Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Plus que quatre 181-2  en service en Allemagne

    Plus que quatre 181-2 en service en Allemagne

    La locomotive électrique 181.201 de la DB, qui arbore la livrée bleue d’origine, a été retirée du service par DB Fernverkehr, après avoir assuré le 14 mars 2018 un dernier train d’adieu, à savoir l’IC 2278 entre Karlsruhe Hbf et Francfort-sur-le-Main Hbf. Préservée, elle rejoindra le parc des locomotives de musée. Depuis cette date, il ne reste plus au dépôt de Francfort Griesheim que quatre locomotives bicourant 15 kV 16 2/3 Hz-25 kV 50 Hz série 181-2, à savoir les 181.205, 211, 213 et 215, qui sont engagées dans un roulement comportant trois journées. La première comporte du vendredi au mercredi un AR de nettoyage de la caténaire entre Karlsruhe Hbf et Kehl, et le jeudi la remorque des trains 452 Moscou – Paris-Est et 453 Paris-Est – Moscou sur le trajet Karlsruhe – Strasbourg et retour. La deuxième comporte la remorque de trains de matériel vide voyageurs PbZ atteignant Francfort, Cologne, Dortmund et Bâle Bad Bf. La troisième comporte un AR de nettoyage de la caténaire entre Sarrebruck et Forbach, avec parfois réutilisation par DB Cargo sur des trains de fret. La quatrième locomotive assure la réserve. La DB voulant radier les locomotives 181-2 restantes à la fin de l’année 2018, les Chemins de fer russes (RZD) ont demandé fin mars, lors du Forum Train Europe (FTE) de Ljubljana, un changement d’itinéraire par Bâle et Dijon des trains Moscou – Paris et retour avec une arrivée ou un départ à Paris-Bercy, ne nécessitant l’emploi que d’une locomotive 101 sur le parcours allemand entre Berlin et Bâle et d’une 26000 côté français. La demande des RZD a été pour l’instant refusée, prolongeant en 2019 l’activité des quatre 181-2 restantes.

  • MF 19, le renouveau des rames fer du métro

    MF 19, le renouveau des rames fer du métro

    Après le MF 01 et en attendant le MP 14, le renouvellement des derniers trains à roulement fer du métro parisien est engagé. Le MF 19 chassera les MF 67, 77 et 88 sur toutes les lignes où ils circulent encore.

    Le MF 01 ne sera pas généralisé à l’ensemble des lignes à roulement fer. Arrivé sur la 2 en 2006, il a ensuite équipé la ligne 5 puis la ligne 9 à partir de 2013. La dernière rame a été livrée en 2017. Aujourd’hui, le parc des 16 lignes et antennes est encore assez hétéroclite. Le pneu équipe les lignes 1, 4, 6, 11 et 14. Un nouveau matériel MP 14 est en cours de construction, la première rame est attendue cette année. Elle est destinée à la ligne 14, dont les trains partiront sur la ligne 4 automatisée. Le matériel de la 4 sera redéployé sur la 6 permettant de retirer les rames MP 73 de 1974. La ligne 11 recevra également des rames MP 14 à l’occasion de son prolongement vers Rosny-Bois-Perrier en 2022. La ligne 1 est équipée de MP 05.
    Le reste du parc est doté de matériel fer parfois assez ancien. Le MF 67 est encore présent sur la ligne 3 (47 rames), la 3 bis (6 rames), la 10 (30 rames) et la 12 (50 rames). Le MF 77 équipe la 7 (71 rames), la 8 (59 rames) et la 13 (66 rames). Sur cette dernière ligne, la rénovation achevée en 2012, reste insuffisante au regard de son exceptionnelle fréquentation et de son mode de fonctionnement. La 7 bis est équipée de MF 88 (neuf rames dont une en réserve à Reims comme magasin de pièces détachées). Cette courte série a plutôt servi de prototype pour mettre au point les matériels suivants.
    C’est donc sur ces toutes ces lignes qu’il est nécessaire de renouveler le parc. Il y a 338 trains à remplacer et le nouveau marché, d’un montant de 3 milliards d’euros, porte sur la fourniture de 416 rames (338 fermes plus 78 avec la levée des options). En décembre 2016, le Stif a défini les modalités du nouveau matériel, dont le marché a finalement été passé en mai 2017. Sa livraison devrait s’étaler jusqu’en 2032.
    Avant même de lancer la construction de nouveaux trains, il a été décidé de rénover les MF 77 des lignes 7 et 8. Cette opération, réalisée par série de trois, permettra de prolonger leur durée de vie jusqu’en 2029 pour la ligne 8 et 2031 pour la ligne 7. Il s’agira essentiellement d’une rénovation technique avec une possible reprise de l’aménagement intérieur, a priori limitée aux rames de la ligne 7. Les opérations commenceront en 2018 et s’étaleront jusqu’en 2022.

