Catégorie : Réseaux français

L’actualité des réseaux ferroviaires français.

  • Viia démarre sur Calais – Orbassano

    Viia démarre sur Calais – Orbassano

    L’autoroute ferroviaire Calais – Orbassano de Viia débutera en septembre 2018 avec une phase expérimentale jusqu’en décembre. En janvier 2019, le train sera porté à 21 wagons doubles Lohr UIC et sera scindé en deux, de Saint-Jean-de-Maurienne à Orbassano. Rappelons que le tracé historique ne permet pas d’acheminer des convois de plus de 1 600 t. Le format initial devrait approcher les 1 400 t, avec une 36300 en tête et une en pousse de Saint-Jean à Orbassano. Cette configuration permet de meilleures performances en traction et évite les rebroussements sur les plateformes. Dès que possible, il est projeté de recourir à une télécommande filaire MUX, avec un conducteur dans l’engin de tête en France et deux en Italie. La fréquence sera de deux AR quotidiens à partir d’avril 2019. Une autre AF (Bettembourg – Orbassano) devrait également faire son apparition en septembre prochain, mais sans plus de détails à ce stade. Enfin, selon la Stampa, les regards en Italie se porteraient sur d’autres destinations, Perpignan notamment. Fait intéressant, la procédure afférente à la DSP (délégation de service public) pour l’AF alpine a suscité une offre commune SNCF-FS, opposée à celle remise par les Chemins de fer allemands… L’AFA (dont la plateforme d’Orbassano est en cours d’adaptation pour le wagon Lohr UIC) a enregistré 36 000 passages en 2017 contre 32 000 en 2016.

  • Ouigo s’installe gare de l’Est

    Ouigo s’installe gare de l’Est

    Après Paris-Vaugirard en décembre 2017, les trains Ouigo vont investir la gare de Paris-Est dès le 7 juillet 2018 en proposant quatre AR quotidiens vers Colmar (arrêt à Strasbourg), Metz (arrêt à Champagne-Ardenne- TGV), Nancy (arrêt à Champagne-Ardenne-TGV direction Paris) et Strasbourg (arrêt à Lorraine-TGV). Les trois premiers remplacent des TGV existants, le dernier se substitue à un AR Ouigo entre Strasbourg et Aéroport-CDG-2-TGV. 29 gares seront alors desservies par Ouigo avec l’ajout des trois nouveautés de Metz, Nancy et Colmar.
    Par ailleurs, l’un des AR entre Aéroport-CDG-2-TGV et Montpellier-Saint-Roch sera transféré à la nouvelle gare de Montpellier-Sud-de-France (arrivée 15 h 25, départ 16 h 15) construite sur la nouvelle ligne du contournement de Nîmes – Montpellier. L’arrêt de Lyon-Saint-Exupéry est maintenu ; par contre, faute de gare nouvelle et de raccordement entre ligne nouvelle et ligne classique, l’arrêt de Nîmes est supprimé.
    Ouigo poursuit donc sa montée en puissance avec l’objectif d’assurer d’ici 2020 25 % du trafic à grande vitesse en faisant voyager 26 millions de passagers dont 10 millions de nouveaux avec un parc dédié composé à ce moment-là de 34 rames spécialement aménagées (motrices Dasye série 700 et tronçons série 200).

  • Signature d’une convention TER en Occitanie

    Signature d’une convention TER en Occitanie

    Votée en assemblée plénière le 23 mars, la nouvelle convention TER entre l’Occitanie et la SNCF s’étendra de 2018 à 2025. 2,5 milliards d’euros seront consacrés au développement l’offre ferroviaire. De nouvelles dessertes seront introduites fin 2018 avec six AR quotidiens Toulouse – Perpignan desservant Narbonne et six autres AR avec correspondance à Narbonne. Fin 2019, quotidiennement en semaine, on aura en plus : 12 TER sur Sète – Lunel ; 28 TER sur les axes Toulouse – Agen/Brive. S’y ajouteront 20 TER par jour sur Toulouse – Pau. Fin 2020 est prévue la réouverture de Montréjeau – Luchon avec six AR, puis les années suivantes celles de Rodez – Sévérac, Limoux – Quillan, Nîmes – Pont-Saint-Esprit et Alès – Bessèges. Des ajustements fin 2018 du nombre des TER seront faits sur les axes Toulouse – Auch (- 10) et Toulouse – Latour-de-Carol (- 5). La région veut également créer de meilleures correspondances avec la Renfe à Latour-de-Carol et Cerbère/Port Bou. Elle va acheter 10 à 20 rames Régiolis supplémentaires et rénover le Train jaune, dont le matériel actuel d’origine, âgé de 110 ans, devrait être une nouvelle fois remis à niveau. Les guichets des gares de Varilhes, Albi-Madeleine et Cordes vont être fermés. Ce dernier sera transféré en ville. La tarification sera harmonisée avec une nouvelle grille en juillet. Le train à 1 euro (billets contingentés) sera étendu sur des lignes de l’ex-région Midi-Pyrénées.

