Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Z 92050 : enfin l’Île-de-France !

    Z 92050 : enfin l’Île-de-France !

    Elles étaient attendues depuis plusieurs années. Les six rames à deux niveaux Z 92050 de la région Nord-Pas-de-Calais, semblables aux Z 20500 de Transilien, ont enfin rejoint l’Île-de-France en ce début de l’année 2016

    Achetées par la région Nord- Pas-de-Calais, les Z 92050 ont été construites en 1996 pendant la sortie d’usine des 194 rames Z 2N commandées par la SNCF pour ses lignes de la banlieue parisienne. De structure identique, elles possèdent deux motrices bicourant encadrant deux remorques longues de 26,40 m. La livrée est celle de la région : blanche avec une bande bleue entre les baies, jaune au niveau des portes d’accès et de l’entourage de la face avant. Pour les aménagements, le choix s’est porté sur des sièges individuels avec accoudoirs et têtières dans les deux classes, en disposition 2 + 2 dans toute la rame. Les coloris sont bleu en 2de classe, sur du Skaï, et rouge foncé en 1re classe, sur du velours. Avec une simple marche à 770 mm, l’emmarchement est différent du reste des Z 2N, ce qui aura son importance plus tard. Et il y a des toilettes dans chaque caisse (au lieu de seulement dans les remorques des Z 20500). La capacité offerte est de 488 places assises. Les cabines de conduite sont identiques aux Z 20500, mais les moniteurs TV nécessaires à l’EAS ne sont pas installés. Les motrices sont numérotées 92051 à 92062 et les rames Z 401 à 406. Ces rames étaient utilisées en unité simple, uniquement sous courant monophasé, sur des relations assez chargées autour de Lille.

    Mais la dimension restreinte du parc, le vieillissement des aménagements (aucune rénovation) et l’arrivée de matériel neuf plus capacitaire, notamment TER 2N NG et plus récemment Regio 2N, ont amené les responsables régionaux à étudier sérieusement la demande du Stif de rachat de ces rames. D’autant que les Z 2N « disponibles » sont une denrée rare mais ô combien nécessaire au développement de l’offre de Transilien en attendant un matériel neuf. Dès mai 2010, le Stif demande à la SNCF d’étudier l’opportunité de ce transfert pour des rames dont la réforme technique se situe vers 2035. Le Stif prend sa décision de principe en décembre 2012, mais les tractations politiques seront longues. Le vote du Nord-Pasde- Calais n’interviendra qu’en octobre 2014, date à laquelle le processus industriel se met en marche. Car, confiées au technicentre de Saint-Pierre-des-Corps, la mise aux normes du réseau Transilien et la rénovation sont importantes. Le but est de mettre les Z 92050 au même niveau que les Z 20500 après rénovation. La chaîne de production démarre le 17 novembre 2014 et se termine le 28 octobre 2015. Trois rames

  • LGV Est : ce sera le 3 juillet

    LGV Est : ce sera le 3 juillet

    L’accident dramatique de la rame d’essais sur la LGV Est-européenne du 14 novembre aura bien une incidence sur la mise en service de la seconde phase de cette ligne nouvelle et même un peu au-delà. Initialement prévue le 3 avril puis retardée, la mise en service est donc fixée au dimanche 3 juillet 2016. Les rames TGV et ICE pourront donc circuler à grande vitesse sur l’intégralité de la ligne nouvelle entre Vaires-sur- Marne et Vendenheim sur 406 km. La première phase comportait 300 km jusqu’à Baudrecourt. Avec une vitesse maximale de 320 km/h, les temps de parcours entre Paris et Strasbourg doivent être réduits de 30 min, passant ainsi de 2 heures 17 à 1 heure 48. Plus exactement, ce devait être le gain de temps. Car l’accident amène des contraintes. La voie accidentée est toujours placée sous scellés dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours. De ce fait, l’exploitation des derniers kilomètres côté Strasbourg ne pourra se réaliser que sur une seule voie. Les TGV des deux sens circuleront donc sur un tronc commun constitué de la voie 1 entre le point de changement de voies du PCV (poste de changement de voies) de Steinbourg au Km 379,516 et les communications de Vendenheim au Km 408 environ. Les sillons sont en train d’être repositionnés. Les horaires sont en cours de préparation et doivent être publiés début avril. Cette exploitation dans des conditions provisoires durera jusqu’à la remise en état de la voie 2 au niveau du pont de franchissement du canal de la Marne-au- Rhin, ce qui prendra environ sept mois à partir du moment où les scellés seront levés.

