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  • Les nouvelles relations internationales du service annuel 2025 en Europe

    Les nouvelles relations internationales du service annuel 2025 en Europe

    Commençant le 15 décembre 2024 pour se terminer le 13 décembre 2025, le service annuel 2025, encore impacté par de nombreux travaux d’infrastructure, comporte beaucoup de nouveautés dont le lancement d’une relation ICE Paris – Berlin, d’une relation Ouigo entre Paris et Bruxelles et d’une nouvelle liaison Baltic Express entre Prague et Gdynia, la refonte de la desserte grandes lignes entre la Belgique et les Pays-Bas, la réouverture de la relation Belgrade – Budapest, et la possibilité de rallier les trois capitales baltes dans la journée.

    Nous présentons ici, pour une sélection de pays, les princi- pales nouveautés du service annuel 2025 qui voit s’accroître sensible- ment le nombre de relations inter- nationales de jour. Les horaires, quand ils sont indiqués, peuvent changer en cours de service.

    Allemagne

    Au SA 2025, DB Fernverkehr aug- mente à nouveau son offre inter- nationale. La gare de Berlin Zoolo- gischer Garten est desservie avant 7 h 00 et après 20 h 00 quotidien- nement par une dizaine d’ICE à destination de la Suisse et de la Ruhr.Legestionnaireallemandde l’infrastructureDBInfraGOapla- nifié durant le SA 2025 les six gros chantiers entraînant la fermeture des lignes concernées qui impac- terontlacirculationdestrains. Des travaux sont prévus :

    • pour la ligne Essen – Bochum – Dortmund du 28 février au 25 avril 2025 et du 5 septembre au 31 octobre 2025;
    • pour la LGV Mannheim – Stutt- gart du 17 avril au 6 juin 2025 ;
    • pour la ligne Bielefeld – Hanovre du 6 juin au 9 août 2025;
    • pour la ligne Oberhausen – Emmerich du 27 juin au 24 août 2025 ;
    • pour la ligne Vaihingen – Stutt- gart du 26 juillet au 6 septembre 2025 ;
    • pour la ligne Hambourg – Berlin/ Schwerin: du 1er août 2025 au 30 avril 2026.

    Relations de nuit

    L’AR Nightjet (NJ) 420/421 Inns- bruck/Vienne – Amsterdam sera détourné du 27 juin au 24 août 2025 via Bad Bentheim et desservira alors également pour les voyageurs en places assises les gares de Kassel-Wilhemshöhe, Hamm (Westphalie), Münster (Westphalie), Deventer et Amers- foort CS.

    L’AR Nightjet (402/403) Zurich – Cologne-Amsterdam est désormais tracé via Mönchengladbach, Venlo, Eindhoven et Bois-le-Duc (‘s-Hertogenbosch). Les NJ Bruxelles/Paris – Mann- heim – Vienne/Berlin trihebdo- madaires partent de Bruxelles et Paris les lundis, mercredis et vendredis et de Vienne les mardis, jeudis et dimanches.

    Allemagne – Autriche

    Ligne EC 62 Francfort-sur-le- Main – Stuttgart – Munich – Salz- bourg – Autriche: les trains Alle- magne – Klagenfurt sont assurés avec des ICE 4 BR 412 à sept caisses à l’exception d’un AR Railjet Munich – Klagenfurt. Pendant la fermeture de la ligne du Tauern (du 15 décembre 2024 au 13 juillet 2025), les trains de la relation Francfort-sur-le-Main – Stuttgart – Munich – Graz, tous assurés en rame tractée de voitures ÖBB encadrée à chaque extrémité par une Taurus BR 1116 des ÖBB, sont limités en Autriche du 15 décembre 2024au2mars2025àBadGas- tein,etdu3marsau14juilletà Schwarzach-St. Veit. Du 17 avril au 30 mai, la relation est interrompue entre Stuttgart et Munich.

    Ligne Railjet 90 Munich – Salzbourg – Vienne : le RJ 1295 Munich – Salzbourg est prolongé vers Vienne les vendredis, samedis et dimanches circulant en marche RJ 263 avec un départ de Munich à 21 h 16 et une arrivée à Vienne Hbf à 2 h 20.

    L’AR Schönbrunn (IC 460 /461) Vienne Hbf – Stuttgart Hbf, assuré avec un Kiss 4100 de la DB, qui circule durant la nuit, devient quotidien.

    Ligne ICE 91 Dortmund – Cologne – Francfort-sur-le-Main – Passau – Vienne: du 2 mars au 6 juin 2025, les ICE Dortmund – Vienne et retour desservent la gare de Wanne-Eickel Hbf au lieu de Bochum Hbf. Tous ces trains y compris les trois AR Hambourg – Wien sont assurés avec des ICE-T BR 411.