  • Le Regio 2N en gare de Lyon

    Le Regio 2N en gare de Lyon

    Dans le cadre de l’arrivée fin mai du Regio 2N d’Île-de-France Mobilités sur l’axe Paris – Montereau de la ligne R de Transilien, des essais se sont déroulés le samedi 7 avril avec un train composé de trois rames (n° 003 R, 008 R et 007 R), une première pour ce type de matériel.
    Le train spécial a assuré deux AR entre Montereau et Paris avec arrêt dans les gares intermédiaires pour vérifier : le bon fonctionnement des portes, de l’information voyageurs, des points d’arrêt, du comble-lacune, les temps de parcours, et bien sûr les conditions d’arrivée en gare de Paris-Lyon (itinéraires sinueux, gabarit bas). Une première UM 3 devait entrer en service commercial le 27 mai, une deuxième fin juin et la troisième dans le courant de l’automne. Cet axe sera dès lors entièrement couvert par des Regio 2N… et des TER ! La couverture de l’axe de Montargis pourra alors commencer.

  • Chemins de fer de la Provence : arrivée d’une deuxième rame CAF

    Chemins de fer de la Provence : arrivée d’une deuxième rame CAF

    En 2015, la Région Paca a acheté en Espagne six rames (à voie métrique) doubles diesels CAF, datant de 1995-2002. Munies de deux moteurs Cummins de 500 ch, elles sont aptes à rouler à 100 km/h. Ce matériel circulait à Majorque sur une ligne qui a été électrifiée. L’une des rames est arrivée directement à Lingostière dans les ateliers des CP, tandis que les autres furent dirigées sur Lille (société Arterail) pour y recevoir des aménagements divers. La rame arrivée à Nice aurait dû circuler pour tester son comportement sur le parcours total afin de déterminer d’éventuelles modifications à apporter sur les cinq autres. Il s’agissait notamment de problèmes de gabarit par rapport, par exemple, aux quais, aux ouvrages d’art et autres obstacles éventuels.
    Mais ces essais n’ont jamais pu être entrepris car il s’est avéré qu’engager la rame en ligne aurait pu être compliqué. C’est un autorail CFD du service normal qui s’est, en définitive, chargé de ces tests et qui, équipé d’un dispositif spécialement conçu et reproduisant le gabarit de la rame CAF, a révélé que des points à corriger existaient concernant l’infrastructure. À présent, une autre motrice est arrivée le 26 mars et des essais commenceront probablement au printemps en vue d’une mise en service en novembre-décembre prochains entre Nice et La Vésubie (Plan-du-Var), et sur Annot – Digne ensuite.
    Cela est une très bonne nouvelle, mais le sort de la rame Paca AMP 801-802 neuve, qui a été sinistrée par un gros rocher le samedi 8 février 2014, l’est moins car elle devra être ferraillée. Une demi-rame était restée intacte mais, seule, elle ne peut reprendre du service. Les trois autres AMP en circulation sont toujours appréciés des voyageurs, mais ceux-ci se demandent à quoi correspondent ces funèbres panneaux noirs qui occultent à présent les cabines de conduite. Ils masquent une vue panoramique qui se devait d’être préservée et, sur le plan touristique, c’est une très mauvaise initiative même si cela correspond à un impératif technique.