  • 17 Metropolis supplémentaires à Singapour

    17 Metropolis supplémentaires à Singapour

    Alstom a signé en avril 2018 un contrat avec la Land Transport Authority (LTA) de Singapour pour fournir respectivement six et 11 trains Metropolis supplémentaires pour des extensions de la North East Line (NEL) et la Circle Line (CCL). Le contrat s’élève à près de 150 millions d’euros. L’ensemble des 69 voitures Metropolis seront fabriquées sur le site Alstom de Barcelone. Alstom a déjà livré à Singapour plus de 100 rames Metropolis (soit 450 voitures de métro), qui circulent sur la Circle Line (5,5 km) et la North East Line (20 km).

  • Retour sur le statut  des cheminots de 1920

    Retour sur le statut des cheminots de 1920

    Enjeu central du « pacte ferroviaire » annoncé avec détermination par le président Macron, le « statut des cheminots » aura connu ce printemps 2018 un moment de gloire médiatique certain, défendu par les uns, vilipendé par les autres. Les recrues n’en bénéficieront plus dans la future SNCF réformée, est-il annoncé et décidé contre vents et tempêtes, arguant d’une compétitivité ainsi améliorée face à des opérateurs privés concurrents ! De quoi ameuter les cheminots attachés à ce marqueur identitaire séculaire ! Si de nombreux articles de presse ont évoqué ce mystérieux « statut du personnel de 1920 » dont le « statut des relations collectives » en vigueur à la SNCF, est bien l’héritier, ce rappel historique n’est pas inutile, tant il a été écrit d’âneries !

    Sans revenir sur la préhistoire du statut de 1920 et ses avatars successifs, en 1938 sous la forme d’une convention collective, puis en 1950 sous celle d’un « statut des relations collectives », cet article veut rappeler d’une part sa quintessence sociale, d’autre part pointer sa prégnance dans le statut actuellement en vigueur.

