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X 72500 : 20 ans de service et déjà des réformes
Première série d’une nouvelle génération de matériels automoteurs régionaux, les X TER, après des débuts difficile, poursuivent une carrière au succès mitigé. Confrontés eux-mêmes à une nouvelle vague de matériels apparus depuis le début des années 2010, qui les dépossèdent de certaines relations, ils commencent à voir leurs rangs s’éclaircir au terme, pour les éléments concernés, d’à peine 18 ans d’activité…
Cette série d’autorails, la première commandée par les régions, était attendue par ces dernières comme le messie, car, depuis l’arrivée des X 2200, huit ans auparavant, la SNCF n’avait pas reçu de nouvelle série d’autorails. Aux termes d’essais variés en 1997 de l’Aquitaine aux Pyrénées (lignes de l’Ariège, Capvern) et aux Alpes (Grenoble – Veynes, Briançonnais) et d’une présentation dans diverses villes où l’appareil de présérie a suscité l’intérêt des élus et du public, les premiers tests en ligne se sont montrés favorables. L’aptitude à 160 km/h – une vitesse hors de portée des engins de la gamme unifiée, que seules pouvaient atteindre, dans la catégorie des autorails, les deux générations de rames turbotrains –, la stabilité et le confort étaient au rendez-vous, et les nouveaux venus allaient pouvoir remplacer, dans diverses parties du territoire, des catégories en fin de parcours. Ces dernières étaient composées d’engins modernisés comme les Caravelles, les RGP 1 et 2 et les X 2800, au passé glorieux mais dont le confort était devenu insuffisant, à quoi s’ajoutaient des rames tractées par des diesels BB 67300 et 67400. Avec leurs équipements modernes, les X 72500 (ou X TER) avaient le mérite d’assurer, aux yeux de la clientèle, une continuité de confort entre le TGV et le TER. Mais le temps a passé et, aujourd’hui, les X 72500, gratifiés d’une réputation en demi-teinte, voient leur activité baisser avec l’arrivée de séries nouvelles, ce qui entraîne un premier et sévère dégraissage de leurs effectifs.
Des débuts chaotiques, mais un programme bien rempli
La première impression, plutôt flatteuse, s’est, en effet estompée, lorsque les premiers éléments sont entrés en fonction commerciale, notamment dans le Limousin.
Des dysfonctionnements techniques et des incidents divers ont émaillé leur entrée en scène commerciale, contrariant gravement l’exploitation avec des détresses en série.
La commande de base, de 105 engins à deux caisses (72501/72502-72709/72710), avait été attribuée à 11 régions différentes à raison de :
– 12 au Centre, affectés à Tours-Saint-Pierre, 15 à la Basse-Normandie, entretenus à Tours et mis progressivement à trois caisses puis basculés à Caen ;
– six au Limousin, cinq au Poitou-Charentes, 12 à l’Aquitaine, huit à Midi-Pyrénées, tous basés au dépôt de Limoges ;
– 10 aux Pays de la Loire, stationnés à Nantes ;
– 15 à Rhône-Alpes, avec rajout ultérieur d’une remorque intercalaire, et trois à l’Auvergne, deux à la Bourgogne, tous entretenus à Lyon-Vaise ;
– 12 à Paca et cinq au Languedoc-Roussillon, basés à Marseille.
La limitation des centres de maintenance devait conduire à une diminution des coûts.
