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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

RP 333: À bord d’un train de fret sur la ligne des Cévennes
Entre Langeac et Tarascon, l’entreprise Captrain filiale du groupe SNCF achemine des grumes depuis la Haute-Loire vers une usine de traitement de pâte à papier de Fibre Excellence. Les deux sites disposant d’Installations Terminales Embarquée (ITE). Le trajet est long d’un peu plus de 200 km, il se fait pour partie via la ligne des Cévennes. La marche étant très détendue, il faut un peu plus de 6 heures pour le réaliser, ce qui laisse le temps d’admirer de magnifiques paysages dont Alexandre que nous allons suivre dans sa journée de conduite ne se lasse pas. Le convoi est tracté par une BB 75000, une locomotive de puissance moyenne (2000 KW) développée par Alstom et Siemens, louée à la SNCF.

République tchèque : AŽD fait circuler un train autonome avec des passagers
Le constructeur tchèque de systèmes de signalisation et de communication et également opérateur ferroviaire AŽD Praha a fait circuler le 4 avril 2025, en collaboration avec le gestionnaire de l’infrastructure tchèque Správa železnic (SŽ), un train autonome en milieu ouvert, pour la première fois avec des passagers, sur la ligne Kopidlno – Dolní Bousov (24 km), qui était supervisée par un agent circulation SŽ de la gare Kopidlno.
Le train autonome comportait l’automotrice diesel EDITA 811.111, véhicule ferroviaire expérimental pour les technologies innovantes d’AŽD issu de la modernisation du RegioMouse 810.111 racheté en 2022 aux ČD, remorquant une voiture rénovée à essieux de la série (BDtax), dans laquelle se trouvaient les passagers. L’EDITA est entre autres équipé de caméras et de capteurs lidar, qui en continu scannent en détail l’environnement, mesurent les distances et cartographient le terrain.
Ce train autonome, dans lequel se trouvera toutefois un conducteur, circulera pendant six week-ends avec des passagers sur la ligne Kopidlno – Dolní Bousov, qui est située en Bohême- Centrale.

Début des grandes manœuvres pour les Z 2N
L’arrivée tant attendue des rames du RER NG sur la ligne D du RER va entraîner pendant 10 ans une vaste redistribution des affectations des rames à deux niveaux type Z 2N.
Depuis le 16 décembre 2024, le RER NG Z 58500 circule en heures creuses sur la ligne D, axe Corbeil – Creil. La montée en puissance va se faire progressivement au fil des aménagements d’infrastructure et des livraisons.
Fin 2025, 32 rames devraient être opérationnelles. Avec la dernière commande passée début avril de 96 rames venant compléter la commande initiale de 36 rames, la ligne D sera couverte par 132 rames RER NG courant 2029. L’objectif est le remplacement des actuelles rames Z 2N type 20500. La ligne D en utilise 134 dont 114 ont été rénovées Waouh récemment et 20 sont encore en livrée bleue à berlingots avec les aménagements correspondants. Ces rames sont toutes en composition à cinq caisses.
Les 114 rames vont être réparties sur trois lignes d’Île-de-France. Au préalable, elles transitent toutes par le technicentre de Saint- Pierre-des-Corps pour notamment passer en composition à quatre caisses, composition maximale autorisée sur ces trois lignes. En 2025, 18 rames iront au RER C. Quatre rames sont d’ores et déjà traitées : il s’agit des 77 D, 78 D, 79 D et 80 D devenues 77 A, 78 A, 79 A et 80 A. En 2026, le transfert ne concernera que quatre rames vers la ligne C car Alstom donnera priorité aux rames RER NG du RER E pour l’ouverture vers Mantes. Dès 2027, la modification de composition se fera au technicentre d’Achères, Saint-Pierre se consacrant à l’opération mi-vie du Francilien.
11 rames iront au RER C et 18 à la ligne U. En 2028, trois rames à la ligne U, trois à la ligne P et 39 au RER C. Enfin, en 2029, 13 rames au RER C et cinq à la ligne P. Notons que les rames en direction de la ligne U seront issues des rames Z 20500 avec remorques courtes, au nombre de 21, un impératif pour la longueur des quais des gares de cette ligne. La remorque retirée est expédiée à Romilly mais avant sa radiation,

