Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • La DB choisit Talgo pour ses IC

    La DB choisit Talgo pour ses IC

    Pour renouveler une partie de son parc de voitures InterCity, la DB avait lancé en 2017 un appel d’offres pour la fourniture de rames d’une capacité d’au moins 485 sièges, d’un confort équivalent à celui des ICE et pouvant circuler également dans d’autres pays européens comme les Pays-Bas, l’Autriche et la Suisse. La DB a annoncé le 5 février 2019 qu’elle avait sélectionné le constructeur espagnol Talgo. Un contrat-cadre a été signé entre les deux parties pour la fourniture de 100 rames réversibles composées de voitures Talgo 230, d’une voiture-pilote et d’une locomotive électrique. La vitesse maximale des rames est fixée à 230 km/h. La DB a d’ores et déjà passé une commande ferme pour un montant de 550 millions d’euros de 23 rames, qui devraient être mises en service en 2023. Devant être engagées sur la relation internationale Berlin – Amsterdam et sur les relations Cologne – Westerland (Sylt) et Hambourg – Oberstdorf, comportant des sections non électrifiées, certaines des locomotives de la première commande seront de type bimode électrique et diesel. À l’horizon 2024, le parc de matériel InterCity de la DB comportera 200 nouvelles rames représentant un investissement de près de 6 milliards d’euros et augmentant ainsi les capacités de DB Fernverkehr, dont le volume du trafic est en progression constante.

  • Le tramway de Bruxelles fête ses 150 ans

    Le tramway de Bruxelles fête ses 150 ans

    C’est une vaste fête du tramway qui se prépare à Bruxelles. Durant cinq jours, du 1er au 5 mai, les 150 ans du tramway vont faire l’objet de festivités variant parades, expositions et circulations gratuites. Près d’une quarantaine de véhicules historiques seront engagés, depuis le tram hippomobile jusqu’au vicinal à vapeur. En parallèle aux commémorations officielles, de nombreuses manifestations gratuites à destination du public sont prévues. Un événement incontournable pour tous les amoureux du tramway.

  • Mannheim : le RNV dévoile  ses futurs trams

    Mannheim : le RNV dévoile ses futurs trams

    Pour le RNV (Rhein-Neckart-Verkehr GmbH) Skoda Transportation livrera des tramways de même conception technique mais de trois longueurs différentes : trois, quatre et six caisses. La société fabriquera 31 tramways de 30 m, 37 tramways de 40 m et 12 tramways de 60 m qui seront ainsi les plus longs du monde. De la famille du ForCity Smart, ils sont bidirectionnels, à plancher bas permettant un accès sans obstacle aux personnes en fauteuil roulant et aux poussettes. La vitesse maximale de fonctionnement des véhicules sera de 80 km/h. Le 8 octo­­bre dernier, une maquette à l’échelle 1 a été officiellement présentée à Mannheim illustrant le design extérieur, les futurs aménagements intérieurs et les systèmes d’information qui seront à la pointe de la technologie… Rendez-vous début 2021 pour la mise en service des premiers exemplaires ! Mannheim deviendra ainsi la troisième ville allemande à homologuer des tramways Skoda, après le réseau de Chemnitz, avec ses ForCity Classic, et la Schöneicher-Rüdersdorfer Strassenbahn GmbH (Brandebourg), qui possède depuis novembre dernier les deux rames de présérie du ForCity Smart Artic de Helsinki.