  • RVB sur Aubagne – Toulon

    RVB sur Aubagne – Toulon

    Dans le cadre de la politique de renouvellement et d’amélioration du réseau en région Paca depuis 2015, c’est au tour de la ligne Marseille – Toulon de connaître un petit coup de jeune. En effet, depuis septembre 2017, des travaux préparatoires ont eu lieu afin de préparer un renouvellement voie-ballast qui concernait 40 km de voies entre Aubagne et Toulon. Cette opération de renouvellement de voie a débuté en début d’année et s’est terminée le 16 mars 2018. Elle a mobilisé deux suites rapides, comprenant une dégarnisseuse et un engin de « coupe », des trains de ballast ainsi qu’un train de finition, le tout accompagné de quatre bourreuses, trois régaleuses et 10 pelles rail-route.
    Des bases travaux étaient situées à La Seyne-sur-Mer et à Carnoules afin de stocker le ballast, les traverses, rails, etc. qui ont alimenté le chantier, le poste de commandement étant quant à lui positionné en gare de La Ciotat.
    Grâce à cette opération, effectuée par les entreprises ferroviaires Colas Rail et TSO en collaboration avec SNCF Réseau, 80 km de rails, 71 000 t de ballast et 70 000 traverses ont été renouvelés.
    Ce renouvellement de voie ballast concernait uniquement la voie 1 d’Aubagne à Toulon, et mobilisait 500 agents pour un coût de 56 millions d’euros. Dès le début de l’année 2019, la voie 2 connaîtra, elle aussi, un RVB, sur 50 km entre Marseille et Aubagne.

  • La desserte future de la gare de Montpellier-Sud-de-France

    La desserte future de la gare de Montpellier-Sud-de-France

    Implantée au Km 81,6 du contournement à grande vitesse Nîmes – Montpellier (CNM), la gare nouvelle de Montpellier-Sud-de-France accueillera ses premiers voyageurs le dimanche 8 juillet. SNCF Mobilités a dévoilé le plan de transport mixte TGV-Intercités qui sera appliqué à cette date.
    La trame TGV, autorisés à circuler à 220 km/h sur cette artère, se limitera dans un premier temps à quatre fréquences (deux AR) : 6219 sauf samedis, Paris-Lyon 19 h 07, Valence-Rhône-Alpes-Sud-TGV, Montpellier-SdF 22 h 15 au lieu de 22 h 36 à Montpellier-Saint-Roch, avec continuation sur Sète, Agde et Béziers arrivée à 23 h 05 au lieu de 23 h 27 actuellement – le vendredi ce mouvement poursuivra sa route sur Narbonne et jusqu’à Perpignan touché à 0 h 01, soit 22 min plus tôt ; 6230 sauf dimanches et fêtes, Montpellier-SdF départ 6 h 44 au lieu de 6 h 24 de Saint-Roch, arrêt à Valence-RAS et arrivée à Paris-Lyon inchangée à 9 h 53 ; Ouigo 7843 Aéroport-CDG-2-TGV 12 h 02 sans changement, Lyon-Saint-Exupéry-TGV 14 h 04, Montpellier-SdF arrivée 15 h 25 au lieu de 15 h 50 à Montpellier-Saint-Roch (gain de 25 min) ; Ouigo 7848, nouveau sillon avancé de plus d’une heure par rapport à l’horaire antérieur (Saint-Roch 17 h 30), départ de Montpellier-SdF à 16 h 15, arrêt à Lyon-Saint-Exupéry-TGV, Marne-la-Vallée et arrivée à Aéroport-CDG-2-TGV à 19 h 51 au lieu de 21 h 19. Les voyageurs nîmois perdront donc l’arrêt de ces quatre mouvements à leur gare.
    Pour ce qui est des IC, deux fréquences par sens Bordeaux – Marseille ne desservant que Toulouse et Montpellier dans chaque sens sont concernées par une déviation via le CNM parcourable à 160 km/h, obligatoirement avec des BB 22200, entre les raccordements de Lattes et des Costières à Jonquières : 4657 Bordeaux 8 h 34, Montpellier-SdF 12 h 51 (au lieu de 13 h 00 à Saint-Roch), Marseille 14 h 30 au lieu de 14 h 39 ; 4663 Bordeaux 14 h 34, Montpellier-SdF 18 h 56 (au lieu de 19 h 00 à Saint-Roch), Marseille 20 h 30 au lieu de 20 h 39 ; 4758 Marseille 8 h 17, Montpellier-SdF 9 h 43 (au lieu de 9 h 58 à Saint-Roch) avec avance d’autant jusqu’à Bordeaux ; 4764 Marseille 14 h 18, Montpellier-SdF 15 h 50 (au lieu de 15 h 58 à Saint-Roch) avec avance d’autant jusqu’à Bordeaux.