LES BB 27000 quadrillent la France
Exclusivement affectées au trafic au fret, les BB 27000 sont acquises à 180 exemplaires par la SNCF au début des années 2000. Ces machines, essentiellement présentes sur les convois des lignes de l’Est et du Nord, font également des incursions sur les axes de l’Ouest et du Sud-Ouest, sans oublier la région parisienne… Les besoins de Fret SNCF se réduisant, aujourd’hui 40 % du parc est destiné à la location via Akiem, filiale de la SNCF.
Avec leurs homologues BB 37000, 37500 et 27300, les BB 27000 sont les toutes dernières locomotives électriques acquises par la SNCF au début des années 2000. Du type Prima de la firme Alstom à motorisation asynchrone, elles sont bicourant 1,5/25 kV et limitées à 140 km/h. Affectées exclusivement au fret, elles ne sont pas utilisables en trafic voyageurs car dépourvues du chauffage électrique des rames. Elles sont aptes à fonctionner en unités multiples et leur puissance de 4 200 kW les place en retrait des BB 26000 récemment livrées. D’une masse de 90 t, elles sont capables de fonctionner avec un entretien réduit. Leurs cabines climatisées ont un poste de conduite central.
Destinées à remplacer des séries anciennes tant à courant continu (CC 6500, BB 8500 et 9200) que monophasé (BB 12000 et 16500), elles doivent permettre d’amorcer la relève des premières séries de bicourant (BB 25100, 25150 et 25200). Une première tranche de 90 machines est commandée à l’usine de Belfort le 4 novembre 1998, elle est suivie en juin 2001 d’une tranche optionnelle de 120 engins supplémentaires dont les 30 derniers sont convertis en cours de construction en BB 37000 tricourant.
Avignon, première affectation de la série
Les premières unités subissent courant 2001 les tests de réception traditionnels relatifs au comportement des moteurs, freins, pantographes, bogies lors de courses d’essais sous les deux types de courant sur Paris – Lyon – Marseille, en Champagne, dans le val de Loire et en Sologne. Nettement moins mouvementée que l’entrée en scène des BB 26000, la réception de chacune d’elles est validée après une course de réception comme elles sur Dijon – Dôle – Vallorbe comportant le plan incliné en 20 mm/m de Mouchard à Frasne.
Les premières machines sont affectées au dépôt d’Avignon à l’automne 2001 sauf les 27003 et 27004 qui restent à disposition de la direction du Matériel pour investigations et la

Alstom se réorganise pour accélérer la production de ses trains à grande vitesse
Pointé pour ses retards récurrents dans la livraison des trains, Alstom se réorganise et s’apprête à investir plus de 150 millions d’euros pour augmenter la capacité de production de ses sites en France. En particulier pour faire face à la demande sur le segment de la grande vitesse ferroviaire (avec son train Avelia Horizon) et surtout répondre aux impatiences de ses clients. La SNCF attend ainsi depuis 2023 les premières des 115 rames du TGV M qu’elle a commandées et qui sont désormais espérées pour début 2026. Alstom a aussi vendu des exemplaires de son train aux États-Unis ainsi que 12 rames à l’opérateur privé Proxima. Tout récemment, le Maroc a confirmé une commande de 18 rames.
Le constructeur français, qui ne dispose que d’une seule ligne de La rame 1005 du TGV M vue à Belfort. production et d’assemblage pour le TGV M, a annoncé début avril qu’il allait mettre en place une nouvelle ligne d’assemblage pour les trains à grande vitesse sur le site de Valenciennes-Petite-Forêt, jusqu’alors spécialisé dans la conception et la réalisation de métros, trams-trains, RER et trains 30 millions d’euros.
Les lignes de chaudronnerie et d’assemblage pour les trains Avelia doivent aussi être doublées sur le site de La Rochelle. Par ailleurs, à Belfort, un nouveau bâtiment sera construit, dédié aux activités de préparation à la mise en service commercial des trains à très grande vitesse. D’une lon- gueur de 250 m, il pourra accueillir une rame Avelia Horizon complète. « Des investissements sont également prévus sur les sites fabriquant des composants pour les trains à très grande vitesse Avelia, comme Petit-Quevilly, Ornans, Tarbes et Le Creusot, notamment en ce qui concerne la robotisation et les tech- niques de soudage avancées », indique le groupe dans un commu- niqué, en précisant investir « égale- ment dans sa chaîne d’approvision- nement afin d’aider ses fournisseurs à accompagner le groupe dans cette montée en puissance ».
L’objectif est de passer d’une douzaine de rames produites l’an prochain à un doublement à moyen terme. 1 000 personnes doivent être embauchées dès cette année.

