Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Les chemins de fer au Monténégro

    Les chemins de fer au Monténégro

    Ce modeste pays des Balkans, issu de la décomposition de la Yougoslavie communiste, compte malgré tout 250 km de lignes, en majorité électrifiées, parcourues par un nombre non négligeable de trains tant de voyageurs que de fret, assurant des liaisons intérieures et internationales. Le matériel moteur est composé en majorité d’engins construits en Europe de l’Est.

    Ancienne république de l’ex-Yougoslavie, le Monténégro, « Crna Gora » en monténégrin, c’est-à-dire « montagne noire » en traduction littérale, est indépendant depuis le 3 juin 2006, suite au référendum du 21 mai 2006 approuvant la dissolution de la communauté d’États de Serbie-et-Monténégro instaurée de manière transitoire à la dislocation de la Yougoslavie en 2003. Podgorica, dénommée Titograd de 1945 à 1992, est la capitale de cet État d’une superficie de 13 812 km2 peuplé par environ 662 000 habitants. Le Monténégro a hérité du réseau de chemins de fer de la région de Titograd des Chemins de fer yougoslaves, les JZ. C’est en 1901 que fut construite la première voie ferrée dans la principauté du Monténégro, créée à l’issue du congrès de Berlin en 1878, et qui deviendra en 1910 le royaume du Monténégro. À écartement de 760 mm, cette ligne de 74,5 km reliait Gabela, maintenant en Bosnie, à Zelenika. Une deuxième ligne à écartement de 750 mm d’une longueur de 43,3 km entre Bar et Virpazar, prémices de la ligne Belgrade – Bar que souhaitait dès 1855 la Serbie pour avoir un accès à la mer Adriatique avec un trajet plus court que par Rijeka. Cette ligne de montagne, dont le projet de prolongement vers Cetinje fut abandonné par manque de financement dû de la Première Guerre mondiale, comportait des rampes de 40 ‰. Exploitée en traction vapeur, la vitesse maximale ne dépassait pas 18 km/h pour les trains de voyageurs et 12 km/h pour les trains de marchandises. Après une période d’occupation par les troupes austro-hongroises de janvier 1916 à octobre 1918 lors de la Première Guerre mondiale, le Monténégro devint successivement un territoire du royaume de Serbie, puis du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, et enfin en 1929 du royaume de Yougoslavie. En 1927 fut inauguré la ligne à écartement de 600 mm entre Podgorica et Plavnica, suivie en 1938 de la ligne à écartement de 760 mm de Bileca à Niksic Le réseau monténégrin, exploité par les Chemins de fer de l’État yougoslave les JDZ, totalisait alors 143 km principalement à écartement de 760 mm, avec une exploitation compliquée due à la coexistence de trois écartements 600, 750, 760 mm. Le fret était acheminé entre Bar et Podgorica avec deux transbordements et avec un transfert en ferry qui traversait le lac de Skadar entre Virpazar et Plavnica.

  • DB Regio remporte un lot du S-Bahn Rhin-Neckar

    DB Regio remporte un lot du S-Bahn Rhin-Neckar

    Après appel d’offres, DB Regio a été retenu mi juin 2017 par les autorités de transport de Rhénanie- Sud Palatinat et Rhin-Neckar pour exploiter le lot 6b du réseau de S-Bahn Rhin-Neckar. Ce dernier, qui représentera à terme un volume annuel d’environ 6 millions de km-trains, comprend les relations S-5 Mannheim Hbf – Heidelberg Hbf – Meckesheim – Eppingen/Bad Rappenau/Aglasterhausen, S-6 Wiesbaden Hbf – Mayence Hbf – Mannheim Hbf – Bensheim, S-8 Mannheim Hbf – Graben Neudorf – Karlsruhe Hbf, S-9 Mannheim Hbf – Biblis – Gross Rohrheim, et Mannheim – Karlsruhe – Rastatt – Baiersbronn. L’exploitation débutera en décembre 2020, excepté Wiesbaden – Mayence – Mannheim (Rhénanie- Palatinat), qui ne sera intégrée qu’en décembre 2021 dans le réseau Rhin- Neckar. DB Regio a pour cela commandé à Siemens 57 automotrices électriques Mireo, tricaisses, aptes à 160 km/h, de 220 places.

