Catégorie : Toute l’actualité

  • Flying Scotsman – Les 100 ans de la locomotive star de Grande-Bretagne

    Flying Scotsman – Les 100 ans de la locomotive star de Grande-Bretagne

    Cette Pacific à trois cylindres conçue en 1923 par Nigel Gresley passe pour être la plus connue au monde. Elle a été construite aux ateliers de Doncaster du Great Northern Railway qui, la même année, allait devenir le London North Eastern Railway (LNER). Flying Scotsman (en français : « Écossais volant ») appartenait à une série de 77 unités principalement utilisées pour la traction des trains rapides à longue distance entre Londres et Édimbourg. Elle couvrait alors les 630 km séparant les deux villes en 7 heures 30, sans arrêt grâce à la prise d’eau en marche et à un couloir d’intercirculation dans le tender qui permettait la relève de l’équipe de conduite à mi-parcours.

    Au cours de sa longue carrière, Flying Scotsman a porté plusieurs numéros, le plus connu étant celui du LNER : 4472. En 1947, au moment de la nationalisation des chemins de fer, elle a été renumérotée 60103. Puis en 1960, Flying Scotsman a reçu des pare-fumée « à l’allemande ». Et on ne compte pas le nombre de livrées qui ont émaillé sa carrière.

    Retirée du service commercial en 1963 après avoir parcouru plus de 3,2 millions de kilomètres, la locomotive détient deux records en traction vapeur : c’est la première machine à avoir officiellement atteint la vitesse de 160,9 km/h le 30 novembre 1934 ; elle a en outre effectué le plus long parcours pour une machine à vapeur : 679 km sans arrêt le 8 août 1989 alors qu’elle effectuait un séjour en Australie. Sa notoriété est sans doute due à sa carrière honorée d’événements comme ses séjours aux États-Unis, au Canada et en Australie. Après une longue période d’incertitude quant à son état de fonctionnement et après une grande révision générale, Flying Scostman a fait son retour sur les rails en 2016.

  • Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Allemagne : des iLint dans le Taunus

    Depuis juin 2023, 27 automotrices à hydrogène iLint d’Alstom sont engagées sur quatre relations régionales dans la région de Francfort-sur-le-Main exploitées par Regionalverkehre Start Deutchland. La Basse-Saxe, pionnière dans ce mode vert, a annoncé en août 2023 qu’elle abandonnerait d’ici 2029 l’hydrogène pour des automotrices à batteries.

     

    Start Deutschland

    DB Regio crée le 17 août 2016 une filiale gérée comme une start-up, Regionalverkehre Start Deutschland GmbH (Start), pour répondre à des appels d’offres en Allemagne avec des coûts au km-trains plus faibles. Start, basée à Francfortsur- le-Main, obtient le 15 mai 2017 sa licence d’exploitation, et le 5 décembre 2017 son certificat de sécurité. Start exploite depuis décembre 2018 et ce jusqu’en décembre 2027 la relation Unterelbe RE 5 Hambourg Hbf – Cuxhaven, et depuis décembre 2021, et ce jusqu’en décembre 2029, les relations Dieselnetz Niedersachsen- Mitte RB 37 Brême Hbf – Uelzen, RB 38 Hambourg-Harburg – Buchholz – Hanovre Hbf, RB 77 Hildesheim Hbf – Bünde/ Herford et RB 79 Hildesheim Hbf – Bodenburg.

     

    Start remporte le contrat Taunus

    L’autorité organisatrice de transport de la région Rhin-Main, Rhein-Main Verkehrsverbund (RMV), en collaboration avec sa filiale Fahrzeugmanagement Region Frankfurt RheinMain GmbH (Fahma) pour le matériel roulant, lance le 10 septembre 2021 un appel d’offres international pour l’exploitation, à partir du 11 décembre 2022 pour une durée de 12 ans, avec des trains à hydrogène des relations Taunus RB 11 Bad Soden – Sulzbach – Francfort- Höchst (- Kelkheim), RB 12 Königstein – Kelkheim – Francfort- Höchst – Francfort-sur-le-Main Hbf, RB 15 Brandoberndorf – Usingen (- Friedrichsdorf – Bad Homburg – Francfort-sur-le-Main Hbf ) et RB 16 Friedberg – Friedrichsdorf – Bad Hombourg. Les relations RB 11, RB 12 et RB 15 sont assurées depuis le 1er janvier 2023 par l’opérateur Hessische Landesbahn (HLB), et la RB 16 depuis le 24 mai 1998. HLB utilisait des automotrices diesels VT 2 E et des Coradia Lint 41/H.

