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Des fermetures prolongées pour les transports marseillais
Après une longue période de semi-léthargie, le réseau de transports de la métropole de Marseille est engagé dans un vaste plan de modernisation et d’extension. Côté métro, il s’agit bien sûr de l’arrivée des nouvelles rames Neomma, prélude à une automatisation appelée à booster la fréquentation. Attendus initialement pour la fin 2024, les nouveaux trains ne circuleront pas avec voyageurs avant la fin 2025. En attendant, de nombreux tests doivent être réalisés sur le réseau entraînant des perturbations. Du 20 au 31 janvier le service sera interrompu sur la ligne 2 (sauf le week-end) de Gèze à Désirée- Clary, au nord de la ligne. Pareillement, dans le cadre de l’extension aux deux extrémités nord et sud du tram T 3 vers Gèze et La Gaye, de nouvelles fermetures sont programmées début 2025. Selon notre confrère La Provence, le tram sera à l’arrêt durant deux mois du 10 février au 8 avril entre Cours-Saint-Louis et Castellane pour réaliser le raccordement du prolongement vers La Gaye. La mise en service est attendue courant 2025.

Les nouveautés de Trenitalia en France
Depuis le 15 décembre 2024, les rames rouges Frecciarossa de Trenitalia reviennent en Savoie. Jusqu’au 30 mars 2025, la société va prolonger chaque week-end un AR Paris – Lyon jusqu’à Saint- Jean-de-Maurienne en desservant Chambéry. Départ de Paris-Lyon à 7 h 30, arrivée à Saint-Jean-de- Maurienne à 11 h 26 pour un retour entre 18 h 36 et 22 h 35. À noter que les ventes vers la Savoie sont aussi ouvertes à partir de Lyon-Part- Dieu, site où Trenitalia vient d’ouvrir une nouvelle boutique. Auparavant, Trenitalia opérait cinq AR quotidiens entre Paris et Lyon. La clientèle est composée de voyages professionnels à 45 %. Fin 2024, Trenitalia disposait de neuf rames au lieu de cinq, soit 40 % de capacité supplémentaire. L’objectif est de renforcer l’offre existante (par exemple avec des trains en rame double) et d’ouvrir de nouvelles lignes. En 2025, Trenitalia espère une desserte Paris – Genève, un accès à Marseille depuis Paris et bien évidemment le retour du Paris – Milan par la Maurienne. Au-delà, il y a des réflexions vers Bruxelles, Amsterdam et Londres depuis Paris-Nord, Barcelone et Milan (depuis Marseille). L’activité étant encore déficitaire, Trenitalia a besoin d’étoffer son offre pour augmenter le nombre de voyageurs et donc les recettes. D’autant que le tarif différencié accordé par SNCF Réseau pour le prix des péages aux nouveaux opérateurs doit disparaître en 2025.

Une privatisation des TER à un milliard d’euros pour les Hauts-de-France
C’est un effet pervers que personne n’avait vu venir. La privatisation des TER en région Hauts-de-France pourrait finalement lui coûter près d’un milliard d’euros. En cause, une quarantaine de rames (que la région devrait mettre à disposition d’un opérateur privé) qui renferment des particules d’amiante. Si leur circulation n’entraîne pas de danger sanitaire, une directive européenne de 2007 impose un désamiantage en cas de cession. Autrement dit, si ces trains peuvent continuer à circuler pour la SNCF, ils doivent être désamiantés par la région si elle les met à disposition d’un autre opérateur. L’information révélée par Le Courrier Picard a fait l’effet d’une bombe alors qu’une telle opération reviendrait donc à un milliard d’euros pour un matériel qui devrait disparaître d’ici une quinzaine d’années. Un casse-tête pour la région qui ne dispose pas de ce milliard ni des moyens financiers pour un remplacement anticipé du matériel roulant. D’autant que les délais de construction des trains demanderaient de toute façon plusieurs années. La région demande donc une dérogation qui pour l’heure ne lui a pas encore été accordée.

L’Occitanie revoit ses investissements ferroviaires
Le projet de loi de finance 2025 a des conséquences et impacts pour la région Occitanie. Le 14 novembre dernier elle a annoncé des restrictions budgétaires pour le rail en revoyant son intervention sur les investissements ferroviaires. La région arrêtera les compensations du désengagement de l’État sur le financement des infrastructures ferroviaires. Toutefois les réouvertures de trois lignes régionales ne sont pas remises en cause : Montréjeau – Luchon (prévue en juin prochain), Alès – Bessèges et Rive droite du Rhône (six gares intermédiaires entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit), mais deux lignes vont faire l’objet d’une réflexion : Limoux – Quillan et Rodez – Sévérac. La région Occitanie va optimiser et reporter l’acquisition de matériel roulant (10 rames minimum sur les 18 Regio 2N et trois Régiolis Hydrogène prévus) en partenariat avec la région Nouvelle-Aquitaine. L’Occitanie reste partenaire dans les deux projets de LGV (Bordeaux – Toulouse et Montpellier – Perpignan).

