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Catégorie : Réseaux étrangers
L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

Arriva se désengage au pays de Galles
Le groupe Arriva UK Trains, filiale à 100 % de la DB, a indiqué fin octobre 2017 que l’opérateur Arriva Trains Wales se retirait de l’appel d’offres qui concerne la franchise « Wales and Borders » au pays de Galles, que ce dernier exploite pourtant depuis 2003. Arriva Train Wales était face à Abellio, filiale des Chemins de fer néerlandais, les NS, à l’alliance Keolis-Amey et au groupe hongkongais MTR. Les quelque 2 000 employés d’Arriva Train Wales seront repris à partir du 14 octobre 2018 par le nouvel opérateur retenu, qui aura également la charge d’exploiter le nouveau réseau South Wales Metro à Cardiff et dans sa banlieue. La franchise actuelle couvre l’exploitation de 1 624 km de ligne et de 247 gares. Arriva Train Wales a à disposition trois locomotives diesels Class 67 utilisées avec des rames réversibles de voitures Mark 3, 30 autorails Pacer, dont 15 Class 142 et 15 Class 143, 36 autorails Sprinter Class 150/2, huit autorails Super Sprinter Class 153, 24 autorails Express Sprinter Class 158, et 27 automotrices diesels Coradia 1000 Class 175/0 (11 exemplaires) et 175/1 (16 exemplaires). Arriva est présent sur le rail britannique avec les opérateurs Cross Country, Chiltern Railways, Grand Central, London Overground et Northern.

Les automotrices diesels DM’90 des NS réformées
Après tout juste 20 ans d’utilisation, les automotrices diesels DM’90 (Dieselmaterieel 90) de l’opérateur historique néerlandais NS Reizigers ont été retirées du service et réformées, faute d’utilisation, au SA 2018, après la reprise par l’opérateur privé Syntus, pour une durée de 15 ans, courant à partir du 10 décembre 2017, des relations exploitées jusqu’alors par NS Reizigers Zwolle – Kampen et Zwolle – Enschede. Surnommés « buffles », les DM’90 ont été livrées de 1996 à 1998 à 53 exemplaires aux NS par Düwag-Talbot. Elles étaient destinées à remplacer les autorails DE 2 et Plan U DE 3 des NS. Bon nombre de DM’90 étaient déjà garées, et seules 22 étaient encore en service courant 2017, à savoir les 3426 à 3240 et les 3443 à 3449.

Italie : de bons résultats et une flotte renforcée pour NTV
La société NTV (opératrice des trains à grande vitesse .italo) a enregistré une hausse de 25,9 % de son chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année 2017 (329 millions d’euros contre 261,4 millions pour la même période en 2016). Le conseil d’administration de NTV a décidé de lever une option de cinq ETR 675, ce qui portera la flotte des .italo EVO à 17 ou encore à un total de 42 rames .italo, en tenant compte des 25 ETR 575.
Les ETR 675, dont quatre exemplaires entreront en service en décembre prochain, permettront en 2018 : de concentrer les ETR ou AGV 575 sur Milan – Rome, avec une fréquence aux 30 min durant les périodes de pointe, soit 50 trains par jour (au lieu de 40) dont 20 (au lieu de 15) sans arrêt, d’augmenter les fréquences quotidiennes sur Venise – Rome (16 au lieu de huit), de créer une desserte Bolzano – Rome ainsi qu’une relation (en 3 heures) Turin – Milan – Venise.
Notons que les origines/destinations de Turin, Naples et Salerne resteront desservies par l’AGV 575 dans le cadre du Milan – Rome.
Rabat : 22 rames Citadis supplémentaires
Alstom a signé en octobre 2017 un marché avec la STRS (Société des transports de Rabat-Salé) portant sur la fourniture de 22 tramways Citadis destinés à circuler sur l’ensemble du réseau, incluant les nouveaux tronçons des deux lignes existantes. Le montant du contrat s’élève à environ 45 millions d’euros.
Depuis la mise en service effectuée en mai 2011, le nombre d’usagers des deux lignes de tramway de Rabat-Salé a augmenté constamment, avec aujourd’hui plus de 150 millions de passagers transportés. Afin de répondre au besoin croissant de mobilité, la STRS a décidé d’ajouter 7 km de ligne aux 19 km existants et d’accroître son parc actuel de 44 Citadis, en commandant ces 22 trams supplémentaires à Alstom.
