Catégorie : Réseaux français

L’actualité des réseaux ferroviaires français.

  • Le funiculaire Bourg-Saint-Maurice – Les Arcs rénové

    Le funiculaire Bourg-Saint-Maurice – Les Arcs rénové

    Pour le cinquantenaire de la station des Arcs, le funiculaire qui la relie depuis 30 ans à Bourg-Saint-Maurice (800 m de dénivelé, 7 min de parcours) fait peau neuve pour un coût de 7 millions d’euros. Le groupe Poma (qui avait déjà réalisé le premier funiculaire) et ses sous-traitants (Seirel, Atelier 360 Design, CFD) vont ainsi construire deux nouvelles rames. Entièrement produites en France dans la région, 100 % électriques, panoramiques, avec un toit transparent et une cabine de conduite unique centrale permettant de dégager la vue sur les espaces avant et arrière, elles seront mises en service à l’été 2019.

  • Les segments RRR brûlent leurs dernières cartouches

    Les segments RRR brûlent leurs dernières cartouches

    Plus confortables que les RIO/RIB dont elles procédaient, les RRR ont été largement diffusées dans les régions. Mais, en raison d’une modernisation trop tardive, elles n’ont pu rivaliser avec les nouvelles générations de matériels TER automoteurs. La fonte accélérée de leurs effectifs aujourd’hui accompagne celle des séries de locomotives qui assurent leur traction.

    Dérivées des matériels légers RIB et RIO, les premiers destinés à la Région parisienne, les seconds à la province (acquis par les régions Nord-Pas-de-Calais, Alsace, Paca), les RRR (rames réversibles régionales), construites en acier inoxydable par la firme Carel et Fouché, sont sorties d’usine de 1985 à 1994. Bénéficiant d’aménagements intérieurs plus confortables que les précédents, avec leur plancher surbaissé, les véhicules des rames (de trois ou quatre caisses), avec barres d’attelage (modifiables seulement en atelier), sont montés sur des bogies Y34 les autorisant ainsi à rouler à 140 km/h. Les caisses ne comportent plus trois portes par faces mais seulement deux, à deux vantaux coulissants, et les voitures d’extrémité, avec cabine de conduite, ont reçu un masque en polyester renforçant la sécurité en cas de choc. Les places de 1re classe ont été prévues dans la remorque centrale, celle d’extrémité renfermant une plateforme à bagages rapidement inutilisée. Selon les régions, les dispositions intérieures répondent à deux versions d’aménagement : de type périurbain (68 segments), ou régional, pour des courses plus longues (71 segments). Au total, 434 véhicules de cette catégorie ont été fabriqués et livrés à raison de trois en 1985, 90 en 1986, 121 en 1987, 95 en 1988, 42 en 1989, 30 en 1990, 22 en 1992, 23 en 1993 et huit en 1994.
    Les rames ont été commandées à la fois par la SNCF (pour 298 caisses composant 97 rames) et par les régions elles-mêmes (Aquitaine, Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Lorraine, Haute-Normandie et Midi-Pyrénées), soit 136 caisses pour 42 rames. La capacité des segments varie selon les compositions et les versions (régional ou périurbain). Elle est, pour les trois caisses, de 253 ou 293 places, et pour les quatre caisses de 341 places dans tous les cas de figure. À l’origine, le parc regroupait 17 rames quadricaisse et 122 tricaisses. La livrée extérieure appliquée a été celle choisie pour les TER, à savoir la gamme quadricolore rouge, bleue, jaune ou verte :
    – le jaune pour les rames Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Bourgogne, Languedoc-Roussillon ;
    – le rouge pour les rames Alsace, Haute-Normandie, Aquitaine, Rhône-Alpes, Paca ;
    – le vert les rames Bretagne, Pays de Loire et Auvergne ;
    – le bleu pour les rames Picardie, Franche-Comté, Midi-Pyrénées.
    En fonction de leur localisation, les rames ont été attelées à des locomotives réversibles :
    – électriques : BB 8500 de Toulouse, Dijon, BB 9600 d’Avignon, Vénissieux, BB 16500 de Lens, Thionville, 22200 RC de Marseille, 25500 de Strasbourg, Rennes, Dijon, Vénissieux, Marseille, plus 181-200 de la DB en 1990 sur des liaisons transfrontalières Metz – Sarrebruck ;
    – thermiques : BB 66400 de Lens, Longueau, Toulouse, BB 67300 de Longueau, Rennes, Chambéry, BB 67400 de Longueau, Strasbourg, Limoges, Nevers, Marseille.