Les désagréments étant multiples, le recours à des retrofits en usine a dû avoir lieu, tandis que l’EIMM de Nevers, désigné directeur de la série, procédait à de nombreuses interventions et mises au point retardant l’exploitation commerciale, qui devait au départ se traduire par des accélérations bienvenues dans les marches et par l’exclusion corrélative des séries amorties, dont le programme, du coup, a dû être détendu. Les X TER resteront donc dans la mémoire de l’Entreprise comme la série d’autorails française la plus longue et la plus complexe à mettre au point. Début 2000, cette cavalerie est enfin livrée, mais les déboires ne sont pas terminés. Chaque région engage ses appareils sur les dessertes les plus porteuses en termes de trafics et n’hésite à leur confier de nombreuses tournées en site montagneux, comme le Massif central et le Dauphiné, où les rampes de 20, 25 et 30 ‰ sont avalées avec brio. Deux relations touchent déjà Paris-Montparnasse (Vaugirard) depuis Granville en service intervilles et Paris-Austerlitz depuis Tours via Vendôme, Châteaudun. Des gains de temps sont obtenus sur plusieurs liaisons comme Paris – Granville, Tours – Vierzon, Limoges – Bordeaux, Bordeaux – Mont-de-Marsan, Marseille – Briançon, etc.
Une nouvelle ITE sur le port de Rouen
Un événement plutôt discret s’est déroulé en 2017 sur le port de Rouen. Souhaitant optimiser ses installations ferroviaires, donner une visibilité à l’entreprise ferroviaire tractionnaire de ses convois et proposer une gamme de produits de base avec capacité de stockage sur l’agglomération, la Société des carrières de Vignats a aménagé une nouvelle plate-forme de 3 ha le long du boulevard Maritime à Petit-Couronne. Signature d’une convention d’occupation temporaire avec le port autonome, terrassements divers, création d’un appareil et d’une voie de 400 m de long par ETF, acquisition d’une sauterelle (déchargeur de wagons) de type CW 3, construction de bureaux et installation d’un pont-bascule… Le chantier est terminé et le site fonctionnel depuis janvier 2018. Le déchargement des trains avec deux semi-remorques est réalisé en 4 heures 30 environ. Près de 15 trains tractés par ECR viennent déjà d’être réceptionnés depuis la mise en service, avec une livraison des rames très simple : la manœuvre consiste en effet à refouler la rame complète depuis la gare fret de Petit-Couronne, avec un seul passage à niveau de type SAL 0 à franchir. Seule une remise en tête de la locomotive de type Class 66 pour repartir sur Sotteville est nécessaire à la restitution, mais celle-ci s’effectue sur le faisceau de la gare.

Île-de-France Mobilités : un premier bilan sur l’amélioration de l’offre de transports
IDFM rend publique une enquête sur 12 projets d’amélioration de l’offre de transports en Île-de-France. Ce bilan sera désormais annuel et rendra compte des avantages obtenus et des modifications à apporter.
Les projets de transports sont nombreux en Île-de-France. Certains pourraient estimer qu’ils sont même insuffisants au regard des besoins identifiés. Pour autant, les investissements ont atteint ces dernières années des niveaux records et les nouvelles lignes comme les prolongements se sont multipliés. De nouveaux matériels roulants sont entrés en service et les horaires comme les dessertes ont été adaptés. Ces opérations qui semblent nécessaires sont-elles toujours justifiées ? Les solutions mises en œuvre sont-elles les bonnes et les résultats obtenus sont-ils toujours proportionnels aux coûts engagés ? Peut-on faire aussi bien pour moins cher ?
Jusqu’à présent, ces questions restaient sans réponse, alors que la demande de crédits et de moyens nouveaux ne cesse de croître. Pour y voir plus clair, Île-de-France Mobilités a décidé la mise en place d’un comité d’évaluation de l’amélioration de l’offre de transports. Composé de personnalités indépendantes, il a été chargé de passer au crible les nouveaux projets selon différents critères pour juger la manière dont ils ont été menés et les résultats obtenus. Jean-Paul Bailly, ancien président de la RATP, Yves Ramette, ancien directeur de SNCF Réseau Île-de-France et ancien directeur général adjoint de la RATP, Yves Crozet, professeur à l’université de Lyon, et Marc Pélissier, président de l’Association des usagers des transports d’Île-de-France, ont été chargés de ces évaluations. Leur étude a porté sur 12 projets mis en œuvre au cours de l’année 2016. En dehors du registre purement ferroviaire, ils se sont penchés sur la mise en service du bus 20 sur le barreau de Gonesse, le prolongement en site propre du bus 91.06 à Saclay, la restructuration des trois lignes de bus 163, 258 et 259, le renouvellement du parc de bus régional, le schéma directeur d’accessibilité volet gares, l’intermodalité et l’équipement des gares et des pôles d’échanges ou encore le pass Navigo toutes zones.
