Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • La fin des TGV SE gris

    La fin des TGV SE gris

    Le 11 août dernier, les deux dernières rames TGV SE encore en livrée Atlantique (gris et bleu) ont été radiées. Il s’agit des 84 et 101, deux rames dites Rénovation 2 avec deux voitures de 1re seulement. Livrées respectivement en février et mai 1984, elles avaient été baptisées aux armes de Dieppe en novembre 1984 pour la 84 et Bourg-Saint-Maurice en mai 1986 pour la 101. La 84 est la dernière rame de ce parc à avoir perdu la livrée orange en juillet 2001. Quant à la rame 101, elle était sortie d’usine en version intégrale 1re classe comme les rames 33 à 38 et 100 à 102. De juin 1997 à juillet 2000, elle était devenue le démonstrateur TGV pendulaire P 01, un projet qui n’a jamais eu de suite. Pour revenir dans le parc, elle est devenue une rame Rénovation 2 avec vitesse 300 et TVM 430. Affectées au Landy, elles assuraient des trains sur le Nord et interprovinces.

  • LGV Est-européenne :  10 ans et un bilan positif

    LGV Est-européenne : 10 ans et un bilan positif

    Le 10 juin 2007, voici 10 ans de cela, la LGV Est-européenne (LN 6) entrait en service de Vaires à Baudrecourt en Moselle. Pour les relations avec l’Alsace et au-delà (Allemagne et Suisse) l’emploi de l’artère classique Metz – Strasbourg était temporairement indispensable. Un plan de transport avec des TGV Réseau 500 et POS 4400 aptes à 320 km/h était proposé avec des temps de parcours réduits dans plusieurs cas de moitié. En première étape, la desserte de la Suisse alémanique était assurée depuis Paris-Est via Strasbourg en direction de Mulhouse, Bâle et Zurich, mais l’ouverture en 2011 de la LGV Rhin – Rhône (LN 7) a entraîné son report depuis Paris-Lyon via Dijon, Mulhouse, avec limitation des TGV à Colmar. Toutes les relations domestiques intérieures et celles internationales vers Luxembourg, Francfort, via Sarrebruck, Stuttgart, Munich, ont connu un bon développement avec un total de 126 millions de voyageurs transportés, dont 14 millions pour le trafic France – Allemagne (1), avec un taux de ponctualité de 94,4 %. Avec l’ouverture de la LN 8 de Baudrecourt à Vendenheim (secon­de phase de la LGV Est) les 3 juillet puis 10 décembre derniers, la trame de desserte, faisant appel à des TGV 500, 4700 et ICE-M, a gagné en rapidité avec de nouvelles relations Luxembourg – Stras- bourg – Lyon-Part-Dieu – Marseille et Montpellier et Bruxelles – Strasbourg via Aéroport-CDG-2-TGV. Le temps de parcours minimal entre Paris et Strasbourg est ainsi tombé de 2 heures 17 à 1 heure 46. Durant les six derniers mois de l’année 2016, 300 000 voyageurs supplémentaires ont été dénombrés, montrant l’appétence prononcée de la clientèle en faveur de la grande vitesse. Une nouvelle étape a été franchie le 2 juillet avec la mise en service des deux LGV SEA et BPL (LN 9 et 10), permettant de relier Strasbourg à Rennes en 4 heures 15, Strasbourg à Nantes en 4 heures 46 et Strasbourg à Bordeaux en 5 heures 21. En sus, la formule Ouigo a été introduite, grâce à un parcours l’après-midi de Rennes à Strasbourg avec tête à queue à Aéroport-CDG-2-TGV et retour de Strasbourg à Marne-la-Vallée-Chessy.

  • À bord d’un Eurostar e 320 entre Paris et Londres, côté cabine

    À bord d’un Eurostar e 320 entre Paris et Londres, côté cabine

    Avec l’e 320, le matériel Eurostar effectue un saut générationnel par rapport aux rames d’origine. Nous partageons les impressions en cabine d’un conducteur du pool qui nous permet de découvrir les procédures spécifiques à cette relation internationale.