Les lignes à voie métrique au Portugal
Le Portugal a disposé jusque dans les années 80-90, dans sa partie nord, d’un réseau à voie métrique actif. Sur les 640 km restants, seuls quelque 80 km sont encore exploités. Ils se répartissent sur deux lignes dans une situation fragile mais possédant un potentiel de développement, notamment sur le plan touristique.
Le Portugal dispose actuellement d’un réseau ferroviaire principal établi en voie large de 1,668 m exploité majoritairement par les CP (Comboios de Portugal). Il avait été complété à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par un réseau à voie métrique, exploité également par les CP à partir de 1947. Il était constitué de plusieurs lignes en grande majorité isolées entre elles. La charnière des décennies 1980 et 1990 a été fatale à la plupart. Les bouts de lignes résiduelles fermèrent la décennie suivante. Ces lignes se trouvaient dans la partie nord du pays.
• Au départ de Porto :
– la ligne de Povoa entre Porto Trindade et Famalicão via Povoa de Varzim (57,2 km), fermée le 28 avril 2001 de Porto à Senhora da Hora et le 24 février 2002 sur le restant du parcours ;
– la ligne de Guimaraes entre Porto Trindade et Fafe (80,6 km), en tronc commun avec la précédente jusqu’à Senhora da Hora (Km 3,8 km). Le tronc commun fut fermé le 28 avril 2001. La section Guimaraes – Fafe a été fermée en 1986 et le restant le 24 février 2002.
Une partie de ces deux lignes a été reconvertie par étapes en métro de Porto (écartement UIC). La première en ligne B en 2005-2006 jusqu’à Povoa de Varzim (ex-Km 27,9) et la seconde en ligne C, aux mêmes dates jusqu’à Ismai après l’ancienne gare de Castelo de Maia (ex-Km 14,2). Cette ex-ligne de Guimaraes a été convertie en écartement ibérique et électrifiée entre Lousado et Guimaraes (30 km) et rouverte le 19 janvier 2004.
• En antenne sur la ligne CP du Douro (Porto – Pocinho) remontant les rivières se jetant dans le Douro :
– la ligne de la Tamega entre Livraçao et Arco do Baulhe (51,5 km) via Amarante, fermée le 1er janvier 1990 entre Amarante et Arco do Baulhe et le 25 mars 2009 entre Livraçao et Amarante ;
– la ligne du Corgo entre Regua et Chaves (96,1 km) via Vila Réal, fermée le 1er janvier 1990 entre Vila Réal et Chaves et le 25 mars 2009 entre Regua et Vila Réal ;
– la ligne du Tua entre Tua et Bragança (133,8 km) via Mirandela ;
– la ligne du Sabor entre Pocinho et Duas Igrejas (105,3 km), fermée le 1er août 1988.
• Au sud-sud-est de Porto :
– la ligne de la Vouga entre Espinho et Viseu (140,6 km) via Sernada do Vouga (Km 61,6) avec une antenne de Sernada à Aveiro (34,6 km) ;
– la ligne du Dao entre Viseu et Santa Comba (49,2 km), fermée le 25 septembre 1988.
Depuis 1997, l’infrastructure des Chemins de fer portugais est gérée par Refer (Rede Ferroviaria Nacional). Cette entité est devenue le
1er juin 2015 Infraestructuras de Portugal SA (IP SA). Dans son dernier rapport d’activité en 2014 il est écrit qu’au 31 décembre 2014 il restait 640 km de ligne dont 528 km sans trafic. Les 112 km en activité se répartissant sur deux lignes survivantes, mais sérieusement amputées, avec un avenir incertain :
– la ligne du Tua, où seuls 16 km sont exploités entre Cachao et Carvalhais via Mirandela ;
– la ligne de la Vouga, réduite à 95,5 km (arrondis à 96 km), où le tronçon central entre Oliveira de Azemeis et Sernada do Vouga (28,9 km) est fermé au service commercial, ramenant l’exploitation à 66,6 km. La branche de Viseu n’existe plus.
Nouvelle livraison de Flirt aux NSB
Les Chemins de fer norvégiens, les NSB, ont reçu, fin août 2017, 18 automotrices électriques Flirt à cinq caisses de Stadler, dont quatre Flirt de la série BM 74 (les 74.38 à 74.41) destinés au trafic régional, et 14 Flirt de la série BM 75 (les 75.72 à 75.85), destinés au trafic local, correspondant à la quatrième option de la commande passée en août 2008 de 50 Flirt et de 100 en option. Tout comme les 26 Flirt BM 75 livrés début 2017, destinés au renforcement du service dans la banlieue d’Oslo, à la desserte de la ligne Oslo – Gjovik, et à la banlieue de Bergen, ces 18 nouveaux Flirt ont été assemblés en Pologne, les chaudrons étant construits en Biélorussie. L’effectif au 1er novembre 2017 des Flirt des NSB était de 41 BM 74 et de 85 BM 75.

