Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Un immeuble chauffé grâce  au métro

    Un immeuble chauffé grâce au métro

    Il fait chaud dans le métro, c’est bien connu. Ce constat a donné des idées pour profiter d’une chaleur gratuite pouvant être utilisée de façon concrète. Une première expérimentation a été menée par la RATP et le bailleur social Paris Habitat dans le 4e arrondissement. La chaleur du tunnel du métro de la ligne 11 qui passe à proximité est ainsi récupérée et acheminée vers une pompe installée dans l’immeuble, permettant d’assurer le chauffage de ses 20 logements. Si le système ne couvre pour l’heure que 35 % des besoins du bâtiment, il ne s’agit encore que d’une toute première expérimentation. La démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique, est donc appelée à se renouveler sur d’autres projets. D’autant que le maillage du métro parisien avec une station tous les 500 m en moyenne s’y prête parfaitement.

  • Un immeuble chauffé grâce  au métro

    Un immeuble chauffé grâce au métro

    Il fait chaud dans le métro, c’est bien connu. Ce constat a donné des idées pour profiter d’une chaleur gratuite pouvant être utilisée de façon concrète. Une première expérimentation a été menée par la RATP et le bailleur social Paris Habitat dans le 4e arrondissement. La chaleur du tunnel du métro de la ligne 11 qui passe à proximité est ainsi récupérée et acheminée vers une pompe installée dans l’immeuble, permettant d’assurer le chauffage de ses 20 logements. Si le système ne couvre pour l’heure que 35 % des besoins du bâtiment, il ne s’agit encore que d’une toute première expérimentation. La démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique, est donc appelée à se renouveler sur d’autres projets. D’autant que le maillage du métro parisien avec une station tous les 500 m en moyenne s’y prête parfaitement.

  • Le prolongement du T 3 b à Porte-d’Asnières en service

    Le prolongement du T 3 b à Porte-d’Asnières en service

    Depuis le 24 novembre, le tramway T 3 b a reporté son terminus de Porte-de-la-Chapelle à Porte-d’Asnières. La nouvelle section, longue de 4,3 km, avec huit nouvelles stations, devrait accueillir 89 000 voyageurs quotidiens supplémentaires, s’ajoutant aux 117 000 que compte actuellement la ligne. Cette mise en service n’est qu’une étape avant une nouvelle extension à Porte-Dauphine, dont l’enquête publique s’est déroulée du 26 septembre au 31 octobre 2018. Attendu pour 2023 juste avant les Jeux olympiques, ce prolongement pourrait bien être le dernier avant longtemps, l’avenir de la ligne étant ensuite plus incertain, sans jonction entre les deux branches du T 3 entre Porte-Dauphine et Pont-du-Garigliano.

  • Deux ans de retard pour le prolongement de la ligne 12 à Mairie-d’Aubervilliers

    Deux ans de retard pour le prolongement de la ligne 12 à Mairie-d’Aubervilliers

    Le prolongement nord de la ligne 12 et ses deux nouvelles stations seront livrés fin 2021 avec deux ans de retard. La complexité du chantier combinée à des difficultés dans la nature des sols ont bousculé le calendrier initial.