Pour le rail, la commission a retenu la mise en service du T 6, l’ouverture de la gare de Rosa-Parks, l’amélioration de l’offre sur les lignes L et U, les nouveaux trains de la ligne K ou encore l’arrivée du MF 01 sur la ligne 9. Différents critères ont été pris en compte, la maîtrise des coûts, le respect du calendrier, le nombre de voyageurs concernés, le gain de temps, le gain de l’offre ou la qualité de service.
RVB sur Aubagne – Toulon
Dans le cadre de la politique de renouvellement et d’amélioration du réseau en région Paca depuis 2015, c’est au tour de la ligne Marseille – Toulon de connaître un petit coup de jeune. En effet, depuis septembre 2017, des travaux préparatoires ont eu lieu afin de préparer un renouvellement voie-ballast qui concernait 40 km de voies entre Aubagne et Toulon. Cette opération de renouvellement de voie a débuté en début d’année et s’est terminée le 16 mars 2018. Elle a mobilisé deux suites rapides, comprenant une dégarnisseuse et un engin de « coupe », des trains de ballast ainsi qu’un train de finition, le tout accompagné de quatre bourreuses, trois régaleuses et 10 pelles rail-route.
Des bases travaux étaient situées à La Seyne-sur-Mer et à Carnoules afin de stocker le ballast, les traverses, rails, etc. qui ont alimenté le chantier, le poste de commandement étant quant à lui positionné en gare de La Ciotat.
Grâce à cette opération, effectuée par les entreprises ferroviaires Colas Rail et TSO en collaboration avec SNCF Réseau, 80 km de rails, 71 000 t de ballast et 70 000 traverses ont été renouvelés.
Ce renouvellement de voie ballast concernait uniquement la voie 1 d’Aubagne à Toulon, et mobilisait 500 agents pour un coût de 56 millions d’euros. Dès le début de l’année 2019, la voie 2 connaîtra, elle aussi, un RVB, sur 50 km entre Marseille et Aubagne.
République tchèque : les ambitions de Leo Express
L’opérateur privé tchèque Leo Express a dévoilé début mars 2018 son ambitieux plan de développement en Europe centrale dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire européen, et les nouvelles relations, qu’il veut exploiter en open access dans un futur proche. Depuis le 1er avril 2018, Leo Express exploite par semaine trois AR Prague – Cracovie. Cette relation sera quotidienne à partir du 1er août 2018. Pour le SA 2019, Leo Express escompte porter cette relation à deux AR quotidiens. Fort de la reprise en partenariat avec FlixBus de Locomore en août 2017, Leo Express entend se développer sur le marché allemand. À partir de décembre 2018, Leo Express veut lancer six AR Prague – Berlin, six AR Prague – Vienne, ainsi que six AR Prague – Bratislava. Leo Express projette également de desservir Wroclaw avec deux AR les samedis et dimanches. Sur les relations existantes, Leo Express va porter à trois AR quotidiens la desserte de Kosice, à huit celle de Karvina, et à cinq celle de Stare Mesto Uherske Hradiste. Le parc actuel de Leo Express est composé de cinq Flirt série 480. Il avait commandé en septembre 2016 au chinois CRRC Zhuzhou trois automotrices électriques qui doivent être livrées en 2018 et 30 autres en option. Dans la phase transitoire, Leo Express va devoir louer des automotrices électriques pour pallier le manque de matériel disponible.

