Votre panier est actuellement vide !
Blog

La gare de Saint-Denis en concertation
Avec les lignes de RER D et de Transilien H auxquelles s’ajoutent les tramways T 1 et T 8 et les autobus, Saint-Denis constitue un pôle multimodal d’importance. 90 000 voyageurs par jour transitent dans la cinquième gare d’Île-de-France. À terme, à l’horizon 2030, on y attend 150 000 voyageurs. Il est donc nécessaire d’engager une mutation qui permette de faire face à cette affluence. Le projet d’aménagement vise notamment à réorganiser les espaces pour fluidifier les circulations, dans la gare et sur ses abords. Les quais du T 1 pourraient ainsi être déplacés face à un nouveau parvis créé à l’ouest au cœur d’un nouvel ensemble immobilier. Durant le mois de septembre, une concertation publique a été ouverte pour permettre à chacun de s’exprimer sur les propositions avancées. Les travaux de réaménagement pourraient débuter dès la mi-2018.

La fin des CC 72100 en service commercial
Avec l’arrivée des nouvelles rames Coradia Liner sur la ligne 4, les roulements des rames tractées avec CC 72100 se sont arrêtés officiellement le 28 août dernier. Une occasion de revenir sur la carrière de ces locomotives diesels de grande puissance, qui auront marqué la relation Paris – Mulhouse.
Anciennes CC 72000 remotorisées, les CC 72100 héritent majoritairement des évolutions techniques réalisées sur ces dernières. Entre 1990 et 2000, les CC 72000, sont encore très présentes à la gare de l’Est ainsi qu’au dépôt de la Villette, lieu où elles préchauffent avant d’effectuer leurs trains. Mais cette situation engendre des plaintes dès le début des années 90, les CC 72000 étant jugées trop polluantes et trop bruyantes par les riverains et promoteurs immobiliers. Ces derniers laissent alors entrevoir le spectre d’une fermeture du dépôt de la Villette. Face à cette situation de crise, la SNCF, qui n’a pas encore de locomotives thermiques susceptibles de remplacer les 72000, décide dans un premier temps de les déplacer à l’Ourcq, atelier servant jusqu’alors pour la maintenance des rames voyageurs. À cette occasion, l’opérateur historique y aménage une station-service ainsi qu’un dispositif d’aspiration et de traitement des fumées émises par les locomotives.
Néanmoins, dans l’idée d’allonger la durée de vie des « grosses bleues », la SNCF entreprend le remplacement du célèbre moteur AGO V 16 ESHR de la SACM (Société alsacienne de constructions mécaniques), basée à Mulhouse, par un moteur plus récent et moins polluant. Ce moteur, développé par les ateliers d’Alstom Atlantique à Saint-Nazaire, est le SEMT Pielstick V 16 PA 4 V 200 VGA. Les essais concluants réalisés sur la CC 72048 amèneront la SNCF à installer ce moteur dans 30 locomotives. Il n’est pas inutile de signaler qu’une version moins puissante de ce moteur avait déjà été testée au début de l’année 1987 sur les CC 72044 et CC 72075. L’effectif choisi par la SNCF pour recevoir ce nouveau moteur correspond au parc Grandes Lignes basé à Chalindrey auxquelles sont ajoutées les CC 72021, CC 72057, CC 72058 et CC 72089. Ces quatre dernières quitteront le dépôt de Nevers pour rejoindre Champagne-Ardenne. L’opération de remotorisation des 30 locomotives s’étalera sur deux ans, de 2003 à 2004, et aura lieu dans les ateliers de Quatre-Mares à Sotteville. Elle consistera principalement par la mise en place du moteur Pielstick, dont le volume est moins important, ce qui engendrera de lourds travaux de chaudronnerie, en vue d’intégrer les circuits de réfrigération et de ventilation. À cette occasion, la gestion électromécanique, très présente à bord des CC 72000, sera remplacée par une nouvelle gestion électronique. Cela se traduit également par l’implantation d’un automate programmable, commandant l’injection de carburant dans le moteur. Toutes ces modifications étaient transparentes pour la conduite.