  • T3M change  de site  à Saint-Jory

    T3M change de site à Saint-Jory

    Le 28 février 2013, le site de transport combiné Novatrans de Fenouillet, au sud du triage de Saint-Jory au nord de Toulouse, cessait son activité. Depuis le 2 juillet dernier, il a repris une nouvelle activité avec T3M qui fait partie du groupe Open Modal avec les sociétés TAB Rail Road (transporteur routier spécialisé dans le combiné rail-route) et BTM (gestionnaire de terminaux). Il s’agit d’un transfert de site entre celui partagé depuis 2010 en sous-traitance avec Naviland Cargo ex-CNC de Saint-Jory, devenu exigu, et l’ex-Novatrans. Ce dernier est géré par BTM. Deux relations du lundi au vendredi sont assurées (départ 19 h 38 – train 50922/arrivée 6 h 43 – train 5229) entre Fenouillet et Valenton et Lille, réunies dans le même train entre Fenouillet et Valenton. Tracté par ECR avec une BR 185 ou 186, le convoi est composé de wagons type Sggmrss aptes à 120 km/h et peut atteindre une longueur de 750 m. Le sillon est tracé via Bordeaux. Les manœuvres sur le site sont faites par une G 1000. Le chantier comporte deux fois trois voies en impasse de 300 m. La manutention des caisses mobiles s’effectue grâce à deux chariots élévateurs avec motorisation Volvo de 265 kW. 90 caisses mobiles transitent par jour sur le site. En 2017, Saint-Jory avait traité plus de 15 000 unités. T3M, créé en 2000, est présent sur 11 terminaux (Valenton, Bonneuil, Marseille, Lille, Nancy, Bordeaux, Toulouse, Avignon, Fos-sur-Mer, Mouguerre et Novare en Italie) et assure 10 relations dont une sur l’Italie. En 2017, 120 000 caisses mobiles ont été transportées.

  • Dol – Lamballe modernisée en deux temps

    Dol – Lamballe modernisée en deux temps

    Cette artère bretonne à voie unique gérée par la région SNCF de Rennes constitue le maillon occidental (69 km) de la transversale Lison – Lamballe par Saint-Lô, Coutances, Avranches. Le vieillissement de la superstructure a motivé son renouvellement en 2013 de Pleudihen à Dinan, mais, depuis décembre 2016, le vieillissement de l’armement a nécessité un abaissement du plafond à 80 km/h de Dol à Miniac et 60 de Miniac à Pleudihen et de Dinan à Lamballe. Actuellement, la desserte TER compte sept fréquences entre Dol et Dinan et est réduite provisoirement à trois au-delà, complétée par des courses d’autocars. Pour assurer sa pérennité, une modernisation a été inscrite au contrat de plan État-région Bretagne pour la période 2015-2020. La première phase, programmée sur 2020, portera sur 26 millions d’euros supportés par l’État, SNCF Réseau, la région Bretagne, Dinan Agglomération et Lamballe et Terre et Mer. Elle consistera dans le renouvellement intégral de Dol – Pleudihen, la réfection de plusieurs ponts-rails avec renforcement des culées, des travaux de câblage de signalisation et la remise en peinture du viaduc métallique à treillis de la Fontaine des Eaux Minérales. La seconde phase, engagée à la suite, de à 36 millions d’euros, intéressera Dinan – Lamballe. À l’issue de ce rajeunissement, la vitesse de circulation des autorails pourrait être portée à 120 km/h.

