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  • Afrique du sud. Le parc de matériel moteur (3e partie)

    Afrique du sud. Le parc de matériel moteur (3e partie)

    Dans ce dernier volet de notre dossier nous dressons un inventaire du matériel moteur, électrique et diesel, engagé sur le réseau ferré sud-africain.

    Le matériel diesel et électrique (SAR et autres)

    Les locomotives électriques

    Elles sont numérotées dans des « Class » (série, en anglais) repérées dans l’ordre chronologique de leur parution, le numéro de la Class étant suivi de la lettre E (pour électrique). Leurs caractéristiques techniques sont détaillées dans notre tableau (voir page 66). Pour la première électrification, en 1926, la Class 1 E est construite par une association de plusieurs constructeurs européens (SLM, Metropolitan- Vickers, Werkspoor et Robert Stephenson & Hawthorns). De type BB bicabine avec porte d’intercirculation frontale, les 1 E sont équipées de l’attelage central Janney ainsi que de freins à air, rhéostatique et à récupération (loco) et du frein à air et vide (1) pour le train ainsi que de la marche en unités multiples. Livrées à 172 exemplaires, elles sont réparties en sept sousséries afin de tester différentes solutions techniques proposées par les constructeurs. Bien entendu, elles sont destinées à circuler sous le 3 000 V continu, le seul courant disponible à cette époque.

    En 1937, Henschel livre trois locomotives de la Class 2 E plus puissantes. Comme les précédentes, ce sont des BB bicabines montées sur des bogies supportant l’attelage automatique. 10 ans plus tard, Robert Stephenson & Hawthorns (RSH) construisent pour les SAR sous licence Metropolitan-Vickers 10 locomotives de la Class 3 E à bogies à trois essieux moteurs et supportant l’attelage Janney.

    North British Locomotive Company construit en 1952 sous licence General Electric 40 Class 4 E « Groen Mamba » montées sur deux bogies 1’ Co, donc avec un bissel destiné à soulager la voie soumise aux 157 t de l’engin. Ses 2 262 kW lui permettant d’affronter les rampes de 15 ‰ avec des trains de 1 000 t à 40 km/h pour atteindre la zone des mines de diamants de la région de Kimberley. Plus tard, elles affronteront les courbes serrées et les fortes pentes des lignes de la province du Kwazulu-Natal mais leurs bogies seront victimes de fissures et devront être renforcés.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF d’avril à juillet 2021

    Mouvements du matériel moteur SNCF d’avril à juillet 2021

    AVRIL 2021 et antérieurs

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50629/50630, 50631/50632 SLJ (2/2021) ;

    Z 50633/50634, 50635/50636 SLJ ;

    Z 56649/50, 56651/52, 56653/54, 56655/56, 56657/58, 56659/60 SLN ;

    TGV 310251/310252 (826) SGA.

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79001-79017, 79020-79023, 79025, 79029 SLI.

    Amortissement :

    BB 60096, 60102, 60112, 60118, 60128, 60151 SLI (vendues à Eiffage) ;

    BB 66429 SLF (3/2021) ;

    TGV 23025/23026 (13), 23027/23028 (14), 23091/23120 (60) SGN.

     

    MAI 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 31547/48, 31549/50 SRA ;

    Z 50599/600, 50601/02 SPE ;

    Z 50637/38 SLJ ;

    Z 56661/62, 56663/64 SLN.

    Amortissement :

    BB 15010, 15013, 15016, 15019, 15051 SLN ;

    BB 26228 SLE ;

    BB 27034, 27037, 27042, 27046, 27048, 27051 SLE (vendues à Captrain).

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79026, 79031 SLI.

    Amortissement :

    BB 63696 SLA.

     

    JUIN 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 50639/50640, 50641/50642, 50643/44 SLJ ;

    Z 50603/50604 SPE ;

    Z 56667/68, 56669/70 SLN ;

    TGV 310253/310254 (827) SGA ;

    TGV 310255/310256 (828) SGA.

    Amortissement :

    Z 7333 SOC.

    Matériel thermique

    Mise en service matériel neuf :

    BB 79027, 79028, 79030 SLI.

