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  • Fin de partie pour les BB 26000 sur l’axe de Basse-Normandie

    Fin de partie pour les BB 26000 sur l’axe de Basse-Normandie

    Le 4 février les locomotives BB 26000 attelées aux rames Corail ont cessé de circuler sur l’artère Paris – Cherbourg où elles avaient l’occasion de rouler à 200 km/h sur trois tronçons épars. Présentes 25 ans durant sur cet itinéraire cabossé depuis son électrification à partir de Mantes, elles avaient remplacé la vénérable génération des turbotrains RTG. Elles avaient également assuré des trains à l’existence éphémère entre Paris-Saint-Lazare et Caen, Trouville-Deauville et Saint-Lô. Cette fois elles ont à leur tour été chassées par les rames automotrices neuves Z 56600 de la gamme Omneo Premium de Bombardier appelées à être généralisées en US et UM sur les radiales de Normandie, dont 20 exemplaires sont actuellement opérationnels.

    Les 13 machines attachées à la Supervision SLN (Achères) sont donc pour le moment en chômage, il s’agit des 26006, 26008, 26009, 26010, 26012, 26013, 26016, 26030, 26031, 26032, 26035, 26061, 26234 âgées d’une trentaine d’années, dont le sort reste à déterminer. On a évoqué une réutilisation sur la transversale aux IC Bordeaux – Marseille à la place des BB 22200, mais l’option reste à confirmer.

  • Trenitalia s’impose dans la banlieue de Turin

    Trenitalia s’impose dans la banlieue de Turin

    L’opérateur historique italien a repris le 1er janvier 2021 à GTT l’exploitation de la relation Rivarolo Canavese – Chieri dans le cadre de l’extension du réseau ferré de la banlieue de Turin, conduisant à court terme à la fin de GTT comme opérateur ferroviaire.

    Le réseau de train de banlieue et de la grande banlieue de Turin est dénommé SFM, acronyme de Servizio Ferroviario Metropolitano di Torino (Service ferroviaire métropolitain de Turin). SFM est financé par la région Piémont et est piloté par l’Agence de mobilité métropolitaine de Turin (Agenzia Mobilità Metropolitana Torino). SFM a été créé le 9 décembre 2012 à l’occasion de la mise en service du passante ferroviaire de Turin, qui relie Turin Stura et Turin Lingotto, traversant une partie de la ville de Turin en souterrain. Le réseau SFM comptait jusqu’au 31 décembre 2020 sept relations, dont cinq exploitées par l’opérateur historique italien Trenitalia, et deux exploitées par la compagnie GTT (Gruppo Torinese Trasporti).

    Trenitalia exploitait et exploite avec des rames réversibles E 464 + voitures MDVE, ou MDVC, ou Vivalto à deux niveaux ou des automotrices électriques Minuetto ALe 501, Jazz ETR 425, et TAF ALe 426 les relations :

    • sfm 2 : Chivasso – Pignerol (Pinerolo), d’une longueur de 62 km et desservant 15 gares ;

    • sfm 3 : Turin – Porta Nuova – Bussolin (Bussoleno) – Suse (Susa) et Turin Porta Nuova – Bussolin – Bardonnèche (Bardonecchia) – Modane, totalisant 95 km et 19 gares desservies. La relation sfm 3 a été prolongée de Bardonnèche à Modane les samedis, dimanches et fêtes en septembre 2017 ;

  • Réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône en 2023 ?

    Réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône en 2023 ?

    Alors que 83 km de la ligne de la rive droite du Rhône devaient rouvrir en décembre 2021 au service voyageurs entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit via Bagnolssur- Cèze, l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) a annoncé courant janvier 2021, que des études et des travaux complémentaires, en particulier au niveau de deux passages à niveau, étaient nécessaires pour sa réouverture repoussant au mieux celle-ci en 2023. La réouverture de la ligne permettrait de relier Pont-Saint- Esprit à Avignon en seulement 35 min, et Nîmes en une heure. Huit points de desserte (Marguerittes, Remoulins-Pont-du-Gard, Aramon, Villeneuve-lès-Avignon, Roquemaure, Laudun-l’Ardoise, Bagnols-sur-Cèze et Pont-Saint- Esprit) doivent être réaménagés et les installations de la gare de Pont- Saint-Esprit, remaniées. Cette ligne, actuellement empruntée par des trains de fret et occasionnellement par des trains de voyageurs dont des TGV, en détournement, avait été fermée au trafic voyageurs en septembre 1973. Cette décision de l’EPSF est contestée par les élus et les associations qui ont oeuvré pendant des années pour sa réouverture dans sa partie languedocienne, et qui ne considèrent pas qu’il s’agisse d’une ouverture de circulation.

