Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • RP289 : De Paris à Nevers. En ligne sur le Bourbonnais (1re partie)

    RP289 : De Paris à Nevers. En ligne sur le Bourbonnais (1re partie)

    Longtemps l’axe de Paris-Lyon à Clermont-Ferrand – plus connu, chez les cheminots et les ferroviphiles, sous le nom de « ligne du Bourbonnais » – est demeuré un bastion incontesté de la traction autonome. À l’époque de la vapeur, les célèbres Mountain 241 P y laissèrent un inoubliable souvenir. Avec l’arrivée des automoteurs diesels, ce sont les non moins célèbres Bugatti doubles, puis les RGP (Rames à grand parcours), qui s’y illustrèrent. Puis ce furent les locomotives diesels BB 67000, 67400 et CC 72000 qui s’emparèrent de cet itinéraire, avant qu’il ne soit électrifié vers la fin des années 80. Le Bourbonnais est alors devenu le domaine des BB 26000 Sybic (Synchrone bicourant) qui ont initié, en France, la transmission triphasée-synchrone. Cette ligne a donc connu des engins aussi différents que prestigieux en leur temps. C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui de la découvrir dans son intégralité, de Paris à Nevers, comme si vous étiez assis à la place du conducteur…
    Ph. H.

    Durée : 30 min

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé

  • Nouveau numéro disponible ! (Novembre 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Novembre 2021)

    Le numéro 289 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Le triomphe Vectron. Plus de mille locomotives roulent en Europe. Un record.
    ? Présentation officielle du train à hydrogène
    ? ArcelorMittal et le fret ferroviaire en France
    ? 1981-2021 : 40 années de grande vitesse en France qui ont tout changé
    ? Chartres, une gare à l’ombre de sa cathédrale
    ? À bord du train Connecting Europe Express
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • USA : massives mais discrètes P32-8BWH

    USA : massives mais discrètes P32-8BWH

    La P32-8BWH figure parmi les locomotives les plus « massives » (20,22 m de long, 3,029 m de large, 4,67 m de haut pour une masse de 124,688 t) d’Amtrak. Cette BoBo diesel-électrique de 3 200 ch pour service voyageurs (P: Passenger) a été produite par General Electric (GE) et livrée à 20 exemplaires (500 à 519) en décembre 1991.

    Elle dérive d’une plateforme fret, la B32-8 ou -8B, consacrant l’avènement d’une nouvelle génération (celle des Dash-8) qui se vend d’abord mal, puis un peu mieux, avec les C-40-8 et C-40-8W. Elle en constitue la variante avec cabine large (W: Wide Cab) et chauffage (H: Head End Power). Sa livraison intervient à une époque où GE et Krupp peinent à finaliser les études de l’AMD 103 Genesis (qui n’arrivera pas avant 1992) et durant laquelle il devient urgent d’amorcer le remplacement des F40PH.

    La filiation avec la Dash-8 de la P32-8BWH ainsi que des P40DC, 42DC et P32ACDM est réelle. La P32-8BWH est moins performante (171,25 kN à 42 km/h contre 169 kN à 61,2 km/h en régime continu) et moins rapide (166 au lieu de 177 km/h) que la P42DC. Elle ne tarde pas à délaisser les services nationaux pour être relayée à des tâches secondaires : tri de rames à Los Angeles, à Oakland, à Chicago, à Miami ou sur les terminaux auto-trains, ballastages. Mais les unités basées sur la côte ouest ont longtemps conservé un rôle significatif (en compétition avec les F59PHI et en appoint des P42DC) sur les trains à longues et moyennes distances. Il s’agit des relations Coast Starlight (Seattle – Los Angeles), Cascades (Vancoover – Seattle – Eugene) et Pacific Surfliner (San Luis Obispo – Los Angeles – San Diego). La desserte San Joaquin Backersfield – Oakland/Sacramento les a aussi impliquées.

    La dotation de P32-8BWH d’Amtrak (suite à la vente des 501 et 502 à Caltrans, 18 unités dont huit placées en réserve et une retirée en 2018) a été équipée de systèmes de sécurité active ITCS et I-ETMS(1). Deux engins (sur deux équipés) étaient aptes à fonctionner avec l’ITCS en 2018, contre huit engins (sur 18 équipés) avec l’I-ETMS. Les P32-8+ de Caltrans (2051 et 2052) ont pour leur part reçu l’I-ETMS mais n’étaient pas répertoriées comme aptes à cette même époque.