     

    JUILLET 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    Z 31543/44, 31553/54 SRA ;

    Z 50645/46, 50647/48, 50649/50, 50653/54 SLJ ;

    Z 56665/66, 56673/74 SLN ;

    Z 57141/42 SNU.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    BB 67544, 67563, 67597 SLT. l


    Nomenclature des supervisions techniques de flottes (STF)

    SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon-Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de- Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).


    Cet article est tiré du n°288 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • La ligne 11 du métro se prolonge à Rosny-Bois-Perrier

    La ligne 11 du métro se prolonge à Rosny-Bois-Perrier

    Une des lignes les plus courtes du métro parisien, la 11, est en cours de prolongement à Rosny-Bois-Perrier, à la rencontre du RER E. Une section de 6 km à la fois souterraine et en viaduc.

    En 1928, la décision est prise. Le métro, jusqu’alors exclusivement parisien, se prolongera vers la banlieue toute proche. Une dizaine d’extensions sont prévues et rapidement mises en chantier. La ligne 11 destinée à remplacer le tramway-funiculaire de Belleville est concernée. Alors qu’elle ne sera ouverte qu’en 1935, on prévoit déjà qu’elle poussera jusqu’à Romainville, place Carnot. Première étape de ce prolongement, la ligne atteint Mairie-des-Lilas en 1937. Elle n’ira pas plus loin, même si le tunnel en arrière-station du terminus se prolonge jusqu’à l’atelier de maintenance des Lilas, prévu pour devenir à terme la station Liberté du prolongement. Passé la guerre, les priorités sont ailleurs et le programme des extensions est suspendu, sauf pour ceux déjà engagés. Si la ligne 11 est équipée de nouvelles rames sur pneus (la première au monde) en 1956, il n’est plus vraiment question d’aller jusqu’à Romainville. Avec sa courte longueur (6,3 km et 13 stations), la 11 n’a qu’une fréquentation limitée. Aussi, c’est la seule ligne exploitée avec des trains de quatre voitures contre cinq pour toutes les autres, (3 bis et 7 bis mises à part). Elle est restée équipée de MP 55 jusqu’à leur réforme en 1999, récupérant ensuite le parc MP 59 en provenance des lignes 1 et 4. Ces rames arrivées sur le réseau à partir de 1963 sont les plus anciennes encore en circulation sur le métro. Clairement, la 11 avait tout de la belle endormie. Ou plutôt d’une ligne sous-exploitée au fort potentiel. La fréquentation de sa courte incursion en banlieue montre bien qu’elle répond à une forte demande. Pourtant, il faut attendre le milieu des années 70 pour que l’on reparle d’aller à Romainville, dans le cadre d’une seconde série de prolongements « envisagés » par la RATP. Et c’est seulement à partir des années 2000 que la ligne 11 connaît enfin un nouveau projet d’extension. L’idée est d’augmenter encore son attractivité en la prolongeant non plus seulement à Romainville, mais plus à l’est jusqu’à Rosny-Bois-Perrier.

  • Berlin renouvelle ses S-Bahn

    Berlin renouvelle ses S-Bahn

    Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, impliquant à court terme le renouvellement d’une grande partie du matériel utilisé sur le réseau de S-Bahn de Berlin, un consortium composé de Stadler et de Siemens avait été sélectionné pour la fourniture de nouvelles automotrices électriques désignées BR 483 et BR 484. Les premières déjà livrées sont engagées en service commercial depuis le 1er janvier 2021 sur la relation S 47 Hermannstraße – Spindlersfeld.