Des Vectron sur les EuroCité Prague – Hambourg fin 2017
Au service annuel 2018, des locomotives Vectron louées auprès d’ELL par les CD seront utilisées entre Prague et Hambourg, signant la fin de l’utilisation des locomotives tchèques série 371.
L’opérateur privé tchèque RegioJet devait à partir de 2014 assurer côté tchèque l’exploitation des trains internationaux Prague – Berlin, mais la DB avait reconduit en mai 2014 sa coopération avec les CD (Chemins de fer tchèques), avec un plan d’amélioration de l’offre sur cette relation. Dans un premier temps, les voitures mises à disposition par les CD sur la majorité des trains ont été rénovées. Sur les trains Hambourg Altona – Berlin Hbf – Prague hl. nad. – Budapest Keleti pu, les MAV engagent également depuis le SA 2017 des voitures rénovées améliorant le confort des voyageurs sur cette relation internationale très fréquentée. Restait à moderniser le parc moteur utilisé sur cette relation nécessitant au minimum des locomotives bi-courant.
Actuellement, les trains sont remorqués par des locomotives tchèques bicourant série 371, aptes à 160 km/h sur le parcours Prague hl. nad. – Dresde Hbf et retour, et repris par des locomotives allemandes de la DB série 101, aptes à 200 km/h, sur le parcours Dresde Hbf – Berlin Hbf – Hambourg Altona. Au service annuel 2017, ces trains sont encore détournés par Falkenberg et Jüterbog, la ligne directe Dres-de – Berlin Hbf étant en cours de rénovation et de mise à 200 km/h. Depuis deux ans, les CD voulaient retirer du service sur cette relation les locomotives série 371 et les remplacer par des locomotives série 380, homologuées en Allemagne, aptes à 200 km/h, espérant supprimer les 10 min d’arrêt nécessaire au changement d’engin moteur à Dresde Hbf. Malheureusement, les 380 CD ont été limitées à 120 km/h par l’EBA sur certains tronçons du parcours et leur circulation en Allemagne à 200 km/h non autorisée, obérant une utilisation au-delà de Dresde. Toutefois, la série 102, commandée par la DB, pour la desserte régionale Munich – Nuremberg via la ligne à grande vitesse Ingolstadt Nord – Nuremberg, de conception identique aux 380 CD, sera engagée dès le 10 décembre 2017 avec des rames réversibles de voitures à deux niveaux de construction Skoda. Le 4 mai 2017, la direction des CD a approuvé le contrat de location de 10 locomotives électriques Vectron, pour une durée de 10 ans, avec la société autrichienne ELL (European Locomotive Leasing), qui loue déjà des Vectron à RegioJet. ELL a commandé à Siemens huit nouvelles Vectron aptes à 200 km/h pour compléter son parc, comptant fin juillet 2017 80 Vectron, dont certaines aptes à 200 km/h, afin de pouvoir répondre au besoin des CD.
Berlin Hbf face à son avenir
Seule gare en croix en Europe avec cinq niveaux, ouverte le 28 mai 2006, elle a dépassé le cap des 10 ans d’exploitation et ac- cueille 110 millions de voyageurs par an. Établie sur la Stadtbahn, axe central Ouest – Est, à l’emplacement de l’ex- Lehrter Stadtbahnhof, avec six voies à quai dont deux réservées au S-Bahn, chapeautées par un grand hall métallique de 321 m, elle est à cheval à la perpendiculaire sur une gare souterraine à huit voies avec en surface deux buildings transversaux. Créée de toutes pièces sur un nouvel itinéraire souterrain Nord – Sud, elle est alimentée par une fourche communiquant avec les gares de Spandau et Gesundbrunnen via la Ringbahn, se poursuivant sur la gare périphérique de Berlin Südkreuz. Elle a pris en compte les trafics suivants :
– en surface : les ICE des lignes 10 Berlin – Cologne via Hanovre, Dortmund, 11 Berlin – Munich via Francfort, Stuttgart, 12 Berlin – Bâle via Francfort, Mannheim, origine Berlin Ostbhf, des IC Berlin – Amsterdam, des EC Berlin – Varsovie origine-terminus et de plusieurs trains de nuit vers Paris, Zurich, Vienne, Munich ; des trains RE, RB régionaux avec missions radiales ; les trains S-Bahn des lignes ouest – est S-5, 7, 75 ;
– en souterrain : les ICE ligne 28 Hambourg – Berlin – Leipzig – Nuremberg – Munich et EC Hambourg – Berlin – Dresde – Prague – Vienne – Budapest, les IC de Stralsund – Berlin – Erfurt – Dortmund – Düsseldorf ; des RE régionaux avec missions radiales. Pour les relations Allemagne – Pologne est apparu ensuite un EC Berlin Hbf – Gdynia via Francfort-sur-l’Oder, Poznan, Gdansk.
