Catégorie : Réseaux français

L’actualité des réseaux ferroviaires français.

  • Le technicentre de Sotteville accueille son premier Omneo Premium

    Le technicentre de Sotteville accueille son premier Omneo Premium

    Commandées dès novembre 2016 par la région Normandie au nombre de 40, les rames de cette nouvelle série de matériel à deux niveaux Regio 2N à 10 caisses longues de 135 m, aptes à 200 km/h pour les Intercités Normandie rebaptisés Nomad, seront entretenues par le technicentre construit à partir de 2018 sur le site de l’ex-triage de Sotteville, près du poste F, financé par l’État, la région Normandie et SNCF Réseau et inauguré le 5 juillet dernier. Le bâtiment de 11 000 m2 à l’architecture résolument moderne et écologique avec des parois vitrées, des fosses de visite, des passerelles pour les organes en toiture et de puissants moyens de levage est raccordé aux voies du triage et accessible par la route depuis le pont des Quatre-Mares. Après ses essais sur diverses lignes du réseau national dont celle de Caen à Cherbourg pour vérifier sa compatibilité sur des courses à 200 km/h, le nouveau matériel au confort très sophistiqué se rapprochant des voitures Corail qu’il remplacera va sortir à rythme soutenu des usines Bombardier à Crespin (Nord) durant les exercices 2020 et 2021. Objet de curiosités, la première rame Z 56609/56610 XL est arrivée par ses propres moyens via Amiens, Serqueux et a été reçue le 15 janvier.
    La première rame et les suivantes devaient être engagées en trafic commercial d’abord sur Paris – Caen – Cherbourg (4,2 millions de voyageurs annuels) courant février et sur Paris – Rouen – Le Havre (5,5 millions de voyageurs par an) dans la foulée. Elles ont fait l’objet d’une présentation au public le 8 février au Havre et à Yvetot, le 9 février à Rouen, le 15 février à Caen et Cherbourg, le 16 février à Évreux et Bernay.
    Outre ces rames new-look, le technicentre gère la maintenance du parc TER Normandie qu’il s’agisse des Z 26500, 27500, B 82500, 85900 et X 73500, 76500. Il agira aussi à compter de 2022 sur 27 autres rames Omneo Premium récemment commandées par la région avec aménagements style TER pour se substituer aux 16 TER 2N NG Z 26500 qui rejoindront la Lorraine et aux 11 rames V2N employées sur la radiale Paris – Le Havre en fin de vie.

  • La Normandie commande des Regio 2N

    La Normandie commande des Regio 2N

    Alors que la première rame de l’Omneo commence à circuler, la région Normandie a décidé de commander des rames Regio 2N à Bombardier.
    Il s’agit d’abord de compenser la vente à Grand Est de 16 rames pentacaisses TER 2N NG Z 26500 et, dans un souci de simplification du parc, de procéder au remplacement des rames VO 2N soit 11 rames Regio 2N.
    Ces 27 rames livrables en 2023 et 2024 seront très proches des Omneo : version XL à 10 caisses, apte à 200 km/h, même siège mais plus capacitaire avec un diagramme différent. Alors que la rame Omneo propose 505 places dont 59 en 1re, le Regio proposera 553 places dont 30 en 1re. Les bagageries seront moins volumineuses mais il y aura 12 emplacements pour les vélos.
    Ces rames pourront circuler en UM entre elles et avec des Omneo, une configuration envisagée le week-end sur Paris – Deauville-Trouville.

  • De la « Flèche-d’Or » aux Régiolis sur Paris – Boulogne – Calais

    De la « Flèche-d’Or » aux Régiolis sur Paris – Boulogne – Calais

    Le déploiement de Régiolis sur Paris – Boulogne – Calais en remplacement des diesels BB 67400 offre de nouvelles perspectives à cette radiale de près de 300 km qui a vu circuler les trains rapides de prestige au siècle dernier.