    Le réseau de S-Bahn de Berlin a été créé en 1924, reprenant des tronçons de lignes construits dès 1870 à Berlin et dans sa banlieue. Jusqu’en 1945, la Deutsche Reichsbahn exploitait celui-ci, d’abord en traction vapeur puis dès 1929 en traction électrique par troisième rail alimenté en 750 V courant continu. Après la Seconde Guerre mondiale lors de la partition de Berlin en quatre zones, les chemins de fer de RDA, dénommés également Deutsche Reichsbahn (DR), ont assuré l’exploitation du réseau. Lors de la construction du mur de Berlin, le réseau fut scindé en deux parties toutes deux exploitées par la DR, une pour la partie est, et une autre pour Berlin Ouest avec du personnel de Berlin Ouest salarié de la DR de l’Est. Compte tenu de la nouvelle frontière, puis de la construction du Mur en août 1961, le réseau fut remanié avec la suppression de certaines gares et la modification voire l’abandon de certaines relations. De 1984 à 1994, la BVG (Berliner Verkehrsbetriebe) était responsable de la gestion des lignes de S-Bahn situées à Berlin Ouest. À la réunification de l’Allemagne, la DR continua à exploiter le réseau de S-Bahn jusqu’à la fusion de la DR et de la DB le 1er janvier 1994. Le 1er janvier 1995 son exploitation était confiée à l’opérateur S-Bahn Berlin GmbH nouvellement créé, filiale à 100 % de la DB. Le 30 décembre 1996, était créé le VBB (Verkehrsverbund Berlin- Brandenburg), qui est entre autres l’autorité organisatrice de transports, qui gère les transports publics, comme la S-Bahn, les trains régionaux, le métro, les tramways, les bus et les navettes fluviales dans Berlin et dans l’État de Brandebourg. Le réseau actuel de la S-Bahn de Berlin, d’une longueur totale de 340 km, compte 16 lignes desservant 168 gares. 83 km de lignes et 36 gares sont situés dans l’État du Brandebourg.

    Un parc ancien

    Au 1er janvier 2021, hormis les nouvelles BR 483 et BR 484, l’opérateur S-Bahn Berlin GmbH avait à disposition :

  • Thionville. Un solide bastion ferroviaire du Grand Est

    Thionville. Un solide bastion ferroviaire du Grand Est

    Implantée en région minière très fortement industrialisée, l’étoile ferroviaire à cinq branches de Thionville bénéficie de sa proximité avec le Luxembourg, la Belgique et l’Allemagne. Le trafic fret lié à l’activité sidérurgique décline à la fin des années 90 ; en contrepartie, l’ouverture de la LGV Est-européenne et le développement des services régionaux et transfrontaliers soutiennent nettement l’activité Voyageurs.

    Baignée par la Moselle au confluent de la Fensch, la ville de Thionville jouit de sa proximité avec l’Allemagne, le grand-duché de Luxembourg et la Belgique. Sous-préfecture du département de la Moselle avec ses 41 000 habitants, son passé industriel a largement déteint sur son activité ferroviaire basée sur une étoile à cinq branches, toujours exploitées de nos jours. Si la sidérurgie lorraine qui l’avait propulsée dans le peloton de tête des gares françaises pour le fret a aujourd’hui fortement rétrogradé, ses fonctions relatives au transit international se sont largement développées. Exception faite des TGV reliant Paris au Luxembourg, les trains internationaux ont, eux, tous disparu. En revanche, dans le domaine de la mobilité régionale, sa spécificité marquante en forte hausse est dominée par les transports de voyageurs frontaliers locaux travaillant au Luxembourg.

    L’après-guerre et les premières électrifications

    Après la Seconde Guerre mondiale, la traction appauvrie a retrouvé de la force avec les 150 B et C ex-AL supplantées par les machines neuves 150 X, 141 R, les autorails De Dietrich étant localisés à Metz.

    L’industrie lourde a besoin de bras et justifie un apport de population italienne, du Magreb et des pays de l’Est.

    En 1947 la trame voyageurs reprend le dessus mais les flux en provenance de Bruxelles et à destination de la Suisse et de l’Italie sont moins étoffés qu’avant la guerre, avec un express de jour Ostende – Bâle et un Bruxelles – Bâle avec rame Calais – Bâle via Charleville la nuit. En journée fonctionne un mouvement Lille – Metz avec tête-à-queue à Thionville.

  • Le 29e EuroNight est pour la Croatie

    Le 29e EuroNight est pour la Croatie

    Retour sur la saison estivale de 2021 des trains de nuit avec la nouvelle relation ouverte vers la Croatie. Depuis le 18 juin, l’EuroNight 1252/1253 « Split » relie la ville de Bratislava, en Slovaquie, à la station balnéaire de Split, en Croatie, en passant par l’Autriche et la Slovénie.

    L’EuroNight 1252/1253

    Depuis juin 2021, les chemins de fer autrichiens annoncent l’arrivée d’un nouveau partenaire dans le programme NightJet Partner et l’ouverture d’une relation nocturne avec la Croatie.