  • Grand Est rénove ses TER à deux niveaux

    Grand Est rénove ses TER à deux niveaux

    Le 4 décembre 2024, la région Grand Est a officiellement présenté sa première rame rénovée du TER 2N NG à l’occasion de son premier voyage commercial entre Metz et Luxembourg.

    L’ancienne région Lorraine reçoit entre 2004 et 2008 25 rames tricaisses Z 24500 pour assurer les trains de l’axe mosellan Nancy – Metz – Thionville – Luxembourg. À la même période, les CFL reçoivent 22 rames similaires. Desservant un bassin de 600 000 habitants dont 130 000 travailleurs transfrontaliers, la ligne reçoit 22 000 voyageurs quotidiens. Avec Saint-Étienne – Lyon, c’est l’un des axes les plus chargés en TER hors Île-de-France. En heures de pointe, on observe six trains par heure entre Thionville et Luxembourg, quatre depuis Metz et deux depuis Nancy. Il y a une desserte au quart d’heure en journée.

    D’où la mise en oeuvre de rames à fort emport, qui circulent en US ou UM 2. Notons que les rames SNCF et CFL ne sont pas couplables entre elles.

    Conformément au programme OPTER lancé par SNCF Voyageurs, la région décide de participer à la rénovation mi-vie de ces 25 rames. L’opération vient de démarrer au technicentre industriel de Bischheim. À la fois technique et qualitative, elle permet de donner une prolongation d’activité entre 15 et 20 ans.

    effectue son voyage inaugural et premier voyage commercial le 4 décembre dernier en UM avec la rame Z 24673/74 non rénovée. Extérieurement, elle prend une livrée bleu foncé qui n’est pas sans rappeler celle du Régiolis TFA. Par contre, ici, les portes d’accès sont peintes en vert. Une petite vague blanche complète les flancs des véhicules d’extrémité.

    Les aménagements intérieurs sont repensés. Les sièges, dont la coque est conservée, sont recouverts de tissu de velours gris et bleu en 2de classe et gris et orange en 1re classe. Les têtières en texoïd sont de couleur bleue en 2de et gris foncé en 1re. L’espace de 1re classe s’aligne sur le standard des parcours transfrontaliers. Les rames d’origine disposent de deux espaces sur les deux niveaux. Maintenant et comme pour les rames rénovées mi-vie des CFL (10 à ce jour), il n’y a plus qu’un seul espace de 38 places occupant tout le niveau supérieur d’un véhicule intermédiaire.

  • L’arrivée des Régiolis passe-frontières du Grand Est

    L’arrivée des Régiolis passe-frontières du Grand Est

    Pour améliorer ses relations avec l’Allemagne sans rupture de charge via sept lignes, la région Grand Est a commandé en 2019 un nouveau matériel transfrontalier. Elle a opté pour un train régional Coradia, le TFA (Transfrontalier France Allemagne). La livraison des 30 rames commandées a commencé, elles sont entrées en service commercial en Alsace. Les dernières sont attendues pour le premier semestre 2025.

    La région Grand Est a la particularité de gérer plusieurs lignes ferroviaires de TER permettant de traverser la frontière pour aller en Allemagne. Jusqu’à présent, il fallait cependant changer de train à cette frontière à une exception près : l’emploi des autorails spécialement construits pour cet usage avec les équipements des deux infrastructures. Livrés entre 2001 et 2004 à 19 exemplaires (dont deux pour le Land de Sarre) aux exrégions Lorraine et Alsace, ils circulent au départ sur Metz – Sarrebruck ou Strasbourg – Sarrebruck/ Neustadt. Aujourd’hui, leur rayon d’action comprend aussi Metz – Trèves, Strasbourg – Lauterbourg – Wörth, Strasbourg – Kehl – Offenbourg et Mulhouse – Müllheim.

    Pour améliorer et développer ces relations internationales sur sept lignes, la région décide de commander en octobre 2019 un nouveau matériel tout en complétant le parc existant. D’où le choix du Régiolis d’Alstom. La région vote en juillet un budget d’investissement de 388 millions d’euros pour 30 rames dont 40 millions de frais de développement de cette version transfrontalière. Un protocole d’accord franco-allemand est signé à la même époque avec les Länder de Bade-Wurtenberg, Sarre et Rhénanie- Palatinat avec participation financière (50 % des 40 millions). Ils paieront ensuite une redevance d’exploitation. Une subvention européenne du fonds Feder est versée pour 6,2 millions d’euros.

    En mai 2021, la première rame de présérie quitte le site de Reichshoffen pour le centre d’essais de Minden de la DB avant de rejoindre Velim. Cette rame est présentée aux officiels le 10 juillet à Neustadt an der Weinstrasse. Fin 2022, les essais commencent sur le réseau allemand. En France comme en Allemagne, ils dureront environ deux ans avant certification sur les deux réseaux.