  • Un nouveau terminal au Luxembourg et des projets d’AF

    Un nouveau terminal au Luxembourg et des projets d’AF

    Le ferroutage fait l’objet d’un regain d’attention actuellement, en Europe et au-delà. Le nouveau terminal de Bettembourg- Dudelange (Luxembourg) a été officiellement inauguré le 7 juillet 2017. Cette cérémonie fait suite à la préouverture intervenue le 5 mars dernier. Les CFL disposent désormais d’un outil puissant, doté de quatre voies dédiées aux trains de combiné et de deux pour les convois des AF (autoroutes ferroviaires). La superficie du nouveau terminal est de 33 ha alors que la longueur des six voies est de 700 m. Cette infrastructure atteste du choix politique fait par le Grand-Duché de miser sur l’intermodalité rail-route. La France et l’Espagne procèdent pour leur part à la relance de la liaison de ferroutage entre leurs deux pays. Elles ont procédé à un AMI (appel à manifestation d’intérêt) auprès des constructeurs. Les gouvernements ont reçu cinq réponses (comme lors du premier AMI de 2008 pour l’AF Atlantique…) avant l’échéance du 30 juin 2017. Lohr et Cargo Beamer sont sans surprise sur les rangs, mais Nikrasa et ISU n’ont pas concouru. Les trois autres répondants sont donc plus inattendus. Il s’agit de Stadler Rail Valencia, de CAF et de Civenssy. Notons que l’AMI se rapportant aux exploitants est planifié pour cet automne. Parallèlement, le projet de l’AF Calais – Orbassano, dont l’ouverture devrait vraisemblablement intervenir début 2018, monte en puissance. La SNCF a procédé les 17-18 juin 2017 à des tests préfigurant sa future exploitation. Un convoi d’environ 2 000 t et de 500 m de long a permis d’explorer plus en avant les performances des locomotives 27000 (d’Ambérieu à Saint-Jean) et 36300 (de Saint-Jean à Orbassano). Un coupon de wagons a cependant été prélevé à Modane, ramenant la masse remorquée jusqu’en Italie à quelque 1 400 t. De manière analogue, l’AF Barcelone – Paris de Viia poursuit sa préparation. Concernant l’AFA, nous apprenons que l’appel d’offres pour la DSP serait imminent. Enfin, il existe d’autres projets d’AF en France, en Europe et ailleurs. Mais ils demeurent en l’état confidentiels.

  • Coopération CFF-SOB pour deux lignes IR

    Coopération CFF-SOB pour deux lignes IR

    Les CFF et le SOB ont signé le 7 juillet 2017 une convention prévoyant que deux dessertes IR, relevant actuellement de la concession des CFF, seront assurées par les SOB à compter de décembre 2020. Le SOB produira, sous sa responsabilité et avec son propre matériel mais en cobranding avec les CFF, les relations Zurich/BâleLocarno/Lugano (via Göschenen) et BerneCoire via Burgdorf et Pfäffikon. Ce développement devrait très vraisemblablement conduire le SOB à lever un nombre significatif d’options en Flirt auprès de Stadler. Rappelons que cette compagnie privée a commandé ferme en 2016 11 rames Flirt de dernière génération (170 millions de francs suisses) afin de remplacer les matériels actuellement déployés sur le Voralpen-Express.

  • Arriva reconduit en Scanie sur le réseau Pagatagen

    Arriva reconduit en Scanie sur le réseau Pagatagen

    L’autorité régionale de transport de la province de Scanie dans le sud de la Suède, Skanetrafiken, a reconduit, le 22 juin 2017, Arriva Sverige AB, filiale à 100 % des chemins de fer allemands la DB, pour l’exploitation du réseau de grande banlieue Pagatagen de Malmö. Les chemins de fer suédois les SJ, le hongkongais MTR, Keolis filiale de la SNCF, Transdev (ex Veolia), le britannique Go Ahead et Svenska Tagkompaniet avait concouru à cet appel d’offres. Le nouveau contrat débutera le 9 décembre 2018 pour une durée de huit ans. Avec ce succès, Arriva espère également remporter le nouvel appel d’offres concernant l’exploitation des trains de l’Oresund entre le Danemark et la Suède jusqu’alors assuré par Transdev.

