Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Vers le prolongement du tramway d’Édimbourg

    Vers le prolongement du tramway d’Édimbourg

    Depuis sa création en 2014 le tramway qui relie l’aéroport international à York Square au centre d’Édimbourg ne cesse de voir sa fréquentation augmenter : 6,6 millions de voyageurs en 2017, soit une hausse de 19 % par rapport à l’année précédente. Pour cette relation, Édimbourg avait commandé 27 rames à CAF, incluant 10 rames pour un futur tronçon poussant jusqu’à New­­haven et son terminal de ferry. Le projet est actuellement en débat et la décision finale sera examinée en 2019… En déplaçant le terminus actuel à Picardy Place, la ligne s’allongerait de 4,6 km et la construction de cette extension devrait s’étaler sur trois ans. Ainsi prolongé à Newhaven, le tramway transporterait près de 14 millions de passagers au cours de sa première année d’exploitation, soit plus du double de la fréquentation actuelle.
    En 2018, le tramway d’Édimbourg a été récompensé aux Global Light Rail Awards en tant qu’opérateur de l’année, comme en 2015 et 2017 ! Souhaitons que cette distinction influe positivement sur la décision à venir…

  • Fréquence accrue sur Cerbère –  Port Bou

    Fréquence accrue sur Cerbère – Port Bou

    Depuis le 11 février, les relations entre les deux gares-frontières de Cerbère (France) et Port Bou (Espagne), distantes de 1,9 km, ont été augmentées de 11 trains. Avant, les trains SNCF allaient jusqu’à Port Bou. Il y en avait cinq, quatre venant d’Avignon et un de Perpignan. Au retour, ils revenaient à vide à Cerbère. Côté espagnol, sept trains, origine Barcelone, venaient à Cerbère pour revenir à vide à Port Bou. C’est la volonté partagée entre la région Occitanie et la généralité de Catalogne qui a permis d’améliorer ces relations, avec pour la première fois le retour en charge des trains qui étaient auparavant à vide. La SNCF a mis en place quatre TER Port Bou – Cerbère et la Renfe sept Rodalies Cerbère – Port Bou. Au total, 23 trains traversent la frontière au lieu de 12. Le trajet dure 4 min. À Cerbère et à Port Bou, ces nouveaux trains donnent une correspondance avec un battement court. Entre les deux régions, les relations se sont améliorées aussi dès le 9 décembre dernier entre Toulouse et Barcelone via Latour-de-Carol, où les quatre correspondances sont optimisées, dont une avec un battement de seulement 8 min Le meilleur temps entre Toulouse Matabiau et Barcelone Sants est de 6 heures 06.

  • L’Odeg se renforce dans le Brandebourg face à DB Regio

    L’Odeg se renforce dans le Brandebourg face à DB Regio

    L’autorité organisatrice de transports de Berlin-Brandebourg, le VBB, avait lancé des appels d’offres pour l’exploitation de décembre 2022 à décembre 2034 du réseau Elbe-Spree, qui était divisé en quatre lots. DB Regio a remporté les lots 2 et 3 et l’opérateur privé Odeg (Ostdeutsche Eisenbahn), filiale à 50 % de Prignitzer Eisenbahn et à 50 % de BeNEX, les lots 1 et 4.
    Le lot 1, représentant un volume annuel de 6,4 millions de km-trains, couvre la relation RE 1 Magdebourg – Brandebourg (Havel) – Francfort-sur-l’Oder – Cottbus, actuellement exploitée par DB Regio, et dont la fréquence sera portée à trois trains par heure. Le lot 4 comprend les relations RE 8 a Wismar – Wittenberge – Aéroport de Berlin Brandebourg (BER), RE 8 b Berlin – Wünsdorf Waldstadt – Elsterwerda/Finsterwalde, RB 17 Wismar – Ludwigslust – Wittenberge, RB 33 Potsdam – Beelitz – Jüterbog, RB 37 Beelitz Stadt – Potsdam Rehbrücke – Berlin Wannsee et RB 51 Brandebourg (Havel) – Rathenow. DB Regio exploitera, le lot 2, représentant un volume annuel de 7,3 millions de km-trains, qui comporte les relations RE 2 Nauen – Berlin – Cottbus, actuellement assurée jusqu’à Wismar par l’Odeg, RE 20 Berlin Hbf – Aéroport BER – Cottbus, FEX Berlin Hbf – Aéroport BER, RB 14 Nauen – Berlin Südkreuz, RB 24 Eberswalde – Aéroport BER – Wünsdorf Waldstadt et RB 32 Oranienburg – Aéroport BER – Ludwigsfelde, et le lot 3, qui couvre les relations RE 7 Dessau – Berlin – Senftenberg, RB 20 Oranienburg – Potsdam, RB 21 Potsdam – Berlin Gesundbrunnen, RB 22 Königs Wusterhausen – Golm – Potsdam Griebnitzsee et RB 23 Golm – Berlin – Aéroport BER. Le nouvel aéroport de Berlin Brandebourg devrait entrer en service courant 2020. Avec ces attributions, l’Odeg augmente ses parts de marché au détriment de DB Regio. Le matériel engagé dès décembre 2022 devrait être en partie renouvelé et équipé du wifi.

