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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

Bloqué à l’est, le T 1 pousse à l’ouest
Alors que le prolongement du tramway T 1 est toujours bloqué par les élus de Noisy-le- Sec, les travaux commencent à l’autre extrémité de la ligne. Prévue pour fin 2018, l’extension du tramway vers Asnières-Quatre- Routes est désormais lancée. Pour l’heure, il ne s’agit que des déviations de réseaux, des travaux préparatoires indispensables avant d’entrer dans le gros du chantier. Prolongé par étapes, le T 1 devrait rejoindre Colombes en deuxième phase en 2023.

Trois lignes de tram fer à Caen en 2019
Le TVR, tramway sur pneus, vit ses derniers mois à Caen. En 2019, le réseau de deux lignes sera redéployé sur trois nouvelles lignes avec une nouvelle desserte du centre-ville et de la presqu’île. Desservant jusqu’à présent quatre terminus avec un long tronc commun, le nouveau réseau sera organisé de façon plus rationnelle. La ligne T 1 deviendra Hérouville- Saint-Clair – Ifs-Jean-Vilar, reprenant l’ancien terminus de la ligne A. La T 2 partira de Caen-Campus- 2 jusqu’à la presqu’île avec deux nouveaux arrêts en centre-ville. De son côté, la ligne T 3 prendra naissance depuis une nouvelle station Théâtre pour rejoindre Hauts-de-l’Orne, un prolongement au-delà de l’ancien terminus Grâce-de-Dieu de la ligne B. Ainsi réorganisé, le réseau intégrera les prolongements qui interviendront avec la mise en service du tramway fer en remplacement de l’ancien matériel sur pneus.

Les priorités du Stif
À l’occasion des voeux du Stif, Valérie Pécresse, nouvelle présidente de la région Île-de- France et donc du Stif, a présenté ses priorités. Si certaines mesures ont été annoncées durant la campagne, d’autres ont davantage surpris. Ainsi, l’effort sur la sécurité ou encore le « trou » de 300 millions pour combler le pass Navigo multizone ont largement été débattus durant les élections. Même chose pour l’accélération du rajeunissement du matériel roulant pour qu’en 2021 40 % des trains aient moins de cinq ans. Au chapitre des nouveautés, la présidente du Stif a annoncé que les contrats avec les opérateurs RATP et SNCF (qui viennent d’être signés) seront en partie renégociés. Surprise encore en ce qui concerne l’automatisation du métro. Si la ligne 4 est évoquée depuis un moment, Valérie Pécresse a également souhaité que d’autres lignes soient concernées comme la 11, qui doit intégrer le Grand Paris Express, mais aussi, plus surprenant, la 13, dont la saturation est bien connue. Un réseau de métro qui pourrait être ouvert toute la nuit en fin de semaine.

Bonnes nouvelles pour le RER E
À l’occasion de l’inauguration de la nouvelle gare de Rosa- Parks le 6 février dernier, des annonces importantes ont été faites pour la ligne E du RER parisien, (largement décrite dans le n° 218 de Rail Passion). En particulier, l’État a annoncé l’apport des 500 millions manquants… à partir des ressources de la Société du Grand Paris, qui au total apportera donc 1,5 milliard d’euros. Le coût des infrastructures est estimé à 3,3 milliards d’euros financés par l’État, la SGP, les trois départements traversés et la région Île-de-France au travers du contrat de plan. Le Stif devrait prendre en charge le coût d’acquisition du futur matériel RER 2N NG, dont les contours et le nombre sont toujours en négociation. La mise en service de la première phase est maintenue pour 2020. L’arrivée du RER à Mantes-la-Jolie est programmée pour 2022. Le 10 février, la SNCF a signé un contrat de 186 millions d’euros avec Siemens pour le développement et la mise en oeuvre de NexTéo, le nouveau système de gestion automatique du tronçon central de cette ligne entre Nanterre et Rosa-Parks. Il autorisera en première étape le passage de 22 trains par heure et par sens (28 à terme) avec une vitesse maximale de 120 km/h. Siemens est l’équipementier des lignes automatiques 1 et 14 du métro parisien. La RATP sera d’ailleurs partenaire car ce système a pour vocation l’équipement d’autres lignes de RER. Le 6 février, le Premier ministre a également indiqué qu’au point de croisement de la ligne E avec la future ligne 15 du métro, une nouvelle gare, dénommée pour le moment Bry-Villiers-Champigny, verrait bien le jour. Les trains du RER E s’y arrêteraient tous. Le département de la Seine-et- Marne, dont les habitants contribuent financièrement au Grand Paris, demande de son côté l’arrêt des trains de la ligne P. Affaire à suivre.