    Un statut octroyé, fruit de la guerre
    Durant la Grande guerre, les agents des grands réseaux ont subi des conditions de travail éprouvantes, assorties de salaires fixes alors que le franc-or d’avant 1914 connaît une extraordinaire inflation imprévue ! Le ministre Claveille en place de septembre 1917 jusqu’en janvier 1920, imposera aux compagnies privées l’adoption d’un statut uniforme pour les agents, inspiré du statut qu’il a offert en 1912 aux cheminots du Réseau de l’État. La reconstruction des réseaux meurtris, la reprise de l’activité économique doivent s’appuyer sur des agents où pèsent les nombreuses recrues néophytes bénéficiant de la loi du 23 avril 1919 sur les 8 heures, mal digérée par les réseaux. Porte-parole des compagnies privées, Marcel Peschaud évoque en 1919 la diminution de la production dans les dépôts comme dans les ateliers, imputable principalement « à la défaillance morale qui avait atteint la majeure partie du personnel » « Nul doute que la fa­iblesse du personnel de la période de guerre eut apparue en pleine lumière » si l’on avait pu le comparer avec des dynamomètres au personnel d’avant-guerre, plus en raison d’une moindre force physique que de son inexpérience. Et de rappeler qu’« à tort le grand public est porté à croire qu’on en sait toujours assez pour être cheminot. Si humble et si peu ”qualifiée” qu’elle paraisse, cette profession nécessite des connaissances, ne serait-ce que celle des habitudes du service et du tour de main. Un bon cheminot ne s’improvise pas, il faut plusieurs mois pour le former. » Par arrêté du 4 mars 1919, présidée par le haut fonctionnaire Théodore Tissier, président de la section des travaux publics du Conseil d’État, une commission est chargée « de rechercher le moyen d’établir, pour l’ensemble du personnel des chemins de fer d’intérêt général, une tarification d’ensemble des salaires reposant sur des bases communes à tous les réseaux », qui entendra des représentants des compagnies et de la Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer. Celle-ci, qui résulte de la fusion en 1917 de nombreux syndicats indépendants, ralliée à la CGT, est alors dominée alors par son aile réformiste et non pas sa composante révolutionnaire. Il faudra attendre une sentence arbitrale rendue le 26 mars 1920, acceptée par la Fédération nationale et les Réseaux, pour voir éclore un premier document, le statut des agents, que signent le 18 avril 1920, tous les directeurs des réseaux, Fouan (Chemins de fer de l’État), Gérardin (Est), Paul (Midi), Margot (PLM), Javary, (Nord) et Mange (PO). Il y a quelque paradoxe à voir ce ­premier acquis conclu durant les premières grèves circonscrites de février-mars, non évoqué durant le congrès fédéral d’avril, où l’aile révolutionnaire impose la grande grève de mai, visant notamment la « nationalisation » des chemins de fer. Statut non mis en œuvre donc, ignoré des agents, ce que l’on peut comprendre si les compagnies dont les contre-feux à la grève ont été bien préparés, entendent bien plutôt en tirer profit pour purger massivement leur main-d’œuvre des meneurs syndicalistes comme des jeunes recrues de 1919 plutôt suivistes, trop nombreux à leur goût dans les ateliers… D’autant que le commissionnement des ouvriers des ateliers au bout d’un an était acté dans ce statut ! Les 18 281 agents sanctionnés relèvent pour moitié (50,1 %) des ouvriers des ateliers : 5 312 commissionnés sont révoqués et 3 844 stagiaires sont licenciés. Les autres services enregistrent 3 465 révoqués et 5 660 licenciés.

  • Les Régiolis provisoirement limités

    Les Régiolis provisoirement limités

    La flotte des Régiolis SNCF (TER et Intercités, quatre ou six caisses) est passée de la catégorie V 160 à celle des V 140, en mai dernier. Cette mesure, décidée au nom du principe de précaution, découle de constatations réalisées lors de tests, organisés d’un commun accord avec la SNCF sur une section d’essai. D’après Alstom, la distance d’arrêt consécutivement à des freinages d’urgence, provoqués à 160 km/h, s’est trouvée allongée pour deux rames. Le changement de catégories ne devait durer que le temps nécessaire à l’analyse du problème (concernant a priori les bogies moteurs) et à l’élaboration d’une solution permettant un rapide retour à la normale.

  • Des diesels Vossloh vont remplacer une partie des BB 67200

    Des diesels Vossloh vont remplacer une partie des BB 67200

    Commandées le 29 juillet 2016 par la filiale Akiem pour le compte d’Infrarail à la firme allemande Vossloh basée à Kiel Suchsdorf, 44 machines diesels monocabines DE 18 couplables, d’une masse de 80 t avec moteur MTU 12 de 1 800 kW, à trans­mission hydraulique, limitées à 100 km/h, viendront rénover quelque peu à compter de cette année la cavalerie thermique de la SNCF. Ces locomotives très en vogue ont déjà été acquises par les opérateurs Europorte, Colas Rail et CFL Cargo. Constituant la future série 79000, ces engins seront réceptionnés à Chalindrey et sont destinés à se substituer aux BB 67200, utilisées sur les trains de travaux engagés sur les LGV Paris – Lyon, Atlantique, Nord-Europe, interconnexion, Rhône-Alpes, Méditerranée, Est-européenne et Rhin – Rhône.
    Actuellement, 36 machines de cette série, résultant de la transformation de 80 BB 67000 de 1 472 kW construites entre 1963 et 1967 et transformées par vagues successives de 1980 à 2007 par les grands ateliers de Nevers-Machines et Sotteville-Quatre-Mares (les 67219 et 67228 ont été radiées en 2012 suite à grosses avaries), sont employées à cette tâche pour des transports de rails et ballast lors de renouvellements de voie. Il s’agit des engins suivants, tous appartenant à Infrarail, avec détail de leur équipement en TVM 300* ou en TVM 430** :
    - STF SLF : 67201*, 67205*, 67206*, 67221*, 67222*, 67238*, 67241*, 67244*, 67246* ;
    – STF SLA : 67271**, 67273**, 67276**, 67278**, 67279*, 67280* ;
    – STF SLB : 67209**, 67213 **, 67226**, 67257**, 67259**, 67260**, 67265**, 67268 ** ;
    – STF SLI : 67220*, 67227*, 67229*, 67231*, 67232, 67234*, 67235*, 67250**, 67251**, 67261**, 67262**, 67266**, 67269**.
    Les 42 autres, partagées elles aussi entre les quatre STF ci-dessus, dotées de la TVM 300 ou 430, ont reçu un attelage de secours pour la remorque éventuelle de rames TGV tombant en détresse sur les lignes nouvelles. Elles sont en principe localisées à Paris-Ourcq, Metz, Strasbourg, Le Landy, Fives-Lille, Montrouge-Châtillon, Le Mans, Tours-Saint-Pierre, Paris-Lyon, Laroche, Dijon-Perrigny, Vénissieux, Avignon, Marseille-Saint-Charles et Nîmes.