RP 327: Les trains du Père Noël
Jamais les trains du Père Noël n’auront été aussi nombreux à circuler en France que cette année ! Près du tiers des associations préservant du matériel roulant historique en feront rouler un ou plusieurs sur leurs lignes. Aux États-Unis, le Train des Fêtes est une véritable institution. Le Père Noël a une maison au Pôle Nord et une en Suisse, toutes deux accessibles en train. Mais au fait, d’où nous vient cette tradition ? Pourquoi le Père Noël prend-il le train ? Et pourquoi existe-t-il un lien aussi étroit entre chemin de fer et Noël ?
T. Pupier
Durée : 14 min

Le tunnel sous la Manche a fêté ses 30 ans
Mais comment ferait-on sans lui aujourd’hui ? C’était un pari audacieux entre deux pays. C’est une réussite exceptionnelle. Cela fait désormais 30 ans que les trains rejoignent l’Angleterre et la France en passant sous la Manche en lieu et place des traversées maritimes qui ont quasiment disparu.
L’idée de ce « lien fixe » entre l’Angleterre et la France remonte quand même à 1802 avec de premiers travaux en 1880 côté anglais. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est issu de la création en 1957 d’un groupement d’études pour le tunnel sous la Manche. Le choix d’un tunnel ferroviaire double avec galerie de service est retenu. Les travaux commencent en 1973 mais s’arrêtent début 1975 par abandon du gouvernement britannique. Le projet de lien transmanche est relancé en 1981. En 1983, le tunnel ferroviaire est confirmé. Un appel d’offres est lancé fin 1984 pour une concession privée. Le 20 janvier 1986, le choix du projet proposé par Eurotunnel est retenu. Il sera entériné par le traité de Cantorbéry signé le 12 février 1986 par le président François Mitterrand et la Première ministre Margaret Thatcher.
Les travaux commencent fin 1987 quand « Bri- gitte », le premier des 11 tunneliers qui seront engagés, descend au fond du puits de Sangatte pour commencer à 40 m sous terre ce que beaucoup appelleront « le chantier du siècle ». 27 avril 1989, première sortie d’un tunnelier côté français. 1er décembre 1990, première jonction franco- britannique sous la Manche dans le tunnel de service. Le tunnel relie Folkestone (Kent) à

CHERBOURG la porte vers les États-Unis, l’Angleterre et l’Irlande
Fort de sa situation géographique et de ses compagnies maritimes, Cherbourg connaît un développement aux multiples facettes depuis l’arrivée du chemin de fer en 1858. Aujourd’hui, avec son terminal multimodal du port transmanche, la compagnie Brittany Ferries projette d’expédier ses rames sur la route roulante Cherbourg – Bayonne, reliant ainsi la Grande-Bretagne et l’Irlande à l’Espagne via le réseau ferré français.
Bâtie en amphithéâtre au pied de la montagne du Roule culminant à 110 m dans la presqu’île du Cotentin, la ville de Cherbourg, sous-préfecture de la Manche, avec sa façade maritime a de tout temps eu une activité por- tuaire dominante qui s’est développée au cours des ans. Ses fonctions militaires avec ses chantiers navals et l’arsenal conjuguées aux trafics maritimes diversifiés boostent sa population passée de 40000 au lendemain de la dernière guerre à 78000 âmes aujourd’hui.
Son port aux fonctions multiples: militaire, plaisance, pêche, tourisme avec les croisières, et commerce est protégé par la grande rade artificielle, la plus importante au monde, fermée par une digue démarrant à Querqueville et se terminant à l’île Pelée, construite en 1853 avec trois forts (1) et deux passes, ouest et est. Dès 1860 la rade cherbourgeoise est fréquen- tée en escale par deux compagnies maritimes : Hamburg America Line et Royal Mail Steam Packet Company qui mouillent dans la rade, avec transfert des passagers par transbordeurs.
Le chemin de fer, un débouché vers Caen et Paris
La voie ferrée de la ligne de Paris construite par la Compagnie de l’Ouest à travers le département de la Manche via Carentan et Valognes touche le terminus cherbourgeois le 17 juillet 1858 avec inauguration par l’empereur Napo- léon III. La gare en plein centre-ville ne com- prend qu’un bâtiment frontal et quatre voies à quai en impasse recouvertes par un grand hall métallique, plus un faisceau de voies de garage.
En 1868 un embranchement de 4400 m est créé pour la desserte du secteur militaire du Homet. Un court branchement jusqu’au quai de l’ancien arsenal sur le bassin de l’avant- port (2) équipé d’un appontement en bois est construit pour recevoir les trains donnant cor- respondance aux bateaux des compagnies anglaise et allemande qui mouillent dans la rade et joignent New-York et Saint-Thomas aux Antilles. Avec l’expansion du trafic la ligne est dotée d’une seconde voie par étapes depuis Lison, puis en 1884 un embranchement à voie unique se débranchant en amont à Sottevast se dirige vers Coutances avec continuation vers la Bretagne.