  • Travaux en urgence sur Parthenay – Niort

    Travaux en urgence sur Parthenay – Niort

    L’état de la section Parthenay – Niort (44,6 km) avait entraîné en 2017 un ralentissement à 10 km/h à Cherveux (du Km 399,4 au Km 400,1) et à 20 km/h du Km 407,5 au Km 407,8. L’expertise en décembre 2017 concluait à un risque de fermeture au 15 avril 2018. Pour pérenniser la ligne, des travaux ont été programmés en deux phases. La phase 1 dite « travaux d’urgence » a eu lieu du 2 avril au 15 juin derniers : graissage et à la remise à niveau de 2 500 joints, RVB sur 635 m et assainissement de la plateforme à Cherveux, remplacement de 630 traverses et renouvellement de 350 m de rails. La phase 2 concerne des travaux de mise à niveau et sera réalisée de janvier à avril 2019. Ils consisteront dans le renouvellement de 1 000 joints, le relevage de la voie (apport de 13 000 t de ballast), le remplacement de 16 000 traverses et le renouvellement de 19 km de rails. Les vitesses limites sont de : 70 km/h de la bif de Thouars/Bressuire à Saint-Varent ; 60 km/h de Parthenay au Km 292,2 ; 40 km/h du Km 392,2 à Niort. Deux ITE utilisent la ligne : celles des carrières Kléber Moreau à Maizières-en-Gâtine (350 000 t/an) et d’Amaltis (engrais) à Parthenay (20 000 t/an). Ces travaux d’un montant de 8,5 millions d’euros sont cofinancés par la Nouvelle-Aquitaine (49,20 %), l’État (35 %), SNCF Réseau (14,22 %), les entreprises Kléber Moreau (1,42 %) et Amaltis (0,16 %). Rien n’est décidé pour la section Saint-Varent – Parthenay (32,7 km), fermée depuis décembre 2015, qui était autorisée à 60 km/h.

  • Nouvelle convention TER en Bourgogne-Franche-Comté

    Nouvelle convention TER en Bourgogne-Franche-Comté

    Après ceux d’Occitanie, les élus de Bourgogne-Franche-Comté ont adopté le 24 mai une convention TER valable pour la période 2018-2025. Portant sur une contribution financière moyenne annuelle de 240 millions d’euros, elle vise à améliorer la ponctualité jusqu’à 97 %, alors qu’elle se situe à 90 % aujourd’hui hors période de grèves. Avec un trafic quotidien de 60 000 voyageurs en hausse continue, un nouveau renforcement des dessertes, offrant 10 000 places de plus, a été jugé souhaitable avec 37 trains supplémentaires dont 13 introduits au service annuel 2018, les autres un an plus tard. Sont notamment prévus trois AR sur l’axe Dijon – Nevers en 2 heures 05, trois trajets sur Dijon – Chalon-sur-Saône – Mâcon, deux sur Nevers – Decize, trois sur Montchanin – Paray-le-Monial et deux sur Besançon – Belfort. Dès décembre prochain, avec la réouverture au trafic de l’antenne internationale Belfort – Delle, les CFF aligneront 10 mouvements Bienne – Delémont – Porrentruy – Delle – Belfort-Montbéliard-TGV, alors que la SNCF mettra en ligne 10 navettes Belfort – Belfort-Montbéliard-TGV et six AR Belfort – Delle.

  • Une rame Lyria aux couleurs de Disneyland

    Une rame Lyria aux couleurs de Disneyland

    Depuis le 29 juin 2018, la rame Lyria 4405 a reçu un pelliculage aux couleurs du parc Disneyland Paris sur les motrices et les remorques d’extrémité.
    Ce partenariat est le fruit d’un concours organisé avec le journal La Tribune de Genève pour faire gagner un séjour dans ce parc.