Tramway du Mans : une deuxième ligne et un réseau gagnant
Depuis le 30 août 2014, Le Mans est doté d’une nouvelle antenne de tramway. Redéployé sur deux lignes, le réseau peut se féliciter, 18 mois plus tard, d’un excellent bilan, avec une fréquentation record pour une agglomération moyenne.
Avec les cas exemplaires de Besançon et d’Aubagne, on sait que le tramway n’est plus réservé aux grandes agglomérations. Avec moins de 100 000 habitants, Aubagne a démontré qu’un réseau adapté peut trouver place dans une métropole moins importante. De nouvelles rames courtes proposées par Alstom à Aubagne (22 m) ou par CAF à Besançon (23 m) ont permis de répondre efficacement aux exigences locales. Avignon devrait pareillement leur emboîter le pas. Avant cela, Le Mans avait ouvert la voie en inaugurant son tramway dans une agglomération de 194 000 habitants. C’est à la fin des années 90 que la métropole commence à songer au tramway. À l’époque, les villes de Nancy et de Caen optent pour le TVR, le tramway sur pneus de Bombardier, qui revient sur le papier 20 % moins cher qu’un tram classique. Une option qui va sérieusement intéresser Le Mans, qui voit dans le TVR la possibilité de s’équiper à moindre coût. Malheureusement, ce véhicule résolument routier, qui évolue en mode guidé sur un rail unique, ne va pas, loin s’en faut, répondre aux espérances des villes qui l’ont choisi. Après une série de dysfonctionnements, le constructeur cessera de le commercialiser. Le tramway n’est pas une nouveauté au Mans. Par le passé, la ville a déjà disposé d’un réseau de trois lignes déployées sur 11 km.
À partir de 1944, le trolleybus commence à chasser progressivement le tram, qui cesse de circuler en 1947. Le trolleybus lui-même disparaît en 1969 à l’heure de renouveler le matériel roulant. À cette date, c’est le bus qui règne en maître dans l’agglomération. Les conditions de transport se dégradent progressivement et le nombre de voyageurs connaît une chute importante en parallèle à la motorisation des ménages. Au milieu des années 90, différents projets de TCSP (transports en commun en site propre) vont alors voir le jour, concentrés pour l’essentiel sur un axe nord – sud assez proche de l’itinéraire des anciens tramways. L’étude définitive de 1997 va faire le choix d’un réaménagement urbain ambitieux, dans le cadre de ce que l’on appelle depuis « l’école française du tramway ». L’arrivée du tram est l’occasion de redessiner la ville sur son parcours en faisant du traitement de façade à façade. Il va ainsi traverser, choix audacieux, la place de la République, devenue un vaste espace piéton. Au nord, vers l’hôpital, le boulevard Gambetta devient un grand axe structurant en ligne droite réservé au tramway (en dehors des accès riverains).

Le RER sur un air de cinéma
Tapis rouge pour deux rames du RER D. En partenariat avec le Stif, Gaumont a choisi de célébrer les 120 ans du cinéma en pelliculant intégralement les espaces intérieurs des rames 71 D (depuis le 28 janvier) et 81 D (fin mars) qui circulent sur les lignes D et R de Transilien. Le couple train et cinéma date des origines avec la mythique arrivée du train en gare de La Ciotat des frères Lumière. Aujourd’hui encore, environ 300 tournages se déroulent chaque année dans les gares et trains de la SNCF. Et les 600 000 voyageurs quotidiens de la ligne D renvoient au nombre de spectateurs dans les salles. La motrice paire relate l’invention du cinéma de 1895 à 1920. Les thèmes des trois remorques sont : les Années folles (1920 à 1930), ambiance noir et blanc des films de 1930 à 1970, le cinéma vu de Paris. Et, enfin, les étoiles du cinéma dans la motrice paire. Durant deux ans, ces rames vont faire voyager dans le Septième Art au travers d’affiches, de photos, de dialogues et d’ambiance. Un travail remarquable assuré par les agents du technicentre des Ardoines. Extérieurement, rien ne distingue ces rames des autres. Surprise garantie !