Calais : haut lieu du traffic franco-anglais
Le nœud ferroviaire de Calais, à l’origine pivot du trafic maritime transmanche, n’a eu de cesse de se développer localement, en direction de Paris et à l’international avec les trains au long cours au départ de Calais-Maritime. L’inauguration du tunnel sous la Manche il y a 30 ans marquera un tournant majeur dans l’exploitation du nœud ferroviaire connecté à la LGV Nord Europe. La région, pionnière en matière de TER depuis le début des années 2000, continue de renforcer la trame de ses dessertes.
Un des trois ports français baignés par la Manche, sur la façade de la Côte d’Opale, le site calaisien a toujours eu une grande activité ferroviaire liée à son activité maritime.
Aujourd’hui cette ville de plus de 76 000 habitants du dépar- tement du Pas-de-Calais, connue pour l’industrie du tulle et de la dentelle, célèbre par son beffroi haut de 78 m, reste le tremplin idéal vers la Grande-Bretagne grâce au lien fixe sous la Manche ouvert en 1994. Son histoire est tumultueuse car elle a été anglaise de 1347 à 1558 puis est devenue espagnole à la fin du XVIe siècle. La ville est couronnée par un ensemble fortifié avec la Citadelle, les forts Nieulay, Lapin, Rouge, Vert et Risban.
Le chemin de fer y pénètre en 1849 sous l’égide de la Compagnie du Nord. Son domaine s’étend plus au sud avec le vaste complexe franco-anglais de Fréthun lié à la LGV Nord Europe en provenance de Lille. Il est loin le temps des grands rapides internationaux et des TAC vers des destinations européennes lointaines en correspondance avec les bateaux d’Angleterre. Le site de la gare historique de Calais-Ville est aujourd’hui occupé à plein temps par le trafic voyageurs TER qui se superpose en ligne avec les transports fret traversant la Manche et ceux en développement des routes roulantes issues du nouveau port Est ouvert en 2000.

Avancée des expérimentations de TER décarbonés
À l’occasion de la parution de son rapport RSE (1), SNCF Voyageurs a réalisé un point complet sur la décarbonation de ses matériels TER, en particulier les AGC et Régiolis.
Le Régiolis au biocarburant
Depuis 2021, les 15 B 84500 de la ligne Paris – Granville sont alimen- tés avec du biocarburant B 100 issu de l’huile de colza. Aucune modification n’a été effectuée, et les automoteurs se comportent très bien en exploitation. Le Régiolis à batteries En 2022, la rame B 83519/83520 gérée par la STF Occitanie est devenue un prototype de rame hybride à batteries. Deux des quatre moteurs diesels ont été remplacés par des batteries lithium-ion.
Le confort a été très apprécié des voyageurs, la rame n’émettant aucun bruit. Du côté des agents de conduite, les retours sont très positifs, déclare Pierre- Henri Tibogue, conducteur à TER Occitanie.Les craintes ayan tpu naître chez eux, en particulier sur la conduite et sur une éventuelle panne de batteries, ont été rapide-ment effacées grâce à une prise en main très facile de la rame

TELLi, le train léger pour redynamiser les petites lignes
Une nouvelle étape concrète du projet de train léger innovant, économique et écologique TELLi qui doit permettre de redynamiser les lignes de desserte fine du territoire a été franchie avec le train laboratoire, l’X 73525, destiné à tester en service normal plusieurs innovations dont sera doté ce troisième type de train léger développé par le groupe SNCF.
TELLi pour redynamiser les petites lignes
Afin de redynamiser les 9 137 km de lignes de desserte fine du territoire (LDFT) dont la majorité n’est pas électrifiée, et de remplacer à terme les automoteurs X 73500, la SNCF a lancé en avri l2024 le projet de développement d’un système de train léger innovant, économique et écologique TELLi. Certaines de ces LDFT ont peu de circulations et ne sont pas ren-tables. D’une capacité totale de 150 places, dont 70 places assises, TELLi sera bimode électrique par caténaire-batterie, et aura une vitesse maximum de 120 km/h et une autonomie en mode batterie de 200 km, et pourra transporter du fret en petite quantité.
TELLi a pour objectifs le respect de l’environnement, la baisse des coûts d’exploitation avec la conception d’un matériel innovant, le maillage entre les petites lignes et le réseau principal, l’augmentation du nombre de trains grâce à un nouveau système de signalisation frugale, et la modularité du matériel permettant aux régions de personnaliser leur matériel, comme le nombre de places assises ou de places pour les vélos.
TELLi comportera plusieurs innovations technologiques comme son écoconception modulaire, son ali- mentation par batterie ou par hydrogène en plus de son fonc- tionnement en mode électrique sous caténaire, sa liaison au sol réalisée par huit roues indépen- dantes motorisées, sa cabine de conduite digitale, et la digitalisation de son environnement comme la signalisation ou la sur- veillance de l’infrastructure.