    Le parc moteur à disposition d’Arriva est composé de 65 automotrices électriques Coradia Nordic à quatre caisses X 61, livrées par Alstom en 2010, fonctionnant sous 15 kV 16 2/3 Hz, d’une puissance de 2000 kW, aptes à 160 km/h et d’une capacité de 214 places. Avec la mise en service en décembre 2010 du Citytunneln de Malmö les automotrices électriques à deux caisses X 11 de 1982, ex X 10 des SJ, ont été retirées progressivement du service. Le réseau Pagatagen, qu’Arriva exploite déjà depuis 2007, couvre les relations : Trelleborg – Malmö C – Landskrona – Helsingborg C (111 km), Helsingborg C – Ängelholm – Förslöv – Halmstad C (96 km), Malmö Hyllie – MalmöC – Teckomatorp – Helsingborg C (77 km), Malmö Hyllie – Malmö C – Höör – Hässleholm – Kristianstad C (119 km), Kristianstad C – Karlshamn (63 km), Helsingborg C – Astorp – Hässleholm C – Kristianstad C (107 km), Lund C – Malmö C – Ystad Station – Simrishamn (132 km) et Markaryd – Hässleholm (37 km) et dessert 72 gares, qu’Arriva entretiendra selon une clause du contrat.

  • Bruxelles : aménagement du terminal Simonis du tram 9

    Bruxelles : aménagement du terminal Simonis du tram 9

    C’est en 2018 que Bruxelles sera doté d’une toute nouvelle ligne 9 de tramways entre Simonis et Les Hauts de Jette, prolongée en seconde phase vers le plateau du Heysel. Des travaux sont en cours tout l’été à station de prémétro Simonis, actuellement desservie par le tram 19, pour y aménager le futur terminus de la 9. Du 6 juin à début septembre, la station est donc fer mée, la ligne 19 coupée en deux n’assurant plus la correspondance avec les lignes 2 et 6 du métro. C’est donc à pied que les voyageurs depuis les terminus provisoires du tram 19 sont invités à rejoindre la seule station souterraine de la ligne.

  • Strasbourg inaugure le premier tram français transfrontalier

    Strasbourg inaugure le premier tram français transfrontalier

    Depuis le 28 avril, la ligne D du tramway de Strasbourg dessert la ville allemande de Kehl de l’autre côté du Rhin. Une première pour un tram hexagonal, confronté de ce fait à des questions inédites.

    Depuis la mise en service de la ligne A du tramway de Strasbourg en 1994 entre Hautepierre et Baggersee, le réseau n’a cessé de se développer. Il compte aujourd’hui six lignes auxquelles s’ajoute une ligne G de BHNS (bus à haut niveau de service). Le réseau de la CTS (Compagnie des transports strasbourgeois) exploite ainsi 65,4 km d’axes lourds fréquentés par 317 000 voyageurs par jour, plaçant le réseau parmi les plus importants du pays. Le tramway a ainsi permis d’accompagner le développement d’une agglomération dynamique contrainte à l’est par le Rhin, qui constitue une frontière naturelle avec l’Allemagne. De l’autre côté du fleuve, la ville de Kehl appartient pourtant de fait à la métropole strasbourgeoise tant les échanges sont nombreux entre les populations. Longtemps le pont de l’Europe qui relie les deux villes a vu passer les Français faisant le plein d’essence en Allemagne, tandis que dans l’autre sens leurs voisins favorisés par un deutsche mark fort venaient faire leurs courses dans les supermarchés français.

    Historiquement, le réseau de tramways, fondé il y a 140 ans à l’époque de l’annexion allemande, s’étendait des deux côtés du Rhin et la ligne 1 a continué après le retour à la France à desservir la ville de Kehl. La liaison est finalement supprimée avant d’être reprise par le bus 21 après la disparition des tramways en 1960. Une ligne d’autobus particulière soumise à un contrôle de douane au passage de la frontière. Alors que l’agglomération de Strasbourg constitue désormais un « eurodistrict » regroupant un ensemble de villes des deux côtés du Rhin, la frontière au sein de l’espace Schengen s’est effacée. Comme l’explique Robert Herrmann, président de l’Eurométropole de Strasbourg, prolonger le tram a été l’occasion de marquer l’ambition européenne de la capitale alsacienne. Des équipements collectifs notamment sportifs, des services et des commerces se répartissent sur les deux pays. Les Français y trouvent des emplois, profitant également d’un parc immobilier qui reste encore accessible. Des lycéens français comme allemands fréquentent les établissements des deux pays. Il est donc apparu assez logique de renforcer cette desserte transfrontalière par une extension du tramway jusqu’au coeur de Kehl. La ligne D, qui dessert notamment les stations Gare-Centrale, Homme-de-Fer (le coeur du réseau) ou encore Étoile-Bourse, devant le centre administratif, était avec son terminus Aristide-Briand la plus proche du fleuve. Son extension vers Kehl avait également l’avantage de desservir le secteur du port du Rhin, appelé à se développer dans les prochaines années. Mis en chantier en 2014, le prolongement a été réalisé en deux phases, vers Kehl-Bahnhof en 2017 puis Kehl-Rathaus à l’automne 2018. Le 28 avril, c’est donc une première section de 2,7 km vers la gare de Kehl qui a été ouverte au public.