  • Allemagne : des Desiro ML pour l’ODEG, des Talent 3 et des Lint 54 pour le SWEG

    Allemagne : des Desiro ML pour l’ODEG, des Talent 3 et des Lint 54 pour le SWEG

    Dans le cadre de renouvellement de contrat d’exploitation, des Desiro ML ont été livrés à l’ODEG, des Lint 54 et des Talent 3 au SWEG, renouvelant ainsi le matériel utilisé sur certaines relations régionales.

    Des Desiro Mainline pour l’ODEG

    L’opérateur ODEG (Ostdeutsche Eisenbahn GmbH) avait été sélectionné par l’autorité organisatrice de transport de l’État du Mecklembourg- Poméranie-Occidentale, le VMV (Verkehrsgesellschaft Meklenburg- Vorpommern) mi-2019 pour l’exploitation du lot « est » du réseau « Littoral de la Baltique » composé des relations RE 9 Rostock – Sassnitz/Binz et RE 10 Rostock – Züssow, et ce pour une durée de deux ans à compter du 15 décembre 2019. Cette attribution avait été confirmée le 30 octobre 2019 après le rejet par la justice du recours déposé par la DB contre cette décision. L’ODEG avait dû louer en urgence aux chemins de fer autrichiens les ÖBB six automotrices électriques Desiro Mainline (ML) série 4746, à savoir les 4746.051 à 056. La société de location de matériel ferroviaire Alpha Trains avait commandé midécembre 2019 à Siemens Mobility sept Desiro ML à quatre caisses, qu’elle a loués à l’ODEG au fur et à mesure de leur livraison. Dans un premier temps, ces Desiro ML ont été livrés en version à trois caisses pour satisfaire au besoin urgent de l’ODEG. Dans un futur proche, leur composition devrait être portée à quatre caisses nécessitant une nouvelle homologation par l’EBA (Eisenbahn-Bundesamt) pour pouvoir circuler sur le réseau allemand. En septembre 2020, ces sept Desiro ML étaient tous livrés, et les 4746 des ÖBB renvoyés en Autriche. De type Bo’Bo’ + 2’2’ + Bo’Bo’, ces Desiro ML immatriculés en Autriche dans la série 4746 (par exemple pour le premier Desiro de la série : A-ODEG 94 81 4746 301-2 – A-ODEG 94 81 7046 301-2 – A-ODEG 94 81 4746 801- 1), fonctionnent uniquement sous 15 kV 16,7 Hz. D’une puissance de 2 600 kW, leur vitesse maximale est fixée à 160 km/h. D’une longueur de 75,153 m, ils ont une masse à vide de 145,4 t. Leur capacité est de 240 places assises et 247 debout et ils peuvent transporter jusqu’à 24 vélos dans des espaces dédiés. Ils sont entre autres équipés de la vidéosurveillance, de la climatisation, d’écrans d’information en temps réel pour les passagers, de prises électriques, et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR). En 2022, l’ODEG aura également à disposition pour l’exploitation du réseau « Elbe-Spree » 23 Desiro HC, dont 21 à six caisses et deux à quatre caisses ainsi que huit Coradia Lint 54, qui seront fabriqués par Alstom.

  • Le début de la fin pour les Re 420 des CFF

    Le début de la fin pour les Re 420 des CFF

    Le service annuel 2021 a porté un rude coup aux Re 420 de la division Voyageurs des CFF. Comme pour les engins Cargo, leur fin de carrière approche. C’est l’occasion de revenir sur ce que ces locomotives représentent historiquement, sont techniquement et deviennent en fin de carrière.

    Les Re 420 (désignées ainsi selon le schéma de numérotation UIC développé dès 1988) constituent depuis le milieu des années 60 une flotte importante (276 unités) et plutôt homogène opérationnellement. Mais cette dotation n’est pas sans comporter certaines différences techniques ou visuelles.