    Mardi 21 février 2017. Le rendez- vous est donné à la mezzanine d’embarquement pour Eurostar en gare de Paris-Nord. Aucun passe-droit pour Rail Passion. Direction la douane et le contrôle des bagages. Puis sans attendre le lancement de l’embarquement des voyageurs du train 9015, départ 9 h 13, avec Laurent Morel, « traction inspector » (l’équivalent du chef de traction français), nous gagnons le quai de la voie 3 où stationne la rame Siemens 4011/12. Nous y retrouvons Jean-Théo Lorrain qui sera le « driver » (conducteur) de ce voyage. Conducteur français de l’unité de production de Paris-Nord, il fait partie du pool de conducteurs SNCF détachés à Eurostar. Sur les 200 agents de conduite du roulement Eurostar, il y a environ 100 conducteurs français, 80 anglais et 20 belges. Dans ce pool distinct de la SNCF, les conducteurs ont une licence Eurostar avec son propre certificat de sécurité. L’équipage comporte un agent commercial appelé TM 1, par ailleurs chef d’orchestre en cas d’évacuation, et un agent TM 2, conducteur, qui assure un rôle commercial avec le TM 1 sauf dans le tunnel, où il est alors présent en cabine arrière. Avant chaque départ, l’équipe fait un débriefing de ce voyage, la desserte, les horaires, les particularités éventuelles et le taux de remplissage. Car on sait tout grâce à la réservation. Le 9015 va transporter 768 voyageurs au départ de Paris pour une capacité globale de 892 (86 %) dont 595 en formule Standard et 100 en Standard Premier. Quant au prestataire de restauration, l’entreprise Cremonini, son équipe comprend deux agents de bar et deux chefs de cabine.

    En attendant l’heure de départ, Jean-Théo Lorrain nous fait une visite de cette cabine spacieuse, où le conducteur occupe une position centrale. On reconnaît bien la patte de Siemens avec un pupitre circulaire. De la gauche vers la droite. Prises de courant aux normes anglaises et françaises : les rames TMST sont en cours de modification. Radio portable de la concession Eurotunnel. Radio sol-train de première génération, désormais hors service et dont les rames neuves au-delà de la 4021/22 ne seront pas équipées. Boutons de fermeture des portes et retrait marchepieds avec contrôle sur écran. Boutons de frein de stationnement et commande des trappes de nez. Au dessus, équipement de signalisation belge TBL 2. Quatre écrans dont les deux extrêmes sont identiques : frein, traction, carnet de bord, visualisation des portes. Deux écrans centraux pour la vitesse et ERTMS. Boutons d’armement du Cab-Signal. Visualisateur KVB à droite, pas vraiment dans le camp de vision directe du conducteur. En dessous, radio soltrain, GSM-R, la clé de la boîte à leviers. Commande du signal d’alerte lumineux. Manomètres de frein (secours). Commande essuie-glace. Combiné radio.

    Sur le pupitre, présence de boutons d’éclairage, klaxon et sablage. Inverseur de marche. Commande de frein à droite et commande de traction à gauche. Commande de la consigne de vitesse imposée, des pantographes et du disjoncteur. Bouton d’acquittement des signaux. Et plus étonnant, présence d’un masque respiratoire. Dans le couloir menant à l’espace voyageurs, plusieurs armoires renferment des microdisjoncteurs et, plus étonnant, une bouteille d’air comprimé à 200 bars pour l’ouverture de secours des trappes de nez. Et, sur un compteur inattendu sur du matériel ferroviaire en France, voici le kilométrage parcouru par cette rame à ce jour : 474 289 km. L’heure du départ approche. Nous sommes au pied du carré 103 dont les feux ont été inclinés sur cette voie 3 qui est la plus courte. Et pour une rame de 398,920 m… plus longue de 5,20 m que les TMST (les Eurostar de première génération). Il faut un peu se tordre le cou pour voir la couleur des feux. Dans l’autre sens, pour aller au plus près des heurtoirs, des miroirs ont été installés… comme à Paris-Saint- Lazare lors de l’arrivée du Francilien, pourtant ramené à sept

  • Ouigo tisse sa toile

    Ouigo tisse sa toile

    Le 2 juillet 2017, Ouigo, l’offre à bas coût de SNCF pour le TGV, lance sa phase 3 et se développe en ajoutant des dessertes vers l’Est et le Sud-Ouest et en remodelant l’offre depuis le Nord. Une montée en puissance qui devrait encore se poursuivre dans les années à venir.

    Les trains aux couleurs bleu et fuchsia sont lancés le 2 avril 2013 entre l’Île-de-France et le Sud-Est (Marseille et Montpellier) : 60 trains hebdomadaires, huit villes. Il se développe le 13 décembre 2015 avec le Nord (Tourcoing) et l’Ouest (Rennes et Nantes) : 88 trains hebdomadaires, 14 villes et 16 gares, puisqu’il y a trois arrêts en Île-de- France (Massy-TGV, Aéroport- CDG-2-TGV et Marne-la-Vallée- Chessy).