  • LES LIAISONS TRANSVERSALES – Des trains classiques aux TGV

    LES LIAISONS TRANSVERSALES – Des trains classiques aux TGV

    Connaissant un fort développement dans l’entre-deux-guerres, les liaisons ferroviaires transversales, françaises ou internationales, s’appuient sur les grands axes évitant Paris. Elles connaîtront un nouvel essor après-guerre avec les TAC (trains auto-couchettes) et trains d’agences au trafic de nature saisonnière. Dans les années 80, les TGV commenceront à s’imposer sur ces transversales auxquelles s’ajoutent des lignes nouvelles en connexion avec les pays voisins.

     

    Dès l’origine du chemin de fer dans l’Hexagone les grandes compagnies ferroviaires (Est, Nord, Ouest, État, Paris- Orléans et PLM) cherchent à relier en priorité la capitale aux villes de province, puis aux capitales des pays limitrophes. Quelques relations transversales de luxe shuntant le noeud parisien sont mises sur pied notamment depuis Calais vers Marseille et Nice et de Bruxelles vers Strasbourg, Bâle et la Suisse. La Première Guerre mondiale annihile ces mouvements qui ne reprendront qu’en 1919 alors que le réseau d’Alsace-Lorraine est créé sur les cendres de celui d’Elsass- Lothringen sous la férule germanique et que celui du Midi, isolé, ne veut pas rester à l’écart.

    La période de l’entre-deux-guerres est propice au développement des services transversaux tant internes à la France qu’internationaux, qui s’appuient en règle générale exclusivement sur les grands axes évitant la capitale. La Seconde Guerre mondiale réduit de façon spectaculaire le nombre de ces trains. Après la Libération, la SNCF renoue avec le passé et en fonction des disponibilités en matériel moteur et remorqué, réinstalle un schéma de desserte proche des années 20 et 30, mais certaines relations disparaissent. Tandis que la modernisation de la traction grâce aux électrifications et à la livraison de matériels neufs (voitures DEV, UIC, USI, CIWL) améliore grandement les prestations, quelques nouveautés apparaissent de ci, de là. Tous les courants mis en marche s’entrecroisent et on peut observer que les ports de la Manche (Dieppe, Boulogne, Calais et Dunkerque) sur lesquels s’appuie le trafic franco-anglais sont aux premières loges, Nice et Vintimille récoltent nombre de relations au long cours tandis que Cerbère et Hendaye sont des terminus imposés vers l’Espagne du fait de l’écartement différent audelà de la frontière. Dès 1956 la gamme des trains auto-couchettes renforce le système avec une quantité de relations passe-Paris intérieures et internationales depuis et vers le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. Les trains d’agences concédés offrent également une palette variée de liaisons à long parcours et à caractère saisonnier touchant la France et les pays limitrophes. Nous avons renoncé à recourir à une cartographie des liaisons suivant les époques, en raison des courants géographiques s’entremêlant dans divers pôles régionaux, qui auraient nui à leur lisibilité.

    Les TGV s’attaquent aux parcours transversaux français en 1984 qui s’amplifient avec les différentes lignes nouvelles et débordent vers le Benelux grâce au barreau d’interconnexion contournant Paris par l’est. Ils se déploient ensuite en Grande-Bretagne avec le lien fixe transmanche, ainsi qu’en Allemagne et Espagne. Leur avènement s’accompagne de relations jusqu’ici méconnues et signe la réduction progressive des trains conventionnels, puis leur fin en 2017. Bien entendu le centre de la France reste totalement à l’écart de ce type de liaisons, à défaut de LGV de pénétration de ce vaste territoire figurant comme la diagonale du vide, avec une densité ferroviaire sévèrement amoindrie.

  • Suisse : nouvelles flottes et défis pour le réseau appenzellois

    Suisse : nouvelles flottes et défis pour le réseau appenzellois

    La desserte ferroviaire des Cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures et -Intérieures est ancienne (dès 1875) et hétérogène (initialement plusieurs compagnies, standards différents). Son exploitation par les Appenzeller Bahnen (AB) depuis 2006 a permis d’amorcer une réelle rationalisation, sans venir complètement à bout cependant de certaines spécificités. Le réseau appenzellois est en grande partie déterminé par ses interfaces avec d’autres systèmes de transports et aires urbaines sises dans le canton de Saint Gall. De nouvelles flottes sont apparues en 2018 alors qu’un nouveau centre d’entretien sera mis en service en 2024.