Caen : du TVR au tramway fer
Le TVR de Caen a fait son temps. Le tramway sur pneus, considéré comme une solution technique dépassée et sans avenir, sera remplacé par un tramway fer, seul moyen pour accompagner le développement du réseau. L’occasion de revenir sur un système hybride, plutôt méconnu, décrié par les tenants du « vrai » tram.
Depuis novembre 2002, Caen est doté d’un tramway, deux lignes, A et B, qui s’étirent sur 15,7 km desservant 34 stations. Un tramway ? Pas tout à fait. L’agglomération a fait le choix du TVR, entendez « transport sur voie réservée », un système sur pneus guidé par un rail central sur lequel s’appuie un galet. Au début des années 2000, alors que le tramway a déjà fait un retour à Nantes, Strasbourg ou encore Orléans, le coût de l’infrastructure limite encore largement son extension dans l’Hexagone. Les agglomérations moyennes vont donc regarder avec intérêt les solutions techniques moins coûteuses leur permettant de s’équiper à leur tour. Développé par Brugeoise et Nivelles, un constructeur belge tombé dans l’escarcelle de Bombardier, le GLT (Guided Light Transport) va sembler une solution tout à fait intéressante. Ce véhicule routier à trois caisses, bimode diesel-électrique, semble cumuler les avantages des deux systèmes fer et route. Pour l’administration, il s’agit d’un trolleybus allongé de 24,50 m. Il est unidirectionnel, comporte un volant, des clignotants et des plaques minéralogiques. Deux villes sont plus particulièrement intéressées par ce « tramway », Nancy et Caen.
À Nancy, la création d’un réseau de trolleybus au début des années 80 nécessite un renouvellement du parc. Le GLT bimode, qui circule en site propre et sur route, répond parfaitement aux exigences de l’exploitant. À Caen, en revanche, il s’agit de construire un réseau de tram à moindre coût. On estime alors à 20 % les économies réalisables. Parmi les gros avantages du système, il y a la bimodularité. Équipé de pantographes (de perches à Nancy), le tram circule sous LAC (ligne aérienne de contact) 750 V en mode guidé et rejoint son centre de maintenance en véhicule routier classique. Il est remisé avec les autres autobus, faisant l’économie d’un centre dédié. Le mode pneus permet en théorie de s’affranchir ponctuellement d’un obstacle sur le site propre. Il offre une adhérence accrue, permettant de gravir des rampes de 13 %, tandis que son angle de giration lui permet de s’inscrire dans des courbes plus serrées. Toutes ces raisons cumulées vont conduire Caen à faire le choix du …

Transilien : nouvelle desserte dans l’Ouest parisien
Depuis le 13 décembre dernier, les utilisateurs de la ligne U et de la branche 2 de la ligne L bénéficient d’une desserte repensée destinée notamment à améliorer l’accès au quartier de la Défense, point commun à ces deux lignes.
La ligne L 2 ou L sud relie Paris- Saint-Lazare à Versailles-Rive- Droite depuis 1837 d’une part, Saint-Nom-la-Bretèche (de 1884 à 1889) d’autre part. La courte antenne GCO (Noisy-le-Roi – Saint-Germain-Grande-Ceinture) ouverte fin 2004 y est rattachée. La gare définitive de La Défense ouvre en 1968. Les deux lignes troquent le troisième rail contre une caténaire 25 kV entre 1976 et 1978. La ligne L, ce sont 200 000 voyageurs quotidiens, qui empruntent 445 trains. La desserte manquait un peu de lisibilité. Côté Saint-Nom, une desserte omnibus entre Saint- Nom et La Défense ou Bécon-les- Bruyères avec ajout en pointe de quatre trains origine Marly-le-Roi le matin ou terminus Marly-le-Roi le soir omnibus entre Marly-le- Roi et Bécon-les-Bruyères. Fréquence de 15 min en pointe et 30 min en heures creuses.
Côté Versailles, fréquence à 15 min toute la journée avec des trains omnibus Versailles-RD à Saint-Cloud puis direct La Défense et direct Paris. En début et fin de journée, les trains sont omnibus entre Versailles- RD et Bécon-les-Bruyères. Toute la journée s’y ajoutent des navettes entre Paris et Saint- Cloud au quart d’heure omnibus entre Saint-Cloud et Bécon-les- Bruyères. La ligne U relie La Défense à Saint-Quentin-en-Yvelines dès 1995 puis La Verrière. 60 000 voyageurs l’empruntent chaque jour. La desserte était assez claire : toutes gares entre La Défense et Saint-Cloud et de Versailles- Chantiers à La Verrière avec une fréquence de 15 min en pointe et 30 min en heures creuses. Il y a donc des superpositions de desserte selon les zones. Cette ligne a déjà connu une amélioration en décembre 2014 : allongement jusqu’à 9 h 15 de l’heure de pointe du matin, fréquence passée de l’heure à 30 min le dimanche entre 11 heures et 20 h 30, soit 19 trains supplémentaires. À la demande du Stif, en décembre 2013, et après le constat d’une dégradation de la qualité du service sur la ligne L, la SNCF a mené une enquête et des réflexions sur cette desserte avec des municipalités et des associations. Plusieurs scénarios ont été présentés et une évolution de l’offre a été proposée en novembre 2014.