  • CP : des nouvelles des rames CAF ex-Majorque

    CP : des nouvelles des rames CAF ex-Majorque

    En 2015, la région Paca a acheté en Espagne six rames doubles (à voie métrique) CAF datant de 1995 à 2002. Munies de deux moteurs diesels Cummins de 500 ch, elles sont aptes à rouler à 100 km/h. Ce matériel circulait à Majorque sur une ligne qui a été électrifiée. L’une d’elles (n° 6101/ 6102) est arrivée directement à Lingostière dans les ateliers des CP, tandis que les autres furent dirigées sur Lille (société Arterail) pour y recevoir des aménagements divers et y être repeintes dans la livrée régionale. Celle arrivée à Nice aurait dû circuler pour tester son comportement sur le parcours total afin de déterminer d’éventuelles modifications à apporter sur les cinq autres. Il s’agissait notamment de problèmes de gabarit par rapport, par exemple, aux quais, aux ouvrages d’art et autres obstacles éventuels. Mais ces essais n’ont jamais pu être entrepris en ligne car il s’est avéré qu’y engager la rame aurait pu être compliqué. De plus, l’autorisation préfectorale nécessaire s’étant trouvée dépassée par les exigences d’organismes de contrôle, c’est un autorail CFD du service normal qui s’est, en définitive, chargé de ces tests et qui, équipé d’un dispositif spécialement conçu et reproduisant le gabarit de la rame CAF, a révélé que des points à corriger existaient concernant l’infrastructure. La rame 6101/6102 se trouve ainsi garée à Lingostière depuis octobre 2015 et a subi des actes de vandalisme.
    La demi-rame 6104 est, par ailleurs, arrivée aussi, transformée dans les ateliers Arterail, mais la complémentaire 6103, quasiment achevée reste bloquée à Lille en raison de difficultés dans cette entreprise. Dans l’état actuel des choses, nul ne sait quand ces engins censés, dans un premier temps, assurer un service cadencé entre Nice et Plan-du-Var, entreront en service, d’autant plus que le problème d’espace pour leur garage à Lingostière n’est pas encore résolu.
    L’arrivée de ces automoteurs devrait être considérée comme une bonne nouvelle, mais le sort de la rame Paca AMP 801/802 neuve, qui a été sinistrée par un gros rocher le samedi 8 février 2014, l’est moins car elle pourrait être ferraillée. Une demi-rame était restée intacte mais, seule, elle ne peut reprendre du service.

  • Des Francilien supplémentaires

    Des Francilien supplémentaires

    Le 11 juillet, IdFM a commandé à Bombardier 36 nouveaux trains Francilien pour 367 millions d’euros. Les 18 rames courtes sont destinées à Paris-Saint-Lazare pour garnir les axes de Cergy et de Nanterre (ligne L) et assurer la phase 2 sur Mantes par Conflans. Elles seront livrées entre mars et septembre 2020. Les 18 rames longues, livrables d’octobre 2020 à juin 2021, iront à Paris-Est pour assurer avec les rames existantes la desserte de l’axe de Provins, qui doit être électrifié fin 2021. Cette cinquième levée d’option porte la commande à 313 rames : 161 longues et 152 courtes. Fin juin, 229 d’entre elles étaient déjà livrées : 143 longues et 86 courtes. La région a également voté l’accélération des livraisons de deux à trois rames par mois et quelques modifications : ajout de ports USB, nouvelle barre de maintien en plateforme, nouvelle poignée de préhension sur les sièges et création d’un écran unique rectangulaire pour l’information.

  • Suspension de trafic sur Abbeville – Eu – Le Tréport

    Suspension de trafic sur Abbeville – Eu – Le Tréport

    Officiellement, on parle de suspension de trafic, pourtant on assiste bien à une fermeture de ligne, car depuis le lundi 28 mai 2018 plus aucun train ne circule entre la gare d’Abbeville et celle du Tréport. Cette décision a été imposée par l’état de l’infrastructure vieillissante, qui devrait faire faire l’objet d’un programme de rénovation avant de pouvoir rouvrir. D’après SNCF Réseau, le montant des travaux de remise à niveau s’élèverait à 40 millions d’euros. Les Hauts-de-France sont prêts à financer 50 % de la somme requise si la Normandie et SNCF Réseau apportent les 20 millions manquants. Seuls deux AR Le Tréport – Abbeville en semaine fréquentaient la ligne. S’y ajoutaient quelques trains mis en service par la SNCF pour desservir la station balnéaire du Tréport. Aujourd’hui, la ministre des Transports se dit prête à renégocier le contrat de plan État-région dans l’optique de financer les travaux de rénovation de la section Eu – Abbeville… à la place d’une autre… Au final, on parle dans le meilleur des cas d’une suspension de trafic pour cinq ans. En parallèle, la section Le Tréport – Beauvais, dont l’état n’était guère meilleur, a également fermé pour des travaux de rénovation. Elle ne devrait rouvrir que d’ici mi-2019.