  • République tchèque : des attributions en série

    République tchèque : des attributions en série

    Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence en République tchèque, des appels d’offres avaient été lancés pour l’exploitation de lignes nationales. Dans ce cadre, Le ministre des Transports tchèques a annoncé le 30 no­­vem­­bre 2018 que la relation R 8 Brno – Ostrava – Bohumin, jusqu’alors exploitée par l’opérateur historique Ceske Drahy (CD), était attribuée pour une durée de 10 ans à partir de décembre 2019 à l’opérateur RegioJet. Les opérateurs RegioJet et Leo Express étaient les moins chers, mais l’offre de RegioJet satisfaisait à plus de critères. La filiale de la DB, Arriva Vlaky sro, a également remporté un contrat d’exploitation pour trois ans des relations R 21 Prague – Tanwald, R 22 Kolin – Novy Bor, R 24 Prague – Rakovnic et R 26 Prague – Ceské Budejovice. Arriva, moins cher de 1,20 euro au km-train que les CD, utilisera 27 autorails série 845 (ex-628-2 de la DB modernisés).
    Les CD ont été reconduits jusqu’en décembre 2027 sur les relations Ex 2 Prague – Vsetin – Zilina et R 18 Prague – Luhacovice/Veseli nad Moravou. Leo Express a par ailleurs été sélectionné par l’autorité organisatrice de transports de la région de Pardubice pour l’exploitation à partir de décembre 2019 pour une durée de 10 ans des relations régionales Usti nad Orlici – Mynicky Dvur et Dolni Lipka – Hanusovice, exploitées jusqu’à présent par les CD. Leo Express utilisera 15 Lint ex-HEX et des automotrices Flirt série 480 rendues disponibles avec la livraison prochaine des automotrices électriques chinoises fabriquées CRRC Zhuzhou.

  • Delle – Belfort rouverte 

    Delle – Belfort rouverte 

    Fermée au début des années 90, cette section de ligne de 21 km, maillon d’un axe franco-suisse qui mène à Bienne via Delémont, a été remise en service fin 2018 après plusieurs années de travaux de modernisation ayant permis notamment son électrification.

    Suisses et Français se sont retrouvés le 6 décembre dernier, afin d’inaugurer officiellement la réouverture de la section Delle – Belfort. Après l’arrivée synchronisée de la RABe 520.206 et de l’UM Z 27599 + Z 27598, les délégations des deux pays ont procédé aux rituels (ruban, plaque commémorative…) inhérents à pareille cérémonie. Les allocutions ont dans leur globalité souligné la rareté d’une telle réouverture, le rôle déterminant d’un (très) petit nombre d’acteurs pugnaces et l’ampleur de la tâche accomplie. À l’évidence, le cas de Delle – Belfort atteste que toute fermeture tend à produire les germes d’une certaine irréversibilité. Il convient donc de bien réfléchir préalablement à ce genre de décision qui n’a rien d’anodin pour les territoires et dont la révocation ultérieure coûte fort cher aux collectivités. Le voyage inaugural du 6 décembre a aussi permis d’observer qu’en marge de la modernisation réalisée en Suisse la reconstruction menée en France s’est faite selon des standards élevés. Forte d’une riche histoire, la liaison via Delle bénéficie désormais d’une infrastructure moderne. Il lui faut maintenant trouver ses marques, ce qui à l’échelle du temps ferroviaire (par définition long) n’est en rien hors de portée. La liaison Delle – Belfort découle à l’origine de l’intérêt des Français à établir un nouvel itinéraire vers Bâle, puis vers l’Italie. Pour la Compagnie de l’Est, il s’agit en effet de contourner l’Alsace et d’éviter autant que faire se peut les itinéraires frontaliers contrôlés par le PLM. C’est pour cela que cette compagnie atteindra Delle en 1877 – le PLM a déjà inauguré la ligne Montbéliard – Morvillars – Delle en 1868 – et que la gare de Delémont est orientée ouest – est. Plus tard encore, l’importance des trafics de et vers la France par le nouveau tunnel du Lötschberg justifie la réalisation de la section Lengnau – Moutier par la Compagnie de chemin de fer des Alpes bernoises (BLS), appuyée financièrement par l’Est. Le rôle du chemin de fer s’estompera avant la fin du xxe siècle avec la fermeture de Delle – Belfort entre septembre 1992 (voyageurs Delémont – Belfort), mai (régionaux Delémont – Delle) et septembre 1993 (Cargo). La LGV Rhin – Rhône et la gare Belfort-Montbéliard-TGV, perpendiculaire à la section Delle – Belfort (22 km), ont motivé la remise en service de Boncourt – Delle (1,6 km) le 10 décembre 2006. Il s’agit alors pour le canton du Jura et la région Franche-Comté (qui financent la remise en état de l’infrastructure et l’exploitation) d’un prélude à la réouverture complète de la ligne initialement attendue pour 2011. Malgré l’engagement financier des Suisses (24,7 millions d’euros pour la Confédération, 3,2 millions d’euros pour le canton du Jura), la signature de la convention de financement n’interviendra finalement qu’en 2014. Les travaux (110,5 millions d’euros) (1) débutent en septembre 2015. Préalablement, des négociations sont menées en 2013 afin d’acquérir 8 ha nécessaires à la création de haltes et à l’aménagement de PN. Alors que l’avis de l’autorité environnementale est sollicité en 2014, l’enquête publi­­que est réalisée par la direction territoriale de SNCF Réseau de Bourgogne-Franche-Comté (maître d’ouvrage) du 23 février au 31 mars 2015. La DUP est prononcée le 22 juillet 2015.