    Conception d’un engin polyvalent et puissant

    Les CFF ont exprimé très tôt leur intérêt pour un engin polyvalent (Voyageurs et Marchandises – Plaine et Montagne), capable de fonctionner en unité multiple (UM – jusqu’à trois unités) et à même de remorquer seul 960 t en rampe de 12 ‰ ou 460 t en rampe de 26 ‰ (Gothard). Après une première itération infructueuse en 1959, les CFF obtinrent de l’industrie suisse un concept suffisamment ambitieux, y compris dans le domaine du freinage à récupération. Un contrat fut donc passé en 1960 avec les sociétés SLM et BBC (auxquelles se joindront plus tard MFO et SAAS) pour le développement et la livraison de six locomotives à deux bogies moteurs de présérie. Hormis certains aspects, la nouvelle famille se différencierait par ses performances de séries d’engins qu’il convenait dorénavant de remplacer ou de compléter. L’exigence de puissance et d’effort élevés impliquait d’accepter une charge à l’essieu de 20 t et l’ambition de rouler à 140 km/h nécessita, après d’importants efforts de conception, une phase d’essais intensive. La nouvelle locomotive ne devait pas, par les efforts exercés, être destructrice de la voie. Dans l’attente des résultats définitifs (juillet 1964), démontrant la capacité de la nouvelle plateforme à circuler sans dommage à plus de 125 km/h et en courbe selon les vitesses de catégorie R (1), la désignation « BoBo » 11.201 à 206 sera aussi utilisée. À la suite de quoi, les engins seront référencés uniquement comme Re 4/4 II. La 11.201 fut présentée en 1963 mais réellement réceptionnée en 1964 (avec les 202, 203, 204 et 205) pour mise à l’épreuve dans toute la Suisse, avec les trains les plus lourds. La 11.206 reçut un équipement

  • Reconduction de DB Regio en Thuringe

    Reconduction de DB Regio en Thuringe

    L’État de Thuringe et les autorités organisatrices de transport de Basse-Saxe et de Bavière ont reconduit DB Regio pour l’exploitation des relations régionales RE 1 Göttingen – Leinefelde – Erfurt – Gera – Glauchau, RE 3 Erfurt – Jena – Altenburg/Greiz, et RE 7 Erfurt – Grimmenthal – Würzburg et Ebenhausen – Bad Kissingen avec des autorails pendulaires série 612. DB Regio étant le seul opérateur possédant des autorails pendulaires était garanti d’être retenu. Le contrat, représentant un volume annuel de 4,4 millions de km-trains, court du 12 décembre 2021 au 9 décembre 2028. Les autorails BR 612 permettent de rouler dans les zones équipées de GNT à des vitesses supérieures de 10 à 50 km/h à celles du matériel non pendulaire, sans dépasser 160 km/h. 37 BR 612 étaient affectés au dépôt d’Erfurt au 1er juillet 2020.

  • Gros contrat en Île-de-France

    Gros contrat en Île-de-France

    Après une année sans lien contractuel avec leur autorité organisatrice, SNCF Voyageurs et SNCF Gares & Connexions ont signé avec Île-de-France Mobilités un contrat d’exploitation d’un montant record pour la période 2020-2023.

    Le contrat signé par SNCF Voyageurs et SNCF Gares & Connexions avec Île-de-France Mobilités en décembre 2020, pour la période 2020-2023, est un contrat d’exploitation de 12 milliards d’euros (9 milliards pour le contrat précédent, 2016-2019). Il s’agit bien évidemment du plus gros contrat de l’entreprise SNCF à la hauteur du réseau Transilien – le troisième au monde derrière l’Asie avec Séoul et Tokyo et devant Shanghai et Londres – qui assure l’irrigation de la première région touristique mondiale et économique européenne : 3,4 millions de voyageurs quotidiens, 6 200 trains par jour, 15 lignes, 392 gares, 32 000 agents (20 % de l’entreprise), et un réseau qui représente 70 % des voyages de la SNCF sur seulement 10 % de l’infrastructure.

    Dans ce contrat, le dernier avant les premières mises en concurrence (voir Rail Passion n° 281), le voyageur est au coeur des indicateurs pour améliorer en profondeur le service rendu. Le haut niveau de qualité attendu est soutenu par des investissements sans précédent : 8,1 milliards d’euros (3,8 milliards dans le précédent contrat).