  • Tramway du Mans : une deuxième ligne et un réseau gagnant

    Tramway du Mans : une deuxième ligne et un réseau gagnant

    Depuis le 30 août 2014, Le Mans est doté d’une nouvelle antenne de tramway. Redéployé sur deux lignes, le réseau peut se féliciter, 18 mois plus tard, d’un excellent bilan, avec une fréquentation record pour une agglomération moyenne.

    Avec les cas exemplaires de Besançon et d’Aubagne, on sait que le tramway n’est plus réservé aux grandes agglomérations. Avec moins de 100 000 habitants, Aubagne a démontré qu’un réseau adapté peut trouver place dans une métropole moins importante. De nouvelles rames courtes proposées par Alstom à Aubagne (22 m) ou par CAF à Besançon (23 m) ont permis de répondre efficacement aux exigences locales. Avignon devrait pareillement leur emboîter le pas. Avant cela, Le Mans avait ouvert la voie en inaugurant son tramway dans une agglomération de 194 000 habitants. C’est à la fin des années 90 que la métropole commence à songer au tramway. À l’époque, les villes de Nancy et de Caen optent pour le TVR, le tramway sur pneus de Bombardier, qui revient sur le papier 20 % moins cher qu’un tram classique. Une option qui va sérieusement intéresser Le Mans, qui voit dans le TVR la possibilité de s’équiper à moindre coût. Malheureusement, ce véhicule résolument routier, qui évolue en mode guidé sur un rail unique, ne va pas, loin s’en faut, répondre aux espérances des villes qui l’ont choisi. Après une série de dysfonctionnements, le constructeur cessera de le commercialiser. Le tramway n’est pas une nouveauté au Mans. Par le passé, la ville a déjà disposé d’un réseau de trois lignes déployées sur 11 km.

    À partir de 1944, le trolleybus commence à chasser progressivement le tram, qui cesse de circuler en 1947. Le trolleybus lui-même disparaît en 1969 à l’heure de renouveler le matériel roulant. À cette date, c’est le bus qui règne en maître dans l’agglomération. Les conditions de transport se dégradent progressivement et le nombre de voyageurs connaît une chute importante en parallèle à la motorisation des ménages. Au milieu des années 90, différents projets de TCSP (transports en commun en site propre) vont alors voir le jour, concentrés pour l’essentiel sur un axe nord – sud assez proche de l’itinéraire des anciens tramways. L’étude définitive de 1997 va faire le choix d’un réaménagement urbain ambitieux, dans le cadre de ce que l’on appelle depuis « l’école française du tramway ». L’arrivée du tram est l’occasion de redessiner la ville sur son parcours en faisant du traitement de façade à façade. Il va ainsi traverser, choix audacieux, la place de la République, devenue un vaste espace piéton. Au nord, vers l’hôpital, le boulevard Gambetta devient un grand axe structurant en ligne droite réservé au tramway (en dehors des accès riverains).