  • Avec Ceva, l’étoile d’Annemasse  va changer de dimension

    Avec Ceva, l’étoile d’Annemasse va changer de dimension

    La desserte express franco-suisse qui reliera fin 2019 Annemasse à Genève et au-delà les villes de l’arc lémanique vers Lausanne va fortement accroître la fréquentation de la gare haut-savoyarde. Elle s’y prépare avec d’importants travaux d’aménagements de ses installations.

    Dans moins d’un an, aux horaires du service 2020, la desserte transfrontalière franco-suisse Ceva est appelée à révolutionner le rôle de la gare haut-savoyarde d’Annemasse et en parallèle celle de l’activité des lignes rayonnantes. Le 15 dé­­cembre 2019, elle va devenir le troisième point d’entrée ferroviaire en Suisse romande, s’ajoutant à Bellegarde et Vallorbe. En complément des longues années de travaux menés par les CFF depuis 2011 pour construire, dans un environnement urbain très dense, la liaison semi-souterraine longue de 16 km reliant la gare principale de Genève Cornavin à Annemasse, en partie sur le tracé de l’ex-antenne en cul-de-sac de Genève Eaux-Vives, la jonction physique des voies à l’intérieur de la galerie couverte au niveau de la frontière a eu lieu le 21 septembre dernier. Les mois à venir seront mis à profit pour terminer l’aménagement des quatre gares de la liaison, parcourable à 80 km/h, et leurs abords, mettre en place la signalisation, les télécommunications, la signalétique, et assurer enfin l’alimentation électrique en 15 kV. De son côté, la SNCF a elle remanié profondément en 2018 les installations de la gare d’Annemasse, héritées du PLM, au prix de la suspension provisoire d’une partie des dessertes voyageurs.
    Grâce au Léman Express, géré par le futur opérateur Lémanis, portant sur 240 trains quotidiens desservant 45 gares des deux réseaux mitoyens, les habitants du nord de la Haute-Savoie, dont de nombreux travailleurs frontaliers, vont donc bénéficier d’un moyen de transport performant pour joindre non seulement les entreprises et commerces de la dynamique cité de Calvin, mais aussi les localités de la rive nord-est du lac Léman en direction de Lausanne. Estimés à 50 000 par jour, ils disposeront d’une desserte aux 10 min entre Genève et Annemasse avec deux fréquences RE de et vers Lausanne, Vevey, terminus Annemasse, les quatre autres, issues de Coppet, étant dirigées pour l’une d’entre elles vers Évian-les-Bains, la deuxième terminant à Annemasse et les deux autres continuant vers La Roche-sur-Foron, prolongées en alternance chaque heure vers Annecy et Saint-Gervais-les-Bains.

    La nouvelle la gare d’Annemasse prend forme

    SNCF Réseau a engagé la somme de 234 millions d’euros pour remanier les installations de la gare d’Annemasse proprement dite, de façon à accueillir la future desserte Léman Express. Ce budget a d’autre part servi à moderniser la signalisation de la branche La Roche-sur-Foron, avec suppression de trois passages à niveau, et celle d’Évian, avec création à ce terminus de deux voies de remisage. En sus, des aménagements sont prévus dans 18 gares intermédiaires pour améliorer et optimiser le service voyageurs et améliorer la compatibilité avec les PMR, avec allongement des quais, hauteur portée à 0,55 m, passerelles et ascenseurs à Bons-en-Chablais et Perrignier, etc.
    Le creusement de la rampe d’accès et la confection de la tranchée couverte au gabarit double voie à une profondeur de 13 m sur 2 km jusqu’à la frontière sous la plateforme de la voie unique des Eaux-Vives, déposée, avec suppression définitive du trafic ferroviaire de l’antenne des Eaux-Vives, du reste limité depuis plusieurs mois à Chêne-Bourg, ont été entamés le 19 mai 2015. Ils entraînent l’élimination des passages à niveau n° 1, 2 et 3 sur la commune d’Ambilly, des rues du Jura, de l’Helvétie et du Pont Noir. Sur le toit de la tranchée a ensuite été aménagée une voie verte arborée favorisant la circulation des cyclistes, flâneurs et promeneurs, en prolongement de celle réalisée par les CFF depuis les Eaux-Vives.