  • Pointes de février : les TGV  prennent d’assaut les Savoies

    Pointes de février : les TGV prennent d’assaut les Savoies

    Cette année, les bonnes conditions d’enneigement ont attiré un flux record de vacanciers vers les stations savoyardes en février. Un grand nombre d’entre eux ont choisi le train pour les acheminer dans les gares des vallées alpines au plus près des stations. Une tâche réservée désormais aux TGV et plus particulièrement aux Duplex.

    Cet hiver, eu égard à l’élimination récente des derniers trains de nuit, la desserte de pointe des vallées alpines a fait le jeu exclusif des TGV. C’est traditionnellement la Tarentaise qui mène la ronde vers les grands domaines de l’or blanc, mais celles de l’Arve vers Saint-Gervais et Chamonix et de Maurienne vers Modane connaissent également un flux important de clientèle venant de la capitale mais aussi d’autres régions de l’Hexagone. Voyons comment ces dessertes se sont organisées au cours de cette saison hivernale, spécialement enneigée en altitude.

    La Tarentaise en tête des destinations ferroviaires
    La vallée savoyarde de la Tarentaise, avec son univers skiable de stations variées, puissamment équipées entre 1 000 et 3 000 m, capte et de loin en France le plus grand nombre d’adeptes de la glisse et connaît les faveurs des sportifs étrangers. Celles du Chablais, de la vallée de l’Arve, du Mont-Blanc, des Aravis, des Bornes, du Beaufortain, de Belledonne, de Chartreuse, de Maurienne, du Vercors, des Grandes-Rousses, de l’Oisans, des Écrins, du Gapençais, du Queyras et du Briançonnais arrivent loin derrière en termes de fréquentation.
    Grâce aux Jeux olympiques d’hiver de 1992, avec pour épicentre Albertville, les voies de communication ont été améliorées vers l’amont, qu’il s’agisse de la route avec l’A 430 jusqu’à cette localité, la mise à deux fois deux voies de la RN 90 jusqu’à Moûtiers et de son aménagement au-delà vers Bourg-Saint-Maurice.
    Côté ferroviaire, la voie unique Saint-Pierre-d’Albigny – Bourg-Saint-Maurice, longue de 80 km, a elle aussi été modernisée avec électrification en 1,5/25 kV en 1988, signalisation automatique, relèvements de vitesse et gares télécommandées et agrandies. Ses installations ont été conçues pour écouler, les jours de superpointes de trafic d’hiver, 105 circulations. En fait, les samedis de février de la décennie 1990, le seuil des 80-90 trains avait été atteint , mais par la suite, avec l’emploi de plus en plus généralisé des rames TGV à deux niveaux et la réduction des trains de nuit au long cours, on a assisté à un tassement du nombre de circulations.
    Depuis 2010, le nombre de ces derniers a peu à peu décru pour disparaître totalement en 2016, et avec eux les longues étapes depuis Brest, Quimper, Le Havre, Dunkerque, Calais, Strasbourg, Nice, Bordeaux, Hambourg via Genève. Parallèlement, la concurrence routière composée d’automobiles de particuliers battait son plein en dépit des bouchons endémiques rencontrés, entravant gravement l’écoulement en aval d’Albertville. Une partie de la clientèle étrangère, notamment de Britanniques, d’Allemands et de ressortissants des pays du Benelux, utilise également la voie aérienne jusqu’aux aéroports de Chambéry et Genève Cointrin, avec continuation par cars jusqu’aux sites de résidence en altitude.

  • Lignes à grande vitesse :  BPL, SEA, CNM, et après ?

    Lignes à grande vitesse : BPL, SEA, CNM, et après ?