    Pour le volet exploitation du quotidien, tous les indicateurs ont été rehaussés : la propreté de 80 à 90 %, l’information voyageurs de 60 à 70 % ou une plus grande présence humaine face à la délinquance et à la fraude. La perception des amendes liées à la fraude doit progresser de 3 % par an. L’ensemble des bonus/malus passe de 23 à 100 millions d’euros par an

  • En Estonie, Elron commande des Panter à Škoda

    En Estonie, Elron commande des Panter à Škoda

    L’opérateur voyageurs estonien Elron a commandé le 8 février 2021 pour un montant de 56,2 millions d’euros au consortium composé de Škoda Transportation et Škoda Vagonka six automotrices électriques de type Panter avec une option pour la fourniture de 10 supplémentaires. Bicourant 3 000 V cc – 25 kV 50 Hz, ces automotrices à écartement de 1 520 mm pourront fonctionner entre – 40 °C et + 35 °C, et auront vitesse maximale de 160 km/h. D’une capacité de 270 places, dont 48 en 1re classe, elles sont conçues pour desservir des quais de 550 mm. Accessibles aux personnes à mobilité réduite, elles seront entre autres équipées de l’ETCS, de la climatisation, d’un système de comptage des passagers, d’écrans d’informations pour les passagers, du WiFi, de prises électriques et de ports USB, et comporteront des espaces pour transporter des vélos, des fauteuils roulants et des poussettes.

  • Nationalisation de Wales & Borders au pays de Galles

    Nationalisation de Wales & Borders au pays de Galles

    Le gouvernement du pays de Galles a pris le contrôle le 7 février 2021 de la franchise Wales & Borders, qui couvre environ 1 450 km de lignes, exploitée depuis 2018 par la joint-venture composée à 60 % de Keolis, du groupe SNCF, et à 40 % du groupe Amey. Keolis-Amey devait l’exploiter pendant 15 ans, mais la crise sanitaire et les restrictions imposées ont fait chuter jusqu’à 95 % le nombre de passagers transportés. Courant 2020, le gouvernement gallois avait dû injecter plus de 105 millions de livres, imposant la nationalisation de la franchise. Alors que les trains régionaux au pays de Galles sont maintenant exploités par l’opérateur public Transport for Wales Rail Ltd, Amey- Keolis continuera entre autres à moderniser les lignes de la Core Valley, dans le cadre du projet South Wales Metro.

  • Le tram T 13 se dévoile

    Le tram T 13 se dévoile

    Le premier des Citadis Dualis d’Alstom qui seront déployés sur la nouvelle ligne de tram T 13 de l’Ouest parisien a été présenté. Les essais en ligne sont annoncés pour l’automne prochain, pour une mise en service à l’été 2022.

    Il reste encore 18 mois avant de pouvoir l’emprunter mais le 16 janvier dernier a été présentée la première rame de la future ligne T 13 du tramway francilien.

    Île-de-France Mobilités a commandé en avril 2018 11 rames du Citadis Dualis d’Alstom pour assurer la desserte de cette nouvelle ligne de l’Ouest parisien. Elles font partie du marché passé par la SNCF en mai 2007 dont les livraisons ont débuté en 2010 à Nantes avant Lyon puis l’Île-de-France (T 11 puis T 4).

    Elles ont des caractéristiques communes : une longueur de 42,575 m, une largeur de 2,65 m, quatre caisses, un pantographe LX, quatre portes d’accès à doubles vantaux de 1 300 mm par face, une puissance de 900 kW, une motorisation par six moteurs triphasés synchrones à aimants permanents.

    La livrée extérieure est évidemment celle de l’autorité organisatrice à base de blanc, gris et bleu comme pour les rames du T 4. Ces rames du T 13 sont bicourant 25 kV 50 Hz et 750 V à courant continu. Elles sont numérotées dans la série U 53800. Comme pour le T 4, ces rames sont dotées de roues mixtes pour circuler à la fois sur rail Vignole du RFN et sur rail à gorge de la section urbaine. Les rames sont acheminées en deux parties par voie routière depuis l’usine de Valenciennes. La première, U 53803/04, est arrivée le 26 novembre 2020 au centre de maintenance de Versailles-Matelots. La deuxième, U 53805/06, est arrivée en début d’année et une