    Troisième radiale de l’ex-réseau Nord, cet itinéraire long de 295 km vit au nouveau service horaire 2020 une modification profonde de son fonctionnement. Comme sur Paris – Troyes – Chaumont – Belfort – Mulhouse voici deux ans, elle voit disparaître les rames Corail au profit de rames automotrices bimodes. Cette transformation s’accompagne de sensibles gains de temps pour la clientèle et pour la SNCF de la suppression des manœuvres d’échanges machines électriques-thermiques en gare d’Amiens, avec ipso facto la disparition des locomotives diesels BB 67400 utilisées vers Boulogne et à bout de course.
    Ayant connu une période des plus faste durant des décennies avec le trafic international franco-anglais traité par les ports de Boulogne et Calais, justifiant des trains rapides de prestige (Malle-des-Indes, Bombay-Express, Flèche-d’Or, Calais-Méditérranée-Express), l’ou­verture du lien fixe transmanche en mai 1994 a mis un terme aux circulations internationales assurées par TGV et reportées par la LGV Nord Europe via Lille.
    Depuis le tronçon septentrional Amiens – Calais (164 km) souvent désigné ligne de la Côte faisant l’objet d’un raccourci historique sur l’évolution de son exploitation au fil du temps, a été quelque peu délaissé, n’étant plus parcouru que par quelques express reclassés IC puis des TER Hauts-de-France, limités au trajet Paris – Boulogne (254 km). Au service 2019, cinq fréquences étaient prévues les jours ouvrables de base et les samedis (quatre les dimanches et fêtes) avec des temps de parcours oscillant entre 2 heures 43 et 2 heures 57.
    Le renouvellement du matériel en service sur la relation Paris – Boulogne va mettre en jeu 10 rames Régiolis B 84500 hybrides bicourant-thermiques à six caisses aptes à 160 km/h, commandées par la SNCF (B 84701/84702-84717/84718) offrant 269 places assises dont 35 en première. Arborant une livrée gris, bleu et vert, les premières livraisons ont eu lieu fin avril 2019 à SPI avec les 84701/84702-84705/84706, permettant leur utilisation progressive à la place des rames tractées. Huit éléments ayant été livrés en juillet, une des fréquences a été prolongée à Calais selon l’horaire accéléré suivant :
    – 2005 Paris-Nord 7 h 31 – Boulo­gne 10 h 06 – Calais-Ville 10 h 35 ;
    – 2022 Calais-Ville 12 h 46 – Boulogne 13 h 11 – Paris-Nord 15 h 29.
    Au 15 décembre la nouvelle trame non augmentée en volume, s’intégrant dans celle Paris – Amiens existante, mais prolongée en totalité jusqu’à Calais, apporte plusieurs modifications de sillons comme l’indique le tableau page suivante qui prévoit des gains de temps découlant du nouveau matériel très performant. Ainsi Paris – Amiens est couvert en 1 heure 07 avec arrêt systématique à Longueau (1 heure 06 voire 1 heure 05 au retour), Paris – Boulogne en 2 heures 27 et Paris – Calais en 3 heures 03. Dans le sens nord – sud Calais et Boulogne sont reliés avec Paris en 2 heures 53 et 2 heures 21. Entre Amiens à Boulogne la desserte continue à faire halte à Abbeville, Noyelles, Rue, Rang-du-Fliers et Étaples-Le Touquet.

     

  • La ligne Béziers – Neussargues sera préservée

    La ligne Béziers – Neussargues sera préservée

    Les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes ont conclu le 19 décem­bre dernier un accord avec l’État sur le financement d’une deuxième phase d’investissements sur la ligne des Causses (Béziers – Neussargues, 277 km) en faveur de la desserte à proximité de Saint-Chély-d’Apcher pour un mon­tant de 11,46 millions d’euros. Ces investissements permettront d’assurer l’exploitation de la ligne de 2022 à fin 2024. Les deux régions en financent les 2/3 et l’État l’autre tiers. La desserte fret pour l’usine Arcelor Mittal à Saint-Chély-d’Apcher, seul embran­ché actif de la ligne, est ainsi assurée. Cette entreprise de 370 emplois assure s’engager dans le développement de la production de l’usine et augmenter l’utilisation du rail. En 2019 des premiers travaux d’urgence ont été réalisés entre Sévérac-le-Château et Millau, financés par la région Occitanie à hauteur de 3,57 millions d’euros. Cette dernière a adopté en octobre 2019 un plan d’urgence de 76 millions d’euros pour l’ensemble de la région dont 19 millions vont permettre de financer le maintien de l’exploitation entre Béziers et la limite entre les deux régions (PK 662,262 entre Arcomie et Loubaresse). Faute d’investissements importants la ligne des Causses était menacée de fermeture.

