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Catégorie : Réseaux étrangers
L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

Portugal : électrifications en Algarve programmées
Le gestionnaire portugais de l’infrastructure, Infraestruturas de Portugal, a dévoilé mi-février 2017, le calendrier de l’électrification des deux tronçons restants non électrifiées de la ligne de l’Algarve (Linha do Algarve), dans le sud du Portugal, Lagos – Tunes (45 km) et Faro – Vila Real de Santo Antonio (56 km). Fin 2017, après évaluation de l’impact sur l’environnement, le processus de renforcement de la sous-station de Tunes et la construction d’une nouvelle sous-station pour le tronçon Faro – Vila Real de Santo Antonio seront lancés. Les travaux d’électrification débuteront au troisième trimestre 2018 pour une mise en service fin 2020. Le coût de l’électrification de Faro – Vila Real de Santo Antonio est estimé à 18 millions d’euros, celui de Tunes – Lagos à 14 millions d’euros. A cela s’ajoutent 1,6 million d’euros pour la modernisation de la signalisation et des télécommunications.
Le tronçon Tunes – Lagos, en voie unique, est parcourable au maximum à 90 km/h et dessert neuf gares intermédiaires. Le tronçon Faro – Vila Real de Santo Antonio, également en VU, autorise une vitesse maximale de 120 km/h et dessert 12 gares intermédiaires. Au service annuel 2017, on note neuf AR Faro – Lagos du lundi au vendredi et sept les samedis, dimanches et fêtes ainsi que trois AR Lagos – Portimao et 13 AR Faro – Vila Real de Santo Antonio du lundi au vendredi et 11 les samedis, dimanches et fêtes. Ces trains régionaux, circulant sous caténaire de Faro à Tunes, sont assurés par des autorails UDD des CP série 0450, ex-0400 Sorefame de 1965 modernisés, aptes à 120 km/h et d’une capacité de 185 places.
L’électrification de ces deux tronçons permettra l’élimination de la traction diesel en Algarve, qui est desservie quotidiennement par deux AR quotidiens Porto Campanha – Faro assurés en rames Alfa Pendular CPA 4000 et quatre AR Lisbonne Oriente – Faro assurés en rame de voitures aptes à 200 km/h remorquées par une locomotive électrique Siemens série 5600.