    À leur réception, les P32-8BWH arborent une livrée (Phase III) colorée qui leur vaut le surnom de : « Pepsi Cans », puis connaîtront deux autres schémas : phase IV (1997-2001) et phase V. Cette déclinaison sera appliquée sur les P32 de manière plus sobre que sur les autres engins de ligne. La paire de P32 Caltrans a pour sa part bénéficié d’une livrée aux tons très locaux. Dotées de bogies Floating Bolster (FB2), les P32-8BWH (aussi référencées comme Dash8- 32 WH en 1991 et Dash8-32 BWH depuis 1994) ont un moteur thermique quatre temps GE 7FDL à 12 cylindres, en lieu et place du FDL à 16 cylindres des C40-8 de 4 000 ch.

    (1) En l’espèce, l’ITCS vaut jusqu’à 177 km/h pour des lignes (NEC, Michigan) relevant d’Amtrak, l’I-ETMS pour les lignes parcourables jusqu’à 144,8 km/h et appartenant à des compagnies fret de classe I ou à des réseaux périurbains.

     

    Cet article est tiré du n°288 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • L’Orient-Express à l’italienne

    L’Orient-Express à l’italienne

    Dans la soirée du 11 juin 2021, une rame Pullman a quitté Villeneuve-Saint-Georges afin de rejoindre la capitale italienne, pour y valider un projet touristique ferroviaire portant le nom de « Train de la Dolce Vita », programme coordonné par Trenitalia et Arsenale SPA (entreprise active dans l’hôtellerie d’excellence).

    La présentation officielle du projet a eu lieu le 15 juin dernier en gare de Roma Ostiense, qui aura vu ce jour-là la participation de nombreuses personnalités (PDG de Trenitalia, le ministre du Tourisme, le ministre du Développement économique, le maire de Rome, etc.) venues spécialement accueillir et admirer la belle rame qui effectua le même jour un AR Rome – Civitavecchia.

    La rame Pullman a été acheminée jusqu’à Rome pour donner un avant-goût aux protagonistes, puisque les voitures du projet en cours seront restaurées intérieurement en se rapprochant esthétiquement au maximum des luxueuses voitures de la CIWL.

    C’est grâce à cette démonstration effectuée avec la rame POE que Trenitalia, en collaboration avec Arsenale Spa, prévoit dès janvier 2023 de faire circuler dans toute l’Italie cinq trains de luxe avec des rames composées de 10 voitures (anciennes voitures italiennes de type UIC-Z, déjà en cours de rénovation). Chaque rame sera équipée de 32 compartiments (20 suites et 12 cabines de luxe) capables d’accueillir jusqu’à 64 passagers.

  • Modélisme : l’actualité d’octobre 2021

    Modélisme : l’actualité d’octobre 2021

    CC 6500

    CC 6500 © A. Bozier/Modèles prêtés par LS Models
    CC 6500 © A. Bozier/Modèles prêtés par LS Models

     

    Après Jouef et Roco, c’est au tour de LS Models de commercialiser les CC 6500 à l’échelle HO. Elles sont disponibles en version deux ou trois rails. LS Models nous propose quatre CC 6500 issues des trois séries produites par Alsthom.

    Les CC 6500 ont été les locomotives les plus puissantes que la SNCF a possédées jusqu’à l’arrivée des BB 26000 dans les années 90. Elles ont été construites par Alsthom dans le cadre de plusieurs commandes et mises en service entre 1969 et 1975. Trois séries ont été fabriquées avec des dispositions de persiennes différentes. Elles disposaient d’un double rapport d’engrenages. Leur vitesse était limitée à 160/200 km/h sur la position GV tandis que la position PV (plus apte pour la traction des trains de marchandises) était limitée à 100 km/h. Ces locomotives ont fréquenté les lignes électrifiées à courant 1 500 V des réseaux Sud-Est et Sud-Ouest. Les engins issus de la seconde série ont circulé principalement au début de leur carrière entre Chambéry et Modane car ils étaient équipés de frotteurs pour capter le courant via le troisième rail.