     

    Tout comme Frauenfeld – Wil (19,14 km, 1 000 mm, 51,3 ‰, 1 200 V) depuis 2021, les lignes de Rheineck – Walzenhausen (1,94 km, 1 200 mm, 263,1 ‰, 600 V) et de Rorschach – Heiden (5,816 km, 1 435 mm, 93,7 ‰, 15 kV 16,7 Hz) relèvent des AB. Mais elles demeurent à la périphérie du réseau appenzellois. Celui-ci repose d’abord sur les lignes Gossau – Appenzell – Wasserauen (35,604 km, 41,3 ‰, 1 500 V), Trogen – Saint Gall – Gais – Appenzell (34,492 km, 80 ‰, 600 V/1 500 V) et Gais – Altstätten- Stadt (7,814 km, 164,8 ‰ [1], 1 500 V) toutes à voie métrique. Le linéaire Trogen – Appenzell est effectif depuis 2018. Il découle de la juxtaposition d’infrastructures préexistantes et a nécessité certains aménagements dont le percement du tunnel de Ruckhalde de 700 m. Il a permis la suppression d’une section difficile (100 ‰, rayon de 30 m) requérant l’usage de la crémaillère et l’instauration d’une desserte diamétrale, via Saint Gall, au caractère (péri)urbain marqué.

    Les AB sont fortement orientés par les hubs de Saint-Gall et Gossau lors de la conception de l’horaire. L’enjeu est de prendre en compte au mieux les différents besoins (trafic pendulaire versus trafic de loisirs) et d’offrir les meilleures correspondances possibles, dans ces noeuds adossés aux gares CFF, pour tous les voyageurs. Établi en VU, le réseau ne permet pas en l’état de ménager de bonnes connexions à Appenzell entre les deux axes principaux – l’accélération à cet effet des marches, notamment à la descente, est actuellement évaluée – mais la priorité demeure sa connexion aux systèmes structurants. Du reste, c’est la disparition en 1975 de la section urbaine menant à la gare d’Altstätten qui hypothèque largement aujourd’hui l’avenir de l’antenne amorcée à Gais. Les ruptures de charge et les temps de parcours sont pour les pendulaires dissuasifs, la difficulté d’organiser des circuits pour la clientèle touristique réelle.

  • Une rénovation patrimoniale pour la gare d’Austerlitz

    Une rénovation patrimoniale pour la gare d’Austerlitz

    Austerlitz achève une longue rénovation. Après la marquise dévoilée cette année, de nouveaux espaces seront ouverts aux voyageurs en 2024 pour faciliter les échanges multimodaux.

     

    Austerlitz revient de loin. Au coeur de l’opération Seine- Rive gauche, la gare a bien failli faire les frais des aménageurs qui voulaient la reporter aux portes de Paris. Seule la détermination de la SNCF l’a sauvée. Elle est traversée en 1906 par le métro, les urbanistes imaginent pareillement prolonger le pont Charles-de-Gaulle à travers sa verrière… Ces projets laissent longtemps planer de sérieuses incertitudes sur son avenir. Son faisceau de voies et ses installations attisent également les convoitises depuis plus de 30 ans. La bibliothèque François-Mitterrand ou l’avenue de France ne sont que quelques unes des constructions réalisées sur ses voies. Leur couverture est en cours alors qu’au niveau du bâtiment historique, une vaste opération immobilière a commencé.

    La gare qui connaissait un trafic voyageurs très important a perdu bon nombre de ses trains avec l’ouverture du TGV Atlantique. De nombreuses dessertes vers le sud-ouest ont ainsi quitté Austerlitz pour la gare Montparnasse. Alors pourquoi se lancer dans une opération de rénovation d’une telle ampleur, dans une gare devenue désormais secondaire ?

    « La gare d’Austerlitz accueille 24 millions de voyageurs », précise Jean-Claude Durand, directeur du programme de rénovation pour Gares & Connexions. « Et les prévisions de fréquentation laissent prévoir 30 millions de voyageurs à l’horizon 2030. Austerlitz est un noeud de correspondances entre les TER, les Intercités, les trains de nuit, le RER C, les métros 5 et 10, sans oublier les bus ». D’autant que de l’autre côté de la Seine, Paris- Lyon est un autre pôle d’échanges important.