La gamme de trains de nuit a été réduite peu à peu. Par contre, l’ouverture de la NBS Leipzig – Halle – Erfurt fin 2015 a vu naître une nouvelle gamme d’ICE cadencés reliant Berlin Hbf sur les voies souterraines à Francfort et Wiesbaden (ligne 50). En décembre prochain, l’ouverture de la NBS Erfurt – Ebensfeld (Nuremberg) va permettre d’y faire circuler les ICE Berlin – Munich via Halle, Erfurt, avec un gain de temps appréciable. Parmi les projets d’infrastructure figurent toujours deux opérations : le rétablissement de l’itinéraire direct Berlin – Dresde avec repose des voies entre Priesterweg et Mahlow via Berlin Marienfelde ; la création de la ligne S-21 consistant en des raccordements en fourche côté Ringbahn issus de Westhafen et Wedding avec nouveau tunnel desservant côté est la gare inférieure de Berlin Hbf et se raccordant à la Nord-Süd Bahn au nord de Potsdamerplatz.
Les 155 DB retirées du service
Cette série de locomotives électriques de type CC, regroupant 273 engins numérotés d’origine 250, est l’une des dernières acquises par la DR, avant sa dissolution en 1990. D’une masse de 123 t, d’une puissance de 5 400 kW et aptes à 125 km/h, elles sont construites par LEW Henningsdorf entre 1978 et 1984. Elles sont destinées à supplanter les séries datant des années 60, notamment en trafic marchandises entre les principaux triages. En outre, elles vont assurer quelques trains express et des omnibus à trajets courts.
Après la chute du Mur, le trafic marchandises décline et elles doivent partager le gâteau avec la grosse série des 243 acquises en nombre par la DR après elles. À partir de 1991, elles émigrent partiellement sur le réseau de la DB. Elles permettent de compenser l’amortissement des séries 140, 150 DB, plus âgées. On les voit alors un peu partout de Hambourg, Rostock, Stralsund à Bâle, en Ruhr, en Sarre, en Bavière, etc. Renumérotées à ce stade 155, deux machines sont déjà réformées, suite à accident (250.002 et 106). En 1999, une première ponction porte sur une trentaine de machines. Avec l’arrivée massive des commandes des 145, 152, 182, 185 puis 189, les besoins en machines fret diminuent. Elles sont peu à peu recentrées sur le Bw de Seddin au sud-ouest de Berlin, mais n’en continuent pas moins à circuler sur tout le territoire de la DB réunifiée. L’effectif est ramené à 112 engins à mi-juillet 2013. Ces derniers mois, avec le début de la livraison des nouvelles 187, la série a été définitivement retirée des roulements. Les 53 machines rescapées sont depuis l’été toutes garées à Seddin en attente éventuelle de location à des entreprises privées.
L’Avelia Pendolino présenté à l’opérateur NTV
Alstom et NTV ont inauguré le 3 octobre 2017 le premier des 12 trains à grande vitesse Pendolino commandés par l’opérateur privé italien en 2015-2016. Il fait partie de la gamme des TGV Avelia d’Alstom qui comprend également l’AGV .italo précédemment acheté par NTV. Le nouvel Avelia Pendolino, couleur rouge rubis pour NTV, ou .italo EVO, sera mis en service début 2018. Il peut atteindre 250 km/h et est composé de sept voitures pour une longueur totale de 187 m. Son nez futuriste et emblématique assure un niveau d’aérodynamique et de sécurité élevé pour le conducteur. Le train est équipé d’un système de traction distribuée conçu avec une grande efficacité de freinage et un haut niveau de régénération. Sa principale innovation par rapport aux générations précédentes de Pendolino est son entière compatibilité avec les dernières règles de la STI (spécification technique d’interopérabilité) élaborées en 2017 par l’Union européenne qui contribue à garantir des niveaux élevés de sécurité et d’efficacité. Les trains sont fabriqués sur les sites d’Alstom en Italie.