  • Chemins de fer de Provence : du retard pour les rames de Majorque

    Chemins de fer de Provence : du retard pour les rames de Majorque

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a acheté auprès des chemins de fer de Majorque (SFM) huit rames diesels bicaisses (X+X) CAF type 61 pour les chemins de fer de Provence (CP). Six acquises en 2014 (61.01/61.02, 61.03/04, 61.05/61.26, 61.07/61.08, 61.11/61.12, 61.13/61.14) et deux en 2016 (61.21/61.22, 61.29/61.30). Un contrat de rénovation et d’adaptation aux normes CP (dont l’accès) avait été signé avec l’industriel Arterail de Lille pour un montant initial de 5,6 millions d’euros hors taxes. Il y a eu des aléas techniques, mais également des besoins complémentaires d’aménagement et de mises aux normes des rames. Le marché n’a pas pu se dérouler normalement jusqu’à son terme qui était fixé au 5 juillet 2018. Un protocole d’accord a été négocié au cours du premier semestre 2019 entre la région et Arterail. Ce dernier a restitué les rames qu’il avait.
    En fait, une seule demi-rame, la 61.04, rénovée a été livrée par Arterail le 4 avril 2018 aux ateliers CP de Lingostière. L’autre, la 61.03, achevée est restée à Lille. Cette demi-rame et trois autres rames (61.05/61.26, 61.07/61.08, 61.09/61.10) qui étaient encore chez Arterail ont donc été restituées et sont toujours à Lille dans un local loué par la région. Arterail avait sous-traité trois autres rames (61.13/61.14, 61.21/61.22, 61.29/61.30) chez Tradinsa à côté de Lérida (Espagne) où elles sont encore. Les travaux sont suspendus depuis l’expiration du marché d’Arterail. La rame 61.01/61.02 arrivée directement de Majorque en octobre 2015 à Lingostière avait reçu une livrée blanche pour une présentation aux élus et à la presse le 13 novembre 2015. Elle n’a pas fait d’essais et est depuis garée.
    En septembre dernier le projet de rénovation a été relancé par la région avec l’aide d’un assistant à maîtrise d’ouvrage (Parsons). L’appel d’offres pour un nouvel industriel capable de reprendre le projet sera lancé au cours du 1er semestre 2020. Après attribution, les huit rames seront transportées sur le site du nouvel industriel. En attendant la mise en service de ces rames CAF, les six autorails CFD (X 301, 303 à 307) vont devoir prolonger leurs carrières, épaulés par la rame bicaisse Soulé (X 351/XR 1351) et les trois rames bicaisses AMP (803/804 à 807/808). Quant à la rame AMP 801/802 accidentée en 2014, elle sera ferraillée en début 2020 après récupération des pièces détachées.

  • Transversale pyrénéenne. Une résurrection pour la ligne des pèlerins

    Transversale pyrénéenne. Une résurrection pour la ligne des pèlerins

    Longtemps animée par les trains de pèlerins pour Lourdes et les trains de fret desservant le gisement de Lacq, cette ligne de 321 km a vu ces trafics se réduire en raison d’une part de la concurrence de l’avion et de la route et d’autre part de la fermeture du complexe gazier. Elle bénéficie cependant actuellement dans sa partie occitane d’un programme de renouvellement de la voie et de la caténaire qui s’accompagne d’une modernisation du matériel TER au service d’une desserte en outre renforcée. Des initiatives qui lui permettent de retrouver un peu de son lustre d’antan.