    Ce vaste chantier de rénovation arrive dans ses dernières phases tandis que sont progressivement livrées les nouvelles installations. Les travaux autour de la gare portent sur un vaste ensemble divisé en quatre zones.

  • Des rames tractées sur la relation Hambourg – Copenhague

    Des rames tractées sur la relation Hambourg – Copenhague

    Une nouvelle étape a été franchie mi-juin 2023 pour la relation Hambourg – Copenhague avec l’utilisation de bout en bout de locomotives électriques Vectron des DSB, en attendant la mise en service en 2024 des rames Talgo 230, et en 2029 du lien fixe du Fehmarn.

     

    En juin 1863, l’ingénieur danois Kröhnke présente au gouvernement du Danemark un projet de réalisation d’une liaison ferroviaire Hambourg – Copenhague, dont le tracé devait suivre à peu près le trajet emprunté par certains oiseaux migrateurs entre la Scandinavie et le sud de l’Europe survolant l’île allemande de Fehmarn, et les îles danoises de Lolland, Falster et Seeland, appelée par la suite en allemand Vogelfluglinie, en danois Fugleflugtslinjen, soit en français « la ligne à vol d’oiseau ».

    Côté danois, les travaux de construction de la ligne entre Copenhague et le port de Rødby se déroulent rapidement, Nykøbing étant atteint en 1872, Nakskov en 1874 et Rødby en 1874.

    Côté allemand, la ligne Hamburg – Lübeck exploitée par le Lübeck- Büchener Eisenbahn (LBE) est achevée en 1865. En 1866, la compagnie du chemin de fer Altona-Kiel, Altona-Kieler Eisenbahn- Gesellschaft (AKE), met en service la ligne Eutin – Neustadt (Holstein), la ligne Lübeck – Eutin étant inaugurée en 1873 par la Compagnie de chemin de fer Eutin- Lübeck, Eutin-Lübecker Eisenbahn (ELE). En 1881, la compagnie Kreis Oldenburger Eisenbahn (KOE) prolonge la ligne de Neustadt à Oldenburg (Holstein). En 1887, l’AKE vend aux chemins de fer de l’État prussien, et la ligne est prolongée de Lütjenbrode.

  • Mise en service du PAI de Figeac

    Mise en service du PAI de Figeac

    Toulouse a retrouvé ses liaisons ferroviaires directes avec Aurillac et Clermont-Ferrand. C’est en effet le 7 juillet dernier que le poste d’aiguillage informatisé de Figeac a été mis en service.

     

    La mise en service du PAI (poste d’aiguillage informatisé) de Figeac le 7 juillet marque le renouveau de la desserte ferroviaire de la sous-préfecture du Lot, entre Occitanie et Auvergne, après plus de quatre années de service dégradé.

     

    Un violent incendie

    En fin de nuit du 22 novembre 2018, un violent incendie détruit en grande partie le bâtiment voyageurs de la gare de Figeac dans lequel se trouve le poste d’aiguillage de type PRG (poste à relais géographique) ainsi que les installations de signalisation. À la jonction de la ligne en provenance d’Arvant (Clermont-Ferrand) et de celle de Brive à Toulouse via Capdenac, Figeac est un noeud ferroviaire important. Une autre bifurcation, à 6 km au sud, à Capdenac, donne la possibilité de poursuivre également vers Rodez. Suite à cet incendie, la desserte de la gare est impossible.

    Plus grave, la destruction des installations de sécurité provoque l’interruption totale du trafic ferroviaire sur les lignes Brive – Figeac – Rodez/Toulouse et Aurillac – Figeac – Capdenac.

    Rapidement, des actions sont mises en oeuvre pour une reprise rapide mais partielle du trafic. Le bâtiment voyageurs est conforté et sécurisé. Le parking devant la gare est aménagé permettant début février 2019 d’améliorer le service des bus de substitution et une reprise de la desserte ferroviaire avec l’installation d’une gare temporaire dans des bungalows.

     

    L’axe Brive – Capdenac – Rodez

    Ne pouvant plus être utilisés, les aiguillages de Figeac sont immobilisés pour une reprise partielle des circulations entre Brive et Rodez. Le cantonnement téléphonique est mis en exploitation entre Capdenac et Assier, se substituant au BAL entre Capdenac et Figeac et au BMVU (block manuel de voie unique) entre Capdenac et Assier. Le plan de transport est réduit entre Capdenac et Brive à 11 trains quotidiens au lieu des 18 habituellement en circulation.