    La phase 3 démarre le 2 juillet 2017 et profite de l’ouverture de la nouvelle ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. L’offre se composera alors de 161 trains hebdomadaires. Cinq nouvelles gares sont desservies ajoutant ainsi cinq nouvelles villes : Angoulême et Bordeaux- Saint-Jean au Sud-Ouest, Strasbourg, Lorraine-TGV (desserte de Metz) et Champagne-Ardenne- TGV (desserte de Reims) à l’Est.

    Voyons l’offre nouvelle dans le détail. Côté Est, il y a un Strasbourg – Marne-la-Vallée en soirée via CDG-2 (demi-tour) et un Rennes – Strasbourg de milieu de journée. L’équilibre des rames se fait par la création d’un Tourcoing – Rennes le matin. La circulation entre Le Mans et Rennes bénéficie de la nouvelle LGV BPL et gagne du temps (environ 25 min). Ces trains sont quotidiens.

    Côté Sud-Ouest, l’offre propose tous les jours un AR entre Massy et Bordeaux (début et fin de journée) et un AR entre CDG-2 et Bordeaux (milieu de journée). Les trois gares de l’Île-de-France sont systématiquement desservies ; par contre, Angoulême ne dispose que d’un train dans chaque sens. Une offre nouvelle est proposée entre le Nord et le Sud est avec un AR quotidien entre Tourcoing et Marseille, qui profitera aussi aux habitants proches des gares de TGV-Haute-Picardie, Lyon-Saint- Exupéry, Aix-en-Provence-TGV, voire Avignon-TGV pour un des trains. Pour l’Ouest, l’offre de décembre 2015 est complétée par un train quotidien entre Massy et Nantes le matin. Attention, ce train ainsi que le Tourcoing – Rennes du matin ont des horaires particuliers en juillet. La trame entre Tourcoing et Rennes ou Nantes est entièrement revue par rapport à celle de décembre 2015 ; les trains de cette phase 2 sont soit remplacés, soit supprimés (cas des liaisons vers Lyon). Les gares intermédiaires comme TGV-Haute-Picardie, Le Mans ou Angers ne gagnent donc rien. Par contre, les trois gares parisiennes de périphérie sont évidemment les grandes gagnantes. Si l’offre de la phase 1 entre l’Île-de-France et le Sud-Est reste identique, les horaires sont cependant modifiés pour tenir compte des nouveaux trains et des rotations des rames. Notons aussi que certains trajets comme Tourcoing – TGV-Haute- Picardie, Le Mans – Angers ou

  • Izy fête sa première année sous le signe du succès

    Izy fête sa première année sous le signe du succès

    Les indicateurs sont au vert pour Izy, la nouvelle offre low cost de Thalys, qui fête son premier anniversaire. 400 000 voyageurs ont utilisé le service qui met Paris à 2 heures 15 de Bruxelles (au lieu d’1 heure 22 par Thalys) avec des taux d’occupation de 80 % les week-ends. Pour répondre à la demande avec un prix d’appel à 19 euros (et des places sans siège à 10 euros), l’offre va être étoffée avec le passage à partir du 12 juin à des compositions à deux rames sur certains horaires, une augmentation de capacité réalisée en utilisant le matériel du parc Thalys. Dans le même temps, l’offre sera augmentée de 6 % (avec réduction du choix horaire). À l’avenir, Izy sera plus souple en revoyant sa grille horaire tous les trois mois de façon à s’adapter au mieux à la demande, notamment durant les vacances scolaires.

  • La LGV Sud-Europe-Atlantique inaugurée

    La LGV Sud-Europe-Atlantique inaugurée

    Le 28 février, deux TGV spéciaux partis l’un de Paris-Montparnasse, l’autre de Bordeaux, ont conduit à la base maintenance de Villognon, en Charente, les invités à l’inauguration officielle par le président François Hollande de la LGV L’Océane, la neuvième de la SNCF. Y assistaient notamment Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau, Xavier Huillard, PDG de Vinci, Laurent Cavrois, président de Lisea (la société concessionnaire de la LGV SEA entre Tours et Bordeaux), et l’ensemble des financeurs publics et des partenaires ayant participé au succès de ce projet qui rapproche considérablement la province de la capitale.

    Avec 7,8 milliards d’investissements par Lisea et 1,2 milliard d’euros pour son intégration au réseau ferroviaire existant, cette opération portant sur 302 km de linéaire et 38 km de raccordements, ayant demandé cinq ans de travaux, mobilisé près de 10000 personnes, a été le plus grand chantier ferroviaire européen de ces dernières années. Il a été terminé en avance sur les délais contractuels. Au cours des discours, l’accent a été mis sur la pertinence du choix de la formule PPP (partenariat public-privé) retenue, qui engage Lisea pour une durée de 50 ans pour l’exploitation et la maintenance des installations.