    Cette artère méridionale, classée sous n° 650 au catalogue du RFN, est l’une des deux transversales du midi de la France, avec Bordeaux – Toulouse – Sète, à avoir été créée par la Compagnie du Midi au xixe siècle. Joignant Toulouse, capitale de l’Occitanie, à Bayonne, port maritime sur la façade atlantique, en s’approchant de la barrière naturelle du massif pyrénéen, formant frontière avec l’Espagne, elle a un développement de 321 km dans les trois départements de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées, avec une percée dans la corne sud des Landes au niveau de Peyrehorade. Destinée à favoriser le thermalisme pyrénéen en plein essor, à évacuer la production industrielle d’un chapelet d’usines s’égrenant sur le parcours et sur ses embranchements et à faciliter la venue des pèlerins de toutes régions, y compris étrangers, au sanctuaire de Lourdes, elle a connu des moments de gloire avec un trafic voyageurs à longue distance florissant.
    Alors que Tarbes, ville au centre du parcours, est déjà relié à la capitale via Mont-de-Marsan et Bordeaux depuis 1859, la réalisation de la transversale est étagée dans le temps de 1861 à 1867. Elle a été complétée par une floraison d’embranchements pointés pour la plupart sur le fond des vallées pyrénéennes (voir carte page 47). Ceux-ci ont malheureusement subi une réduction d’activité drastique, conduisant à leur abandon progressif. Rappelons que deux projets élaborés par le Midi ont sombré : les relations de Hagetmau à Pau et d’Auch à Lannemezan.
    Les installations de l’artère, au profil particulièrement sévère, viennent de faire l’objet côté Occitanie d’un programme de modernisation lourd de 450 millions d’euros échelonné sur la période 2015-2020, élaboré par SNCF Réseau, ayant nécessité de longues coupures de circulation. Nous verrons plus loin en quoi ces travaux ont consisté.
    Ayant connu une desserte grandes lignes étoffée avec des parcours à longue distance de jour comme de nuit, la ligne les a vus s’effriter pour disparaître ces dernières années, ne laissant subsister sur le versant atlantique que les TGV Paris – Bordeaux – Tarbes et quatre Intercités de bout en bout. Dans le domaine des trains de pèlerins fréquentant la cité mariale de Lourdes, animant la période d’avril à octobre, le nombre de trains concédés mis en marche a subi une forte érosion en raison de la concurrence aérienne et des autocaristes. En contrepartie, les dessertes TER pour les déplacements de proximité organisées par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont connu une embellie remarquable, dont la dernière expression intervient au service 2020.

  • Vers un prolongement de la ligne 12 du métro à Meudon ?

    Vers un prolongement de la ligne 12 du métro à Meudon ?

    Alors que les travaux d’ex­tension de la ligne 12 vers Mairie-d’Aubervilliers se poursuivent, d’autres la verraient bien pousser à l’autre extrémité au sud de Mairie-d’Issy. Cette extension envisagée de longue date permettrait notamment une connexion avec le RER C à Issy et avec la ligne 15 du Grand Paris Express en travaux. Pour l’heure les deux villes d’Issy-les-Moulineaux et de Meudon vont engager des études sur la faisabilité d’un tel projet. Le tracé retenu se prolongerait jusqu’aux limites des deux communes vers une station La Ferme-Musée-Rodin. La décision de financer et de réaliser cette extension reste du ressort d’IdFM qui pour l’heure n’a pas encore retenu ce projet.

  • La gare de Lisieux s’embellit

    La gare de Lisieux s’embellit

    La localité lexovienne dans le Calvados est réputée pour la basilique Sainte-Thérèse juchée sur une colline au nord de la gare qui est implantée sur l’artère Paris – Cherbourg, au Km 190 depuis Saint-Lazare et à 49 km de Caen, électrifiée en 1996. Un embranchement mis à voie unique sous caténaire la relie à Trouville-Deauville. Elle comporte sept voies à quais longs, toutes banalisées dont quatre vers Cherbourg et trois vers Trouville. Victime des combats du front de Normandie le BV initial dans la fourche des deux lignes a dû être reconstruit après guerre. Dans le cadre du réaménagement du quartier de la gare et de son bâtiment, un projet financé par l’État, la région Normandie et SNCF Réseau d’un coût de 14 millions d’euros a été engagé en vue de la modernisation de ses structures et des espaces ouverts aux voyageurs. Il s’accompagne du lancement à l’aide d’une grue télescopique géante d’une passerelle métallique de 84 m enjambant les six voies B, C, D, E, F, G avec une batterie de quatre ascenseurs pour les voyageurs à mobilité réduite et du relèvement de l’ensemble des quais. Ouverte au public début 2020, elle entraînera la fermeture du passage souterrain qui était envahi par les eaux lors d’orages. En parallèle un parking gratuit de 360 places a été ouvert en bordure du quai de la voie G à l’emplacement de l’ex-dépôt vapeur. La mise aux normes du BV entamée en mars 2019, avec déplacement provisoire des guichets dans l’ancien buffet, nécessitera encore quelques mois de travaux.

  • Intempéries : le chantier modèle de la transversale Sud

    Intempéries : le chantier modèle de la transversale Sud

    Très lourdement touchée lors des inondations d’octobre dernier, notamment à Béziers et Villeneuve-lès-Béziers, la transversale Sud a été rendue à la circulation un mois plus tard, avec 10 jours d’avance. La réactivité et l’engagement des personnels de l’Infra, aidés par des entreprises locales, ont permis la remise en état de l’infrastructure, des voies et des équipements.