Valérie Pécresse visite un PC du 3117
C’est au sein même de la gare Saint-Lazare qu’est installé l’un des PC du 3117, le numéro d’urgence des transports franciliens. Des opérateurs sont présents pour répondre aux appels des voyageurs victimes d’agression ou simplement témoins d’une situation à risque sur les réseaux RATP et SNCF. Le 20 mars, Valérie Pécresse, présidente d’IdF Mobilités, s’est rendue sur place pour découvrir de l’intérieur le fonctionnement de ce service. Cette visite est intervenue en parallèle à une campagne d’affichage consacrée à l’application dédiée qui a connu un boum avec près de 6 000 téléchargements. Le 3117 compte environ 150 appels par jour, en nette progression. Selon la nature de l’urgence et si une intervention est justifiée, les agents sur place avisent la Suge ou le GPSR.

La desserte future de la gare de Montpellier-Sud-de-France
Implantée au Km 81,6 du contournement à grande vitesse Nîmes – Montpellier (CNM), la gare nouvelle de Montpellier-Sud-de-France accueillera ses premiers voyageurs le dimanche 8 juillet. SNCF Mobilités a dévoilé le plan de transport mixte TGV-Intercités qui sera appliqué à cette date.
La trame TGV, autorisés à circuler à 220 km/h sur cette artère, se limitera dans un premier temps à quatre fréquences (deux AR) : 6219 sauf samedis, Paris-Lyon 19 h 07, Valence-Rhône-Alpes-Sud-TGV, Montpellier-SdF 22 h 15 au lieu de 22 h 36 à Montpellier-Saint-Roch, avec continuation sur Sète, Agde et Béziers arrivée à 23 h 05 au lieu de 23 h 27 actuellement – le vendredi ce mouvement poursuivra sa route sur Narbonne et jusqu’à Perpignan touché à 0 h 01, soit 22 min plus tôt ; 6230 sauf dimanches et fêtes, Montpellier-SdF départ 6 h 44 au lieu de 6 h 24 de Saint-Roch, arrêt à Valence-RAS et arrivée à Paris-Lyon inchangée à 9 h 53 ; Ouigo 7843 Aéroport-CDG-2-TGV 12 h 02 sans changement, Lyon-Saint-Exupéry-TGV 14 h 04, Montpellier-SdF arrivée 15 h 25 au lieu de 15 h 50 à Montpellier-Saint-Roch (gain de 25 min) ; Ouigo 7848, nouveau sillon avancé de plus d’une heure par rapport à l’horaire antérieur (Saint-Roch 17 h 30), départ de Montpellier-SdF à 16 h 15, arrêt à Lyon-Saint-Exupéry-TGV, Marne-la-Vallée et arrivée à Aéroport-CDG-2-TGV à 19 h 51 au lieu de 21 h 19. Les voyageurs nîmois perdront donc l’arrêt de ces quatre mouvements à leur gare.
Pour ce qui est des IC, deux fréquences par sens Bordeaux – Marseille ne desservant que Toulouse et Montpellier dans chaque sens sont concernées par une déviation via le CNM parcourable à 160 km/h, obligatoirement avec des BB 22200, entre les raccordements de Lattes et des Costières à Jonquières : 4657 Bordeaux 8 h 34, Montpellier-SdF 12 h 51 (au lieu de 13 h 00 à Saint-Roch), Marseille 14 h 30 au lieu de 14 h 39 ; 4663 Bordeaux 14 h 34, Montpellier-SdF 18 h 56 (au lieu de 19 h 00 à Saint-Roch), Marseille 20 h 30 au lieu de 20 h 39 ; 4758 Marseille 8 h 17, Montpellier-SdF 9 h 43 (au lieu de 9 h 58 à Saint-Roch) avec avance d’autant jusqu’à Bordeaux ; 4764 Marseille 14 h 18, Montpellier-SdF 15 h 50 (au lieu de 15 h 58 à Saint-Roch) avec avance d’autant jusqu’à Bordeaux.