    De son côté, SNCF Réseau gérera pour son compte les circulations et vérifiera que les principes et la qualité de service sont bien respectés. Véritable catalyseur de développement économique pour les régions traversées, le projet va permettre à sa mise en service commerciale, le 2 juillet, de relier avec des gains de temps sensibles Paris à Bordeaux à 2 heures 04, Toulouse en 4 heures 09, La Rochelle en 2 heures 26, Bayonne en 3 heures 53 et Tarbes en 5 heures 01.

    Alors que les essais dynamiques ont été menés à bien l’automne dernier, des marches de formation du personnel de conduite (500 conducteurs) sont engagées depuis le 20 février jusqu’au 15 juin sous forme de trois AR avec deux rames TGV transitant par les gares de Poitiers et d’Angoulême. Nous reviendrons bien sûr en détail sur ce vaste projet, couplé à celui de la LGV BPL, dans de prochains numéros de Rail Passion. B. Collardey

  • TGV Sud-Est : drôle de rame 59

    TGV Sud-Est : drôle de rame 59

    Équipée des motrices 23117/ 23118, cette rame du TGV Sud-Est est mise en service le 9 septembre 1982. Elle sera vite baptisée aux armes de la ville de Hautmont (Nord) le 18 juin 1983. À la fin des années 90, elle reçoit la livrée dite Atlantique à base de bleu et gris alors que les aménagements subissent la rénovation 1 avec maintien de trois voitures de 1re classe. Plus récemment, elle fait partie des rames retenues pour une opération de prolongement de parcours d’une douzaine d’années. Simultanément, elle arbore une nouvelle livrée carmillon et rénove ses aménagements en « nouveau design ». Le 20 février 2015, la motrice 23118 est très sérieusement endommagée par un incendie dans l’Isère. Elle sera radiée le 16 juin 2015. La rame 59, au bon potentiel pour les prochaines années, est reconstituée avec l’apport temporaire de la motrice 23071. Encore en livrée Atlantique, elle faisait partie de la rame 36, mise en service en juillet 1981. L’autre motrice, 23072, a aussi été radiée le 16 juin 2015. Une situation pérenne a été trouvée avec les motrices 23039/ 23040 de la rame 20, dont le tronçon de huit voitures vient d’être radié en octobre 2016. Initialement programmée pour devenir une nouvelle rame baptisée 103, cette rame reconstituée prend le n° 20 correspondant aux motrices. La motrice 23071 a été radiée en novembre 2016 et la motrice 23117 devient motrice de réserve.

  • Allemagne : les ICE 4 en essai commercial

    Allemagne : les ICE 4 en essai commercial

    Depuis octobre 2016, deux rames ICE 4 roulent, pour tests, en condition réelle d’exploitation. Cette dernière génération d’ICE, dont la commande totale par la DB pourrait atteindre 300 unités, va peu à peu investir le réseau à grande vitesse allemand en remplacement des séries les plus anciennes ICE 1 et ICE 2.

    Début octobre 2016, après une campagne d’essais de près de 250 000 km, DB Fernverkehr a présenté sa nouvelle génération de trains ICE 4, nouveau produit phare des constructeurs Siemens et Bombardier. Depuis le 30 octobre 2016, deux AR Hambourg Altona – Munich par Hanovre, Fulda, Wurtzbourg, Nuremberg et empruntant la ligne à grande vitesse Hanovre – Wurtzbourg sont assurés, sauf problèmes techniques au départ, par des nouveaux ICE 4 série 412, à savoir les rames 9005 et 9006, remplaçant des ICE 1 série 401. Les ICE 4 à 12 caisses ont été homologués et autorisés à circuler sur le réseau allemand par l’EBA le 16 septembre 2016. Initialement prévue pour le 30 septembre 2016, leur utilisation en service commercial, pour tester en situation réelle d’exploitation et déceler les éventuels problèmes de jeunesse, avait été repoussée d’abord au 24 octobre 2016, entraînant la modification du schéma de réservation et des tableaux de composition des trains sur les quais des gares desservies, à savoir Hambourg Altona, Hambourg Dammtor, Hambourg Hbf, Hambourg Harburg, Hanovre, Göttingen, Cassel Wilhelmshöhe, Fulda, Wurtzbourg, Nuremberg, Ingolstadt ou Augsbourg et Munich Hbf. Durant 14 mois, deux rames vont être mises à disposition de DB Fernverkehr et cinq autres resteront chez Siemens pour des essais complémentaires.