  • Les DSB commandent  des Vectron

    Les DSB commandent des Vectron

    Fin août 2016, les Chemins de fer danois (DSB) avait lancé un appel d’offres pour la fourniture de 26 locomotives électriques et de nouvelles voitures à deux niveaux. Ces nouvelles locomotives, qui devaient être rapidement homologables au Danemark et en Allemagne, sont destinées à remplacer les cinq locomotives électriques EA qui sont encore à l’effectif des DSB et quelques locomotives diesels série ME, utilisées avec des rames réversibles à deux niveaux dans la grande banlieue de Copenhague. Les cons­tructeurs Skoda, Siemens et Bombardier avaient été présélectionnés en janvier 2017. Finalement, mi-mars 2018, les DSB ont commandé à Siemens 26 locomotives électriques Vectron et 18 autres en option. Pouvant fonctionner sous 25 kV 50 Hz au Danemark et sous 15 kV 16 2/3 Hz en Allemagne et en Suède, ces Vectron seront aptes à 200 km/h. Elles seront utilisées dès 2021, à la vitesse maximale de 160 km/h, avec les rames 2N Bombardier Twindexx que les DSB louent à la société allemande Railpool, poussant les locomotives séries EA et ME vers la retraite.

  • Le singulier voyage d’un conducteur

    Le singulier voyage d’un conducteur

    Historail a déjà publié les souvenirs du conducteur René Roy affecté aux essais de TGV à partir de 1980 : une période de sa carrière exceptionnelle, riche en souvenirs heureux… Auparavant, il eut à conduire de nombreux types de locomotives. Ici, il nous livre pourquoi il eut à maudire un certain jour d’octobre 1962, en tête de la BB 9432, l’une de ces BB 9400 chères à Nouvion pour leur légèreté, dites « Vespa » pour leur look galbé, mais aussi « cercueils roulants » en raison de la légèreté de la protection en cas de choc en cabine…

    Me voilà donc ce 1er mai 1962 nommé élève conducteur au dépôt de Paris-Charolais. Ma formation a lieu au dépôt de Villeneuve-Saint-Georges.
    Mon premier train est un train de banlieue. Départ voie C en gare de Paris-Lyon pour Combs-la-Ville avec deux éléments 5100 composés de deux voitures, soit quatre véhicules. Engin à démarrage rapide, Combs-la-Ville est atteint en 24 minutes.
    Les jeunes élèves alternent des périodes d’aide-conducteur, de conducteur de manœuvre sur locomotives diesels-électriques 040 DE devenues BB 63000 et électriques BB 1600 ainsi que tous les trains du dépôt ne dépassant pas la vitesse de 120 km/h. Les machines sont diverses : BB 1 à 80 simple, mais aussi en double traction et en tête de rame réversible à 90 km/h, les 2D2 9100, les BB 9200/300, les CC 7100, les BB 9400/500 ainsi que des séries prototypes BB 9001 et 2 et les très esthétiques BB 9003 et 4. Jeunes élèves conducteurs, « bouche-trous par nature », nous sommes ballottés ici et là du service banlieue, aux « patachons » au départ de Villeneuve-Saint-Georges ou de Valenton, aux manœuvres à Bercy ou pour assurer la réserve au Charolais. Le champ d’action va jusqu’à Dijon-Gevrey. Le sac est lourd, chargé de tous les documents mis à jour presque à chaque prise de service. Le drap dans un long sac au bout duquel est accrochée la grosse lampe de sécurité fait que nous ne passons guère inaperçus. De temps à autre, nous sommes incorporés au roulement en remplacement de titulaires en congés. Quoique les roulements soient assez « tendus », leurs aspects prévisionnels permettent une meilleure organisation familiale. En effet, en plus des 18 jours de congés annuels, nous avons en moyenne neuf fêtes et 52 dimanches annuels soit donc, toujours en moyenne, 79 jours de congés sur 365 jours. Ces congés sont très souvent en dehors des périodes de vacances scolaires, de fêtes et autres réunions sociales.

