Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • La CC E 4035 en panne à Champagney

    La CC E 4035 en panne à Champagney

    Le 2 juin 2019, vers 10 h, sur la ligne 4, entre Lure et Belfort, le train de sable VFLI, qui relie Oulchy-Breny à Bantzenheim, tracté par la CC E 4035, louée à Europorte, est tombé en panne à la sortie du tunnel de la Chalière, près de Champagney, en Haute-Saône. Dépêché depuis la base LGV RR Geneuille, près de Besançon, l’UM BB 67266 + BB 67267 a transité via la ligne à grande vitesse et, après rebroussement à Petit-Croix et changement de voie à Bas-Évette, a accosté le train à secourir.

  • Des wagons VTG pour Fret SNCF

    Des wagons VTG pour Fret SNCF

    Des wagons VTG ont été livré début 2019 par INVEHO UFO, ateliers-usines d’ERMEWA Group situé à ORVAL dans le Cher. 84 wagons transportent ainsi du feldspath (minerai) depuis l’ITE Ymerys situé à 1 km de Lavaufranche (Creuse) à destination d’un client italien de Modène. Avec des rames composées de 19 de ces wagons (14 000 t), Fret SNCF assure cette relation trois fois par semaine via Gannat, Saint-Germain-des-Fossés, Lyon et Modane.

  • Nouveaux Régiolis en Hauts-de-France

    Nouveaux Régiolis en Hauts-de-France

    Lors du transfert de la ligne Intercités Paris – Amiens – Boulogne à la région Hauts-de-France, le ministère a fait commander par la SNCF du matériel neuf pour remplacer les rames Corail tractées par des locomotives BB 67400/BB 22200.
    10 rames de type Coradia sont en cours de livraison. Leurs caractéristiques sont les suivantes : six caisses, bicourant, bimodes monoclasses, aménagement type Intercités avec sièges individuels recouverts de tissu de velours gris et têtière bleue, 300 places et 24 strapontins. L’avant est celui du Régiolis. La livrée extérieure est celle des Hauts-de-France.
    Cinq rames ont déjà été réceptionnées en avril et mai. Reprises dans la série B 84500, elles sont numérotées de B 84701/02 L à B 84719/20 L. Elles circulent actuellement sur Paris – Laon.
    Elles devraient apparaître progressivement sur l’axe Paris – Boulogne dès cet été pour assurer 100 % des trains au SA 2020.

  • Voyage en train au Cambodge – dans une autre époque

    Voyage en train au Cambodge – dans une autre époque

    Après une longue période de disparition pure et simple, le train renaît au Cambodge depuis quelques années. Un train délicieusement désuet mais fonctionnel, encore réservé à des privilégiés en raison de son coût, à bord duquel nous prenons place entre Kampot et Sihanoukville.

    C’était une autre époque. Celle de l’Indochine française. Et ses images d’Épinal : avec ses vélos qui confèrent une posture si spécifique à celles – principalement – et ceux qui les utilisent, avec les illustrations du Petit Journal, avec les Français en casque colonial et les « indigènes » infatigables travailleurs des champs portant chapeau chinois ; avec ses immeubles Belle Époque aux teintes douces, ses cafés pour « expats », ses relents de sueurs mêlées aux chants nasillards, simples et amusants aux oreilles occidentales ; avec ses maisons à l’atmosphère doucereusement dépravée (fumeries, filles…)… Avec ses villes aux sonorités exotiques et, quelque part, proches à la fois – Saigon, Kep-sur-Mer… Avec, aussi, ses trains conçus par l’ingénierie française. Au Vietnam. Et au Cambodge. Après avoir testé le roulis nocturne du chemin de fer entre Hanoï et Da Nang (Vietnam), j’ai voulu goûter au train que le Cambodge a depuis peu remis en fonctionnement – après que celui-ci se fut raréfié à la suite des épisodes survenus dans le pays depuis les années 40, jusqu’à cesser totalement à la fin du siècle dernier. Épisodes porteurs de diverses images, bien moins euphorisantes que celles d’avant, mais désormais d’un autre temps aussi…
    Kampot. La gare. Un vaste et haut bâtiment à l’architecture « bien de chez nous ». Au bout d’une rue qui n’a sans aucun doute jamais connu le bitume. Bordé de masures au toit de tôle et de tas de traverses plus ou moins couvertes de végétation. Une gare qui semble bien grande pour la ville qu’elle desservait il y a un siècle – pour la fierté du poivre exceptionnellement renommé qui y est produit et qui faisait l’orgueil des Français de jadis ? Gare plutôt massive mais dont les teintes blanches et bleues (deux bleus : un azur et un plus marqué) qui la couvrent de nouveau, le toit conique et l’absence de porte donnent un sentiment de légèreté. Marquée par des années d’abandon, elle apparaît toutefois assez jolie. Aujourd’hui, presque vide à l’exception de six ou sept stands de marchandes au bord du quai. Pour ce qui est du guichetier, bien que le train soit censé arriver d’ici moins d’une heure, il faut agiter fortement la grille pour que celui-ci vienne ouvrir la porte conduisant à son office. De quoi mettre dans le bain de cette douce nonchalance que l’on associait, comme autre image d’Épinal, à cette région du monde ?