    Ces dispositions permettent une reprise des trains Intercités de nuit dès le 10 décembre et des TER le lendemain mais sans desserte voyageurs qui, elle, reprendra le 4 février suivant. Des travaux de modernisation prévus de longue date dans le cadre du contrat de plan État-Région conduisent à mettre en service un BMVU entre Assier et Capdenac rétablissant ainsi en toute sécurité le plan de transport nominal de 18 trains entre Brive et Rodez.

  • RP312 : EN LOGE SUR LA LIGNE 5 DU MÉTRO PARISIEN (3ème partie)

    RP312 : EN LOGE SUR LA LIGNE 5 DU MÉTRO PARISIEN (3ème partie)

    Tourné en 2006, ce film nous emmène dans la loge de conduite d’une rame MF 67 du métro parisien, matériel « fer » qui va prochainement disparaître. Si la série avait fait ses premiers tours de roue en service commercial sur la ligne 3, alors qu’il s’agissait encore d’un train « à adhérence totale » où tous les véhicules étaient motorisés en vue d’égaler les performances en accélération et décélération des matériels « pneu », le présent tournage a pour cadre la ligne 5 (Place-d’Italie – Bobigny Pablo Picasso), avec la traversée aérienne de la Seine sur le viaduc d’Austerlitz, et une visite de l’atelier entretenant les rames.

     

    Un film de Nello Giambi

    Durée : 15 min

  • Nouveau numéro disponible : n°312 ! (Octobre 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°312 ! (Octobre 2023)

    Le numéro 312 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ?Les liaisons transversales. Des trains classiques aux TGV
    ?Des rames tractées sur la relation Hambourg – Copenhague
    ? Mise en service du PAI de Figeac
    ?Démolition du vieux dépôt de Sotteville
    ? La Vectron en essais d’autorisation en France

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait : 
  • PATRY – Un grand constructeur de petits matériels

    PATRY – Un grand constructeur de petits matériels

    Connu dans le secteur des locotracteurs, Patry est également présent sur d’autres segments du ferroviaire que nous vous proposons de découvrir ici.

     

    La société Patry, créée en 1947 par Louis Patry, se spécialise dans la distribution de matériels de mines, de wagonnets et de locotracteurs. Reprise par le fils du fondateur durant les années 60, l’entreprise est désormais gérée par sa petite-fille, Laurence Patry. 30 collaborateurs oeuvrent dans l’entreprise qui détient un portefeuille de plus de 5 000 clients. Elle est localisée depuis 1965 à Persan (Val-d’Oise) sur un site de 3,5 ha. Outre le bureau d’études, le site embranché au RFN comprend un atelier réalisant les activités de fabrication, chaudronnerie, mécanosoudure et un atelier de maintenance.

    Trois unités d’affaires composent la société certifiée ISO 9001 « Conception et fabrication d’équipements spéciaux » et sont présentes sur autant de segments de marché.

     

    Le négoce de rails
    La première unité d’affaires est spécialisée dans le négoce de rails. Patry dispose d’un stock de 3 000 profilés de rails. Des rails Vignole allant du plus léger (S7, 6,75 kg/m) au plus lourd (rail UIC de 60 kg/m) et des rails pour ponts roulants (pour des portes coulissantes) figurent à son catalogue. L’ensemble des accessoires de fixation des rails (traverses, attaches, éclisses et crapauds) sont réalisés sur mesure par l’entreprise. Cette unité d’affaires est en charge de la commercialisation des cales d’immobilisation, taquets d’arrêt, heurtoirs et plaques tournantes ferroviaires. L’entreprise en a fourni pour plusieurs technicentres SNCF, en Belgique et pour des usines Alstom à travers le monde, et au Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS) pour la nouvelle plaque tournante de Saint-Valery-sur-Somme. Avec ses 8,50 m de diamètre et une rotation à 360 degrés, elle peut supporter jusqu’à 60 t de charge. L’entreprise compte parmi ses savoir-faire la conception de voies légères pour les travaux souterrains (tunnels mais aussi ouvrages hydrauliques) ainsi que des voies-grues, qui permettent de mettre en translation les grues de chantier. Notons que pour des besoins très spécifiques (installation de transformateurs électriques, voies de grues pour des chantiers mais aussi des pieux pour parcs à huîtres), Patry détient des rails de réemploi, de type U33, U50 et UIC. Différents types d’aiguillages (voie étroite, voie métrique ou aiguillage californien) sont proposés par l’entreprise.