Les 2 premières LGV allemandes ont plus de 25 ans
Inaugurées en juin 1991 les deux LGV (NBS) allemandes, de Hanovre à Wurtzbourg et de Mannheim à Stuttgart, présentent des conditions d’exploitation très différentes de celles de leurs homologues françaises, avec des vitesses commerciales inférieures et un trafic en mélange avec des trains classiques de voyageurs et de fret. Elles n’en ont pas moins permis des gains de temps appréciables sur les relations entre les nombreuses grandes villes de l’Ouest et du Sud du pays.
C’était le 2 juin 1991, une date glorieuse pour le chemin de fer allemand qui mettait simultanément en service la totalité des NBS (Neubaustrecke – LGV) Hanovre – Wurtzbourg et Mannheim – Stuttgart, soit 426 km. La DB exploitait alors ces parcours avec des rames ICE 1 à 12 remorques encadrées par deux motrices d’un grand niveau de confort, autorisées à 250 km/h et à 280 en cas de retard. Cet événement se situait 10 ans après l’ouverture par la SNCF de la première LGV Paris – Lyon, (tronçons centre et sud) entre Saint-Florentin et Sathonay-Rillieux. Après des débuts calamiteux dus à des problèmes de fermeture de portes et à des retards, il allait connaître outre-Rhin un grand retentissement, avec une amélioration sensible des relations intervilles.
Toutefois, les discours officiels dispensés lors de cette double inauguration, quelque peu ambitieux, n’ont pas été suivis à la lettre, loin de là ! Il avait été annoncé dans l’euphorie du moment la réalisation d’un plan de 2 000 km de lignes nouvelles d’ici la fin du siècle, or le total atteignait tout au plus 600 km avec la NBS (Hanovre) – Wolfsburg – Berlin ouverte en 1998. Aujourd’hui, la DB, avec la mise en service ultérieure des NBS Rhin – Main, Nuremberg – Ingolstadt, des fragments de Karlsruhe – Bâle et fin 2015 de la NBS Erfurt – Halle/Leipzig, compte un total de 1 019 km d’infrastructures de ce type.
Une course à la vitesse amorcée 20 ans plus tôt
Le réseau ferré de l’Allemagne de l’Ouest (RFA), géré à l’époque par la DB, desservait un pays qui caractérisait par un rivage maritime baigné par la mer du Nord et la Baltique, sillonné par de longs cours d’eau (Weser, Fulda, Werra, Rhin, Moselle, Lahn, Neckar, Main, Danube, Isar), coulant entre des massifs montagneux assez marqués (Forêt-Noire, Hardt, Jura souabe, Jura franconien, Harz, Westerwald, Hunsrück, Taunus, Alpes de l’Algau et bavaroises). Une configuration influant sur le tracé des grandes artères, qui, sauf dans la moitié nord du pays et dans les grandes vallées, où il est très satisfaisant, est ailleurs un peu tourmenté. Pour accélérer ses liaisons voyageurs, la DB a cherché à mettre tout en oeuvre sur ses lignes conventionnelles, dites ABS (Ausbaustrecke), pour supprimer les points singuliers et remanier les accès aux grandes gares, relever les vitesses en ligne de 120 à 140, 150, puis 160 km/h, mettre en place un maillage fin de l’électrification en 15 kV monophasé.
L’étape ultérieure a consisté à augmenter autant que faire se peut le plafond de vitesse jusqu’à 200 km/h de sections de lignes bénéficiant de caractéristiques favorables (longs alignements et courbes de grand rayon), avec retouche de la géométrie de la voie, suppression des passages à niveau et adaptation de la signalisation. Après le tronçon Augsbourg – Munich Pasing, partiellement en 1968, d’autres réalisations de ce type ont touché peu à peu notamment Hanovre – Hambourg, Osnabrück – Brême, Brême – Buchholz, Augsbourg – Donauwörth, Francfort-sur-le-Main – Mannheim, Cologne – Duisbourg, avec utilisation des puissantes locomotives CC de la classe 103 équipées du système de signalisation LZB.
Mais cet artifice étant limité, force pour le réseau a été de s’orienter comme c’était déjà le cas en France et en Italie vers la construction d’infrastructures nouvelles à grande vitesse, celles-ci devant toucher le maximum de grandes villes bien disséminées sur le territoire. Deux artères ont d’abord été étudiées, l’une de Hanovre à Wurtzbourg et l’autre de Mannheim à Stuttgart. D’orientation Nord – Sud, elles devaient drainer les flux de clientèle intérieure des Länder de Schleswig-Holstein et Basse-Saxe vers la Hesse, la Bavière et le Bade-Wurtemberg, avec prolongement vers la Suisse. Prévues pour accepter également du trafic marchandises accéléré circulant à 160 km/h, leur profil en long a dû être limité à des rampes maximales de 12,5‰. De plus, les régions traversées étant très vallonnées, de nombreux ouvrages d’art ont été prévus pour ne pas défigurer outre mesure l’environnement, le poids politique des écologistes étant très important.
Les caractéristiques adoptées visaient un rayon des courbes de 7 000 m (minimum 5 100 m), une entrevoie large de 4,70 m, une largeur totale des emprises non clôturées de 13,70 m, une section des tunnels de 82 m2, un armement des voies en LRS (longs rails soudés) de 60 kg/m sur traverses béton monoblocs, une banalisation des voies, une double signalisation en cabine par balises pour les voyageurs, latérale classique pour le fret, des liaisons radio sol-train.
La NBS Hanovre – Wurtzbourg (327 km)
Traversant 63 communes des Länder de Basse-Saxe, Hesse et Bavière, cette artère quitte par le sud la ville de Hanovre (514 000 habitants). Elle est sur les 12 premiers km depuis Hanovre Hbf intégrée à la ligne conventionnelle jusqu’à Rethen, qu’il a fallu quadrupler, avec gare intermédiaire à Hanovre Messe Laatzen. Au-delà, la NBS suit un tracé direct à travers la forêt de Hildesheim, évitant la sinueuse vallée de la Leine suivie par la ligne historique. Passant à l’est de Kreiensen, elle est parallèle à cette dernière sur 20 km jusqu’à Göttingen, au Km 99, ville universitaire de

La grande vitesse italienne en plein essor
La grande vitesse italienne se développe et la capacité offerte, sur certaines circulations, doit être augmentée. Dès le 11 juin 2017, deux paires de trains de Trenitalia de la relation Turin – Naples (avec desserte de Naples Afragola pour l’une d’elles) seront ainsi assurées par des UM de Frecciarossa 1000. D’autres circulations seront également produites en UM d’ETR 400 (469 places en US) au changement de service 2018. Ce problème capacitaire aurait induit un report de voyageurs de Trenitalia vers .Italo. L’opérateur transalpin alternatif bénéficierait ainsi d’une sensible augmentation de fréquentation. Même si des clients seraient déjà retournés vers Trenitalia, qui se serait résolu à réintroduire provisoirement de « vieux » (mais toujours d’un bon confort) ETR 500 (671 places) sur les trains les plus chargés…