    Depuis Aristide-Briand, la ligne traverse le quartier Citadelle, où une station est prévue, seuls les

  • CFF : le Giruno dévoilé

    CFF : le Giruno dévoilé

    Le premier des 29 EC 250 alias Giruno, commandés fermes (92 options) en octobre 2014 par les CFF à Stadler, a été officiellement présenté le 18 mai 2017. Cinq autres rames seront livrées d’ici à janvier 2018. Ces six trains permettront de procéder dès juillet 2017 aux essais en Suisse (plus l’anneau d’essai en Tchéquie), en octobre en Allemagne et en Autriche, en février 2018 en Italie. Les procédures pour l’obtention des autorisations à circuler débuteront en août 2018 et doivent se terminer en mars 2019.

    La mise en service commercial commencera progressivement en 2019 et sera complète au SA 2020 sur Zurich/Bâle – Milan via le tunnel de base du Gothard. Le Giruno (202 m, 388,3 t et 18 t à l’essieu, 6 MW, 250 km/h, 405 sièges + 17 en voiture-restaurant) doit à terme, selon les CFF, relier Francfort à Milan. Nous reviendrons très prochainement sur le nouveau train de Stadler.

  • MAV Start commande des rames Kiss

    MAV Start commande des rames Kiss

    Les Chemins de fer hongrois (MAV Start) ont commandé le 12 avril 2017 à Stadler 10 automotrices électriques Kiss pour un montant de 195 millions d’euros comprenant également la formation du personnel et la fourniture de pièces de rechange. À six caisses, d’une longueur 115,88 m, ces rames à deux étages fonctionnant sous 25 kV 50 Hz ont une capacité de 600 places. Couplables en UM entre elles ou avec les Flirt série 415 (ex-5341) à quatre caisses, déjà livrées à MAV Start, d’une puissance de 4 000 kW, ces automotrices Kiss, immatriculées dans la série 503 et aptes à 160 km/h, seront équipées, en plus du système de sécurité hongrois EVM, de l’ETCS niveau 2.

    Elles devraient entrer en service à partir de 2019, dans un premier temps sur les relations Budapest – Seigle – Szolnok et Budapest – Vac – Szob, sur des trains régionaux autour de Debrecen et Nyiregyhaza et en haute saison d’été sur les trains à destination du lac Balaton. S’il obtient un financement européen, MAV Start devrait également confirmer la commande de 30 autres Kiss, destinées aux relations Budapest – Hatvan – Gyöngyös et Budapest – Ujszasz – Szolnok.

    Par ailleurs, Stadler a livré en décembre 2016 à MAV Start la dernière Flirt en commande, portant l’effectif de cette série à 123 exemplaires.

  • 61 Citadis Spirit pour la région du Grand Toronto et de Hamilton

    61 Citadis Spirit pour la région du Grand Toronto et de Hamilton

    Alstom a obtenu en mai 2017 une commande ferme portant sur la fourniture de 61 véhicules légers sur rail Citadis Spirit, pour la région du Grand Toronto et de Hamilton  (GTHA), de Metrolinx, une agence du gouvernement de l’Ontario. La valeur du contrat s’élève à plus de 355 millions d’euros. Le contrat de livraison des véhicules inclut une option pour des véhicules supplémentaires.

    Alstom fournira à Metrolinx des rames Citadis Spirit de 48 m de long pouvant accueillir 321 passagers. Conçu pour le marché canadien, le Citadis Spirit peut circuler dans des conditions hivernales allant jusqu’à – 38 °C. tout en garantissant le confort des passagers grâce une isolation renforcée et une climatisation puissante.