    Où en est le chantier du prolongement de la ligne 12 ? L’antique ligne A du Nord-Sud de Porte-de-Versailles à Porte-de-la-Chapelle, intégrée au métro en 1930 pour devenir la ligne 12, a été prolongée une première fois au sud en 1934 vers Mairie-d’Issy. Le plan initial des prolongements en banlieue décidé en 1928 par le département de la Seine prévoyait de reporter son terminus nord à l’église de Saint-Denis. Malheureusement, la guerre a mis fin à la politique d’extension du métro, suspendue entre 1952 et 1970. La dernière réalisation du plan initial est un prolongement à Saint-Denis de la ligne 13 vers Carrefour-Pleyel en 1952, avec plusieurs extensions vers Basilique en 1976 et Université en 1998. Sous la forte pression des élus locaux et devant les besoins importants de déplacements vers Aubervilliers, le prolongement de la 12 est finalement décidé depuis Porte-de-la-Chapelle vers trois nouvelles stations, Proudhon-Gardinoux, Pont-de-Stains et Mairie-d’Aubervilliers. La desserte de nouveaux quartiers sur d’anciennes friches industrielles combinée à l’amélioration des liaisons vers le cœur d’Aubervilliers ont conduit à imaginer un tracé tortueux de 3 640 m. Partant de l’arrière-station de Porte-de-la-Chapelle, le tunnel se prolonge d’abord en ligne droite vers le nord avant de bifurquer vers la zone des magasins généraux à Aubervilliers, où la première station est implantée. Ensuite, la ligne file vers le canal Saint-Denis qu’elle franchit pour s’aligner le long de la rue Victor-Hugo. Une deuxième station est prévue au bord du canal. Le tunnel se poursuit au-delà sur quelques centaines de mètres avant de rejoindre Mairie-d’Aubervilliers le futur terminus. En arrière-station, la galerie continue sur environ 500 m sous les boulevards Anatole-France et Pasteur jusqu’au niveau de l’autoroute A 86, juste aux pieds de la gare du RER B La Courneuve-Aubervilliers.
    Cette dernière section depuis le terminus est destinée au garage des trains. L’ensemble de ce prolongement a été réalisé à l’aide du tunnelier Élodie, dont la course s’est achevée le 5 décembre 2011 au niveau de la future station Pont-de-Stains. Mais la fin des creusements ne signifie pas bien sûr l’achèvement du chantier. L’ouverture de la nouvelle section pour des raisons économiques a été programmée en deux étapes distinctes. Si les galeries sont creusées jusqu’au puits Valmy aux pieds de l’A 86, l’ouverture des stations est prévue en 2012 et en 2017. La première, finalement dénommée Front-Populaire, est livrée dans les temps le 18 décembre 2012. Cette extension s’accompagne du redéploiement d’un certain nombre d’opérations au nouveau terminus, doté d’importants locaux techniques. À Porte-de-la-Chapelle, un nouvel accès sud est ouvert après démolition d’un petit poste terminus situé sur le quai direction Mairie-d’Issy.

  • À propos des tramways parisiens – De la disparition du service… à la disparition des rails

    À propos des tramways parisiens – De la disparition du service… à la disparition des rails

    Sur la disparition bien précoce des tramways parisiens, on a beaucoup spéculé… Au soupçon d’une collusion d’intérêts privés entre deux grands patrons d’industrie, André Mariage et Louis Renault, on peut opposer l’explication proprement technique alors avancée : équipé enfin de pneumatiques, l’autobus est autorisé à rouler plus vite sur la chaussée parisienne !
    Ce qui n’exclut pas qu’arracher les rails n’ait pas profité à Mariage ! Des rails arrachés ou simplement enterrés, dont Gilles Thomas a su retrouver les vestiges sous les pavés parisiens !

    Une explication controversée
    On sait bien que le tramway parisien souffrait d’une image négative bien avant 1914 – « roi de nos rues, encombrant, autoritaire et impotent » selon un juriste des transports, – image qui s’aggravera dans l’entre-deux-guerres : « pachydermes du rail, (…), tramways imbéciles et moutonniers (…), il suffit que l’un refuse d’avancer pour que ceux qui le suivent soient immobilisés jusqu’à la fin des temps », dénonce Le Petit Parisien du 6 décembre 1929. Sa disparition progressive, accélérée au début des années 30, a suscité de nombreuses explications de la part d’historiens spécialisés. Alors que le tramway survit et se développe même dans de grandes villes comparables, on a avancé les intérêts propres du « patron » de la STCRP, André Mariage, centralien de la promotion 1895, succédant à Louis Renault à la présidence de la Scemia, l’un des fournisseurs de la STCRP. Plus largement, « on ne peut s’empêcher d’établir des liens assez troublants entre la forte représentation des industries pétrolières et automobiles au sein de la STCRP, et la brusque disparition des tramways au profit des autobus. » L’affairisme de Mariage était notoire, dénoncé notamment en 1931 par Albert Manteau : ce « contribuable parisien » signe un violent pamphlet visant la corruption qui sévit à la Ville de Paris, Les comptes de Topaze et de l’administration, ironiquement dédié à la mémoire du procureur de la Cour des comptes.
    Les éléments rassemblés ci-dessous viennent plutôt infirmer cette thèse d’une collusion d’intérêts avec Renault qui aurait « coûté la vie » aux tramways parisiens. En 1929, Mariage était réticent à leur remplacement, opération coûteuse initiée en 1927 (voir tableau) : la substitution de l’omnibus PN à 38 places au tramway ne s’avère pas une bonne opération économique, explique-t-il aux actionnaires de la STCRP, car il mobilise deux agents alors qu’un tramway et sa remorque offrant 110 places occupent trois agents. Dominique Larroque explique le changement d’attitude en faveur de l’autobus par la mise en œuvre de l’avenant de 1931 à la convention d’affermage de 1921 qui lie la STCRP au département de la Seine : « Cet avenant, entre autres dispositions, instituait en effet une allocation forfaitaire de 6 % des dépenses de premier établissement au profit de l’exploitant à titre de remboursement des frais généraux, mesure couvrant naturellement les frais d’acquisition et d’installation des autobus. Il indiquait en outre qu’en cas de substitution, les charges d’amortissement relatives aux tramways cesseraient d’être imputées à la STCRP. Il entérinait enfin le fait que le démantèlement des tramways reportait à la charge du département, sans compensation, les dépenses d’entretien de la chaussée sur la largeur occupée par les voies et l’entrevoie. Mises bout à bout, ces dispositions offraient sans conteste une prime incitative à la substitution, à laquelle, cela se conçoit, la STCRP s’est montrée sensible. »