  • Slovénie : les SZ commandent 26 Flirt à Stadler

    Slovénie : les SZ commandent 26 Flirt à Stadler

    Les Chemins de fer slovènes (SZ) ont passé commande le 27 mai 2019 pour un montant de 151 millions d’euros de 10 automotrices Flirt tricourant 3 000 V cc-15 kV 16 2/3 Hz-25 kV 50 Hz et de 16 Flirt diesels à Stadler, exerçant une option de la commande-cadre qu’ils avaient passée en avril 2018. Les SZ avaient déjà commandé le 17 avril 2018, pour un montant 170 millions d’euros, à Stadler 11 Flirt tricourant à quatre caisses aptes à 160 km/h pouvant circuler en Slovénie, en Croatie et en Autriche, 10 Kiss monocourant 3 000 V cc à trois caisses aptes à 160 km/h et cinq Flirt diesels à trois caisses aptes à 140 km/h. Les essais de la première automotrice livrée devraient débuter fin 2019 pour une mise en service commercial à partir d’octobre 2021. Ce matériel remplacera les 14 automotrices électriques série 311/315 construites par Pafawag en 1975, les 17 automoteurs diesels série 813 livrés par Fiat en 1973 ainsi que les 17 éléments non motorisés série 814 et les rames tractées engagées en service intérieur. Cette commande s’inscrit dans le plan stratégique de développement du transport voyageurs en Slovénie, qui comprend également la modernisation de la gare de Ljubljana, la rendant multimodale, et la location de véhicules électriques pour les parcours terminaux.

  • Le groupe Rath renforce sa flotte de Vectron

    Le groupe Rath renforce sa flotte de Vectron

    Le groupe allemand Rath a commandé en 2018 trois locomotives Vectron multisystème. Les premières machines entrées en service en ce début d’année sont exploitées par RTB Cargo, qui fait partie du groupe. Les nouvelles locomotives sont financées via Unicredit et ELL (European Locomotive Leasing), l’entité en charge de la maintenance ».
    Les Vectron MS développent une puissance de 6,4 MW avec une vitesse maximale de 160 km/h. Elles fonctionnent sur des tensions 15 kV/16,7 Hz, 25 kV/50 Hz, 1,5 kV DC et 3 kV DC. Contrairement aux deux autres machines, la troisième, la 193.793, assure la promotion de l’ensemble du groupe Rath, société mère de RTB Cargo. La livrée présente, en effet, des visuels de six fonctions de l’entreprise : infrastructure, transport de passagers (Rurtalbahn, Vias), transport de marchandises (RTB Cargo, RTB Cargo Pays-Bas), formation (Lukas), entretien et IT des systèmes informatiques liés aux transports (Viscom).
    Comme bon nombre d’opérateurs privés, selon les besoins, le groupe utilise des machines Vectron de location. À l’heure où ces lignes sont écrites, elles sont au nombre de huit : les 193.249, 725, 726 et 727 chez ELL, les 193.810, 816 et 824 chez Railpool et la 193.829 chez Siemens Mobility. S’ajoutent les trois machines propriété de Rath Cargo : les 193.791 et 792 mises en service pour RTB Cargo le 5 janvier 2019 et la 193.793 le 21 février dernier.
    Notons au passage que la barre des 600 Vectron sorties des chaînes d’assemblage de Munich Allach a été dépassée en novembre dernier ! Avec la version bimode actuellement en essais, elles représentent aujourd’hui l’une des gammes de locomotives les plus polyvalentes d’Europe.

  • Lyria : bientôt la fin des TGV POS

    Lyria : bientôt la fin des TGV POS

    Matériels hybrides de transition, les POS de Lyria vont bientôt s’effacer au profit des EuroDuplex. Les motrices POS seront recyclées sur les rames ex-RD dissociées de leurs motrices Réseau qui seront réformées.