Changement d’itinéraire pour les IC Amsterdam – Bruxelles
Après le retrait en 2013 des automotrices électriques Fyra V 250, la relation Amsterdam CS – Bruxelles Midi était assurée par des rames de voitures ICR des NS, remorquées par des locomotives série 28 de la SNCB ou de Railpool, ou des Trax 186 des NS après leur homologation pour circuler sur le réseau belge. Ces trains transitaient par la ligne classique entre Schiphol et Anvers Luchtbal, et desservaient les gares d’Amsterdam CS, Schiphol (Aéroport), La Haye HS, Rotterdam Centraal, Dordrecht, Roosendaal, Anvers Central, Berchem, Malines, Aéroport de Bruxelles Zaventem, Bruxelles Nord et Bruxelles Midi, effectuant les 228 km du parcours en 3 heures 23, à la vitesse maximale aux Pays-Bas de 140 km/h. Au service annuel 2018, afin d’accélérer la relation, ces trains Benelux sont tracés, à 160 km/h vitesse maximale des Traxx et des voitures ICR, par les LGV HSL Zuid au Pays-Bas et L 4 en Belgique, et desservent Breda où aura lieu un changement de sens. Afin d’éviter des manœuvres, et comme les voitures-pilotes ICR des NS ne sont pas équipées de l’ETCS niveau 2 équipant les deux LGV, les rames sont encadrées par deux locomotives Traxx, comme pour les trains ICD Amsterdam CS – Breda. Pour le SA 2018, 16 relations Benelux quotidiennes sont programmées, dont 12 AR Amsterdam CS – Bruxelles Midi et quatre La Haye – Bruxelles Midi. Les gares de Dordrecht et Roosendaal ne seront plus desservies par les trains Benelux. À l’horizon 2025, les rames tractées devraient disparaître sur cette relation au profit des nouvelles automotrices électriques IC NG d’Alstom.

Les travaux du funiculaire en phase 2
Depuis l’automne 2016, le funiculaire de Montmartre mis en service en 1991 a entamé sa rénovation. Après une première campagne en octobre 2016 portant sur la modernisation de la machinerie de la cabine n° 2, une nouvelle phase commence cet automne. Les travaux réalisés par MND, une société spécialisée dans les transports en altitude, concernent cette fois la cabine n° 1 envoyée en inspection générale au siège en Savoie. Durant cette mise à l’arrêt, la machinerie sera modernisée. D’octobre à décembre 2017, l’exploitation se poursuit avec une seule cabine. À l’automne 2018, la cabine n° 2 partira à son tour en inspection générale.

La rotonde du dépôt d’Annemasse a vécu
Du plus pur style PLM, à 15 places couvertes avec coupole centrale supprimée ultérieurement, et bâtiment de levage attenant côté Évian, cette rotonde était apparue dans la foulée de la construction du dépôt vers 1880 pour la desserte de l’étoile haut-savoyarde. Plus tard elle, a été complétée par un parc découvert rayonnant. Abandonnée depuis des décennies, délabrée et envahie par la végétation, elle n’a pas résisté aux démolisseurs ces derniers mois, qui l’ont abattue sans pitié, pour permettre l’extension de la gare au nord dans le cadre du projet international de la liaison Ceva.
Au cours de sa carrière, elle a abrité de nombreux types de locomotives vapeur : Bourbonnais, Mammouth, puis 230, 140, Consolidation 140 A, B et F, et, à la naissance de la SNCF, des 242 TC. Durant le conflit, des machines CFF des types C 4/5, C 5/6 ont été chargées des trains de ravitaillement pour la Suisse d’Ambérieu au Bouveret.
À partir de 1947, alors que les 242 TC ont été versées à Chambéry et que le nombre de 140 L diminue, le dépôt reçoit à leur place des Mikado 141 C, D, E, dont certaines seront transformées en 141 F. Fin 1953 voit l’affectation de 141 R fioul, dont le nombre grandit, ce qui entraîne la réduction des 141 E, F.
L’électrification en courant monophasé de la totalité des voies uniques Aix-les-Bains – Annemasse et La Roche-sur-Foron – Saint-Gervais s’accompagne de la pose de caténaires sur certaines des voies de la rotonde pour y remiser les machines prototypes CC 6051, 6052, BBB 6003 et un peu plus tard les CC 25001-25009. S’y ajoutent une brochette d’autorails FNC et un trio de diesels 040 DE. Durant la décennie 1960, les 141 R restent les seules en lice. Des U 150 X 5500 remplacent les FNC, mais des diesels BB 67000 et A1A-A1A 68000 de Chambéry grignotent le pain des 141 R.
L’électrification Bellegarde – Évian en deux étapes (1971-1972) condamne les 141 R et entraîne la mutation à Chambéry des engins électriques. L’activité de la rotonde prend alors fin après quelque 90 ans d’existence. Seul demeure en 2017 le bâtiment issu de l’époque PLM qui servait au levage des machines.
France – Espagne : Elipsos concurrencé par Air Nostrum ?