Cologne : les 50 ans d’un réseau de « métro-tram » atypique
Il y a 50 ans, le premier tunnel du U-Bahn de Cologne était livré aux tramways. Depuis, le réseau, qui cumule les avantages des deux modes métro et tram, n’a cessé de s’étendre. Mais sa dernière liaison nord – sud a tourné au fiasco après un scandale politico-financier qui a secoué toute l’Allemagne.
Quelle place donner en ville au transport public ? Cette question s’est sérieusement posée en France lors de la réintroduction du tramway amorcée par Nantes en 1985. Le choix du site propre intégral en chaussée s’est finalement imposé sur tous les réseaux après le contre-exemple de Rouen, qui opte en 1994 pour un tramway enterré en centre-ville. Le débat s’est rapidement déplacé sur le choix des modes, tram ou métro, considérant qu’en surface le tramway est roi.
Chez nos voisins européens, l’approche a été différente. De nombreuses agglomérations possédaient toujours leurs tramways au début des années 60, alors que l’automobile semblait partout triompher. Enterrer les tramways en centre-ville est apparu alors comme une solution efficace pour lutter contre la concurrence routière et pérenniser les réseaux. C’est la voie choisie par Bruxelles avec son prémétro, suivi de près par Anvers et Charleroi. Dans la capitale belge, le tram en tunnel n’est d’ailleurs qu’une phase intermédiaire avant le basculement en métro lourd.
Parfois, la nécessité de construire des tunnels est justifiée par la topographie de la ville. C’est l’argument avancé à Toulouse ou à Rennes pour le choix du VAL, métro automatique léger. D’autres comme Strasbourg ou Bordeaux hésiteront longtemps entre les deux modes. Cette approche doctrinale fortement teintée d’idéologie environnementale ne se pose pas dans les mêmes termes chez nos voisins. En Allemagne, plusieurs réseaux ont été construits en souterrains pour des raisons pratiques. C’est le cas à Cologne, où le conflit mondial a eu des conséquences profondes sur la ville, détruite en grande partie par les bombardements alliés. Peu de bâtiments historiques sont restés debout, à l’image de la cathédrale de style gothique accolée à la gare. Cette dernière n’a été sauvée que parce qu’elle servait repère aux avions alliés au milieu du champ de ruines de la ville. À l’heure de la reconstruction, le choix a été fait de conserver la structure ancienne des rues du centre malgré son étroitesse. La configuration de la voirie a donc été reprise à l’identique, des bâtiments modernes remplaçant les constructions détruites. La ville y a gagné en âme, mais a perdu en fluidité. Si Cologne est largement étirée sur un axe nord – sud le long du cours du Rhin, sa voirie en revanche se concentre sur des liaisons est – ouest. Le centre-ville étriqué constitue au final une entrave à la bonne circulation des différents modes de transport. Les flux se reportent sur les boulevards de contournement situés en périphérie à l’ouest.
Le transport urbain vient donc buter sur cette difficulté qui rend complexe la mise en œuvre de liaisons nord – sud pourtant plus conformes à la géographie de la ville. Dès lors, la question du maintien tel quel du réseau de tramways s’est posée et sa suppression sérieusement envisagée. À la place, on pense à un métro (U-Bahn) pouvant établir de façon plus efficace les liaisons nord – sud qui font défaut. Néanmoins, il n’est peut-être pas nécessaire d’opposer trams et métros et une complémentarité est possible. L’idée qui s’impose progressivement est de faire circuler les tramways en souterrain dans le centre-ville, sans pour autant prévoir à court terme une conversion en métro lourd. La solution comporte plusieurs avantages. Le réseau utilisé par un tramway est plus simple à réaliser sans interdire une conversion ultérieure.