Les rames Talgo en service sur Berlin – Moscou
Pour les relations ferroviaires entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, la grande nouveauté du SA 2017 est l’introduction d’un AR bihebdomadaire Berlin – Moscou assuré en Talgo, du matériel espagnol à écartement variable livré à partir de 2014 aux RZD. En revanche, on note une réduction des relations entre la Russie et les pays des Balkans.
Depuis le 11 décembre 2016, la compagnie russe FPK/FPC (Federalnaya Passazhirskaya Kompania), la filiale grandes lignes des Chemins de fer russes (RZD), a lancé une nouvelle relation de nuit entre Moscou Kurskaya et Berlin Ostbahnhof assurée avec une rame Talgo à écartement variable. Ces trains desservent commercialement les gares de Moscou Kurskaya, Smolensk, Orcha, Minsk Passajyrski, Brest Litovsk, Terespol, Varsovie Wschodnia, Varsovie Centralna, Varsovie Zachodnia, Poznan Glowny, Rzepin, Francfort (Oder) et Berlin Ostbahnhof. Deux arrêts de service sont prévus, l’un de 2 min à Park Bug, à 600 m de la frontière côté biélorusse, pour prendre ou laisser des policiers, et l’autre de 4 min à Oderbrücke pour La commutation du PZB allemand au SHP polonais et vice versa, qui ne peut s’effectuer en marche. Ils sont accessibles en places assises en 1re classe et en places couchées en 2de et 1re classe. De Moscou Kurskaya à Brest Litovsk, ville biélorusse située à la frontière polonaise, la rame Talgo de 20 voitures, immatriculées D-FPC en code UIC 80 correspondant à l’Allemagne, est remorquée par une locomotive électrique bicourant 3 000 V-25 kV 50 Hz série EP 20 du dépôt RZD d’Ojerelie, de la sortie du cambiador de Brest Litovsk à Terespol, par une EP 07 de PKP ICCC et, de Terespol à Berlin Ostbahnhof, par une locomotive polonaise Taurus « Husarz » EU 44.
La rame Talgo est composée d’un fourgon-générateur à chaque extrémité, de cinq voitures-couchettes de 2de classe, de deux voitures de 1re classe en places assises, de deux voitures-restaurants et de neuf voitures-lits de 1re classe et à une capacité totale de 216 places, à savoir 40 en places assises, 90 en voitures couchettes et 86 en voitures-lits. Le changement d’écartement 1 524 mm/ 1 435 mm a lieu en moins de 8 min, dans le cambiador Talgo situé à l’ouest de la gare de Brest Litovsk. Seuls les contrôles de police à l’entrée et à la sortie de la Pologne, donc de l’espace Schengen, entraînent un arrêt de 45 min à Terespol. L’équipage russe du train comporte une vingtaine de personnes, dont 12 « provodnik » qui contrôlent, en uniforme, les accès au train au niveau de chaque voiture à chaque arrêt, les cuisiniers, stewards ainsi qu’un agent Talgo. Le train est accompagnée également par du personnel DB en Allemagne, PKP ICC en Pologne, BC en Biélorussie et RZD en Russie. Le changement rapide d’écartement, ainsi que l’utilisation d’une locomotive bicourant EP 20, épargnant les 20 min d’arrêt à Viazma, gare russe commutable, où a lieu le changement de tension 3 000 V/25 kV 50 Hz, permettent de réduire la durée du

La modernisation des X 2000 suédois est lancée
Ces rames pendulaires aptes à 200 km/h sont actuellement en rénovation en Suède et en Suisse. La livraison aux SJ des éléments modernisés s’échelonnera entre 2018 et 2020.
L’entreprise helvético-suédoise ABB (Asea-Brown-Boveri) avait remporté en 2014 le contrat de modernisation de la partie électrique de 33 rames X 2000 appartenant aux Chemins de fer suédois (SJ). Avec près d’un an de retard, la motrice X 2 2005, la voiture-pilote UB 2 X 2509 et la voiture intermédiaire UA 2 2818 d’une rame X 2000 des SJ ont regagné début février 2017 la Suède, après avoir été traitées par des techniciens d’ABB et de Stadler dans les ateliers de la compagnie ferroviaire privée suisse SOB, Südostbahn, situés à Samstagern, que ABB avait loués pour l’occasion. Le cahier des charges de cette opération prévoyait l’adaptation de la motrice de la rame pour son fonctionnement sous 25 kV 50 Hz en plus du 15 kV 16 2/3 Hz utilisé sur le réseau suédois, impliquant le changement du transformateur principal et de certains composants électromécaniques et électroniques. D’autres modifications ont été effectuées avec, entre autres :
• le changement des convertisseurs statiques de traction, les nouveaux plus légers imposant le lestage de la motrice pour conserver sa masse nécessaire à l’adhérence ;
• la modernisation des pupitres de conduite de la motrice et de la voiture-pilote, avec notamment l’installation d’un nouveau dispositif de commande de la fermeture sélective des portes ;
• l’installation d’un nouveau système d’antipatinage ;
• la rénovation des installations de climatisation et d’éclairage des voitures ;
• l’installation d’un nouveau logiciel de commande de la pendulation active, la mécanique du système de pendulation d’origine, encore en bon état, ayant été conservée.
Quant aux 227 voitures, qui composent le parc des X 2000, leur rénovation a été confiée par les SJ à Swedtrac Rail Services AB, filiale de Knorr-Bremse, qui possède des ateliers à Tillberga, près de Vasteras, en Suède. Le constructeur suisse Stadler est également associé au changement des aménagements intérieurs, qui comporte, outre le changement des sièges, la modification de l’agencement des voitures permettant d’accroître de 15 % la capacité des rames, nécessaire à la progression du trafic sur les relations desservies. La rénovation de la rame de présérie sera achevée mi- 2017 en Suède, où sera traité par la suite le reste des rames aussi bien pour la partie électrique des motrices et des voitures que pour la rénovation des intérieurs des voitures. Après une série de tests, la première rame modernisée devrait être livrée aux SJ début 2018. Puis la modernisation en série commencera pour se terminer en 2020, prolongeant ainsi jusqu’en 2035 l’utilisation des X 2000 en service commercial. Le marché global s’élève à 400 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour ABB et 24 millions pour Stadler.

