Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Des X TER toulousains pour la Roumanie

    Des X TER toulousains pour la Roumanie

    Le 4 octobre dernier, trois automoteurs bicaisses X 72500 ex-Midi-Pyrénées (72575/ 76, 653/54, 657/58) sont partis de l’ERM (technicentre) de Toulouse-Raynal pour Brasov, en Roumanie, où ils seront incorporés au parc de Regio Calatori qui dispose déjà de deux X TER tricaisses (72725/26, 733/34) ex-Picardie remis en service commercial le 9 décembre 2018. Le convoi, tracté par la BB 26189 (train 47516), a été expédié entre deux wagons Siikmms autrichiens de Rail Cargo Wagon (RCW) équipés d’un côté d’un attelage Scharfenberg et de l’autre d’un classique. L’itinéraire suivi était via Narbonne – Sibelin, Perrigny, Mulhouse et Bale. Deux autres X TER (72583/84, 587/88) devaient quitter Toulouse en novembre 2019 pour Brasov. À Toulouse, il reste encore trois X TER (72517/18, 537/38, 539/40). Les engins sont envoyés détagués et avec logo région Midi-Pyrénées occulté.

  • Les MI 84 en rénovation

    Les MI 84 en rénovation

    Proche de celle des MI 79, la rénovation lourde des MI 84 de la ligne B a été retardée par la présence d’amiante. Avec presque un an de retard, les premières rames ainsi rajeunies commencent à être livrées.

    Lorsque le marché de rénovation est signé en février 2017, Alstom annonce les premières livraisons de rames MI 84 rénovées pour fin 2018. En fait, la première n’a été réceptionnée à l’atelier RATP de Massy qu’en septembre 2019. Presque une année de retard ! Ce qui a fait bondir Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobi­lités, qui finance à 100 % les 100 millions d’euros de l’opération. D’où sa visite ce 4 octobre dans l’usine alsacienne de Reichshoffen. Pour mettre la pression, comme elle le dit elle-même, car il n’y a pas de petit marché et que les 980 000 voyageurs quotidiens de la ligne B les attendent avec impatience.
    Le marché porte sur la rénovation de 31 rames en tranche ferme et 10 en option. Les rames arrivent de Massy en l’état à l’exception des marchepieds mobiles qui sont retirés pour des raisons de gabarit. Les quatre véhicules sont séparés et tout est démonté : retrait des portes, des vitres, des parois, du garnissage et de l’ensemble des aménagements. Lors de l’opération, sur chaque rame, 5 300 pièces sont démontées puis remontées.
    Sur un plan technique (moteurs, traction, bogies, transformateur, etc.), la rénovation ne comporte aucune opération. Le plancher est remplacé avec pose d’un nouveau revêtement de sol (couleur bleue). C’est lors de cette opération que l’amiante est venu perturber le processus et allonger les délais de production. Sa présence était connue puisque le MI 84 a été produit sur le site Alstom de Valenciennes au début des années 80. Mais avec l’usure du temps et la déformation des structures, l’amiante se retrouve sous une forme très désagrégée. Le confinement a dû être adapté. Plus contraignant pour les conditions de travail, le traitement devient aussi plus long. Adapté à chaque véhicule, c’est du sur mesure qu’il faut mettre en œuvre au lieu d’un processus industriel plus répétitif.
    De fait, la rame rénovée n’apporte pas de réelle surprise. Selon la volonté d’Île-de-France Mobilités, et par souci d’homogénéité du parc, la rame MI 84 rénovée est identique à la rame MI 79 rénovée. Le voyageur ne verra pas de différences. Les sièges ont été remplacés avec pose d’un tissu de velours antilacération aux couleurs bleu et jaune. Les strapontins sont remplacés par des appuis ischiatiques et les demi-travées retirées sur le RER A ont été remises. La capacité revient donc à 312 places assises (identique au MI 79) au lieu de 216. Il n’y a pas d’espaces pour les gros bagages : seules les premières rames rénovées du MI 79 en sont pourvues. Au niveau des plateformes apparaissent des barres de maintien tribranches. Par contre, pour l’information des voyageurs, le schéma de ligne placé au-dessus des portes reste sous forme papier. Contrairement au MI 79 rénové, la version dynamique avec allumage de plots au niveau des gares desservies n’a pas été retenue.