Opérations mi-vie en Normandie
Comme les autres régions, la Normandie s’est impliquée dans le programme OpTER qui permet la rénovation mi-vie des AGC et TER 2N NG. Elle a choisi le site industriel historique de Quatre Mares à Sotteville-lès-Rouen pour réaliser cette opération.
Le technicentre de Quatre Mares
Près de Rouen, le technicentre industriel de Quatre Mares est un ensemble d’ateliers ferroviaires voué à l’entretien du matériel roulant. Le site historique est construit à partir de 1913. Les premières locomotives à vapeur y sont entretenues dès 1917. Une première reconversion a lieu en 1960 pour recevoir des locomotives diesels, puis diesels-électriques et enfin électriques. Les agents assurent des opérations de niveaux 4 (rénovation au type, à savoir une éventuelle remise à niveau à l’identique) et 5 (modernisation). Dernièrement, l’atelier a traité le prototype de BB 27000 autonome avec Alstom. Il a aussi effectué jusqu’en 2024 l’équipement en ERTMS de BB 27000 pour le Fret. Le technicentre traite en ce moment neuf locomotives BB 22200 des Hauts-de-France pour monter le multiplexage. Un nouvel atelier a été construit récemment sur un site voisin pour assurer la maintenance des niveaux 1 à 3 des nouvelles rames Omneo et Régiolis.
83 rames AGC en rénovation d’ici 2031
Le programme OpTER concerne 934 engins dont 235 TER 2N NG et 699 AGC. La Normandie ne possède que des AGC. La Région a voté un budget de 153 millions d’euros pour en rénover 56. Au départ, il y a deux phases. Une première de 30 rames : 14 X 76500 tricaisses ex-Basse-Normandie, 16 Z 27500 dont neuf quadricaisses ex-Basse- Normandie et sept tricaisses ex-Haute-Normandie. Puis une seconde phase de 26 rames : 17 Z 27500 tricaisses et neuf B 82500 toutes de Haute-Normandie. Suite à des mouvements récents de parcs interrégions (quatre Z 27500 quadricaisses transférés vers le Centre-Val de Loire et quatre B 82500 récupérés en Île-de-France), la répartition des 56 rames est finalement la suivante : 29 Z 27500, 14 X 76500 et 13 B 82500. Ces derniers, plus récents, passeront en fin de programme.

Ferrocampus propose un nouveau cursus
À partir de la rentrée de septembre 2025, 25 étudiants seront admis dans un nouveau cursus dédié aux métiers du ferroviaire. L’association Ferrocampus, associée à La Rochelle Université, vient de lancer une nouvelle licence professionnelle ferroviaire dédiée aux métiers de l’électricité et de l’énergie.
L’enseignement, dispensé au lycée Bernard Palissy de Saintes, est ouvert aux étudiants titulaires d’un BTS électrotechnique maintenance des systèmes et conception- réalisation des systèmes automatisés. À l’issue de la formation, qui durera une année en alternance, les étudiants diplômés auront la possibilité de poursuivre leur cursus ou d’intégrer le marché du travail. En 2027, Ferrocampus proposera une nouvelle licence professionnelle et ouvrira une école d’ingénieurs ferroviaires baptisée Sup’Ferro.