    Les compagnies ferroviaires à l’initiative de cette nouvelle desserte voyageurs misent sur l’engouement écologique et mettent l’accent sur un mode de transport respectueux du climat car elle n’est pas vouée à être rentable financièrement, bien au contraire. Cette démarche est en parfaite harmonie avec le souhait de la Commission européenne qui a déclaré l’année 2021 « Année européenne du rail ».

    L’arrivée de la compagnie ferroviaire nationale slovaque (ŽSSK) dans le programme du réseau européen de trains de nuit avec les Autrichiens permet l’ouverture de la 29e relation, à savoir l’EN 1252/1253 Bratislava (SK) – Split (HR) via Vienne (A), Graz (A) et Zagreb (HR). Le train a réalisé deux AR par semaine jusqu’à la mi-septembre.

    Sa composition

    Le train est composé de deux voitures places assises 2de classe (Bmz) et de trois wagons-lits (WLABmee), tous issus du parc slovaque (ŽSSK), la longueur peut varier selon la demande.

    À ceci s’ajoute un service porteautos reliant Bratislava à Split avec un fourgon DDm915 appartenant à l’entreprise ferroviaire tchèque (CˇD) puis deux fourgons porte-autos autrichiens ÖBB de type DDm 98-70 (équivalents aux DDm915) entre Vienne et Split. À l’exception de la Slovaquie, le train

  • Fin de route pour les rames RIB/RIO en Île-de-France

    Fin de route pour les rames RIB/RIO en Île-de-France

    Les rames tractées RIB/RIO font partie du paysage ferroviaire francilien depuis 60 ans. Ayant bénéficié d’un programme de rénovation lourde au début des années 2000, elles ont finalement été concurrencées par l’arrivée des AGC dans la région. Les quelques rames subsistant à Paris-Est ont cessé le service l’an passé. 

    Voilà 60 ans qu’elles sillonnent les voies de l’Île-de-France et même au-delà pour quelques-unes d’entre elles. Le 12 juillet dernier, pour la dernière fois, l’une des dernières survivantes est présentée en statique à la gare de Paris-Est. Pourtant, elles n’ont pas eu l’histoire ferroviaire que leurs concepteurs avaient imaginée. À l’origine, il s’agit en fait de commander les remorques des futures automotrices pour les nouvelles électrifications du Nord et de l’Est. De ce fait, ces rames formées de quatre caisses comportent à une extrémité une cabine de conduite totalement opérationnelle et à l’autre extrémité une cabine réservée non aménagée. Trop longue, la mise au point des nouvelles automotrices fait prendre la décision de constituer sans attendre des rames tractées. Seule la première commande (80 voitures) sortira ainsi. Ces RIB 60 (rames inox banlieue) seront au nombre de 205 et livrées entre 1961 et 1965. Les 45 rames de quatre ou huit caisses circuleront sur l’Est (Paris – Meaux et Paris – Gargan) et le Nord (Paris – Creil). Arrivant juste après les travaux d’électrification, elles seront synonymes de modernité. Elles seront suivies de 239 RIB 70 entre 1971 et 1975 pour le Nord, l’Est et Saint-Lazare, avec une composition à sept caisses indéformables pour cette dernière. Le confort est amélioré avec l’emploi de la suspension pneumatique. En 1978- 1979, 96 RIB 76/80 arrivent sur Montparnasse et le Sud-Est, ce réseau utilisant des rames de sept caisses (4 + 3) suite à l’ouverture de la gare souterraine de Paris- Lyon. Entre 1981 et 1984 sont livrées 171 RIO (rame inox omnibus) à Paris-Est, Montparnasse, Saint-Lazare et le Sud-Est pour des relations un peu plus longues comme Paris – Dreux ou Gisors. Contrairement aux RIB 60 limitées à 120 km/h, avec le nouveau bogie Y24, les dernières RIB 70 et les RIO peuvent être tractées à 140 km/h.

    Pour le voyageur, les aménagements sont similaires, à savoir disposition 2 + 2 en 1re et 2 + 3 en 2de classe. Les RIB 60 ont des banquettes à dossier bas. Les RIB 70 et 76 ont des banquettes avec rehausse de dossier. Les RIO ont des sièges individuels type Z 6400. Pour la composition de base à quatre caisses, le nombre de places offert est de 398 dont 40 en 1re dans les RIB 60 et 476 dont 46 en 1re à partir des RIB 70.