  • Les travaux du Réseau électrique métropolitain de Montréal sont engagés

    Les travaux du Réseau électrique métropolitain de Montréal sont engagés

    Montréal se dote d’un nouveau réseau de transport léger sur rails entièrement automatique entre le centre et sa banlieue. Malgré la reprise d’infrastructures existantes, combinées à de nouvelles sections, les travaux en centre-ville s’avèrent complexes et coûteux. On espère cependant une première mise en service en 2021.

    Pas évident de se déplacer à Montréal. La métropole s’étend sur une île de 70 km de long et 16 de large. Établie sur le fleuve Saint-Laurent, elle est reliée aux rives nord et sud par des ponts et des tunnels, des franchissements trop peu nombreux qui engendrent matin et soir d’importants engorgements routiers. Assez tôt, dès les années 50, les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité de développer des transports urbains performants permettant de limiter la circulation routière. Après la suppression en 1959 du réseau de tramway, la ville s’engage dans la construction d’un métro. Réalisé en collaboration avec la RATP à travers sa filiale la Sofretu, il ouvre en 1966. Malgré les quatre lignes aujourd’hui en service, qui s’étirent sur 70 km, le réseau reste inachevé, et les derniers prolongements attendus restent à l’état de projet, à l’image de la ligne Bleue vers l’est, espérée depuis… 35 ans. Le métro peine à sortir de l’île de Montréal avec seulement deux courtes incursions des lignes Jaune au sud et Orange au nord. Une grande part des encombrements routiers découle directement de la faiblesse de ces liaisons entre le centre et les banlieues. Difficile dans ces conditions d’adapter l’offre de transports publics aux besoins des habitants.
    En parallèle au métro, le réseau des trains de banlieue s’étend sur six lignes. Malheureusement, les horaires de ces trains sont mal adaptés, avec une offre réduite concentrée sur les pointes du matin et du soir. Bien souvent, les convois de fret restent prioritaires sur les trains de voyageurs. Dans ces conditions, le recours à la voiture particulière reste souvent la solution de repli.
    Indéniablement, il existe un manque de volonté des pouvoirs publics, qui ne prennent pas la juste mesure des attentes des Montréalais. Ainsi la ligne de Deux-Montagnes, modernisée et électrifiée par caténaire en 25 kV, ne bénéficie que d’un train par heure et par sens. Elle circule pourtant en tunnel depuis Gare Centrale, fonctionnant comme un véritable RER. Le contre-exemple, c’est peut-être la dernière ligne ouverte en 2014, celle de Mascouche. Financée à grands frais pour desservir l’est de l’île, elle se heurte à un sous-dimensionnement chronique avec une seule voie non électrifiée et des horaires inadaptés. Là encore, la difficulté de concilier les convois de fret et de voyageurs limite les possibilités d’amélioration du service. Pourtant, quand la fréquence est cadencée, notamment aux heures de pointe, les trains sont chargés, pris d’assaut par les voyageurs.