  • Fret : des couchettes dédiées

    Fret : des couchettes dédiées

    Afin de transporter le personnel des armées accompagnant les trains de militaires qui font partie de l’activité Fret, la SNCF a dédié un parc de 18 voitures- couchettes non rénovées. Il est composé de :

    • huit voitures commutables 1re/2de classe type AcBcux (nos 40 77 001, 003, 007, 010, 029, 032, 038, 04). Il s’agit des voiturescouchettes du programme VU 84, construites à 50 exemplaires ;

    • 10 voitures de 2de classe type Bc10ux (nos 50 77 238, 50 70 011, 020, 046, 057, 069, 103, 143, 147, 329). Les huit AcBcux et la première Bc10ux ne sont aptes qu’au trafic national et les autres, toutes des Bc10ux, sont aptes à l’international. Seule différence visuelle par rapport à celles de l’activité SNCF voyages : un adhésif Fret vert accolé à gauche de Corail sur les flancs.

  • Les Chemins de fer norvégiens : de la mer du Nord au Cercle polaire (3e partie)

    Les Chemins de fer norvégiens : de la mer du Nord au Cercle polaire (3e partie)

    Dans ce troisième et dernier volet consacré aux Chemins de fer norvégiens (voir Rail Passion nos 218 et 220), nous achevons de passer en revue les principales lignes du pays pour nous intéresser ensuite à son riche patrimoine muséal ferroviaire.

    Suite de l’article  » Les Chemins de fer norvégiens : de la mer du Nord au Cercle polaire (2e partie) « 

    LES LIGNES PRINCIPALES ACTUELLEMENT EN SERVICE ET LEURS ANTENNES

    Les lignes en direction de la Suède

    Lillestrom – Kongsvinger – Charlottenberg (115 km), la « Kongsvingerbanen » (ligne électrifiée) Cette ligne se détache de la « Norsk Hoved-Jernbane » à Lillestrom. Elle est d’origine à voie normale, étant prévue pour être en connexion avec les Chemins de fer suédois. Bien que la Suède n’ait pas encore planifié la ligne parvenant à la frontière, la Norvège décida la construction de la « Kongsvingerbanen » dès septembre 1857 et les travaux commencèrent l’année d’après. La ligne fut ouverte en janvier 1862 de Lillestrom à Blaker puis à Kongsvinger au mois d’octobre de la même année. Elle était dotée de trois machines (dont deux sont préservées au Jernbanemuseum) et 190 wagons et voitures. Le 4 novembre 1865, les Norvégiens arrivaient à Charlottenberg, terminus du train, situé sur la frontière séparant les deux pays. Mais il a fallu encore attendre 1867 pour qu’il y ait une relation internationale entre la première ville suédoise, Arvika, et Charlottenberg. Par ailleurs, la liaison avec Stockholm ne put se faire que le 16 juin 1871, lorsque la ligne entre Arvika et Karlstad fut ouverte, maillon manquant de 68 km pour relier enfin les deux capitales. La ligne fut électrifiée en 1951. De nos jours, en dehors des trains directs, le changement de train se fait à Kongsvinger. Fréquence des trains de voyageurs entre Oslo, Kongsvinger et la Suède dans les deux sens : tous les jours : deux trains d’Oslo à Stockholm en Suède ; du lundi au vendredi : 21 trains d’Oslo à Kongsvinger (19 ayant Asker comme origine) dont trois trains avec correspondance pour Karlstad en Suède ; le samedi : 15 trains d’Oslo à Kongsvinger ayant Asker comme origine et un train d’Oslo à Karlstad en Suède ; le dimanche : 15 trains d’Oslo à Kongsvinger ayant Asker comme origine et deux trains d’Oslo à Karlstad en Suède.