  • Alstom révèle le premier véhicule de série Aptis aux RNTP

    Alstom révèle le premier véhicule de série Aptis aux RNTP

    Alstom a présenté en exclusivité le premier véhicule de série de son bus électrique Aptis lors des RNTP (Rencontres nationales du transport Public) qui se tenaient à Nantes du 1er au 3 octobre.
    Après les quatre prototypes qui ont parcouru les routes de nombreuses agglomérations françaises et européennes depuis deux ans, ce nouveau design intègre les retours d’expérience des passagers et des opérateurs de transport.
    Ce premier véhicule de série s’appuie sur une architecture globale optimisée nécessitant moins de références de pièces détachées et facilitant considérablement les opérations de maintenance. Grâce à un angle de braquage des roues atteignant 40°, son pouvoir d’insertion augmente significativement. La diminution de 10 % du poids total du véhicule, cumulée à l’utilisation de nouvelles batteries plus performantes, renforce substantiellement l’autonomie. Plus léger, Aptis accueille désormais davantage de voyageurs et propose plus de fluidité grâce à de nouvelles portes coulissantes.
    Par ailleurs, Aptis continue ses essais en Île-de-France avec la RATP pour sa future intégration dans le réseau francilien, teste parallèlement en Espagne sa solution de recharge statique par contact au sol (SRS) tout en assurant la formation de chauffeurs avant les premières mises en circulation, prévues en fin d’année à Strasbourg.

  • Des BB 22200 réversibles en renfort dans le Grand-Est

    Des BB 22200 réversibles en renfort dans le Grand-Est

    Eu égard à la réduction du parc des BB 15000 et en attendant que le lot de BB 26158-26163 soit rendu réversibles avec multiplexage, les deux TER Paris – Nancy – Strasbourg créés en 2018 ont depuis cet été confiés à des BB 22200 détachées de Marseille. Il s’agit des 22235, 22259, 22263 et 22282, à la rutilante livrée Paca, qui ont abandonné les tournées sur l’artère du littoral Marseille – Toulon – Nice. Elles sont engagées du lundi au vendredi sur les trains suivants : 839161 Paris-Est 7 h 06 - Strasbourg 11 h 59 • 839162 Sarrebourg 5 h 25 – Paris-Est 9 h 55 • 839171 Paris-Est 16 h 36 – Strasbourg 21 h 11 • 839172 Strasbourg 16 h 13 – Paris-Est 21 h 19 (du lundi au jeudi) • 839176 Strasbourg 16 h 19 – Paris-Est 21 h 28 (le vendredi).
    A priori, ces engins pourraient s’implanter définitivement en Alsace et permettre la radiation de BB 25500 employées avec des RIO sur l’étoile de Strasbourg.

  • X 73500 : Les 20 ans d’une grande série

    Destinés à remplacer un parc plus que vieillissant sur les dessertes omnibus régionales, les X 73500/900 constituent la plus importante commande de matériel réalisée par la SNCF. Acquis par la quasi-totalité des régions, ils sillonnent depuis 1999 les lignes françaises et, même si d’autres séries plus récentes sont venues ensuite chasser sur leurs terres, ils restent très présents sur les réseaux de province avec un effectif de 335 engins réduit seulement de deux unités.

    Forte de 318 unités, auxquels il faut ajouter les 19 X 73900 aptes à circuler sur le réseau allemand de la DB, cette grosse série d’appareils désignés ATER est la plus importante jamais acquise par la SNCF.
    À la fin des années 90, les régions de province désirant améliorer le service des TER omnibus de type périurbain ou rural encore assurés par une flotte diffuse de RGP 1, d’X 2800, de Caravelles (X 4300, 4500, 4630, 4750) et d’X 2100 et 2200 monocaisses vont participer au financement d’un nouvel autorail à caisse unique puissant et confortable. Pour les liaisons directes, leur choix s’était porté précédemment sur le type X TER bicaisse X 72500.
    Construits par Alstom-De Dietrich et Alstom LHB (Linke-Hofmann-Busch) cotraitant du précédent, les nouveaux venus, d’une longueur hors norme de 28,90 m, montés sur deux bogies avec deux portes de 1,30 m par faces à accès surbaissé favorisant le transport des personnes handicapées, sont mus par deux moteurs diesels MAN D 2866 LUH 21 à six cylindres en ligne, développant ensemble 514 kW, disposés horizontalement sous les cabines de conduite.
    L’agencement intérieur diffère selon le choix des régions, allant de 48 à 64 sièges Compin à quatre places de front, 17 à 23 strapontins et 83 places debout, la classe unique étant appliquée sauf pour 38 véhicules acquis par Rhône-Alpes, cinq par Lorraine et deux par la DB AG équipés en version mixte 1re-2de classe. Leur bon confort avec affichage intérieur et extérieur dynamique défilant, allié à la climatisation des espaces voyageurs et cabines, est apprécié de la clientèle. Pour celle-ci, ils symbolisent un nouveau concept de transport régional. Munis d’un autocoupleur Scharfenberg aux extrémités, ils sont autorisés à la marche en UM jusqu’à trois appareils.
    D’une masse de 50 t en ordre de marche, aptes à 140 km/h, les X 73500 se révèlent nerveux lors des démarrages, avec deux systèmes de freinage efficaces à disques et électromagnétique. Ils disposent d’un masque anticrash renforçant la sécurité et d’une capacité en combustible de 1 000 l.
    D’abord calibré à 83 unités par marché du 30 mai 1997, le parc est monté début 1999 à 143 engins, répartis en 12 régions, se répartissant entre l’Alsace (38), la Picardie (cinq), la Bretagne (15), la Haute-Normandie (huit), les Pays de la Loire (10), le Centre (15), Midi-Pyrénées (sept), Languedoc-Roussillon (sept), Rhône-Alpes (30), Franche-Comté (quatre), Bourgogne (deux), Auvergne (deux).
    Mais des options sont prises par la Lorraine, la Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais, la Basse-Normandie, l’Aquitaine, le Poitou-Charentes, le Limousin.