  • PKP Cargo et Srbija Kargo commandent à nouveau  des Vectron

    PKP Cargo et Srbija Kargo commandent à nouveau des Vectron

    PKP Cargo a commandé le 28 janvier 2019, pour un montant de 26 millions d’euros, cinq Vectron MS à Siemens, exerçant l’option contenue dans l’accord-cadre signé en septembre 2015. Le contrat comporte également la maintenance des locomotives ainsi qu’une nouvelle option pour la fourniture de 15 Vectron supplémentaires. Les trois premières devraient être livrées en juillet 2019 et le solde en janvier 2020. Aptes à 160 km/h, ces Vectron MS sont destinées au trafic fret Nord – Sud. Elles seront équipées de l’ETCS 3 et des systèmes de sécurité polonais, allemand, autrichien, tchèque, slovaque, roumain et hongrois. PKP Cargo veut développer ses activités entre les ports de la Baltique et ceux de l’Adriatique et la mer Noire en opérant dans 12 pays. Il possède déjà 15 Vectron EU 46.
    C’est un nouveau succès pour Siemens, qui a également reçu en janvier 2019 une commande de huit Vectron MS passée par l’opérateur fret serbe Srbija Kargo, qui seront financées par un prêt de 32 millions d’euros octroyé par la Berd, portant à terme son parc à 16 unités.

  • East Midlands Trains prolongé

    East Midlands Trains prolongé

    La franchise East Midlands avait été attribuée directement le 16 septembre 2015 sans appel d’offres à l’opérateur ferroviaire East Midlands Trains (EMT), qui appartient au groupe Stagecoach, et ce pour la période du 18 octobre 2015 au 4 mars 2018. Le 12 février 2019, le ministère des Transports britannique a prolongé East Midlands Trains jusqu’au 18 août 2019, avec la possibilité d’une extension de 24 semaines supplémentaires.
    Avec l’abandon de l’électrification en 25 kV 50 Hz des lignes Kettering – Nottingham/Sheffield, certaines clauses de l’appel d’offres initial ont été modifiées. Le groupe Stagecoach, Abellio, filiale des NS, et Arriva filiale de la DB, avaient déjà été présélectionnés. La nouvelle franchise devrait couvrir la période du 18 août 2019 au 22 août 2027. Stagecoach Group plc, entreprise privée britannique de transports publics par bus, tramways, trains et ferries basée à Perth en Écosse, exploite la franchise East Midlands depuis sa création en novembre 2007.

  • Royaume-Uni : les premiers Aventra en service

    Royaume-Uni : les premiers Aventra en service

    Depuis l’an dernier, les nouvelles automotrices électriques Aventra de l’opérateur TfL Rail, construites par Bombardier, sont engagées en service commercial sur deux relations de la banlieue de Londres en attendant l’ouverture de la ligne Elizabeth, reportée à 2020. Cinq autres opérateurs en reçoivent également ou vont en recevoir prochainement. Un succès pour cette automotrice conçue spécialement pour le rail d’outre-Manche.