    Oslo – Halden – Kornsjo (169 km), la « Ostfoldbanen » (ligne électrifiée) Alors que la « Kongsvingerbanen » permettait de relier Oslo à Stockholm, il était intéressant d’avoir un accès plus direct au Danemark et d’une façon générale aux autres pays européens. En 1873 est approuvée la construction d’une ligne d’Oslo à Kornsjo desservant également le port de Moss et les villes de Fredrikstad, Sarpsborg et Halden avant de parvenir à la frontière suédoise, située juste après la gare de Kornsjo. La section d’Oslo à Halden fut ouverte le 2 janvier 1879 et la ligne entre Halden et la frontière le 18 juillet de la même année. La ligne fut électrifiée en mai 1939 entre Oslo et As, mais, à cause de l’occupation, le reste de la ligne ne put l’être qu’en novembre 1940. La ligne est aujourd’hui utilisée à la fois par les trains de fret et les trains de voyageurs, mais la gare de Kornsjo n’est plus desservie. Fréquence des trains de voyageurs entre Oslo, Halden et la Suède dans les deux sens (entre parenthèses, la fréquence si elle est différente en sens inverse) : tous les jours : 10 (neuf) trains d’Oslo à Halden et deux trains d’Oslo à Göteborg en Suède ; du lundi au vendredi : deux (trois) trains d’Oslo à Halden et un train d’Oslo à Göteborg en Suède ; du lundi au samedi : deux (trois) trains d’Oslo à Halden et un train d’Oslo à Göteborg en Suède ; du dimanche au vendredi : trois (deux) trains d’Oslo à Halden ; du samedi au dimanche : un train entre Halden et Oslo.

     

  • Les ultimes tours de roues des Caravelles normandes

    Les ultimes tours de roues des Caravelles normandes

    Détenteur de longue date des séries X 4750 bicaisses et X 4900 tricaisses, le technicentre de Sotteville (SNO) a vu le parc de ces deux séries s’amenuiser d’un coup en décembre 2015, conséquence de la livraison simultanée des Régiolis B 84500 et 84900. En effet, les X 4767, 4771, 4783, 4790, 4791, 4793-4796 et X 4903/ 4904, 4909/4910, 4913/4914, 4917/4918, 4921/4922 ont été retirés du service. Les uns étaient utilisés sporadiquement en régime TER sur les transversales Caen – Rouen et Caen – Le Mans, les autres sur la rocade Rouen – Dieppe. Du coup il ne reste que quatre appareils X 4750 et huit X 4900 à l’inventaire du début 2016, dont les jours sont maintenant comptés. Après avoir hébergé des EAD X 4300, 4500, limités à 120 km/h, le dépôt avait hérité en 1977 et 1981 de 24 X 4750, aptes à 140 km/h, qui ont essaimé sur les axes Rouen – Dieppe, Rouen – Le Havre, Rouen – Amiens, Rouen – Caen – Cherbourg, Lisieux – Trouville- Deauville – Dives-Cabourg, Caen – Saint-Lo – Coutances – Dol – Rennes, Dreux – Argentan – Granville et Caen – Le Mans – Tours. Aux sept EAD X 4900 triples avec deux motrices, roulant eux aussi à 140 km/h, reçus à cette époque sont venus s’ajouter en 1988 les X 4901/4902-4911/4912, cédés par Marseille, dont l’utilisation en Haute et Basse-Normandie a été comparable aux précédents, avec en plus des tournées Rouen – Paris-Saint-Lazare.

  • Sécurité, contrôle, rentabilisation : les nouvelles façons de voyager

    Sécurité, contrôle, rentabilisation : les nouvelles façons de voyager

    La lutte contre le terrorisme, contre la fraude et la recherche de meilleurs taux de remplissage des trains modifient les conditions de voyage des usagers de la SNCF sur les relations TGV comme sur le réseau francilien.

    Tout a commencé au lendemain de l’attentat du Thalys reliant Bruxelles à Paris du 21 août 2015. Le gouvernement français a pressé la SNCF de mettre en place un système de détection des armes sur les passagers et dans leurs bagages. Inutile d’aller très loin pour la réflexion : le modèle aérien s’est vite imposé. C’est même le fournisseur des aéroports qui a équipé les gares de Paris-Nord et de Lille-Europe. Plus exactement, les quais des voies 7-8 et 9-10 dans la gare parisienne et le hall 1 de la capitale nordiste. Depuis le 20 décembre 2015, l’accès aux trains Thalys (25 quotidiens au départ de Paris) nécessite de se soumettre à ce contrôle… en arrivant de 20 à 30 min avant le départ, comme pour Eurostar. Les voyageurs passent individuellement sous un portique, tandis que leurs bagages passent aux rayons X d’un scanner.