    En 1985, les Z 5600 neuves chassent les RIB du Sud-Est. Les RIB 60 sont éliminées entre 1991 et 2000 : une partie étant rénovée et reversée au parc TER en RIO, le reste étant radié.

  • Nouveau numéro disponible ! (Octobre 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Octobre 2021)

    Le numéro 288 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Fin de route pour les rames RIB/RIO en Île-de-France
    ? Le solide bastion ferroviaire de Thionville
    ? Les 50 ans du Chemin de fer de la baie de Somme
    ? Allemagne : Berlin renouvelle ses S-Bahn
    ? Afrique du Sud : un grand réseau ferré à l’activité fret dominante (3e partie).
    ? Vidéo en ligne : Il y a 30 ans… le Palatino
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • RP288 : Il y a 30 ans…le Palatino

    RP288 : Il y a 30 ans…le Palatino

    Les trains de nuit reviennent timidement à la mode. Il y a 30 ans, ils étaient la règle. Dans ce document de 1991, nous faisons un voyage aller-retour entre Paris et Rome en tant que voyageur avec le célèbre Eurocity le Palatino. De nombreux ralentissements dus à la pointe du soir nous permettent d’observer un intense trafic banlieue avec notamment des Z 5300, des BB 8500 avec leurs rames VB 2N, mais aussi des rames TGV encore aux couleurs d’origine et des rames Corail avec leurs votiures postales. De l’autre côté des Alpes, c’est le typique et coloré matériel italien de ces années-là que nosu retrouvons, les articulées E 636, E 646; E 656, la première version de l’ETR 450 et bien sûr la célèbre E 444 « Tratarugoa » qui d’aillleurs remorque le Palatino entre Turin et Rome.

    Ph. H.

    Durée : 40 min

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé

  • Allemagne : la famille des ICE 4 s’agrandit

    Allemagne : la famille des ICE 4 s’agrandit

    Alors que les ICE 4 à 12 caisses circulent en Allemagne en service commercial depuis fin 2016, ceux à sept caisses ne circulent en service régulier sur le réseau allemand que depuis le 13 décembre 2020, et ceux à 13 caisses depuis le 13 juin 2021.

    La DB et des constructeurs allemands de matériel ferroviaire avaient lancé en 1994 le projet ICEx de développement d’une nouvelle série de trains à grande vitesse ICE, destinée à remplacer à terme les ICE 1 de 1991, les ICE 2 de 1996 et une partie des rames réversibles composées de voitures IC1 et d’une locomotive électrique série 101. En août 2015, les ICEx ont été renommés ICE 4. Ne devant pas dépasser 400 m, ces nouveaux ICE devaient avoir une capacité supérieure de 30 % par rapport aux ICE 1. En mai 2011, la DB et les constructeurs Siemens Mobility et Bombardier Transportation ont signé un contrat-cadre pour la fourniture de 300 ICE 4 déclinés en plusieurs versions, livrés en trois fois, d’abord 130, puis 90 et enfin 80. En combinant les cinq types de voitures de base (voiture-pilote d’extrémité, voiture motorisée, voiture avec pantographes, voiturerestaurant et voiture motorisée multifonction avec pantographes), les ICE 4 pouvaient être déclinés en 24 versions différentes de cinq à 14 caisses. La longueur des voitures d’extrémité est de 29,110 m et celle des voitures intermédiaires de 29,790 m. Les voitures-restaurants (Bordrestaurant) comportent 22 places de restauration, un coin bar, un coin cuisine et 21 places de 1re classe. La voiture d’extrémité de 2de classe dispose d’un espace vélos pouvant en transporter huit uniquement sur réservation. Contrairement aux ICE 1, les voitures sont à couloir central, à l’exception de la voiture multifonction (Bpmbsz) qui comporte un compartiment enfants à cinq places.

    La DB a commandé en mai 2011, pour 5,3 milliards d’euros, 130 rames aptes à 249 km/h, dont 85 à 10 caisses et 45 à sept caisses aptes à 230 km/h et quadricourant. Par la suite les quantités et les spécifications de la commande initiale furent modifiées, en particulier la vitesse maximale portée à 250 km/h pour toutes les versions les faisant basculer dans la classe 1 des spécifications techniques d’interopérabilité (STI LOC & PAS), l’abandon de l’option polycourant, et l’extension à 12 caisses des rames initialement prévues à 10 caisses.