  • Des Coradia Continental à batteries sur Leipzig – Chemnitz

    Des Coradia Continental à batteries sur Leipzig – Chemnitz

    Dans le cadre de l’élimination de la traction diesel en Allemagne, les autorités de transports de Saxe-Centrale et de Leipzig ont décidé début octobre 2019 de commander 11 automotrices électriques Coradia Continental tricaisses équipées de batteries, qui seront utilisées sur Leipzig – Chemnitz (81 km) à partir de 2023, actuellement exploitée par Mitteldeutsche Regiobahn (MRB, groupe Transdev), qui utilise des rames remorquées par des locs ER 20 série 223, limitées à 140 km/h. Les Coradia, aptes à 160 km/h, permettront ainsi une réduction du temps de trajet entre les deux villes de 6 min. Les batteries de traction, situées sur les toitures, seront rechargées dans les gares de Leipzig et de Chemnitz au moyen des pantographes, dont disposent ces engins, qui seront transformés en Coradia Continental électriques lorsque la ligne sera intégralement électrifiée. Le temps de recharge est d’environ 30 min.

  • Patrimoine : des journées pleines de panaches

    Patrimoine : des journées pleines de panaches

    Comme de coutume, les Journées européennes du patrimoine ont été l’occasion pour de nombreuses associations d’exposer du matériel historique préservé. Cette édition 2019, qui s’est déroulée les 21 et 22 septembre, a été marquée par la présence du matériel du MFPN en gare de Lille-Flandres, un spécial vapeur mis en marche par l’Ajecta entre Longueville et Villiers-Saint-Georges avec la 140 C 231 mais également la 231 G 558 du PVC sur Rouen – Dieppe. Sans oublier les autres événements organisés sur le reste du territoire en dehors du Réseau ferré national.

  • Les nouveaux trains Intercités vont rouler en CAF

    Les nouveaux trains Intercités vont rouler en CAF

    28Pour remplacer les rames Corail sur les lignes IC dites « structurantes » dont il a la charge, l’État avait besoin d’un matériel spécifique qu’il ne pouvait pas puiser dans les contrats en cours d’acquisition de Régiolis ou Regio 2N. Il a donc lancé via la SNCF un appel d’offres pour un matériel répondant à un cahier des charges bien précis qu’a finalement remporté l’espagnol CAF, qui devrait équiper les deux radiales concernées et sous réserve la transversale. Un jeu normal de la concurrence dont Alstom bénéficie par ailleurs sur d’autres marchés…