    Le constructeur Bombardier avait lancé en septembre 2012, en partenariat avec les opérateurs ferroviaires, les sociétés de location de matériel ferroviaire, les associations d’usagers et les gestionnaires d’infrastructure, un projet de réalisation d’une gamme de nouvelles automotrices électriques, dénommées Aventra, destinée à succéder à la gamme Electrostar. En 17 ans, Bombardier a livré plus de 2 000 caisses d’Electrostar, composant les automotrices électriques dénommées Electrostar Class 357, 375, 376, 377, 378 (désignés également Capitalstar), 379 et 387. Fin mars 2018, Bombardier a annoncé, qu’il développait également à partir de la plateforme Aventra une version bimode électrique et diesel apte à 200 km/h, ainsi qu’une version électrique Last Mile avec alimentation par batteries dans les zones non électrifiées. Les Aventra sont déclinées en plusieurs versions au niveau de :
    – leur alimentation, soit en courant continu 750 V par troisième rail, soit en courant alternatif 25 kV 50 Hz par caténaires, soit bicourant 750 V par troisième rail-25 kV 50 Hz par caténaires, soit bimode, soit Last Mile 25 kV 50 Hz-batterie ;
    – leur vitesse limite : 145 km/h, 160 km/h ou 200 km/h en fonction de leur utilisation ;
    – leur composition, fixée à trois, quatre, cinq, sept, neuf ou 10 caisses ;
    – leurs extrémités avec ou sans intercirculation.
    De plus, leur conception modulaire permet aux opérateurs de reconfigurer rapidement les rames en fonction de leurs besoins. Les Aventra sont équipés de bogies Bombardier Flexx Eco, qui permettent d’améliorer le confort des voyageurs et de diminuer de 50 % les coûts d’entretien. Construite en grande partie en aluminium, cette génération d’automotrices a une masse en service plus faible que les précédentes, permettant également des économies d’énergie. Elles sont équipées de freins à disque et du freinage par récupération. Les Aventra sont fabriqués au Royaume-Uni sur le site Bombardier de Derby. Ils sont en concurrence avec la nouvelle gamme Desiro City de Siemens.
    Au 1er janvier 2018, 2 618 caisses d’Aventra étaient déjà commandées par six opérateurs différents. Crossrail-TfL (Transport for London) Rail avait commandé en février 2014 70 automotrices électriques Aventra, fonctionnant sous 25 kV 50 Hz, à neuf caisses. Outre Bombardier Transportation (UK) Ltd., Alstom Transport, CAF, Hitachi Rail Europe Ltd. et Siemens avaient répondu à l’appel d’offres lancé par Crossrail. Immatriculés Class 345, de type 2-Bo + Bo-2 + Bo-Bo + Bo-2 +2-2 + 2-Bo + Bo-Bo + 2-Bo + Bo-2, ces Aventra sont équipés de moteurs asynchrones Mitrac TM 1520 AF de 250 kW, conférant à la rame une puissance de 5 000 kW. Leur vitesse maximale est fixée à 145 km/h. Les Aventra à neuf caisses ont une masse en ordre de marche de 264,21 t et une accélération de 1 m/s2 comparable à celle d’une rame de métro. Pour répondre aux spécifications de Crossrail, leur consommation maximale, de par leur conception, est fixée à 24 kWh par km-train. D’une longueur de 205 m, ces automotrices électriques peuvent transporter jusqu’à 1 500 passagers, dont 450 en places assises. Elles sont équipées du Wifi, de la vidéosurveillance et de la climatisation, et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les Aventra pour Crossrail sont équipés des systèmes de sécurité CBTC (Communications Based Train Control), ERTMS niveau 3 et AWS (Automatic Warning System)/TPWS (Train Protection & Warning System). Les Aventra de Crossrail arborent une livrée violet, blanc et noir. Depuis le 10 décembre 2017, les 17 premiers Aventra livrés sont utilisés dans une composition limitée à sept caisses (type 2-Bo + Bo-2 + Bo-Bo + Bo +2-2+2 + Bo-Bo + 2-Bo + Bo-2), soit une longueur de 160 m, et ce jusqu’à cette année, où ils seront reconfigurés à neuf caisses sur la relation Londres Liverpool Street – Shenfield, en attendant l’allongement des quais de toutes les gares desservies.