Le matériel du métro parisien en pleine mue (2de partie)
À la veille de grands changements, nous faisons le point sur le matériel de métro RATP. Après avoir passé en revue le matériel fer actuel (voir Rail Passion n° 218), nous traitons ici du matériel pneumatique avant que d’évoquer l’évolution du parc de manière plus générale avec la problématique des prolongements de lignes en cours et de la création de nouvelles lignes dans le cadre du Grand Paris express.
Lire aussi : le matériel du métro parisien en pleine mue (1ère partie)
Le MP 55 a constitué le premier matériel destiné à circuler sur la ligne 11. Il a fonctionné jusqu’en 1999, date à laquelle il a été totalement remplacé par le MP 59, encore présent aujourd’hui. 102 rames seront construites entre 1963 et 1974 pour équiper d’abord les lignes 1 et 4. Les rames d’origine sont constituées de six voitures. L’aménagement intérieur est identique à celui du MF 67 avec quatre portes par face, des strapontins sur les platesformes et des banquettes recouvertes de Skaï orange. Une rame offre 144 places assises et 176 strapontins. Une modernisation technique est réalisée en 1989 pour le prolongement de la ligne 1 à Pont-de-Neuilly. Une opération de rénovation s’est déroulée entre 1989 et 1992, avec pose de sièges individuels à revêtement antilacération (tons gris bleu et rouge), nouvel éclairage et dépose des porte-bagages métalliques. Les rames changent également de livrée extérieure, abandonnant la livrée d’origine à dominante bleue pour, dans un premier temps, une livrée blanche avec les portes bleu foncé avant d’opter pour la livrée RATP blanc et vert jade. La face avant est gris anthracite avec un liseré vert jade. Évincées de la ligne 1 (et radiées) par un matériel plus moderne, elles rejoignent la ligne 4. Les 24 rames encore au parc circulent en ce moment sur la ligne 11 en composition à quatre caisses (212 places assises). Pour équiper la ligne 6, dont la moitié du parcours est aérien, la RATP commande 50 trains de cinq voitures désignés MP 73. Ils seront livrés entre 1974 et 1976.
Outre des adaptations de l’infrastructure à ce parcours aérien soumis aux intempéries, le MP 73, qui reprend les bases du MP 59, est lui aussi amélioré : nouveaux pneumatiques, puissance plus grande étanchéité renforcée, nouvelle face avant des véhicules d’extrémité avec une vitre frontale plus panoramique incluant l’afficheur. Actuellement, 46 rames sont en circulation sur la ligne 6. Une rénovation légère a lieu entre 1998 et 2002 avec remplacement des banquettes à revêtement en Texoïd marron par des sièges individuels en 2 + 2 avec tissu antilacération aux couleurs vert et jaune. Les strapontins des plates-formes sont conservés avec un nouveau revêtement. La capacité offerte est donc de 120 places assises et 146 strapontins, ou 572 voyageurs au global (assis et debout). Dans les années 90, afin de renouveler les plus anciens matériels sur pneumatiques, une nouvelle génération de matériel pneumatique voit le jour : le MP 89. Il sera commandé à 52 exemplaires en rames de six caisses avec cabine de conduite pour la ligne 1, pour remplacer le MP 59. Rénové, ce dernier est muté sur la ligne 4. Le MP 59 non rénové de la ligne 4 est muté vers la ligne 11. Ce qui permet de radier le MP 55. Désigné MP 89 CC, le nouveau matériel sera livré entre 1994 et mi-2000. Il sera commandé à 19 exemplaires, en rames de six caisses également mais sans cabine de conduite, pour la ligne 14. Désigné MP 89 CA, il sera livré de 1997 à 1999. Deux rames supplémentaires s’y ajouteront dans la foulée. Chaque caisse comporte trois portes par face, à motorisation électrique, ouverture systématique en station, et coulissante à l’extérieur. Chaque rame MP 89 CC offre 132 places assises en disposition 2 + 1 ou longitudinale (aux extrémités) et 78 strapontins, soit 686 voyageurs en globalité (assis et debout).
La rame MP 89 CA offre six places assises supplémentaires en extrémité de rame et donc six strapontins en moins. Les sièges individuels sont recouverts d’un tissu de velours antilacération de couleur bleue. Les sièges transversaux sont fixés aux parois pour faciliter le nettoyage. Chaque voiture reçoit un équipement visuel et sonore d’information voyageurs et des caméras pour la vidéoprotection. Ce matériel est le premier du métro parisien, hormis la série expérimentale du Boa et le MF 88, à être équipé d’une intercirculation large (1,67 m pour 2 m de haut). Les rames sont équipées d’un attelage automatique. Sur le plan technique, une partie des fonctions du train sont assurées par un réseau informatique. La chaîne de traction est de type asynchrone. Les rames MP 89 CA sont identiques à l’exception de l’absence d’une cabine de conduite (mais elles sont dotées d’un pupitre de secours pour la commande manuelle, notamment en atelier). L’automatisation intégrale nécessite une adaptation du système de commande-contrôle. Lorsque la décision est prise d’automatiser la ligne 1, la RATP réfléchit au matériel nécessaire. Le MP 89 CC de la ligne 1 pourrait être transformé en CA à l’identique de celui de la ligne 14. En même temps se profilent la radiation du MP 59 de la ligne 4 et le prolongement de cette dernière à Mairie-de-Montrouge.