  • Suisse : le RBS commande 20 automotrices à Stadler pour moderniser son parc

    Suisse : le RBS commande 20 automotrices à Stadler pour moderniser son parc

    L’entreprise de transport public Regionalverkehr Bern-Solothurn (RBS) a sélectionné le 28 novembre 2024, après appel d’offres lancé en décembre 2023, le constructeur suisse Stadler Rail pour la fourniture, pour un montant d’environ 205 millions d’euros, de 20 automotrices électriques à trois caisses. Pouvant fonctionner sous 1 25O V CC, ces automotrices à voie métrique auront une longueur de 60 m et une capacité de 21 places en 1re classe et de 118 places en 2de classe dont 15 strapontins.

    Accessibles aux personnes à mobilité réduite, elles disposeront entre autres de la climatisation et de prises électriques à chaque siège, et dans les deux voitures de 2de classe d’un espace multifonction pour le transport des bagages volumineux, des vélos, des poussettes et des fauteuils roulants. Trois premières automotrices devraient être construites en 2026, puis les 17 autres livrées de 2029 à 2031. Elles sont destinées à remplacer le matériel ancien utilisé par le RBS, en particulier les Be 4/12 Seconda, et à augmenter les capacités de la relation RE 5 Berne – Soleure (Solothurn).

  • Royaume-Uni : le groupe First veut étendre son réseau exploité en open access

    Royaume-Uni : le groupe First veut étendre son réseau exploité en open access

    Le groupe First a annoncé le 5 décembre 2024 qu’à la suite du rachat de l’opérateur Grand Union Trains qui avait obtenu du régulateur du rail britannique Office of Rail and Road (ORR) l’autorisation d’exploiter à partir de décembre 2027 pour une durée initiale de 10 ans des trains en open access entre Londres Paddington et Carmarthen, ville située dans le sud-ouest du pays de Galles, il allait bien lancer à cette échéance sous la marque Lumo cinq AR Londres Paddington – Carmarthen desservant les gares intermédiaires de Bristol Parkway, Severn Tunnel Junction, Newport, Cardiff Central, Gowerton et Llanelli, et également cinq AR Londres Paddington – Paington après accord de l’ORR. En août 2024, le groupe First avait également racheté à l’opérateur Grand Union les droits d’exploitation en open access, de juin 2025 à juin 2030, de quatre AR Londres Euston – Stirling desservant les gares intermédiaires de Milton Keynes, Nuneaton, Crewe, Preston, Carlisle, Lockerbie, Motherwell, Whifflet, Greenfaulds et Larbert.

    … et va augmenter son parc dédié

    La Rosco Angel Trains a annoncé le 6 décembre 2024 qu’elle allait commander pour le groupe First au constructeur Hitachi Rail 14 automotrices Class 80x, dont des électriques, et des bimodes. D’un montant d’environ 605 millions d’euros, la commande comporte également leur maintenance par Hitachi, et une option pour la fourniture de 13 supplémentaires. Ces 14 Class 80x seront construites sur le site Hitachi de Newton Aycliffe et devraient être livrées à partir de fin 2027. Elles sont destinées à augmenter les capacités de transport de Lumo sur la relation Londres King’s Cross – Édimbourg qui doit être prolongée vers Glasgow, et sur la relation Londres King’s Cross – Hull Paragon – Beverley exploitée en open access par Hull Trains, filiale à 100 % du groupe First, ainsi que pour les nouvelles relations Lumo.

  • Poitiers – Limoges : travaux en deux phases

    Poitiers – Limoges : travaux en deux phases

    Des travaux commencés le 2 décembre dernier permettront de fiabiliser et de restaurer les performances de la ligne TER Poitiers – Limoges (138 km). Ils se dérouleront en deux phases. La première jusqu’en septembre concerne la section de 67,5 km entre Saint-Benoît et la limite départementale entre la Vienne et la Haute-Vienne (entre Lathus et Le Dorat) et la deuxième d’août 2026 à juin 2027 jusqu’à Limoges (66 km).

    Durant la première phase le remplacement partiel ou complet des composants de la voie ferrée sera fait selon les zones sur 20 km. Des travaux hydrauliques et d’assainissement de la plateforme sont exécutés sur 35 km. Des régénérations sont menées sur des ouvrages d’art et des ouvrages en terre. Le montant de l’opération de la première phase est de 70,4 millions d’euros financés à 52,2 % par la région Nouvelle-Aquitaine, 38,4 % par l’État et 9,4 % par SNCF Réseau. L’infrastructure renouvelée aura une durée de 20 ans. Actuellement le trafic TER est remplacé par autocars entre Poitiers et Le Dorat.