    Quatre entrées sont disponibles pour assurer le contrôle et le départ à l’heure des trains. Ensuite, le contrôle des billets est assuré à la porte d’accès comme cela se réalisait déjà auparavant pour Thalys. La France, traumatisée par l’année 2015, a réagi vite. Il n’en est pas de même dans les autres pays européens desservis par Thalys. La Belgique va s’engager dans le même processus, les Pays-Bas s’interrogent encore et l’Allemagne est carrément hostile. Pour le moment, la SNCF n’envisage pas de développer ce type d’installations. L’impact sur la ponctualité au départ semble réel. À ce jour, seule l’Espagne a développé des portiques pour ses trains à grande vitesse… ce qui ne traite pas les menaces sur les trains de banlieue dans lesquels ont eu lieu les attentats de Madrid Atocha. En France, dans un rapport récent sur ce thème, les parlementaires ne préconisent pas de développer ce type de portiques fixes au coût élevé, mais recommandent l’emploi de portiques déplaçables pour assurer des contrôles aléatoires.

  • Villeneuve s’est séparé de ses dernières BB 8500

    Villeneuve s’est séparé de ses dernières BB 8500

    Le technicentre de Villeneuve (SVI) a enregistré le 19 janvier dernier la radiation des BB 8623, 8625 et 8642, qui appartenaient à Intercités. Utilisées exclusivement aux remontes de rames voyageurs entre la gare de Paris-Lyon et le chantier de remisage de Villeneuve- Prairie, elles ont été remplacées par des BB 7200 déclassées du fret. La présence de la série BB 8500 à 1,5 kV à Villeneuve a démarré en avril 1979 avec la réception d’une petite dizaine de machines du type « grandes cabines » de la sous-série 8589-8646 détachées du dépôt Sud-Ouest des Aubrais, pour usage sur la banlieue Sud- Est entre Paris-Lyon et Melun via Combs-la-Ville avec des compositions RIB. À l’ouverture de la gare souterraine de Paris-Lyon le 28 septembre 1980, elles y sont envoyées, assurant en sus en heures creuses des trains terminus Montereau et Sens. Le 31 mai 1981, les BB 8563, 8564, de Toulouse, 8588- 8600, des Aubrais, sont cette fois mutées à Villeneuve, qui reçoit durant l’été les 8565-8567.

    Le renforcement de la capacité de transport de la banlieue Sud-Est passe par l’engagement de rames de sept caisses de VB 2N et ZR 2N encadrées par deux BB 8500 rendues aptes à la réversibilité à l’hiver 1981, ce qui met en jeu 24 unités supplémentaires. Début 1983, la dotation de Villeneuve porte sur 39 machines : 8545, 8550, 8555, 8560-8581, 8585, 8589-8600, qui en sus vont peu à peu prendre en compte les rames VO 2N de la grande couronne sur le trajet Paris – Montereau Sens, Laroche. La réception des nouveaux éléments à deux niveaux Z 5600 conduit à reverser une partie des 8500 à Toulouse et Montrouge, tant et si bien qu’au début 1986 il ne subsiste à Villeneuve que les 8545, 8550, 8555, 8560, 8561, 8563-8567, 8581, utiles pour la traction des VO 2N. Ce parc résiduel ramené à huit en 1991 émigre alors chez son voisin Paris-Sud- Ouest en raison de la mutation des rames précitées. Ce dernier va récupérer 15 machines « petites cabines » renumérotées 88500 et affectées exclusivement aux remontes voyageurs entre Paris- Austerlitz et Masséna, Paris-Lyon et Villeneuve. En décembre 2004, la fermeture de cet établissement vaut à 13 BB 88500 de s’implanter à nouveau à Villeneuve, qui pour compenser leur amortissement se voit allouer les années suivantes les 8604, 8611, 8618, 8623, 86265, 8628, 8630, 8632, 8633,8638, 8640, 8641, 8642, 8645, lesquelles, plus récentes (datant de 1973-1974), cédées par Toulouse, sont frappées par l’amortissement au fur et à mesure de l’épuisement de leur parcours de révision.