    L’exploitant des TGV franco-suisses Lyria, s’apprête à se séparer de ses 19 rames POS (4401 à 4419) et à exploiter, dès le 15 décembre 2019, 15 rames 2N2 3 U A EuroDuplex (4716 à 4730) dont la livrée extérieure est en cours d’adaptation et dont les aménagements intérieurs vont être revus.
    Les rames POS constituent un matériel de transition, issu d’un Meccano singulier. Les motrices sont toujours au goût du jour –elles sont similaires aux motrices 3 U A – et resteront longtemps parmi les plus puissantes du parc SNCF, le TGV 2020 présentant une diminution dans ce domaine. Elles font partie d’un contrat passé en janvier 2003 par la SNCF avec Alstom pour réaliser 16 + trois paires de motrices asynchrones tricourant 1,5 kV, 25 kV 50 Hz et 15 kV 16,7 Hz, afin de composer des rames à un niveau, aptes à rouler en Allemagne et en Suisse. Le choix d’une chaîne de traction nouvelle, issue de la Prima, s’est fait aux dépens d’une autre option, basée sur une évolution des équipements du PBKA sous 16,7 Hz. Le pont redresseur des auxiliaires alimente dans ce cas les blocs-moteurs, afin de limiter les courants perturbateurs. Il était prévu de doubler la tension, afin de doubler la puissance (3,7 MW pour le PBKA) sous cette fréquence. Mais ce schéma par ailleurs limité aurait été sans redondance aucune : si le pont redresseur des auxiliaires tombe en panne, la motrice entière se retrouve hors service. L’architecture retenue pour les motrices POS sera donc finalement celle de la Prima, avec onduleurs en attaque directe sous 1,5 kV et ensembles PMCF/onduleur en monophasé. La commande s’effectue de manière indépendante, essieu par essieu, ce qui a des implications au niveau de la gestion de l’adhérence et ce qui est moins pénalisant en cas d’isolement pour défaut. Mais à cause de l’instauration d’une compatibilité logicielle avec les TGV synchrones (Réseau, Duplex) à commande par bogie, le conducteur ne sait pas si un essieu ou un bogie est isolé. Dans les faits, si un seul essieu est isolé, la facilité à démarrer restera meilleure qu’avec deux essieux isolés. Les motrices POS marquent une rupture vis-à-vis des motrices PSE à motorisation à courant continu et des Atlantiques/Réseaux/PBA/PBKA/Duplex à motorisation synchrone (voir Rail Passion n° 209 et 210) et affichent de très bonnes performances.

  • L’Ademe confie trois expérimentations de navettes autonomes à la RATP

    L’Ademe confie trois expérimentations de navettes autonomes à la RATP

    L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) lance un programme national d’expérimentation SAM (sécurité et acceptabilité de la conduite et de la mobilité autonomes). Parmi les différents projets, trois expérimentations de navettes électriques autonomes ont été confiées à la RATP. Le but est de vérifier les comportements dans différents environnements, en zone urbaine dense, en zone périurbaine et en rabattement sur un mode lourd. Parmi les sites retenus, on trouve le bois de Vincennes, où des navettes circulent déjà, mais aussi Paris-Rive-Gauche avec une desserte fine du quartier en intégrant le centre hospitalier de la Pitié-Salpétrière, véritable ville dans la ville. Le troisième site à Saint-Rémy-lès-Chevreuse permettra la desserte du dernier kilomètre en rabattement vers la gare du RER B. Ces trois expérimentations seront lancées d’ici à la fin de l’année.

  • États-Unis – Big Boy is back !

    États-Unis – Big Boy is back !

    À l’occasion des 150 ans de l’achèvement du premier chemin de fer transcontinental américain (3 000 km d’Omaha, dans le Nebraska, à Long Wharf, dans la baie de San Francisco), en Californie, la plus grosse machine à vapeur au monde a été remise en service.
    Les Big Boy, locomotives articulées de type 2-4-4-2 ont été construites à 25 exemplaires par Alco entre 1941 et 1944 pour l’Union Pacific, elles développent une puissance de 8 000 ch leur permettant de tracter des trains de marchandises de forts tonnages. Le rendez-vous avec la 4014 était attendu par les amateurs du monde entier qui ont fait le déplacement à Cheyenne (Wyoming), où ont eu lieu les travaux de remise en état dans les ateliers de l’Union Pacific. Le 4 mai 2019, la 4014, qui vient d’être convertie au fioul, et la 242 n° 844 se sont élancées en double traction au départ de Cheyenne pour une tournée les menant à Ogden (Utah) – c’est sur cet itinéraire que s’illustrèrent les Big Boy durant toute leur carrière – pour revenir après diverses célébrations à leur point de départ.

  • Retour d’un VTM en Corse

    Retour d’un VTM en Corse

    Partie en juin 2015, une des deux draisines VTM de l’entreprise Geismar est de retour en Corse. Ces deux engins avaient été acquis par les Chemins de fer corses en 1990, puis en 2008 et 2013. Tombés en panne fin janvier 2015, ils avaient été vendus en Italie. Après rénovation, le VTM 850.02 revient dans l’île, à l’occasion de travaux effectués par la STF (Société de travaux ferroviaires), dans une configuration modifiée : le bras articulé a été démonté et l’engin n’est plus équipé que d’un seul poste de pilotage positionné de côté contre un dans chaque sens auparavant.