  • Les chantiers d’été en Île-de-France

    Les chantiers d’été en Île-de-France

    Sous l’impulsion d’Île-de-France Mobilités, qui souhaite avoir un réseau performant, les deux opérateurs franciliens multiplient chaque année durant l’été leurs chantiers. Ceux de la RATP ont été décrits dans Rail Passion n° 251.
    Nous passerons ici en revue ceux du Réseau ferré national.

    SNCF Réseau a programmé une centaine de chantiers dont le renouvellement de 46 km de voies et de 20 aiguillages. L’investissement est de 440 millions d’euros et près de 7 000 personnes se sont mobilisées, souvent sur des chantiers menés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Pour les RVB, le nouveau train-usine « suite rapide zone dense » a traité une partie de la ligne L entre Saint-Cloud et Versailles-Rive-Droite avant d’aller sur la partie nord de la ligne D avec deux chantiers : 7 km entre Creil et Survilliers puis 12 km entre Saint-Denis et Villiers-le-Bel.
    En dehors du tronçon central du RER A (RATP), plusieurs grandes coupures de l’exploitation commerciale ont été nécessaires pour certains chantiers.
    À l’est, la ligne du tramway T 4 entre Aulnay-sous-Bois et Bondy a été fermée du 6 juillet au 2 septembre. Deux opérations majeures ont été entreprises : les ultimes essais des rames Citadis Dualis U 53700 pour leur homologation et la mise en œuvre du nouveau Saeiv (système d’exploitation et d’information voyageurs). Ce Saeiv, déjà présent sur le T 11, permet notamment la commande automatique des aiguillages, en particulier ceux de la future bifurcation de Gargan. Des marches à blanc ont été organisées. Par ailleurs, les travaux préparatoires au basculage de la caténaire en gare de Gargan du 25 kV au 750 V se sont poursuivis. Mais la totalité des opérations n’ont pas pu être réalisées. Contrairement aux prévisions initiales, le Citadis n’est pas entré en service le 3 septembre pour permettre aux rames Avanto de s’adapter au Saeiv. L’homologation des Citadis devrait être accordée d’ici fin 2018 pour une mise en service avant l’été 2019. L’ouverture de l’antenne de Clichy-Montfermeil est toujours programmée pour fin 2019.
    Au nord-ouest, le RER A et la ligne L ont eu pour terminus la gare de Cergy-Saint-Christophe du 13 juillet au 2 septembre pour permettre des travaux en gare de Cergy-le-Haut. Toujours sur la ligne L, du 7 juillet au 26 août, la circulation a été interrompue entre Garches et Saint-Nom-la-Bretèche pour la dernière phase des travaux de remplacement du tablier du viaduc de Marly-le-Roi. Long de 283 m, l’ouvrage d’origine datait de 1883. Son remplacement est en cours depuis 2017 par un ouvrage neuf mixte acier-béton à double poutre. Il a été construit à côté de l’ouvrage existant et ripé progressivement sur des palées provisoires en 2017. Durant cet été 2018, l’ancien ouvrage a été ripé à son tour (14 juillet) puis déposé par morceaux dès le 19 juillet. Le nouvel ouvrage a pris sa place définitive le 31 juillet. Les caractéristiques du nouvel ouvrage permettent l’engagement depuis le 3 septembre des rames modernes du Francilien, dont 24 exemplaires vont remplacer d’ici juin 2019 une vingtaine de rames Z 6400.
    Bien évidemment, le RER C a reconduit sa coupure estivale du tronçon central entre le 15 juillet et le 25 août. Mais cette année, même si l’appellation Castor demeure, il n’y a eu aucun chantier concernant le renforcement de la structure des tunnels construits au début du XIXe siècle.