Slovaquie : les ZSSK commandent des automotrices 861 et des voitures à ZOS Vrutky
Les Chemins de fer slovaques, les ZSSK, ont commandé début avril 2017 au constructeur slovaque ZOS Vrutky 21 automotrices diesels série 861, pour un montant de 77 millions d’euros, financés en partie par l’Union européenne, et cinq voitures voyageurs de 2de classe aptes à 160 km/h et qui devraient être livrées mi-2018 avec une option pour une commande complémentaire de 30 autres voitures. Les automotrices diesel 861 devraient être livrées à partir de 2018 et seront utilisées sur les relations Zvolen – Vrutky et Zvolen – Fil’akovo. Sept seront à trois caisses avec une capacité de 160 places et 14 à deux caisses offrant 110 places. Elles seront équipées de la climatisation, de prises électriques et du Wi-Fi. Les ZSSK en possèdent déjà 32 unités, livrées en deux lots, de 2010 à 2015 par ZOS Vrutky.

Métro : les Chinois font main basse sur le marché
D’après une étude réalisée par la société de consulting SCI Verkehr, spécialisée dans les transports, le marché du métro, en hausse constante, devrait connaître un tassement avec une progression de 1 à 2 % attendue en 2017 pour les constructeurs de matériel roulant. Un marché dominé par le chinois CRRC Corp. Ltd., qui s’approprie 57 % du total en nombre de caisses. Une montée en puissance due notamment à de nouveaux contrats aux États- Unis, en Inde, en Turquie, mais aussi en Afrique et au Moyen- Orient.

Automatisation en vue du métro de Bruxelles
Systra aux côtés de Geste et Tractebel vient de remporter un contrat pour préparer la modernisation du métro de Bruxelles. Le marché, étalé sur six ans, porte sur la conception et la mise en service d’un nouveau système de marche automatique. Les lignes 1 et 5, les plus importantes du réseau, seront à terme équipées du CBTC tandis qu’un nouveau dépôt à la station Érasme sera créé. À terme, la future ligne 3 devrait elle aussi être automatisée.

Des nouveaux Flexity pour Berlin
Berlin et la BVG (Berliner Verkehrsbetriebe) viennent de passer commande auprès de Bombardier de 21 tramways Flexity additionnels. Ils s’ajouteront aux 189 déjà commandés, ce qui clôturera le contrat-cadre signé en 2006 pour la fourniture d’un maximum de 210 rames. Lors de la signature de cette cinquième commande, la BVB en exploitait déjà 137, sous différentes variantes (bidirectionnelle avec cinq ou sept caisses et unidirectionnelle avec cinq ou sept caisses). Elles circulent aujourd’hui sur l’un des réseaux les plus importants au monde et le plus imposant d’Allemagne avec 22 lignes et un trafic voyageurs qui ne cesse de croître. Elles mettront un terme aux rames tchèques Tatra, qui fêtaient l’an dernier leurs 40 ans…

Travaux dans le tunnel Thomas à Bruxelles
Situé à l’entrée de l’axe nord – sud emprunté par les lignes 3 et 4 du métro, le tunnel Thomas est un noeud important du réseau de trams bruxellois. Un renouvellement de voies dans le tunnel a entraîné l’interruption de six lignes de tramways du 25 février au 5 mars. Les trams 3, 25, 32, 55, 62, et 93 ont ainsi été remplacés par des services de bus partiels à la faveur de vacances scolaires.