  • Ukraine : l’aéroport de Kiev Borispol desservi par le rail

    Ukraine : l’aéroport de Kiev Borispol desservi par le rail

    Depuis le 30 novembre 2018, l’aéroport international de Kiev Borispol, qui voit transiter un peu plus de 8 millions de passagers par an, est desservi depuis la gare principale de Kiev, Kiev Passajirskii, par une navette ferroviaire dénommée Kyiv Boryspil Express. Quatre des 10 autorails monocaisses série 620 M, livrés en 2004 par le constructeur polonais Pesa aux Chemins de fer ukrainiens (UZ) ont été modernisés à cet effet aux ateliers du dépôt de Grechani. Leur capacité a été portée à 140 places et des espaces pour bagages ont été aménagés. La desserte de l’aéroport a nécessité la construction d’un nouveau tronçon de 4 km qui s’embranche sur la ligne Kiev – Poltava. Les travaux ont été effectués en neuf mois.
    La nouvelle gare Aéroport Boryspil possède deux quais et est située à proximité du terminal D. Deux salles d’attente ont été également spécialement aménagées en gare de Kiev Passajirskii pour les voyageurs à destination de l’aéroport. Les trains Kyiv Boryspil Express, numérotés dans la tranche 801 à 860, parcourent les 36 km du parcours en au mieux 37 min, avec un arrêt intermédiaire à la gare de Darnytsia. La desserte est basée sur 30 AR quotidiens circulant 24 heures sur 24.

  • Nouveau contrat pour Transdev en Bavière

    Nouveau contrat pour Transdev en Bavière

    Après appel d’offres, l’autorité organisatrice de transports de Bavière, le BEG, a attribué le 17 décembre 2018 à l’opérateur Bayerische Oberlandbahn GmbH (BOB), du groupe Transdev, le contrat Chiemgau – Berchtesgaden, représentant un volume annuel de 0,7 million km-trains, qui comprend l’exploitation à partir de décembre 2021 pour une durée de 15 ans de la relation régionale Freilassing – Berchtesgaden (19 km), et à partir de décembre 2022 pour une durée de 14 ans de la relation régionale Traunstein – Ruhpolding (13 km). Suivant les clauses du contrat, le BOB doit négocier avec le gestionnaire du réseau autrichien pour le prolongement de certains trains vers Salzbourg Hbf.
    La relation Freilassing – Berchtesgaden était exploitée depuis le 13 décembre 2009 par l’opérateur Berchtesgadener Land Bahn (BLB), filiale à 50 % de Regental Bahnhbetriebs-GmbH (RBG) et à 50 % de Telekommunikation – Salzburger Lokalbahn (SLB), avec cinq automotrices électriques Flirt à trois caisses série 0427 (ET 130 à 134), qui seront reprises tout comme le personnel par le BOB.Pour l’exploitation de la relation Traunstein – Ruhpolding, assurée jusqu’à présent par DB Regio, le BOB utilisera deux nouveaux Flirt à trois caisses.
    Ce contrat est un nouveau succès en Bavière pour Transdev, qui exploite depuis 1998 les relations régionales Munich – Schaftlach – Lenggries, Munich – Schaftlach – Tegernsee et Munich – Bayrischell, et depuis 2013 les relations Munich – Grafing – Rosenheim – Traunstein – Salzbourg, Munich – Grafing – Rosenheim – Kufstein et Munich – Holzkirchen – Rosenheim, représentant un volume total annuel de plus 7,2 millions de km-trains.

  • Le réseau de tramway de Riga

    Le réseau de tramway de Riga

    Riga, capitale de la Lettonie, comptant près de 650 000 habitants, possède un réseau de tramway dont la modernisation avait été lancée en 2010 avec l’arrivée des tramways ForCity Alfa 15 T de Skoda et s’est poursuivie en 2017 avec la réouverture d’une ligne et la livraison de 20 rames ForCity Alfa supplémentaires. Par ailleurs, deux autres villes importantes du pays, Daugavpils et Liepaja, possèdent un réseau.