La compagnie Air Nostrum, leader de l’aviation régionale en Espagne, a déposé début octobre 2017 une demande auprès de l’autorité espagnole de la concurrence (CNMC) pour exploiter en open access des trains à grande vitesse entre Madrid et Montpellier Saint-Roch. Elle a ainsi créé, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en Europe, une filiale (Intermodalidad de Levante SA – Ilsa), chargée d’exploiter, avec des AVE S 100 R, dans un premier temps deux AR Madrid Atocha – Montpellier-Saint-Roch à partir du 5 octobre 2018, avec des départs de Madrid à 7 h 45 et 15 h 30 et de Montpellier à 7 h 00 et 15 h 30. Ces trains desserviraient également Saragosse Delicias, Barcelone Sants, Perpignan et Narbonne. Cette liaison représenterait d’après Ilsa un volume de 5,2 millions de passagers transportés par an. Les AVE S 100 R assurent déjà pour Elipsos International, (association SNCF-Renfe), un AR quotidien sur les relations Madrid Atocha – Marseille-Saint-Charles, Barcelone Sants – Toulouse-Matabiau, Barcelone Sants – Lyon-Part-Dieu.

1917 : l’enjeu des trains de permissionnaires (2de partie)
Juin-juillet, des améliorations radicales signées Pétain
Général en chef depuis le 15 mai 1917 succédant à Nivelle qui a échoué à rompre le front allemand, Pétain engage promptement une série de mesures concrètes pour parer à la crise du moral, réduire notamment les motifs de troubles dont les transports de permissionnaires sont l’exutoire. Alors qu’une Instruction générale doit faciliter l’écoulement des trains montants et descendants de permissionnaires, un Guide du permissionnaire instaure des règles pratiques de bonne conduite.Dès le 16 juin, le major général Debeney rédige une note à l’intention des armées : « Des permissionnaires, de passage à Paris et obligés d’y attendre leur train, se sont livrés, aux abords des grandes gares, à des scènes tumultueuses dont il est indispensable d’éviter le retour.
« Des dispositions ont été prises pour qu’à l’avenir, les militaires de passage à Paris et sans moyens d’hébergement soient abrités dans des locaux spécialement agencés pour les recevoir, de jour comme de nuit. Ces locaux sont situés à la gare de l’Est, à la gare du Nord, à la caserne de la Nouvelle-France, à l’école des Récollets, à la caserne Clignancourt.
« Il est prescrit aux militaires, pendant leur arrêt à Paris, de se rendre dans ces locaux, soit d’eux-mêmes, soit sur l’invitation qui leur en sera faite par les autorités militaires ou civiles, d’y séjourner et d’en partir seulement de façon à ne se trouver à la gare que quelques minutes avant l’heure du départ de leur train. « Les sanctions les plus sévères seront prises contre tout militaire qui voudrait se soustraire à cette obligation et qui se livrerait à une manifestation intempestive. Prière de porter ces dispositions à la connaissance des corps des services. »Des mesures d’organisation, plutôt que de répression
Le 18 juin, le commissaire régulateur Berger soumet diverses mesures à l’approbation du général Foch commandant le Groupe d’armées de l’Est. Puisqu’il s’agit « beaucoup plus qu’une question d’organisation que d’une question de répression », « en changeant les conditions actuellement déplorables des trajets en chemin de fer, on changera du tout au tout la mentalité du troupier partant en permission ou revenant du front. » Et de lister quatre champs d’action.
Primo, réorganiser les gares de départ et de bifurcation : « les permissionnaires quittant les tranchées ou leurs cantonnements du front ne devraient pas partir individuellement et à toute heure du jour et de la nuit. Ils devraient être réunis en des centres de groupement qu’ils gagneraient par les voies les plus rapides (camions, voie de 0,60, voie de 1 m, voie normale) et encadrés. Ils arriveraient ainsi à la gare de ravitaillement pour prendre le train de RRQ (?) ou le train de permissionnaires peu de temps avant son départ. En ces derniers points, et sous la surveillance d’unités de l’armée, ils trouveraient comme l’ordre en a été du reste donné, à changer leur linge sale et usagé, à se nettoyer, à se faire couper les cheveux, à s’abriter, à s’alimenter. L’alimentation par une coopérative a donné, partout où cela a été fait avec soin, de tels résultats, qu’il paraît indispensable de généraliser leur emploi.
Le Coradia Stream dévoilé aux Pays-Bas et en Italie
Le 3 octobre 2017, Alstom a dévoilé le Coradia Stream, la toute dernière génération de trains régionaux Coradia, à ses premiers clients : les NS (Pays-Bas) et Trenitalia. Le Coradia Stream est un train de type EMU à plancher bas et à haute performance pour le transport régional et interurbain, développé pour le marché européen. La première commande de 79 trains Coradia Stream a été passée en juillet 2016 par les NS. Baptisés InterCity Next Generation (ICNG) par l’opérateur, les trains circuleront sur la ligne Amsterdam – Rotterdam – Breda et sur le couloir La Haye – Eindhoven à une vitesse maximale de 200 km/h. Ils entreront en service commercial à partir de 2021. Simultanément à celui des NS, un autre modèle grandeur nature du Coradia Stream destiné à Trenitalia était présenté sur le salon Expoferroviaria de Milan. Baptisé Pop par l’opérateur italien, ce train a été conçu pour circuler dans les différentes régions d’Italie. Chacune pouvant facilement personnaliser ses trains grâce à un configurateur interactif. Début 2019, Alstom commencera à livrer le premier lot de 47 trains sur les 150 du contrat-cadre conclu en août 2016 avec Trenitalia.