    La nouvelle est tombée le 18 septembre dans un communiqué de la SNCF : le constructeur espagnol CAF est l’attributaire pressenti de la commande des nouveaux trains Intercités. En fait, la rumeur de ce choix enflait depuis la mi-août. L’affaire mérite un petit retour en arrière.
    En juillet 2016, Alain Vidalies, alors secrétaire d’État aux Transports, annonce sa feuille de route pour les trains Intercités. On y apprend que de nombreuses lignes sont transférées aux régions, que les Intercités de nuit sont en sursis et que l’État garde notamment trois lignes structurantes de jour, et trois lignes d’aménagement du territoire.
    Un important volet matériel roulant accompagne ce plan. L’État va financer l’acquisition de matériel neuf pour les régions, de type Régiolis ou Regio 2N version Omneo, à puiser dans des marchés existants de Bombardier et Alstom, pour aller vite. Pour les transversales conservées (Nantes – Lyon, Nantes – Bordeaux et Toulouse – Hendaye), l’État utilise aussi ces marchés en commandant des rames Coradia à Alstom. Ces rames bimodes ou automotrices sont désormais livrées et assurent 100 % des dessertes. Il y a 15 B 85000 et neuf Z 51500.
    Pour les trois lignes structurantes (Paris – Limoges – Toulouse, Paris – Clermont-Ferrand et Bordeaux – Marseille), c’est plus compliqué car les fonctionnalités demandées ne sont pas dans les marchés existants des deux constructeurs. Un nouvel appel d’offres est donc nécessaire. La SNCF lance le 24 décembre 2016 un marché d’études et d’acquisition (avis d’appel public à la concurrence) qui se concrétise le 16 juin 2017 par un appel d’offres (document de consultation des entreprises). Le gouvernement évoque une enveloppe budgétaire de 800 millions d’euros pour la construction de 28 rames et d’un centre de maintenance. La livraison est attendue à partir de 2021. Une option est déjà présente pour 15 rames (400 millions d’euros) destinées à l’axe reliant Bordeaux à Marseille.
    L’expression fonctionnelle de ce nouveau matériel est établie par l’État après une concertation menée au deuxième trimestre 2016 auprès des préfets des six régions concernées. Le cahier des charges est le suivant : rame automotrice bicourant, un seul niveau, équipement en KVB et ERTMS, 200 m de long, couplable en UM, apte à 200 km/h, minimum 420 voyageurs par rame, confort du niveau Grandes Lignes pour des trajets éventuellement longs (7 heures), accessible aux PMR en 1re comme en 2de classe, espace pour de la restauration ambulante, connexion Internet, vidéosurveillance, information voyageurs dynamique, possibilité de réservation (repérage sièges, voitures et marquage).
    Pour rappel, ces trois lignes font aujourd’hui appel à des voitures Corail dont la traction est assurée par des BB 26000 et 7200/22200. Consciente de l’importance de ces lignes, l’activité Intercités de la SNCF avait opéré une profonde mutation au début des années 2000 avec l’opération Téoz. Au total, 430 voitures composaient 61 coupons de sept voitures : deux de 1re, quatre de 2de et une pour les services (PMR et familles). Outre une livrée extérieure innovante et inédite très colorée, les aménagements montaient en gamme : nouveaux sièges, nouveaux coloris, espaces diversifiés. Ces rames arrivent en août 2003 sur Paris – Clermont-Ferrand après une étonnante circulation sur l’avenue des Champs-Elysées durant l’exposition Train capitale, puis en 2004 sur Toulouse avant Strasbourg.

  • Vingt BB 26000 R pour la région Grand-Est

    Vingt BB 26000 R pour la région Grand-Est

    La région Grand-Est a décidé de porter à 20 son parc de BB 26000 R, avec OPMV et mise en réversibilité des 26158 à 26163 actuellement affectées à Intercités pour 2020, dans le but de remplacer les BB 15000 qui officiaient sur les trains Vallée de la Marne.
    La région n’applique pas de livrée spécifique sur son matériel roulant, les BB 26000 R qui sortent d’OPMV sont en livrée TER gris et bleu, avec juste le logo de la région sur les côtés. Ici, l’acheminement de la BB 26159 au crochet de la BB 26141 R Grand-Est, en marche 314968 Châlons-en-Champagne – Nevers, pour OPMV et mise en réversibilité, est vu à Mézy- Moulins (Aisne) à hauteur du chantier « débord marchandises » de l’ex-gare de Mézy sur la Ligne 1 Strasbourg – Paris-Est côté Château-Thierry – Paris (4 septembre 2019).

  • Reprise de service pour cinq voitures aux couleurs de la région Occitanie

    Reprise de service pour cinq voitures aux couleurs de la région Occitanie

    Depuis quelques semaines, cinq voitures aux couleurs de la région Occitanie, stockées à Cerbère et en attente de radiation, ont repris du service. Durant l’été, elles ont été acheminées jusqu’à Nice, afin de venir renforcer les effectifs du parc de voitures Corail de la Région Paca. Désormais, elles sont visibles sur les TER Paca, souvent sur des relations Marseille – Nice ou Marseille – Lyon-Part-Dieu. La BB 22311 R est aperçue au milieu du vignoble varois de Cuers à la traction du TER Paca 17484 Nice – Marseille le 5 septembre 2019.