    L’homologation des ICE 4 en Suisse devrait intervenir en 2017 et en Autriche en 2019. Dès août 2016, près de 700 agents de la DB étaient déjà formés dans leurs domaines de compétence aux ICE 4. Pour le service annuel 2017 ne sont programmés pour l’instant que deux Hambourg Altona – Munich Hbf, les 581 (D 4 h 41 – A 11 h 16) et 787 (D 9 h 46 – A 15 h 41), et deux Munich Hbf – Hambourg Altona, les 786 (D 13 h 40 – A 20 h 10) et 582 (D 17 h 21 – A 23 h 10). Les rames livrées courant 2017 permettront d’introduire en décembre 2017, pour le service annuel 2018, des ICE 4 sur les relations ICE ligne 22 Hambourg Altona – Francfortsur- le-Main – Stuttgart et ICE ligne 25 Hambourg Altona – Munich Hbf. En 2019, il est prévu d’engager des ICE 4 sur les relations Berlin – Erfurt – Nuremberg – Munich et Hambourg – Cologne – Francfort-sur-le-Main sous réserve de la levée de la limitation à 200 km/h sur la LGV Cologne – Francfort-sur-le-Main, qui comporte des déclivités de 40 ‰ et qui impose un équipement de freinage par courant de Foucault, ce dont ne sont pas équipés les ICE 4. En 2023, les 130 rames commandées devraient être livrées. À l’horizon 2030, avec un parc de 300 rames ICE 4, DB Fernverkehr prévoit de faire rouler quotidiennement 150 liaisons ICE de plus

  • Auvergne-Rhône-Alpes et SNCF : le ton monte…

    Auvergne-Rhône-Alpes et SNCF : le ton monte…

    La région Aura tente de sauver la relation IC de nuit Paris – Savoie, dont les trains ont cessé de circuler le 30 septembre dernier. Dans une réaction commune, trois de ses vice-présidents (MM. Fournier, Mignola et Saddier) dénoncent « l’absence de volonté manifeste de trouver une issue acceptable sur le sujet ». Ils soulignent aussi que la liaison Paris – Savoie (100 000 voyageurs annuels, malgré « un contexte marketing dégradé ») a un avenir. Ils rappellent à cet effet que plusieurs pistes impliquant les offices du tourisme et les autorités locales ont été, à ce jour mais en vain, proposées. Surtout, les trois viceprésidents annoncent que l’élaboration d’une solution : « acceptable par tous » devient le préalable à la négociation de la convention TER entre la région et la SNCF applicable dès 2017.

  • Premières visions du TGV du futur

    Premières visions du TGV du futur

    Dans le cadre d’un partenariat constitué en septembre, Alstom et la SNCF vont réfléchir sur la cinquième génération de TGV. Le futur train devra avant tout répondre à une exigence de rentabilité, donc être à la fois moins cher, plus économe et plus capacitaire. Un défi à relever pour Alstom…

    Alors que les rames Océane (EuroDuplex série 850) viennent d’être présentées (voir Rail Passion n° 229), la SNCF et Alstom se penchent sur la cinquième génération du TGV, qui pourrait voir le jour vers 2022. Dans un premier temps, la SNCF a lancé en juillet 2015 un appel d’offres européen pour un partenariat d’innovation sur le TGV du futur. Ensuite, en décembre 2015, sous l’impulsion du gouvernement et d’un soutien financier des pouvoirs publics de 100 millions d’euros, Alstom et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie) créent une coentreprise baptisée « SpeedInnov » pour réfléchir à ce prototype de TGV innovant, un programme de la Nouvelle France industrielle lancé en 2013. Début septembre 2016, la SNCF indique qu’elle a retenu le groupe français pour ce partenariat. Pour les connaisseurs de ce marché ferroviaire, ce ne fut pas une surprise.

    Bien qu’ayant créé et construit toutes les générations de TGV depuis le TGV 001 jusqu’à l’Euro- Duplex, Alstom va devoir encore innover pour répondre aux nouvelles exigences du transporteur. Car la rentabilité du TGV français a chuté. On parle de 50 % en cinq ans. Dans l’entreprise, on ne parle plus d’un matériel haut de gamme à plus de 30 millions d’euros. Le cahier des charges donne un objectif d’économie drastique sur les coûts de production, d’exploitation et de maintenance. Côté Alstom, on espère une ambition internationale à ce nouveau train pour faire oublier le fiasco commercial de l’AGV. Pour gagner des clients en proposant des prix plus bas, la SNCF souhaite un TGV qui soit environ 30 % moins cher au « siège passager ». Alors, à quoi pourrait ressembler ce TGV du futur ? Diminuer les coûts implique notamment d’augmenter le nombre de places assises. Avec l’Euro-