    Ces CC ont aussi bien remorqué des trains de voyageurs rapides que des trains de marchandises. Elles ont terminé leur carrière en 2007 autour de Lyon.

    LS Models propose deux exemplaires de la première série : la CC 6503 du dépôt de Lyon-Mouche avec ses phares Marchal, dans sa livrée d’origine gris 803 qu’elle a portée jusqu’en 1977 et la CC 6517 du dépôt de Paris- Sud-Ouest qui a été la dernière de la série à recevoir la livrée gris 804 en 1979 qu’elle a conservée jusqu’en 1992. Elle porte le blason de ville d’Arcachon. Le modèle de la seconde série dite « Maurienne » avec la CC 6541 du dépôt de Lyon-Mouche avant sa mutation en 1974 à Chambéry possède des frotteurs sur ses bogies afin de capter le courant par troisième rail, elle est dans son état d’origine avec des phares Marchal. Et pour terminer, la CC 6567 (issue de la troisième série) est affectée au dépôt de Vénissieux qu’elle a rejoint en 1990. Elle porte ici la livrée gris 804 avec le blason de la ville de Brest. Elle a roulé avec cette livrée jusqu’en 1999.

  • Afrique du sud. Le parc de matériel moteur (3e partie)

    Afrique du sud. Le parc de matériel moteur (3e partie)

    Dans ce dernier volet de notre dossier nous dressons un inventaire du matériel moteur, électrique et diesel, engagé sur le réseau ferré sud-africain.

    Le matériel diesel et électrique (SAR et autres)

    Les locomotives électriques

    Elles sont numérotées dans des « Class » (série, en anglais) repérées dans l’ordre chronologique de leur parution, le numéro de la Class étant suivi de la lettre E (pour électrique). Leurs caractéristiques techniques sont détaillées dans notre tableau (voir page 66). Pour la première électrification, en 1926, la Class 1 E est construite par une association de plusieurs constructeurs européens (SLM, Metropolitan- Vickers, Werkspoor et Robert Stephenson & Hawthorns). De type BB bicabine avec porte d’intercirculation frontale, les 1 E sont équipées de l’attelage central Janney ainsi que de freins à air, rhéostatique et à récupération (loco) et du frein à air et vide (1) pour le train ainsi que de la marche en unités multiples. Livrées à 172 exemplaires, elles sont réparties en sept sousséries afin de tester différentes solutions techniques proposées par les constructeurs. Bien entendu, elles sont destinées à circuler sous le 3 000 V continu, le seul courant disponible à cette époque.

    En 1937, Henschel livre trois locomotives de la Class 2 E plus puissantes. Comme les précédentes, ce sont des BB bicabines montées sur des bogies supportant l’attelage automatique. 10 ans plus tard, Robert Stephenson & Hawthorns (RSH) construisent pour les SAR sous licence Metropolitan-Vickers 10 locomotives de la Class 3 E à bogies à trois essieux moteurs et supportant l’attelage Janney.

    North British Locomotive Company construit en 1952 sous licence General Electric 40 Class 4 E « Groen Mamba » montées sur deux bogies 1’ Co, donc avec un bissel destiné à soulager la voie soumise aux 157 t de l’engin. Ses 2 262 kW lui permettant d’affronter les rampes de 15 ‰ avec des trains de 1 000 t à 40 km/h pour atteindre la zone des mines de diamants de la région de Kimberley. Plus tard, elles affronteront les courbes serrées et les fortes pentes des lignes de la province du Kwazulu-Natal mais leurs bogies seront victimes de fissures et devront être renforcés.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF d’avril à juillet 2021

    Mouvements du matériel moteur SNCF d’avril à juillet 2021

    AVRIL 2021 et antérieurs

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50629/50630, 50631/50632 SLJ (2/2021) ;

    Z 50633/50634, 50635/50636 SLJ ;

    Z 56649/50, 56651/52, 56653/54, 56655/56, 56657/58, 56659/60 SLN ;

    TGV 310251/310252 (826) SGA.

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79001-79017, 79020-79023, 79025, 79029 SLI.