  • Journées du patrimoine  à la RATP

    Journées du patrimoine à la RATP

    Comme chaque année, les Journées du patrimoine sont l’occasion de découvrir les sites insolites de la RATP. Au programme du cru 2018, la découverte du chantier de prolongement de la ligne 12 à Aubervilliers ou encore le PCC de la ligne 14, qui fête cette année son 20e anniversaire. On a pu également voyager à travers le temps au cœur de la collection des matériels anciens de la RATP à Villeneuve. En parallèle à ces activités sur inscription, il était également possible de découvrir Paris en autobus TN au départ de la Maison de la RATP.

  • GPE : les lignes 15, 16 et 17 rouleront en Metropolis Alstom

    GPE : les lignes 15, 16 et 17 rouleront en Metropolis Alstom

    À l’issue d’une procédure négociée avec mise en concurrence préalable lancée en 2014, la Société du Grand Paris, en accord avec Île-de-France Mobilités, a désigné fin septembre Alstom pour la réalisation du marché d’étude et de fourniture du matériel roulant pour les lignes 15, 16 et 17 du métro du Grand Paris Express. Le contrat, intégralement financé par IdFM, pourra s’élever à jusqu’à 1,3 milliard d’euros pour le développement et la fourniture d’un maximum de 1 000 voitures (183 rames). La tranche ferme de ce marché portant sur la livraison de 25 trains de six voitures pour plus de 280 millions d’euros. Ces nouveaux métros à roulement fer de grande capacité pourront circuler jusqu’à 110 km/h en mode automatique sans conducteur et seront constitués de rames de six (ligne 15) ou trois voitures (lignes 16 et 17).
    Les premières rames sortiront d’usine dès 2022 pour un début de mise en service commercial à l’horizon 2024. Basées sur la gamme Metropolis, elles seront ouvertes sur toute la longueur des trains et leurs voitures seront dotées de trois larges portes par face. Leur capacité sera de 500 à 1 000 passagers selon leur configuration. Le matériel sera conçu et fabriqué sur les sites français d’Alstom.

  • La ligne 14 file vers Mairie-de-Saint-Ouen

    La ligne 14 file vers Mairie-de-Saint-Ouen

    La première phase du prolongement au nord de la ligne 14 bat son plein. Toutes les équipes sont à l’œuvre pour assurer la mise en service, annoncée pour fin 2017 puis fin 2019 et reportée désormais à l’été 2020 après un incident Porte-de-Clichy.