  • Service horaire 2016 : les économies continuent

    Service horaire 2016 : les économies continuent

    Pas de bouleversements pour ce service 2016. Les changements les plus notables, que devait apporter l’ouverture de la seconde tranche de la LGV Est, sont modifiés ou ajournés en raison du dramatique accident d’Eckwersheim. Par ailleurs, face à la concurrence de la route (croissance du covoiturage, libéralisation du transport par cars), la SNCF développe ses services à bas coûts, tandis que la situation des Intercités voire des TER continue à se fragiliser.

    Le dramatique accident d’Eckwersheim a plongé le monde cheminot, attaché avant tout à la sécurité, dans une profonde tristesse, au lendemain des attentats sanglants de Paris. Pour la SNCF, cet épisode exceptionnel est lourd de conséquences, car il retarde de trois mois la mise en service commerciale de la LGV Est deuxième phase, pour laquelle les horaires étaient prêts à entrer en vigueur au 3 avril prochain, qu’il s’agisse des TGV mais aussi des TER Lorraine et Alsace. Toutefois, le tronçon de la voie 2 banalisée où s’est produit le déraillement étant placé sous scellés par l’autorité judiciaire, il restera hors service plusieurs mois durant avant la réfection de l’ouvrage d’art sur le canal de la Marne-au-Rhin. Les horaires vont donc devoir être recalculés avec usage provisoire de la voie 1 banalisée entre les jonctions de pleine voie de Steinbourg (Km 379,5) et le raccordement de Vendenheim, soit 26 km. Le bénéfice des gains de temps sera donc momentanément réduit. L’Entreprise doit par ailleurs faire face à la poussée d’une double concurrence avec le covoiturage et les lignes d’autocars libéralisées par la loi Macron.

    Leurs utilisateurs, qui recherchent en priorité les coûts de transport les plus bas, vont sans aucun doute entamer le volume de trafic des TGV et autres Intercités. Devant cet état de fait, la SNCF réplique par l’expansion des circulations TGV low cost et la résurgence des trains classiques du type Éco en fin de semaine, compensée par un écrémage des mouvements existants à fréquentation insuffisante ou à leur adaptation. Dans leur ensemble, les relations internationales connaissent peu de restructurations, étant entendu que celles avec l’Allemagne, tributaires de la LGV Est, qui devaient bénéficier d’améliorations avec augmentation de fréquences et gains de temps, sont données pour ordre avec application ultérieure. Au plan intérieur, le nombre des Intercités de jour se rétracte légèrement et la transversale Nantes – Bordeaux connaît une détente horaire très préjudiciable. Dans le domaine des TER, les régions mettent en ligne leurs nouvelles rames des programmes Régiolis et Regio 2N, éliminant les matériels les plus anciens

  • Automotrices Z 5300 : le cap des 50 ans est franchi

    Automotrices Z 5300 : le cap des 50 ans est franchi

    Le 27 décembre 1965, la Z 5304 était officiellement mise en circulation au dépôt de Paris-Sud-Ouest. Le 27 décembre 2015, cette même Z 5304, désormais pensionnaire du technicentre de Villeneuve-Saint-Georges, passait le cap des 50 ans. Petit retour sur cette série symbole des lignes de la banlieue parisienne sud-est et sud-ouest.