    La première ligne de tramway à traction hippomobile a été ouverte à Riga le 23 août 1882. En 1900 débutèrent les travaux d’électrification du réseau de tramway de Riga, devenant ainsi le deuxième réseau de tramway à être électrifié dans les Pays baltes après celui de Liepaja, électrifié en 1899. La compagnie allemande Rigaer Strassenbahn Aktien Gesellschaft était alors l’exploitant. Le premier tronçon électrifié fut mis en service dans la rue (« iela » en letton) Alexandre le 23 juillet 1900. De 1901 à 1914, neuf lignes de tramway furent construites à travers la ville, totalisant une longueur d’environ 50 km. En 1914, plus de 52 millions de passagers étaient déjà transportés par an sur le réseau de tramway de Riga. À la suite de la Première Guerre mondiale, le réseau de tramway se rétrécit avec la fermeture de certaines lignes, tombant à 26 km en 1920 avec six lignes ouvertes. Progressivement, il reprit de l’importance avec 51 km en 1930 pour 11 lignes exploitées, avec toutefois un nombre de voyageurs transportés annuellement en diminution. Lors de la période soviétique, les autobus et les trolleybus se substituèrent sur certaines lignes au tramway. Après cette période de stagnation, une nouvelle ligne de tramway fut construite du centre-ville vers le quartier d’Imanta en 1984. Depuis le 20 février 2003, la SIA Rigas satiksme, Sarl appartenant à 100 % à la ville de Riga, exploite 55 lignes de bus, 19 lignes de trolleybus et le réseau de tramway. Le réseau, à voie de 1 524 mm et électrifié en 600 V courant continu, compte en 2018 huit lignes totalisant 182 km, à savoir les lignes :
    1 : Imanta – Jugla (18,3 km), remise en service le 5 juin 2017 après près de huit ans de fermeture pour travaux, et qui dessert 37 stations dans les deux sens. C’est la ligne la plus longue du réseau avec la plus grande densité de trams ;
    2 : Centratirgus – Tapesu iela (7,0 km/7,7 km), ouverte en 1947, et qui dessert 16 stations dans le sens Centratirgus – Tapesu iela et 17 dans l’autre sens ;
    3 : Jugla – Kengarags – Eglaines iela/Dole (17 km), ouverte en 1954, fermée en 1984 puis rouverte en 2002 et qui dessert 39 stations dans les deux sens ;
    5 : Ilguciems – Milgravis (15,4 km/15,6 km), ouverte en 1951 et qui dessert 36 stations dans les deux sens ;
    7 : Ausekla iela – Kengarags – Eglaines iela/Dole (9,2 km/9,1 km), qui dessert 22 stations dans le sens Ausekla iela – Kengarags et 21 dans l’autre sens. C’est la ligne la plus fréquentée du réseau ;
    9 : Aldaris – Kengarags (15 km/15,2 km), ouverte en 1947, et qui dessert 24 stations dans les deux sens ;
    10 : Centratirgus – Bisumuiza (8,3 km/8,5 km), initiée en 1910, détruite pendant la Première Guerre mondiale et rouverte jusqu’à Bisumuiza en 1926, et qui dessert 17 stations dans les deux sens ;
    11 : Ausekla – Mezaparks – Ezermalas iela (10,3 km/9,8 km), ouverte en 1930, et qui dessert 23 stations dans les deux sens.
    Les lignes 4 Centratirgus – Imanta (8,8 km), ouverte en 1984, et 6 : Ausekla iela – Jugla (11,2 km/10,9 km), ouverte en 1901, sont fermées depuis le 3 mars 2018.

  • Re 4/4 II et III. Une grande série des CFF touchée par la réforme

    Re 4/4 II et III. Une grande série des CFF touchée par la réforme

    Construites à partir des années 60, ces locomotives électriques universelles constituent la plus imposante série jamais commandée par les CFF. Elles voient aujourd’hui les nuages qui s’amoncellent au-dessus d’elles et leurs rangs qui commencent à s’éclaircir, mais elles restent toujours très présentes dans le dispositif ferroviaire helvétique.