    Amortissement :

    BB 60096, 60102, 60112, 60118, 60128, 60151 SLI (vendues à Eiffage) ;

    BB 66429 SLF (3/2021) ;

    TGV 23025/23026 (13), 23027/23028 (14), 23091/23120 (60) SGN.

     

    MAI 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 31547/48, 31549/50 SRA ;

    Z 50599/600, 50601/02 SPE ;

    Z 50637/38 SLJ ;

    Z 56661/62, 56663/64 SLN.

    Amortissement :

    BB 15010, 15013, 15016, 15019, 15051 SLN ;

    BB 26228 SLE ;

    BB 27034, 27037, 27042, 27046, 27048, 27051 SLE (vendues à Captrain).

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79026, 79031 SLI.

    Amortissement :

    BB 63696 SLA.

     

    JUIN 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50639/50640, 50641/50642, 50643/44 SLJ ;

    Z 50603/50604 SPE ;

    Z 56667/68, 56669/70 SLN ;

    TGV 310253/310254 (827) SGA ;

    TGV 310255/310256 (828) SGA.

    Amortissement :

    Z 7333 SOC.

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79027, 79028, 79030 SLI.

     

    JUILLET 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 31543/44, 31553/54 SRA ;

    Z 50645/46, 50647/48, 50649/50, 50653/54 SLJ ;

    Z 56665/66, 56673/74 SLN ;

    Z 57141/42 SNU.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    BB 67544, 67563, 67597 SLT. l


    Nomenclature des supervisions techniques de flottes (STF)

    SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon-Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de- Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).


    Cet article est tiré du n°288 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Berlin renouvelle ses S-Bahn

    Berlin renouvelle ses S-Bahn

    Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, impliquant à court terme le renouvellement d’une grande partie du matériel utilisé sur le réseau de S-Bahn de Berlin, un consortium composé de Stadler et de Siemens avait été sélectionné pour la fourniture de nouvelles automotrices électriques désignées BR 483 et BR 484. Les premières déjà livrées sont engagées en service commercial depuis le 1er janvier 2021 sur la relation S 47 Hermannstraße – Spindlersfeld.

    Le réseau de S-Bahn de Berlin a été créé en 1924, reprenant des tronçons de lignes construits dès 1870 à Berlin et dans sa banlieue. Jusqu’en 1945, la Deutsche Reichsbahn exploitait celui-ci, d’abord en traction vapeur puis dès 1929 en traction électrique par troisième rail alimenté en 750 V courant continu. Après la Seconde Guerre mondiale lors de la partition de Berlin en quatre zones, les chemins de fer de RDA, dénommés également Deutsche Reichsbahn (DR), ont assuré l’exploitation du réseau. Lors de la construction du mur de Berlin, le réseau fut scindé en deux parties toutes deux exploitées par la DR, une pour la partie est, et une autre pour Berlin Ouest avec du personnel de Berlin Ouest salarié de la DR de l’Est. Compte tenu de la nouvelle frontière, puis de la construction du Mur en août 1961, le réseau fut remanié avec la suppression de certaines gares et la modification voire l’abandon de certaines relations. De 1984 à 1994, la BVG (Berliner Verkehrsbetriebe) était responsable de la gestion des lignes de S-Bahn situées à Berlin Ouest. À la réunification de l’Allemagne, la DR continua à exploiter le réseau de S-Bahn jusqu’à la fusion de la DR et de la DB le 1er janvier 1994. Le 1er janvier 1995 son exploitation était confiée à l’opérateur S-Bahn Berlin GmbH nouvellement créé, filiale à 100 % de la DB. Le 30 décembre 1996, était créé le VBB (Verkehrsverbund Berlin- Brandenburg), qui est entre autres l’autorité organisatrice de transports, qui gère les transports publics, comme la S-Bahn, les trains régionaux, le métro, les tramways, les bus et les navettes fluviales dans Berlin et dans l’État de Brandebourg. Le réseau actuel de la S-Bahn de Berlin, d’une longueur totale de 340 km, compte 16 lignes desservant 168 gares. 83 km de lignes et 36 gares sont situés dans l’État du Brandebourg.