  • Métro de Lille, ça coince toujours

    Métro de Lille, ça coince toujours

    Le ciel se dégage, mais pas totalement pour le métro de Lille. La mise en service du nouveau système de pilotage automatique sur la ligne 1 est une étape importante avant l’arrivée des nouvelles rames de 52 m attendues depuis plus de 10 ans. Mais la route est encore longue avant leur arrivée en 2026, et les difficultés dans le métro restent encore nombreuses. Le 18 décembre à 8 h 15, le métro s’est arrêté sur la ligne 1 durant près de 4 heures.

    De nombreux voyageurs sont restés bloqués, entassés portes fermées plus d’une heure, de quoi mettre leur patience à bout. D’autres réussissant à ouvrir les portes sont partis sur les voies. Les problèmes techniques du nouveau pilotage automatique sont rendus d’autant plus désagréables que le réseau connaît des périodes de saturation en raison précisément de la longueur, trop courte, de ses rames de 26 m.

    Les désagréments de la 1 auront encore des conséquences durant plusieurs années sur la 2 qui, faute de pouvoir récupérer rapidement le parc de VAL 208, continue à être exploitée avec les VAL 206 de plus de 40 ans et à bout de souffle

  • Marseille dévoile son plan de transports

    Marseille dévoile son plan de transports

    Après une très longue période de quasi-immobilisme en matière de transports publics, la métropole de Marseille est bien décidée à rattraper son retard. Ces dernières années, les projets de modernisation et de création et de prolongement de lignes se multiplient. Une quinzaine de projets sont en cours, dont plusieurs portent sur les modes métro et tram. En cette fin 2024, la métropole a fait le point sur l’avancement des dossiers. Côté métro, fin 2025 les voyageurs pourront monter à bord des nouvelles rames toujours en période d’essai.

    Le projet a pris du retard, mais se confond avec l’objectif d’une automatisation complète. Pour le tramway, les chantiers se poursuivent sur la ligne T 3 qui pousse au nord vers Gèze et au sud à La Gaye sur près de 6,5 km. La mise en service interviendra durant l’année. 15 nouvelles rames arrivent en 2025 pour exploiter les prolongements. Même objectif 2025 pour le tramway d’Aubagne vers La Bouilladisse attendu par 60 000 voyageurs quotidiens. Côté études, deux dossiers sont prioritaires, le prolongement vers Quatre-Septembre espéré en 2028 et la ligne de la Belle de Mai attendue à l’horizon 2027-2030.

  • Strasbourg : coup d’arrêt pour le Tram Nord

    Strasbourg : coup d’arrêt pour le Tram Nord

    Pas de déclaration d’utilité publique pour le projet Tram Nord à Strasbourg. Presque sans surprise, c’est un avis défavorable qui a été rendu le 9 décembre à l’issue de l’enquête publique qui s’est déroulée à l’automne. Le dossier qui comprend plusieurs volets doit permettre de créer de nouvelles lignes vers Bischheim et Schiltigheim avec un contournement nord de la place de l’Hommede- Fer largement saturée aux pointes du matin et du soir. Durant l’enquête de (très) nombreuses voix se sont fait entendre contre les tracés et les aménagements annexes, comme des piétonnisations et des reports de circulation, que les habitants ont perçus comme réalisés « sans vision globale ».

    Beaucoup dénoncent un risque de congestion causée par des reports de circulation vers des axes incapables de les supporter. Pour de nombreux opposants, maire de Bischheim en tête, le dossier est mal ficelé et accumule les mesures susceptibles de créer des effets secondaires nuisibles. Ailleurs, c’est la gare de Strasbourg qui pourrait bien devenir quasi impossible à rejoindre en voiture. La transformation de l’avenue des Vosges réservée au tram (avec une seule station) pourrait ainsi renvoyer la circulation sur les rues environnantes. Ailleurs, ce sont des commerces qui pourraient pâtir d’accès rendus plus difficiles… Cet avis défavorable ne devrait pourtant pas remettre totalement en cause cet ambitieux projet mais simplement le décaler dans le temps. La métropole a en effet confirmé son désir de modifier son dossier pour tenir compte des objections formulées.

  • Encore du retard pour la ligne 15 Sud

    Encore du retard pour la ligne 15 Sud

    On l’attendait dans un an à peine, mais il faudra encore être patient. La ligne 15 Sud du métro du Grand Paris, la première du réseau, ne sera finalement pas ouverte fin 2025 mais plutôt à la mi-2026. La nouvelle annoncée par le conseil de surveillance de la SGP du 28 novembre reporte une fois encore l’ouverture de la 15 initialement attendue en 2022. En cause, les difficultés rencontrées lors des essais dynamiques en marche automatique qui se révèlent plus complexes que prévu. De son côté Valérie Pécresse a refusé une ouverture anticipée comme pour la ligne 14 avec les Jeux olympiques, souhaitant que la ligne soit livrée avec le niveau de qualité exigé.