Sur la ligne de Shimla, en Inde du Nord
Capitale d’été haut perchée du pouvoir colonial britannique, Shimla est reliée au réseau indien par une petite ligne de 93 km. Une petite ligne de montagne à voie étroite, au tracé spectaculaire, que nous vous invitons à découvrir au rythme paisible du train diesel qui la parcourt.
Kalka, petite ville située au nord de Delhi dans le district de Panchkula, dans l’État de Haryana. Ce jour-là, la gare s’éveille dans une effervescence exceptionnelle. Le long de l’avenue principale, deux énormes camions arrivant de Bombay stationnent, chargés de locomotives flambant neuves qui attendent d’être acheminées vers les rails. Une stratégie d’approche est mise en place ainsi qu’une grue pour le déchargement des colosses.
Malgré tout, sur les quais, l’ambiance est douce, la locomotive diesel et les deux voitures sont en place, des passagers sont installés et patientent avant le départ.
Les dernières vérifications se font au son de la musique du temple hindou voisin, qui entonne les premiers rituels. Après chaque trajet, la locomotive est emmenée dans les immenses hangars à l’orée du bois, et immobilisée sur une fosse. Alors, une armée de mécaniciens passe en revue la bête avec une grande attention pour lui faire peau neuve. Deux objectifs essentiels à atteindre sur cette voie unique : éviter la panne et prévenir l’accident. Cette ligne d’altitude réputée comme dangereuse est limitée à une allure de 25 km/h au maximum. Tout dépassement peut être fatal, un grave accident est survenu en 2015.
Afin de relier Shimla, devenue la capitale d’été du Raj (régime colonial) britannique, au reste du réseau ferroviaire, en 1898 le gouvernement colonial commence la construction du chemin de fer. Des travaux titanesques sont engagés pour aboutir à une prouesse technique et matérielle étant donné le relief accidenté et montagneux. 103 tunnels et 899 ponts ont été bâtis. La ligne est ouverte en 1903 à la circulation des marchandises, et deux ans plus tard à celle des voyageurs. En 1905, l’écartement de la ligne est ramené à 2 pieds 6 pouces (76,2 cm) pour répondre aux normes établies par le ministère indien de la Guerre.L’ascension commence
Un sifflement retentit, annonçant le départ et appelant les voyageurs égarés qui sautent dans les voitures. Le train s’élance sur cette voie classée depuis juillet 2008 site du Patrimoine mondial de l’Unesco. Les premiers tunnels font la joie des passagers, qui poussent des « hou ! hou ! » durant le sombre instant, une fois à la lumière les fous rires entrent en scène. Les gares s’égrainent ainsi que les « tchaïs » (thés épicés au lait) bus à la volée sur les quais.
L’ouverture à la concurrence se précise en Finlande
Le gouvernement finlandais a dévoilé, le 9 août 2017, son plan d’action pour l’application du quatrième paquet ferroviaire, qui s’effectuera par étapes jusqu’en 2026. Tout d’abord, l’actuel groupe VR va être divisé en quatre entreprises publiques couvrant les activités : exploitation, matériel, entretien des infrastructures et immobilier. Les nouveaux opérateurs pourront louer et faire entretenir leur matériel auprès des nouvelles entités du groupe VR, et recruter directement leur personnel, y compris provenant des VR. Pour l’exploitation des relations grandes lignes, l’opérateur historique, les VR, étant couvert par un contrat jusqu’en 2024, l’ouverture à la concurrence s’effectuera par étapes à l’horizon 2024-2026. Pour le trafic régional, les autorités locales sélectionneront après appel d’offres les exploitants. Dans un premier temps sera concerné le trafic régional sur les relations Helsinki – Lahti – Kouvola – Kotka, Helsinki – Riihimäki – Tampere et Riihimäki – Lahti. Les VR exploitent également jusqu’en 2021, pour le compte de l’autorité organisatrice des transports du Grand Helsinki (HSL), le réseau de la banlieue d’Helsinki. L’appel d’offres pour le nouveau contrat est déjà lancé, et l’opérateur retenu sera connu en février 2018. Le parc des 81 Flirt Sm 5 d’HSL ainsi que les dépôts et le personnel lui seront transférés. Les nouveaux contrats d’exploitation auront une durée de 10 ans, avec une prolongation possible de trois ans. En trafic fret, l’ouverture à la concurrence est déjà effective. Seul un seul opérateur privé, Fennia Rail, concurrence VR Cargo.