  • DB Regio et le VRS commandent 58 automotrices 430

    DB Regio et le VRS commandent 58 automotrices 430

    L’autorité régionale de Stuttgart, le VRS (Verband Region Stuttgart) et DB Regio ont commandé, pour un montant de 435 millions d’euros, aux cons-tructeurs Alstom et Bombardier, 58 automotrices électriques série 430, qui devraient toutes être livrées pour fin 2022. À terme, DB Regio aura à disposition pour l’exploitation du réseau du S-Bahn de Stuttgart 215 automotrices électriques, dont 60 série 423 et 155 série 430, qui permettront de répondre à son extension, avec la création de deux nouvelles relations, à savoir Filderstadt – Neuhausen et Wendlingen sur le Neckar – Nürtingen et à l’augmentation attendue du trafic.
    Le VRS financera l’acquisition de 56 automotrices de la commande et DB Regio, qui a été prolongé sans appel d’offres jusqu’à juin 2032, deux. De plus, le parc existant sera équipé de l’ETCS niveau 2 et du système de commande automatique ATO GoA 2. Ces équipements devraient être installés sur certaines lignes à l’horizon 2025 entraînant une augmentation de 20 % des capacités de l’infrastructure existante. Aptes à 140 km/h, les automotrices série 430 à quatre caisses, développent une puissance 2 350 kW, et ont une capacité de 16 places en 1re classe et de 152 en 2de classe. Alstom et Bombardier ont livré de 2011 à 2017, pour le réseau du S-Bahn de Stuttgart, 97 automotrices série 430.0, les 430.001/501 à 430.097/597 et, pour le réseau du S-Bahn Rhin-Main, 91 automotrices série 430.1, les 430.100/600 à 430.190/600.

  • Comboios de Portugal reconduit pour 15 ans

    Comboios de Portugal reconduit pour 15 ans

    Tout en respectant les directives européennes contenues dans le quatrième paquet ferroviaire, le gouvernement portugais a attribué directement à compter du 1er janvier 2019 un contrat de service public pour 15 ans à l’opérateur historique portugais Comboios de Portugal (CP) pour l’exploitation en trafic voyageurs de toutes les relations, que ce dernier assurait auparavant. Le gouvernement portugais avait transposé en décembre 2018 dans sa législation les directives européennes ouvrant à la concurrence le trafic voyageurs. Un organisme de régulation indépendant, l’AMT (Autoridade da Mobilidade e dos Transportes) avait également été créé. Les CP, détenus à 100 % par l’État portugais, transportent environ 115 millions de passagers par an, assurant un trafic d’un volume annuel d’environ 29 millions de km-trains. En 1999, l’opérateur privé Fertagus (Travessia do Tejo Transportes SA) avait remporté l’appel d’offres concernant l’exploitation pour 30 ans la ligne de banlieue Lisbonne Roma Areeiro – Setubal (54 km), appartenant également au gestionnaire de l’infrastructure portugais Infraestruturas de Portugal SA (ex-Refer). Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, Arriva, filiale de la DB, prévoit à l’horizon 2020 d’exploiter quatre AR quotidiens sur la relation transfrontalière hispano – portugaise La Corogne – Vigo – Porto.

  • Ukraine : une nouvelle relation entre Moukatcheve et Budapest

    Ukraine : une nouvelle relation entre Moukatcheve et Budapest

    Les Chemins de fer ukrainiens (UZ), en collaboration avec les Chemins de fer hongrois (MAV Start), ont lancé une nouvelle relation diurne entre Budapest et Moukatcheve, ville située dans l’oblast de Transcarpatie en Ukraine. Depuis le 9 décembre 2018, l’AR Latorca Budapest Nyugati – Zahony (trains 34/33), achemine une voiture directe hongroise Budapest – Moukatcheve. La gare de Moukatcheve est située à 42 km de Tchop sur la ligne Tchop – Lviv. Courant 2018, la voie existante non utilisée à écartement 1 435 mm reliant Tchop au triage de Moukatcheve a été rénovée et prolongée en gare de Moukatcheve, où a été aménagé un quai spécialisé d’une capacité de trois voitures pour les trains en provenance de Hongrie. Une locomotive diesel série 418 (ex-M 41) des MAV remorque la voiture directe de Zahony à Moukatcheve et retour. La conduite du train de Tchop à Moukatcheve et retour est assurée par un conducteur hongrois accompagné par un pilote ukrainien des UZ parlant hongrois. Outre les trains Latorca, la ligne transfrontalière à double écartement (1 435 mm-1 520 mm) à quatre files de rail Zahony – Tchop voit transiter sept AR Zahony – Tchop, dont l’un achemine les voitures-lits ukrainiennes Vienne – Kiev, qui changent de bogies à Tchop.