    C’est le RER A qui est à l’origine de la création de la 14e ligne du métro. Son incroyable succès, avec un million de voyageurs quotidiens, a imposé d’employer les grands moyens pour éviter une saturation totale. À la fin des années 90, deux projets d’infrastructure lourde sont imaginés pour soulager son trafic en constante progression. SNCF et RATP proposent chacune une ligne au gabarit de leur réseau. Pour la SNCF, ce sera le RER E en parallèle à la ligne A, reportant une partie du trafic de la banlieue est vers deux gares souterraines à Magenta et Haussmann-Saint-Lazare. Pour la RATP, c’est une nouvelle ligne de métro, Météor (Métro est – ouest rapide), entre Saint-Lazare et le quartier Seine-Rive-Gauche gagné sur les voies de la gare d’Austerlitz. Au gouvernement de départager ces deux séduisantes solutions. Au final, on le sait, il n’y aura pas de choix et les deux projets seront lancés, jugés indispensables pour apporter une solution réelle au problème de la ligne A. C’est dans ce contexte qu’est mis en chantier Météor, devenu la ligne 14. La dernière construite dans Paris, la 11, date de 1935. La RATP a donc l’occasion de mettre là en pratique toutes les innovations technologiques développées depuis l’arrivée du métro sur pneus à la fin des années 50. Rapidement, des standards s’imposent, le roulement pneus, l’automatisme intégral ou encore une longueur inhabituelle des stations à 120 m. Ces préalables permettent de faire face à un fort trafic même avec un métro au gabarit réduit de 2,40 m. Pour augmenter encore la vitesse commerciale, le nombre des stations est limité. Chacune (Cour-Saint-Émilion mise à part) est en correspondance avec au moins une infrastructure lourde de métro ou de RER. La ligne ouvre en première phase en 1998 entre Madeleine et Bibliothèque-François-Mitterrand, un petit atelier d’entretien étant installé dans la future station Olympiades. C’est pourtant le prolongement à Saint-Lazare qui permettra véritablement à la 14 de décoller, mais la complexité du chantier demandera cinq années de travaux. C’est en 2003 que la ligne est finalement exploitée entre Saint-Lazare et Bibliothèque, prolongée en 2007 vers Olympiades après l’ouverture d’un nouvel atelier à Maison-Blanche relié par un tunnel de service. Son trafic actuel de 500 000 voyageurs par jour est dans la moyenne des lignes parisiennes.
    Rapidement, divers projets sont évoqués pour son extension, tant au nord qu’au sud. Longtemps, il est question du débranchement de l’antenne d’Asnières-Gennevilliers de la ligne 13, qui serait reprise au nord de Saint-Lazare par la ligne 14. Cette hypothèse impose tout de même des travaux assez complexes pour permettre ce raccordement dans un sous-sol parisien encombré. Au sud pareillement, on évoque une reprise de l’antenne de Villejuif de la ligne 7 qui pousserait éventuellement vers Orly. Entre-temps, la ligne 13 prolongée au nord vers Université-de-Saint-Denis en 1998 et vers Les Courtilles sur l’autre branche en 2008 ne cesse de voir son trafic augmenter. Elle arrive bientôt à un seuil de saturation, dépassant ses capacités de transport. Les voyageurs aux heures de pointe y sont entassés malgré les solutions mises en œuvre. En attendant mieux, des portes palières sont installées entre Montparnasse et Place-de-Clichy et l’aménagement des rames est repensé à l’occasion de la modernisation du MF 77.

  • Marché record pour Skoda

    Marché record pour Skoda

    Le Rhein-Neckar-Verkehr GmbH (RNV), desservant les villes de Mannheim, Heidelberg et Ludwigshafen, et Skoda Transportation ont signé le 20 juin dernier un marché de 80 tramways pour une enveloppe de 250 millions d’euros avec une option de 37 autres éléments. Skoda, d’origine tchèque, remporte ainsi sa plus importante commande à l’export. Et après le ForCity Classic pour la ville allemande de Chemnitz, c’est le second réseau allemand à adopter un tramway Skoda. Décidément, la concurrence commence à se faire ressentir et de nouveaux constructeurs réussissent à s’implanter sur le marché du tram outre-Rhin. La ville de Fribourg-en-Brisgau avait déjà créé la surprise en choisissant l’Urbos du constructeur espagnol CAF. Les nouveaux tramways de la RNV font partie de la famille des ForCity Smart, ils sont déclinés en plusieurs longueurs : 31 rames de 30 m, 37 rames de 40 m 12 rames de 60 m, toutes avec une vitesse de 80 km/h pour un gabarit de voie de 1 000 mm. Esthétiquement, ils seront identiques aux tramways livrés dans les villes finlandaises d’Helsinki et Tampere, sortis sous l’étiquette Transtech Oy, racheté par Skoda en août 2015. Et c’est dans l’usine de Finlande qu’ils seront construits quasi en même temps que les nouvelles rames des deux réseaux finlandais précités. Livraison prévue pour 2021.