Vivarais : les autorails ex-CFC en service
Arrivés en janvier 2016 sur le Train de l’Ardèche (Chemin de fer du Vivarais), les autorails corses X 5001 et X 5002 ont fait l’objet d’une complète rénovation aussi bien pour la partie mécanique que pour la carrosserie (voir Rail Passion n° 235). Ces travaux se sont étalés sur près de deux années et ont été suivis de nombreux essais en ligne.
Avec l’ouverture de la saison touristique 2018, les X 5001 et X 5002 ont été mis en service sur les navettes vélorail entre Boucieu-le-Roi et Troye (vélorail des Étroits).
Accessoirement, ils peuvent également être affectés au parcours des Viaducs.
Pointes de février : les TGV prennent d’assaut les Savoies
Cette année, les bonnes conditions d’enneigement ont attiré un flux record de vacanciers vers les stations savoyardes en février. Un grand nombre d’entre eux ont choisi le train pour les acheminer dans les gares des vallées alpines au plus près des stations. Une tâche réservée désormais aux TGV et plus particulièrement aux Duplex.
Cet hiver, eu égard à l’élimination récente des derniers trains de nuit, la desserte de pointe des vallées alpines a fait le jeu exclusif des TGV. C’est traditionnellement la Tarentaise qui mène la ronde vers les grands domaines de l’or blanc, mais celles de l’Arve vers Saint-Gervais et Chamonix et de Maurienne vers Modane connaissent également un flux important de clientèle venant de la capitale mais aussi d’autres régions de l’Hexagone. Voyons comment ces dessertes se sont organisées au cours de cette saison hivernale, spécialement enneigée en altitude.
La Tarentaise en tête des destinations ferroviaires
La vallée savoyarde de la Tarentaise, avec son univers skiable de stations variées, puissamment équipées entre 1 000 et 3 000 m, capte et de loin en France le plus grand nombre d’adeptes de la glisse et connaît les faveurs des sportifs étrangers. Celles du Chablais, de la vallée de l’Arve, du Mont-Blanc, des Aravis, des Bornes, du Beaufortain, de Belledonne, de Chartreuse, de Maurienne, du Vercors, des Grandes-Rousses, de l’Oisans, des Écrins, du Gapençais, du Queyras et du Briançonnais arrivent loin derrière en termes de fréquentation.
Grâce aux Jeux olympiques d’hiver de 1992, avec pour épicentre Albertville, les voies de communication ont été améliorées vers l’amont, qu’il s’agisse de la route avec l’A 430 jusqu’à cette localité, la mise à deux fois deux voies de la RN 90 jusqu’à Moûtiers et de son aménagement au-delà vers Bourg-Saint-Maurice.
Côté ferroviaire, la voie unique Saint-Pierre-d’Albigny – Bourg-Saint-Maurice, longue de 80 km, a elle aussi été modernisée avec électrification en 1,5/25 kV en 1988, signalisation automatique, relèvements de vitesse et gares télécommandées et agrandies. Ses installations ont été conçues pour écouler, les jours de superpointes de trafic d’hiver, 105 circulations. En fait, les samedis de février de la décennie 1990, le seuil des 80-90 trains avait été atteint , mais par la suite, avec l’emploi de plus en plus généralisé des rames TGV à deux niveaux et la réduction des trains de nuit au long cours, on a assisté à un tassement du nombre de circulations.
Depuis 2010, le nombre de ces derniers a peu à peu décru pour disparaître totalement en 2016, et avec eux les longues étapes depuis Brest, Quimper, Le Havre, Dunkerque, Calais, Strasbourg, Nice, Bordeaux, Hambourg via Genève. Parallèlement, la concurrence routière composée d’automobiles de particuliers battait son plein en dépit des bouchons endémiques rencontrés, entravant gravement l’écoulement en aval d’Albertville. Une partie de la clientèle étrangère, notamment de Britanniques, d’Allemands et de ressortissants des pays du Benelux, utilise également la voie aérienne jusqu’aux aéroports de Chambéry et Genève Cointrin, avec continuation par cars jusqu’aux sites de résidence en altitude.