouet de Nuremberg
La Foire internationale du Jouet de Nuremberg a eu lieu cette année du 31 janvier au 4 février. C’est le plus grand Salon au monde pour les jouets et les jeux qui s’est déroulé dans les 17 halls du parc des expositions, sur une surface de 17 ha. Un 18e hall d’exposition est même en construction. Cette édition a réuni 2 902 exposants et attiré plus de 71 000 visiteurs professionnels. Le monde ferroviaire était bien sûr présent, dans le hall 4 A qui lui était majoritairement dédié, avec près de 50 stands représentant plus de 60 marques différentes, ce qui est comparable à l’année dernière. La majorité des grandes marques connues en Europe étaient là, ainsi que d’autres de taille plus modeste.
Cette année, le marché français commence à bien se développer avec un nombre de nouveautés conséquent, dont notamment une 040 TX jamais réalisée jusqu’à présent.
Dans le sillage de l’année précédente, la redistribution des cartes se poursuit au sein du marché : le client cherche désormais un excellent rapport qualité/prix, ce qui a profité à certaines marques. Par ailleurs, des fabricants, pour séduire les plus jeunes, continuent à développer des gammes de modèles, souvent issus d’anciens moules, offrant un moindre degré de précision mais des prix plus abordables.ACME (HO, N)
Cette marque italienne est désormais le numéro un sur son marché local et nous annonce, comme d’habitude, un certain nombre de nouveautés. Nous commençons par la gamme Classic Trains collection, qui reproduit intégralement des grands trains dans leur composition réelle en un ou plusieurs coffrets. Cette année, il y aura le TEE Mediolanum, reliant Milan à Munich, dans son état de 1972, avec des voitures Grand Confort de la première série, le Simplon-Express (220/221), reliant Paris à Belgrade via l’Italie (réalisé en coopération avec REE, et comportant des voitures UIC de cette marque REE, des voitures-lits de type MU dont une de la CIWL), un InterCity de nuit de Trenitalia, un InterCity de jour de l’époque actuelle, le train Mozart, ayant relié Paris à Vienne (exclusivité pour certains détaillants), ainsi que le D 252/253 ayant relié Paris à Francfort, dans son état de 1974-1975 avec trois prototypes Eurofima. L’ETR 400 ou Frecciarossa 1000 (Zefiro) arrive pour l’automne : il sera commercialisé intégralement ou en trois coffrets séparés. L’ETR 500 sera aussi commercialisé dans le cadre d’une série limitée dans sa version aménagée en rame de mesure et de contrôle utilisée par RFI pour surveiller l’état des LGV italiennes. Au niveau des locomotives électriques, ce sera une E 645 dans son état d’origine, une E 483 ou Traxx 2 aux couleurs de Mercitalia, trois E 652 dont une aux couleurs de Mercitalia. La Traxx 3 fait son apparition avec ou sans le module Last Mile. L’Ae 6/8 du BLS de la première série, construite par Breda et Sécheron, arrive enfin sur le marché, sa caisse est réalisée en métal. Au niveau des voitures, on note un coffret comprenant deux wagons de type DD pour le transport des voitures, lesquelles seront fournies au nombre de huit par Wiking. Pour les voiture-lits, on notera les ex-CIWL de type Ub construites par Ansaldo pour les FS, ainsi que celles construites par Nivelles utilisées par la SNCF, la CIWL construite par Ganz et un coffret de trois voitures-lits de types différents de la CIWL avec les marquages de l’époque IV construites par Brissonneau, WWD et Fiat. Deux voitures du pool TEN du type UHansa seront également de la partie avec les marquages des années 90 (une des FS et une de la DB). Une voiture-lits de type MU (1973) portant le logo casquette de la SNCF sera également commercialisée. Les wagons couverts longs de type FF font leur apparition. À l’échelle N, on note l’apparition des voitures-lits de type MU (1973) aux couleurs de Trenitalia, de TEN (ÖBB) et des NS. Les voitures UIC de type X sont également proposées dans la livrée gris ardoise des FS.Arnold (voir Groupe Hornby Hobbies)
Artitec (HO)
Cette marque néerlandaise, qui est distribuée en France par REE, nous propose cette année la locomotive électrique de type CC NS 1300, dérivée des CC 7100 françaises, dans les différentes livrées quelle a eues aux NS au cours de sa carrière, avec quatre références pour commencer. La seconde nouveauté importante est l’automotrice « Hondekop » ou « nez de chien » datant de 1954, qui est commercialisée dans cinq livrées différentes couvrant toute sa carrière au sein des NS. Pour le matériel militaire, ce sera un char MA 60 A 1 de l’US Army, un canon Skoda de 305 mm datant de la Première Guerre mondiale. Le reste des nouveautés n’est que redécorations de matériels existants.Auhagen (HO, TT, N, Z)
À l’échelle HO sont annoncés un dépôt pour des véhicules routiers ou non, et des équipements pour une gare avec deux bâtiments de service, des bancs, des panneaux horaires… Deux maisons individuelles feront leur apparition, qui pourront être complétées par du mobilier de terrasse. À l’échelle TT, ce sera un dépôt pour deux locomotives avec un château d’eau ainsi qu’un set d’équipement pour une gare, tandis qu’à l’échelle N on aura un pont en acier (arche) pour le passage d’une voie unique avec ses approches et également un set d’équipement pour une gare.