    L’importance de l’axe Sud

    Constituée des lignes 640.000 Bordeaux – Sète et 810.000 Tarascon – Sète du RFN, la transversale Sud a un rôle majeur particulièrement sur sa partie orientale Narbonne – Tarascon, où s’ajoute le trafic Nord – Sud du corridor européen n° 6, reliant la Catalogne à la France et à l’Europe du Nord.
    De portée locale, nationale et internationale, la transversale autorise tous les types de trafics (fret, TER, Intercités et TAGV). Elle ne dispose d’aucun itinéraire de détournement entre Narbonne et Montpellier, la LNMP (Montpellier – Perpignan) dormant toujours « à l’étude » depuis plus de 30 ans. Elle voit donc passer un trafic varié et important, supérieur à 150/170 trains par jour aux caractéristiques très différentes. Elle est proche de la saturation, ce qui dégrade ses performances et sa régularité. Elle souffre aussi de points durs dont le principal est le pont levant Maréchal-Foch, dit aussi pont de la Bordigue, à Sète, limité à 60 km/h et qui doit être ouvert jusqu’à 20 min pour la navigation trois fois par jour.
    Cet axe important du réseau ferré, électrifié en 1 500 V, équipé du BAL et d’IPCS de Narbonne à Tarascon, dispose d’un bon profil en long. Ses voies ont été entièrement renouvelées au cours des six dernières années et l’on envisage d’y installer l’ERTMS à moyen terme.
    Ça, c’était avant… avant le 23 octobre 2019.

    La coupure durable de la ligne à Villeneuve-lès-Béziers

    Comme nous l’avons écrit dans Rail Passion 267, un épisode cévenol particulièrement violent a brutalement coupé la transversale dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier. En fait, il faudrait parler d’un épisode méditerranéen, les occurrences de ce phénomène météorologique s’étendant à tout le bassin méditerranéen, même si ses plus spectaculaires manifestations ont eu pour cadre le pied des Cévennes. L’encadré page 18 reprend quelques-uns des épisodes ayant affecté ce réseau. Tout le personnel SNCF du Languedoc-Roussillon était en alerte à l’annonce de pluies exceptionnelles. La circulation des trains a été suspendue. Le premier signal concret a été l’inondation totale du passage souterrain en gare de Béziers, suivi de diverses submersions de voies, puis successivement les dégâts plus lourds sont apparus : clôtures couchées et éboulements sur les voies, déformations localisées de la voie, coupures de signalisation et des télécommunications. Les tournées d’inspection allaient révéler de multiples dégâts épars sur toutes les lignes de la région, ce que nous appellerons le mitage, ainsi que le volume de destructions bien plus importantes localisées sur Béziers et Villeneuve-lès-Béziers.
    Toutes les lignes de la région étaient coupées, mais il s’est avéré que la transversale Sud le serait pour une longue durée.

  • Réouverture en vue  pour Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains

    Réouverture en vue pour Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains

    La ligne Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains est fermée depuis l’accident d’autocar du 14 décembre 2017 au PN 25 de Millas causant le décès de six collégiens. Le tribunal de Marseille a annoncé en octobre que le juge chargé de l’enquête donnait l’autorisation à la SNCF d’intervenir sur la ligne en vue de sa réouverture. Le débroussaillage a été effectué et les travaux liés à la remise en service sont en cours. Les travaux de réfection du PN 25 entraînent une évolution du carrefour RD 46-RD 612 à proximité. La région Occitanie a voté en octobre dans le cadre de travaux d’urgence une enveloppe garantissant les circulations jusqu’en 2022 inclus. Au programme :
    – le remplacement de traverses entre Prades et Villefranche et sur la voie d’évitement d’Ille-sur-Têt ;
    – à Villefranche le blocage de l’appareil de voie F en voie directe (voie C) et le remplacement de ballast en gare ;
    – le remplacement de voûtes surbaissées par des dalettes en béton armé sur quatre aqueducs ;
    – le renouvellement de câbles de signalisation et la remise en état des artères de ces câbles entre les PK 471,156 (bifurcation LGV) et 513,550 (Villefranche).
    Sur la ligne il y a deux types de travaux, ceux d’urgence et ceux liés à la reprise des circulations prévue pour la fin mars. Les huit allers-retours d’avant l’accident seront rétablis mais modifiés pour répondre aux inquiétudes des familles des victimes.