    Après la liquidation ces dernières années des séries Re 4/4 I et Ae 6/6, nées après guerre, le service de la traction helvétique a désormais en ligne de mire la célèbre série des Re 4/4 II et le lot dérivé des Re 4/4 III, ayant porté sur 297 engins renumérotés partiellement 420, 421 et 430. La réduction des parcours tant voyageurs que marchandises et leur vieillissement conduisent à dégraisser les effectifs progressivement.
    Le réseau suisse, exploité en courant monophasé 15 kV, a toujours eu le culte d’un entretien minutieux de grande qualité et tiré un parti maximal de son matériel moteur. Les vénérables Ae 4/7 du type 2D1 ont en effet roulé 60 ans durant et dépassé allégrement pour certaines le cap mythique des 10 millions de km, de quoi faire rougir nos BB 9200 et autres BB 15000, ayant couru dans un périmètre autrement plus vaste ! Les puissantes CC du type Ae 6/6, renumérotées 610, conçues pour la traction du trafic marchandises sur l’artère du Gothard, version de l’immédiat après-guerre, n’ont pas non plus démérité. Elles nous ont récemment quittés après 55 ans de bons et loyaux services. Autre série venue au monde dans la période faste des années 60, les non moins célèbres Re 4/4 II approchent pour les premières du seuil de leur 50e anniversaire. Et l’on peut dire que, dans l’ensemble, cette série, de loin la plus importante qu’aient comptée les CFF, se comporte toujours très convenablement, assurant encore, comme nous le verrons plus loin, un large éventail de trains de voyageurs de qualité.
    À ce tournant de leur vie, après une carrière des plus diversifiée, elles ont été partagées, comme il est aujourd’hui de règle sur les réseaux européens, entre les activités Passagers et Cargo, avec pour cette dernière l’occasion de sortir assez loin des frontières de la Confédération. De plus, quelques exemplaires ont échoué à d’autres réseaux, comme le BLS.

    30 ans au service de l’élite des trains de voyageurs

    La sortie de construction de cette valeureuse série s’est étalée sur deux décennies.
    Au début des années 60, deux catégories de machines se partageaient le service voyageurs des trains rapides et express :
    – les Ae 4/7 datant des années 1925-1934 de 2 300 kW limitées à 100 km/h, avec service de prédilection sur les artères de montagne ;
    – les petites Re 4/4 I, construites à la fin des années 40, limitées à 125 km/h mais de puissance limitée (1 900 kW), spécialisées aux trains de tonnage réduit sur lignes de plaine.
    La nécessité de disposer d’un parc de locomotives polyvalentes aptes aux trafics voyageurs et marchandises se fait jour et milite en faveur d’une commande, passée en 1961, de six locomotives prototypes de type BB sorties d’usine en 1964 sous n° 11101-11106 d’une longueur hors tout de 14,80 m, avec participation des usines SLM à Winterthour pour la partie mécanique ; Brown-Boveri BBC à Baden, MFO Oerlikon, les Ateliers de Sécheron à Genève pour la partie électrique. Parmi elles, les 11103 et 11106 ont reçu un pantographe unijambiste BBC.
    Au vu des bons résultats obtenus lors d’essais multiples sur un panel de lignes dont les itinéraires montagneux du Lötschberg, du Simplon et du Gothard, les CFF commandent ensuite en 1964 à l’industrie helvétique 49 machines de série en livrée vert bronze (11107-11155) dont la caisse mesure 14,90 m, avec un seul pantographe classique en losange. Avec leurs quatre moteurs suspendus développant ensemble 4 700 kW et leur masse de 80 t, disposant du système d’antipatinage, elles sont capables de rouler à 140 km/h, vitesse dont la pratique est encore limitée vu les caractéristiques des lignes du réseau. Elles sont réceptionnées en 1967-1968 et vont appartenir peu à peu aux dépôts principaux de Bâle, Zurich, Berne et Lausanne. Elles prennent en compte les trains de voyageurs intérieurs et internationaux sur les grandes relations du réseau, à savoir : Bâle – Zurich, Bâle – Berne – Interlaken, Bâle – Lucerne, Bâle – Delémont – Bienne – Lausanne, Zurich – Berne – Lausanne – Genève, Zurich – Coire, Zurich – Saint-Gall, Genève – Brigue – Domodossola, Pontarlier – Neuchâtel – Berne, avec des améliorations horaires.