    Je suis en service facultatif et ce 5 octobre 1962, je suis incorporé dans le roulement 120. Oh ! Pour un aller-retour seulement. Je dois assurer le 44621 de Tolbiac à Dijon. Le sous-chef de dépôt m’a donné la BB 9432. Quoique machines récentes – la 9401 est sortie d’usine en 1960 –, elles ne sont guère appréciées du personnel de conduite. Machines de 59 t, munies seulement de deux moteurs en liaison aux deux essieux des bogies, en font une disposition intéressante mais pénalisée par sa trop grande légèreté. D’autre part, ces machines sont très bruyantes, cabines peu isolées, ventilation forcée puissante, munies du H7A (sauf la fin de série) dont l’évacuation de l’air se fait directement en cabine ainsi que les électrovalves du sablage et serrage local antipatinage… Je ne suis pas ravi mais réalise la préparation de l’engin quand je vois arriver mon aide-conducteur. Ce n’est que mon ami Roger Lévèque qui est, comme moi, élève conducteur au dépôt de Paris. Je suis enchanté d’avoir un tel compagnon. Pourquoi moi titulaire et Roger aide ? Mystère de la commande. Nous sortons du dépôt à l’heure, passage en plaque et demi-tour au butoir sud puis direction la gare de Paris-Lyon via les sablières. Re-changement d’extrémité puis nous sommes dirigés vers Tolbiac par un pont enjambant la Seine.

  • X 2100, XR 6100, c’est fini

    X 2100, XR 6100, c’est fini

    Le vendredi 9 mars dernier restera la date des quatre derniers trains assurés avec des X 2100 et XR 6100. La dernière rame, composée des X 2124, XR 6164, XR 6170, X 2145, avait été engagée entre Rennes et Retiers (ligne Rennes – Châteaubriant) aux trains 854019, 854038, 854057 et 854058. Ce dernier train parvenu 20 h 41 à Retiers est rentré à Rennes à vide. En Bretagne, dernier bastion des X 2100 et XR 6100, il ne restait au technicentre de Rennes que cinq X 2100 (2124, 35, 39, 41 et 45) et cinq XR 6100 (6108, 64, 65, 69 et 70). C’est la fin des X 2100 (53 livrés) et des remorques d’autorails à la SNCF. Ces dernières, du type Massif central, avaient été construites à 255 exemplaires en trois sous-séries : X 6000 (105), XR 6100 (70) et XR 6200 (80).

  • La flotte des e 320 d’Eurostar est au complet

    La flotte des e 320 d’Eurostar est au complet

    La dernière des 17 rames Velaro e 320 destinées à Eurostar a été réceptionnée le 21 mars 2018. Il s’agit de la rame 4013/14, qui a longtemps servi aux essais du constructeur et aux tests de la nouvelle liaison entre Bruxelles et Amsterdam. Les deux dernières de la série, 4031/32 et 4033/34, sont aux mains d’Eurostar depuis respectivement les 26 novembre 2017 et 12 mars 2018. La commande avait été passée en octobre 2011 pour 10 rames en commande ferme auxquelles s’étaient ajoutées sept rames. Les essais ont démarré fin 2013. La mise en service commercial avait eu lieu sur Paris – Londres le 20 novembre 2015, sur Londres – Bruxelles en mai 2017 et enfin sur Londres – Amsterdam le 4 avril dernier.