Grand Paris express : on rentre dans le dur
C’est enfin l’heure de vérité pour le Grand Paris express. Trois des lignes ou extensions de lignes du nouveau réseau de métro de 200 km autour de la capitale sont désormais entrées en phase de travaux et les premières ouvertures sont attendues dès 2019.
Des années qu’on en parle : construire un métro en proche couronne autour de Paris pour faciliter les déplacements de banlieue à banlieue sans transiter par la capitale. Ce doux rêve, qui coûtera au bas mot 30 milliards d’euros, est en train de devenir réalité. Après de longues phases d’études et de concertations, 2015 et surtout 2016 annoncent enfin les premiers coups de pioches. Il y a 200 km de métro à construire, quasiment autant que le réseau actuellement en service. En premier lieu, la ligne 14, désormais intégrée au Grand Paris express, (GPE) est prolongée au nord et au sud. En complément, la ligne 11 est, elle aussi adaptée et modernisée pour desservir la branche de Noisy-Champs après une première extension de Mairie- des-Lilas à Rosny-Bois-Perrier. Mais le gros morceau, c’est bien sûr la ligne 15, destinée à constituer l’essentiel de la future rocade. La 15 sera livrée par étapes, la première concernant la section sud de Pont-de-Sèvres à Noisy- Champs. Objectif 2022 pour ce nouveau métro automatique à grand gabarit.
Première étape, prolonger et adapter le réseau de métro actuel. Ce sont donc les lignes 11 et 14 Le tunnelier qui sont concernées, désormais totalement intégrées au GPE. La ligne 11 est sans doute la moins préparée à ce saut dans la modernité. Ouverte en 1935 entre Châtelet et Porte-des-Lilas, elle est prolongée dès 1937 vers Mairiedes- Lilas en attendant de pousser vers Romainville, une extension décidée dès 1929 et restée dans les cartons jusqu’à aujourd’hui. Cette courte ligne (6,3 km) n’a connu jusqu’à présent qu’un trafic relativement réduit (environ 230 000 voyageurs par jour). Ses trains de quatre voitures n’occupent pas toute la longueur des 75 m de quais. Première ligne à roulement sur pneus depuis 1956, elle est équipée de rames MP 59, qui accusent leurs 50 ans d’âge. En 2022, elle sera prolongée de 6 km avec six stations en direction de Rosny-Bois-Perrier, en correspondance avec le RER E. En seconde phase, la ligne va pousser jusqu’à la gare de Noisy-Champs, où elle sera en correspondance avec le RER A et les lignes 15 et 16 du GPE.