    Le début de leur carrière a été décrit dans le n° 76 de Rail Passion (décembre 2003). Les 145 éléments de cette série sont livrés en deux commandes : 5301 à 5358 de 1965 à 1969 (avec trois motrices de réserve 5359 à 5361) et 5362 à 5445 de 1972 à 1975. Mesurant 102,80 m, il s’agit d’éléments quadruples comprenant une motrice et trois remorques. Monocourant 1,5 kV à courant continu, ils disposent d’un seul pantographe au-dessus de la cabine de conduite de la motrice et de deux bogies bimoteurs à courant continu développant au total 1 180 kW. La capacité offerte est de 459 places assises dont 44 en 1re classe (dans la remorque avec cabine de conduite) et 492 places debout. La masse est de 153,5 t pour la première série et de 151,2 t pour la seconde. Les aménagements font appel à des banquettes recouvertes de Skaï bleu en 2de classe et rouge en 1re classe. La seconde série se distingue de la première par des vitres latérales individuelles montées avec un encadrement en néoprène au lieu de groupes de deux ou quatre fenêtres, par des câblots sur les dossiers de caisse et par une intercirculation à bourrelets au lieu de passerelles. Aptes à 130 km/h, les 5300 détrônent rapidement les Z 5100, tricaisses, limitées à 120 km/h, d’une puissance de 890 kW et d’une capacité de 222 places assises. Les Z 5300 peuvent circuler en UM 3 (1 170 places) alors que les Z 5100 peuvent être vues en UM 4 (888 places). Leur carrière débute sur le sud-ouest, y compris sur des relations inter-villes comme Paris – Orléans, voire Tours, Blois et même Poitiers, Châteauroux ou Limoges ! L’arrivée de la seconde série permet de faire migrer une partie des premiers éléments à Villeneuve pour la desserte de la banlieue sud-est. Ces Z 5300 sont associées à plusieurs nouveautés en matière de desserte : Saint-Martin-d’Étampes, Orlyrail, la ligne nouvelle d’Évry, l’électrification de Corbeil-Essonnes – La Ferté-Alais – Malesherbes.

    Mais une étape importante sera la création de la ligne dite « transversale rive gauche » reliant les banlieues d’Austerlitz et d’Invalides, mise en service en septembre 1979. D’importants mouvements de matériels ont lieu entre plusieurs dépôts franciliens pour doter Les Ardoines des 133 rames Z 5300 nécessaires. De plus, pour assurer cette nouvelle relation, les Z 5366 à 5445 sont réaménagées : affichage du code mission en face frontale, adaptation des cabines et prédisposition à l’EAS, pose de sièges individuels type Z 6400, nouvelle ambiance à base de brun, reprise de l’éclairage. Des toilettes disparaissent dans près d’une centaine de rames d’une part pour créer des places assises supplémentaires et d’autre part aménager un local technique. En 1986, trois rames de Villeneuve expérimentent l’EAS (équipement agent seul), qui sera ensuite installé en plus grand nombre (72 rames) mais pas en totalité. L’arrivée des Z 2N aux Ardoines permet de transférer des Z 5300 vers Villeneuve, ce qui accroît leur rayon d’action sur la grande couronne (Montereau) et même au-delà (Sens et Laroche-Migennes). Après l’ouverture de la VMI et l’omniprésence des Z 2N, des Z 5300 migrent vers la banlieue ouest sur Rambouillet et Plaisir-Grignon. L’arrivée des Z 20500 marque l’envoi de Z 5300 en province en version tricaisse (région Centre puis Aquitaine). Pour l’anecdote citons l’expérimentation qui s’est déroulée d’avril à septembre 2002. Quatre rames de Villeneuve, dont la cinquantenaire du moment, la Z 5304, ont circulé en UM 4 avec une composition ramenée à trois caisses chacune (Z 5304, 5345, 5359, 5363) pour tester une éventuelle amélioration des performances liées au couple puissance-poids. De même, les Z 5600 à six caisses éliminent définitivement en 2003 les