Nouvelle commande de Regio 2N
Fin janvier, la SNCF a passé une nouvelle commande de rames Regio 2N pour le compte de deux régions. Il s’agit d’abord de deux rames pour les Pays de la Loire. Cette région possède déjà 13 rames Z 56500 reçues en 2018 et 2019 et utilisées en pool avec la région Centre pour la relation Nantes – Orléans dite Interloire. Ensuite deux rames sont destinées à la région Provence-Alpes- Côte d’Azur qui gère déjà 16 rames Z 55500 reçues entre 2014 et 2016. Elles sont désormais affectées à la filiale Sud Azur pour la desserte autour de Nice. La nouveauté concerne le financement qui est assuré par la Principauté de Monaco associée à la future évolution de la desserte. Ces quatre rames doivent être livrées par Alstom, début 2027. Elles sont identiques aux précédentes : huit caisses et 110 m de long. En revanche, leur construction comprend l’équipement en ERTMS, une obligation pour tout matériel sortant de production en 2025.

L’autorail du général de Gaulle rentre au musée de Mulhouse
Construit à Reichshoffen en 1937, l’autorail De Dietrich X 42511 a quitté le 7 janvier dernier l’usine Intuis de Laon où il était préservé par l’ancien directeur depuis décembre 2006. À destination de la collection de la cité du Train à Mulhouse par convoi exceptionnel routier, il sera placé en réserve dans l’attente de sa mise en valeur pour exposition. Ancien autorail de commandement pour les tournées de direction SNCF et autorail présidentiel, il a servi pour les déplacements du général de Gaulle de Paris à Barsur- Aube (Colombey-les-DeuxÉglises). Il est équipé d’une cuisine avec une salle à manger pour 12 personnes, d’une chambrebureau avec un grand lit, de trois cabines couchettes simples et d’une cabine couchette double pour le personnel de conduite ou d’accompagnement. Radié le 6 décembre 1974, il sera ensuite utilisé comme salon VIP par une filiale de Coca-Cola à Lunéville (peint en livrée Coca-Cola). La Fédération des amis des chemins de fer secondaires (FACS) et le Chemin de fer touristique du Vermandois (CFTV) ont apporté leurs connaissances et compétences techniques pour ce transfert.

Allemagne : la NEB verdit son parc
Depuis le 15 décembre 2024, des Mireo Plus H à hydrogène et des Mireo Plus B à batteries construits par Siemens Mobility remplacent des automotrices diesels sur des relations régionales exploitées par la NEB dans les États de Berlin et du Brandebourg.
Deux contrats pour la NEB
La Niederbarnimer Eisenbahn AG (NEB) est détenue à 66,92 % par Industriebahn Gesellschaft Berlin GmbH, filiale à 50,2 % de Captrain Deutschland et à 49,8 % de Behala, et à 33,08 % par cinq arrondissements et 10 communes, et est gestionnaire d’infrastructure. Sa filiale NEB Betriebsgesellschaft mbH est également opérateur ferroviaire. La NEB exploite trois contrats. Le premier concerne le réseau Ostbrandenburg qui comprend les relations RB1 2 Berlin Ostkreuz - Oranienburg – Templin Stadt, RB 25 Berlin Ostkreuz – Werneuchen, RB 26 Berlin Ostkreuz - Müncheberg (Mark) – Kostryn (Pologne), RB 35 Fürstenwalde (Spree) - Bad Saarow-Süd, RB 36 Königs Wusterhausen - Francfortsur- l’Oder, RB 54 (Berlin-Lichtenberg/ Berlin Gesundbrunnen -) Löwenberg (Mark) – Rheinsberg (Mark), RB 60 Eberswalde - Francfort- sur-l’Oder, RB 61 Angermünde – Schwedt (Oder), RB 62 Prenzlau - Angermünde, et RB 63 Eberswalde - Joachimsthal (- Templin). Le second contrat concerne le réseau Heidekrautbahn, qui comprend les relations RB 27 (Berlin-Gesundbrunnen -) Berlin- Karow – Basdorf – Groß Schönebeck/ Schmachtenhagen. Enfin, depuis septembre 2023 un contrat s’applique à la relation Tesla TES Erkner - Fangschleuse Tesla Süd. Pour exploiter ces relations, la NEB disposait au 1er janvier 2024 de 46 automotrices diesels, dont 16 Regio-Shuttle RS1 série 650 à une caisse, 19 Talent série 643 (deux à deux caisses et 17 à trois caisses), et 11 Link série 632 à deux caisses.