    Après une succession de lancements, la programmation de nouvelles LGV marque le pas, la priorité étant accordée désormais aux « transports du quotidien ». D’autres LGV devraient malgré tout voir le jour, mais, en fonction du scénario retenu parmi les trois proposés dans le rapport du COI, à des horizons plus ou moins lointains…

    La mise en chantier de quatre lignes à grande vitesse en même temps était un événement en France. Cela concernait la seconde phase de la LGV Est-européenne, la LGV Bretagne – Pays de la Loire entre Connerré (Le Mans) et Rennes ou Sablé (BPL), la LGV Sud-Europe-Atlantique, devenue L’Océane, entre Tours et Bordeaux (SEA) et la LGV du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM). Mais revenons un peu en arrière. Les cinq premières LGV ont été financées par la SNCF en quasi-totalité sur fonds propres ou par emprunts. Quelques subventions locales sont intervenues pour les gares. Après sa création en 1997, RFF assure pour la première fois avec la LGV Est-européenne son rôle de maîtrise d’ouvrage. Le projet global est estimé à 5,13 milliards d’euros. La SNCF, futur opérateur, prévoit une opération financière peu rentable, avec des prévisions de trafic jugées insuffisantes. La LGV EE sera donc la première avec mise à contribution des collectivités locales (au nombre de 17) aux côtés de l’État, l’Union européenne, SNCF, RFF et le grand- duché du Luxembourg. Pour échelonner le financement, la réalisation s’est faite en deux séquences. La première phase de 302 km entre Vaires et Baudrecourt est mise en service en juin 2007 ; la seconde, de 106 km entre Baudrecourt et Vendenheim, dont les travaux démarrent en 2010, est mise en service en juillet 2016. Le trafic annuel initial, avant LGV, entre Paris et Strasbourg était de 7 millions de voyageurs. Les prévisions tablaient sur 11,5 millions en 2010. Il y a eu 15 millions de voyageurs en 2015. Le même montage est utilisé pour la LGV Rhin – Rhône, le concours de l’État étant désormais apporté par l’Aftif (Agence de financement des infrastructures de transport en France).
    Pour la construction de nos quatre LGV, la situation est si exceptionnelle que, l’État étant exsangue sur le plan financier tout comme RFF à l’époque, il a fallu avoir recours à de nouvelles formules pour le secteur ferroviaire : le partenariat public-privé (PPP). Nouvelle formule, pas complètement. Les premières lignes de chemin de fer ont été construites sous ce régime et la SNCF provient de la nationalisation d’entreprises concessionnaires. Plus près de nous, le tunnel sous la Manche a été concédée à Eurotunnel pour 99 ans et la LGV Perpignan – Figueras est une concession concédée à TP Ferro pour 50 ans. L’ouverture commerciale a eu lieu en décembre 2010, mais la liaison jusqu’à Barcelone n’a pu se faire qu’en décembre 2013. TP Ferro devait se financer sur les péages, mais le trafic n’est pas au rendez-vous, notamment côté fret avec de fortes contraintes techniques (Asfa, KVB, ERTMS). En faillite et incapable de rembourser son emprunt, TP Ferro a jeté l’éponge et a été liquidé fin 2016, l’infrastructure étant reprise par Linea Figueras – Perpignan, une filiale commune de SNCF Réseau et son homologue espagnol l’Adif. Les deux États avaient apporté une subvention de 590 millions d’euros pour la construction.

  • Trois lignes à voie métrique SNCF alignées sur le STRMTG

    Trois lignes à voie métrique SNCF alignées sur le STRMTG

    Jusqu’ici les artères joignant Saint-Gervais-Le Fayet à Vallorcine, Salbris à Valençay et Villefranche-Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol-Enveitg (Train jaune), numérotées respectivement 896, 600 et 669 au RFN, étaient dépendantes de l’EPSF (Établissement public de sécurité ferroviaire). Désormais, elles sont de la compétence du STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et transports guidés), dépendant de la DGTIM (direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer) du ministère de la Transition écologique, en charge des transports. Ce service est habilité à délivrer des homologations portant sur la sécurité des matériels et installations. Sa tutelle s’étendait déjà à plusieurs réseaux privés français comme les lignes Nice – Digne, le réseau corse, La Mure, la Compagnie du Mont-Blanc (Chamonix – Montenvers, Tramway du Mont-Blanc) et le Chemin de fer de la Rhune, les lignes de métros, les réseaux de tramways et les lignes A et B à fort trafic du RER parisien gérées par la RATP.