    Un parc ancien

    Au 1er janvier 2021, hormis les nouvelles BR 483 et BR 484, l’opérateur S-Bahn Berlin GmbH avait à disposition :

  • Thionville. Un solide bastion ferroviaire du Grand Est

    Thionville. Un solide bastion ferroviaire du Grand Est

    Implantée en région minière très fortement industrialisée, l’étoile ferroviaire à cinq branches de Thionville bénéficie de sa proximité avec le Luxembourg, la Belgique et l’Allemagne. Le trafic fret lié à l’activité sidérurgique décline à la fin des années 90 ; en contrepartie, l’ouverture de la LGV Est-européenne et le développement des services régionaux et transfrontaliers soutiennent nettement l’activité Voyageurs.

    Baignée par la Moselle au confluent de la Fensch, la ville de Thionville jouit de sa proximité avec l’Allemagne, le grand-duché de Luxembourg et la Belgique. Sous-préfecture du département de la Moselle avec ses 41 000 habitants, son passé industriel a largement déteint sur son activité ferroviaire basée sur une étoile à cinq branches, toujours exploitées de nos jours. Si la sidérurgie lorraine qui l’avait propulsée dans le peloton de tête des gares françaises pour le fret a aujourd’hui fortement rétrogradé, ses fonctions relatives au transit international se sont largement développées. Exception faite des TGV reliant Paris au Luxembourg, les trains internationaux ont, eux, tous disparu. En revanche, dans le domaine de la mobilité régionale, sa spécificité marquante en forte hausse est dominée par les transports de voyageurs frontaliers locaux travaillant au Luxembourg.

    L’après-guerre et les premières électrifications

    Après la Seconde Guerre mondiale, la traction appauvrie a retrouvé de la force avec les 150 B et C ex-AL supplantées par les machines neuves 150 X, 141 R, les autorails De Dietrich étant localisés à Metz.

    L’industrie lourde a besoin de bras et justifie un apport de population italienne, du Magreb et des pays de l’Est.

    En 1947 la trame voyageurs reprend le dessus mais les flux en provenance de Bruxelles et à destination de la Suisse et de l’Italie sont moins étoffés qu’avant la guerre, avec un express de jour Ostende – Bâle et un Bruxelles – Bâle avec rame Calais – Bâle via Charleville la nuit. En journée fonctionne un mouvement Lille – Metz avec tête-à-queue à Thionville.

  • Le 29e EuroNight est pour la Croatie

    Le 29e EuroNight est pour la Croatie

    Retour sur la saison estivale de 2021 des trains de nuit avec la nouvelle relation ouverte vers la Croatie. Depuis le 18 juin, l’EuroNight 1252/1253 « Split » relie la ville de Bratislava, en Slovaquie, à la station balnéaire de Split, en Croatie, en passant par l’Autriche et la Slovénie.

    L’EuroNight 1252/1253

    Depuis juin 2021, les chemins de fer autrichiens annoncent l’arrivée d’un nouveau partenaire dans le programme NightJet Partner et l’ouverture d’une relation nocturne avec la Croatie.

    Les compagnies ferroviaires à l’initiative de cette nouvelle desserte voyageurs misent sur l’engouement écologique et mettent l’accent sur un mode de transport respectueux du climat car elle n’est pas vouée à être rentable financièrement, bien au contraire. Cette démarche est en parfaite harmonie avec le souhait de la Commission européenne qui a déclaré l’année 2021 « Année européenne du rail ».

    L’arrivée de la compagnie ferroviaire nationale slovaque (ŽSSK) dans le programme du réseau européen de trains de nuit avec les Autrichiens permet l’ouverture de la 29e relation, à savoir l’EN 1252/1253 Bratislava (SK) – Split (HR) via Vienne (A), Graz (A) et Zagreb (HR). Le train a réalisé deux AR par semaine jusqu’à la mi-septembre.

    Sa composition

    Le train est composé de deux voitures places assises 2de classe (Bmz) et de trois wagons-lits (WLABmee), tous issus du parc slovaque (ŽSSK), la longueur peut varier selon la demande.

    À ceci s’ajoute un service porteautos reliant Bratislava à Split avec un fourgon DDm915 appartenant à l’entreprise ferroviaire tchèque (CˇD) puis deux fourgons porte-autos autrichiens ÖBB de type DDm 98-70 (équivalents aux DDm915) entre Vienne et Split. À l’exception de la Slovaquie, le train